
| La Communauté de l'Anneau | Auteur: Lehonora | Vue: 1587 |
| [Publiée le: 2006-10-04] [Mise à Jour: 2008-06-04] | ||
| G | Général/Action-Aventure | Commentaires: 22 |
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Description: Bah, tout le monde connait déjà l'histoire,lol. Mais, je l'a refait à ma façon et ajoutant des personnages et modifiant des événements tout en respectant l'oeuvre de Tolkien car j'y reste fidèle. J'espère que vous aimerez cette version. | ||
| Crédits: Les personnages et l'histoire ne sont pas à moi. Sauf Léhonora ainsi que sa propre histoire m'appartienne. |
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"Flamme d'Argent"[3392 mots] |
Publié le: 2007-05-21 | |
| Taille du Texte: (+) : (-) | ||
« Flamme d’Argent »
L’aube se levait à peine, pourtant, toute la Communauté se trouvait présente aux portes d’Imladris. Chacun avait revêtu son habit de voyage, léger mais robuste face aux intempéries. Il n’y avait pas de chevaux, cela les aurait fait rapidement repéré même s’ils auraient avancé vite, seul Bill, le poney de Bree partait à l’aventure. Sam avait beaucoup insisté sur le fait qu’il voulait que cela soit lui et non un autre, pourtant, il admit qu’il aurait aimé avoir Silmanarë. Il aimait beaucoup l’étalon blanc même s’il s’était cabré au moment où il avait tenté de le monter. Silmanarë était indomptable et mortellement dangereux pour quiconque voulant le chevauchée hormis pour Léhonora.
Le Seigneur Elrond se tenait devant la Communauté et certains Elfes se trouvaient aussi présents dont la Dame Arwen. Léhonora s’aperçu qu’elle et son père se lançaient des regards, elle comprit que sa mère regrettait le départ de son amant. Oui amant, ses parents n’étaient pas mariés, ni même fiancés. Léhonora était née illégitimement et cela la faisait souffrir, même si elle était consciente qu’elle était le fruit de l’amour. Elle porta sa main à son cou et sourit en sentant l’Evenstar. Elle avait bien remarqué que son père et son grand-père s’étaient lancés un regard coléreux. Ils avaient dû avoir une discussion animée concernant Léhonora ou même sa mère. Elle en était convaincue, cela se faisait de plus en plus souvent depuis quelque temps.
Léhonora n’écouta qu’à moitié ce que disait son grand-père, elle était plus concentrée sur ce rêve qu’elle avait fait concernant Lessien. Elle chevauchée tout droit pour Omlalys, vers le Nord-Est, mais la route qu’elle empruntait n’était pas sans danger et elle s’inquiétait pour elle. Pourtant, son cœur lui confirmait qu’elle se portait bien.
La jeune Elfe fut tirée de ses pensées par la voix de Gandalf qui s’adressa à Frodon.
- La Communauté attend le Porteur de l’Anneau.
Le jeune Hobbit se tourna vers la sortie d’Imladris, hésitant, craignant de faire un faux pas en présence de tous ces Elfes. Le Magicien le suivit, après venait le Prince Legolas devant le Nain Gimli. Le Seigneur Boromir suivait Merry et Pippin, puis venait Sam avec Bill derrière lui. Aragorn, la main sur le cœur, avait incliné la tête vers la Dame Arwen, comme un signe d’adieu. Désormais, seule Léhonora semblait s’attarder. Elle regarda une dernière fois Imladris, ayant conscience que jamais elle ne reviendra.
La Communauté traversa un pont avant de rejoindre les montagnes. La vue sur la cité Elfique était magnifique et les Hobbits tournèrent la tête afin de la voir de haut avec ses feuillages brunes. Le passage dans la montagne se fut rapidement et dans la bonne humeur. Le silence qui avait régné dans la Communauté depuis le départ fut enfin brisé, surtout par Merry et Pippin qui inventaient toutes sortes de blagues, des énigmes et même des chansons. Aucun membre n’était contre, bien au contraire, cela était très apprécié.
Frodon ne quittait pas Gandalf qui guidait la Communauté. Il se sentait en sécurité auprès de lui mais il jetait des regards en arrière afin de s’assurer que ses amis suivaient bien et qu’il n’y avait pas de problème. Parfois, il marchait avec le Prince Legolas, lui posant des questions sur son peuple ou demandant des affirmations sur des choses qu’il savait mais qu’il avait un doute. Surtout sur le fait de la raison qui poussait les Nains et les Elfes à ne pas s’aimer. A cela, le Nain Gimli répondit :
- Les Elfes se croient supérieurs à tous. Ils pensent que, parce qu’ils sont les créatures les plus anciennes, qu’ils sont les plus sages et que nous devons tous les écouter.
Frodon avait toujours cru que les Elfes étaient respectés par tous mais là, il comprit qu’un peuple ne leur rendait pas hommage. De plus, il semblerait que les Elfes ne cherchaient pas vraiment à créer des liens avec eux. Gimli marmonna dans sa barbe rousse et le Hobbit pouffa de rire.
- Les Nains creusent dans les montagnes. Ils sont avides de richesse et de trésors. Ils ne prêtent pas attention à la nature qui les entoure. Nous les Elfes, nous la tenons en respect, nous veillons sur elle comme elle, veille sur nous. C’est pour cela que nos deux peuples n’ont jamais réussi à bien s’entendre. Les Elfes n’ont plus eu de rapport avec les Nains depuis bien des siècles, expliqua le Prince.
Frodon continua à écouter, à savourer les paroles du Prince, la voix des Elfes était si mélodieuse que le chant d’un rossignol paraissait sans aucun intérêt. Pendant qu’il conversait avec le Prince, Sam s’occupait de Bill. Il ne cessait de lui parler, de le caresser et aussi de lui dire que Merry et Pippin n’étaient pas de bonnes références en matière de relation. Il soupira en se demandant comment le Seigneur Boromir pouvait réussir à les supporter.
Il se retourna lorsqu’il entendu un rire venant par derrière. Aragorn se rapprocha afin d’être à sa hauteur. Ils parlèrent ensemble durant un certain temps, Sam de sa Comté et Aragorn de sa vie qu’il menait sans pour autant tout lui dévoiler. Le Hobbit semblait fasciné par ses récits de voyage puis il se tourna pour voir Léhonora qui suivait la Communauté à l’écart.
- Pourquoi est-elle si renfermée, si méfiante ? Quand je lui demande de me parler d’elle, elle me dit juste que sa vie n’est que combat, sang et mort. Je refuse de croire cela. Il y a forcément de l’amour dans sa vie. Une fille si belle avec un excellent caractère doit connaître cela. Est-elle fiancée ?
Il y avait certaines vérité sur sa fille qu’il ne pouvait pas dévoiler, seule elle en avait le droit. Pourtant, il répondit à sa curiosité en ayant conscient qu’il devait y avoir une limite.
- Elle n’est pas née à Imladris mais en Lothlorien, peut-être y passerons-nous. C’est un royaume Elfique, le plus beau qui puisse exister. Elle fut ramenée à Fondcombe quelques années plus tard. Quand elle avait six ans, elle refusait que je la laisse à l’écart et elle a fuit Imladris. Depuis, elle est tout comme moi et les autres Rôdeurs. Je voulais une autre vie pour elle mais c’est son choix, je dois l’accepter. Et ne lui parlez pas d’amour Maître Sam, elle ne connaît que l’amour parental et de l’amitié, et elle se contente de cela.
- Mais… pourquoi ?
Aragorn comprenait qu’il puisse autant s’intéresser à cela mais cette fois, il frôlait la limite fixée et répondit d’une voix qui laissait transparaître le chagrin :
- Certaines blessures ne cicatrisent jamais Maître Sam et où seule la mort est une délivrance.
Sam fut perplexe. Il avait de la peine pour elle. Il ignorait peut-être ce qui lui était arrivé par le passé mais il était triste. Frodon aussi avait remarqué qu’elle restait en arrière mais ni le Prince Legolas ni Gandalf n’avaient répondu à ses questions sauf :
- Vous ignorez tout d’elle, ce qu’elle voudra dévoiler, elle le fera d’elle-même en temps voulu.
Léhonora marchait en guettant les alentours, profitant de cet instant de paix car elle savait qu’il ne durera pas. Le voyage sera bien long et semé d’embûches, il fallait inspirer, s’imprégner de l’odeur de tranquillité tant qu’il en était encore temps. Le vent souleva sa chevelure attachée en queue-de-cheval, elle ferma les yeux et sourit. Elle vit Silmanarë galopant dans la vallée d’Imladris, ses longs crins d’argent flottant dans le vent. Son étalon lui manquait, il était le seul à qui elle pouvait tout dire sans être jugée.
Son père la regarda en souriant puis avança jusqu’à Gandalf. Merry et Pippin s’étaient calmés depuis un bon moment, cela signifiait que la fatigue commençait à prendre les Hobbits. Même le pauvre Bill ne supportait plus de marcher dans ces hautes collines malgré la vue qui était sublime. Le Magicien déclara qu’ils allaient faire une pause pour reprendre des forces. De plus, Pippin fit rire la Communauté en informant qu’il avait faim. Léhonora sourit en secouant la tête. Ces Hobbits !
Puis, elle s’éloigna de la Communauté.
- Léhonora, où vas-tu ? demanda son père.
La jeune Elfe ne se tourna pas lorsqu’elle répondit qu’elle avait entendu un bruit mais qu’il ne devait pas s’inquiéter. Ce qu’ils n’avaient pas remarqué, était que le fils de Gondor s’était lui aussi éloigné.
Léhonora fut bientôt hors du champ de vision du camp mais cela ne la dérangea pas. Elle avait attendu des branches craquer sous un poids, mais quoique cela soit, cela n’était pas animal, pourtant, cela était trop léger et discret pour être un serviteur de l’Ennemi. Quelqu’un ou quelque chose se trouvait non loin de la Communauté, même trop proche. La jeune Elfe n’avait rien dit de cela afin de ne pas effrayer les Hobbits. Ce voyage se passait bien pour le moment, remplit de bonne humeur et d’humour venant surtout de Merry et Pippin, et même du Prince Legolas et du Nain Gimli, la jeune Elfe rit de leur querelle, elle était si enfantine. Elle ne voulait pas que cela soit gâché maintenant.
La jeune Elfe continua son chemin jusqu’au moment où le bruit vint par derrière. Elle avança lentement, la main sur l’épée. Elle allait le prendre par surprise. Léhonora se retourna brusquement, brandissant son arme qui se heurta à une autre lame. Celle de Seigneur Boromir. La jeune Elfe le regarda de ses yeux gris, attendant qu’il baisse son arme. Ce qu’il fit en comprenant qu’elle ne bougera pas avant lui.
- Que faites-vous si loin du camp ma Dame ? Cela n’est pas très prudent pour une jeune fille…
- Elfe, Seigneur Boromir, je suis une Elfe. De plus, je vous retourne la question. J’ai cru qu’il s’agissait de quelqu’un d’extérieur à la Communauté, j’aurais pu vous blesser ou pire.
Le Seigneur Boromir se mit à rire. Aucune femme n’avait réussi à l’égaler au combat, mais il était vrai qu’il n’avait jamais eut l’occasion de se confronter à une femme. Il pensa sérieusement à l’envisager mais ce défi se fera avec la jeune Elfe.
- Vous avez entendu du bruit autour du camp et vous aviez pensé qu’il s’agissait d’un espion qui rôdait ? Ce qui est rassurant est que vous avez de l’instinct, un très bon instinct et… aucune hésitation.
Léhonora rengaina son arme mais restait méfiante, ils s’étaient trop éloignés du camp.
- Hésiter est signer son arrêt de mort, tout comme montrer sa faiblesse.
L’homme du Sud fut surprit de ses paroles mais il admettait qu’elles étaient vraies. Il voulu se rapprocher d’elle mais la jeune Elfe recula.
- Me craignez-vous ? Pourquoi ce recule de votre part ?
- Vous ne me faites pas peur mais je pense que nous sommes trop loin du camp. Nous devrions y retourner. Mais dites-moi, que faisiez-vous ici ?
Le Seigneur Boromir se remit à rire, ce qui déplut à la jeune Elfe. Pourquoi riait-il ?
- Il y a certaines choses pour lesquelles nous n’avons pas besoin d’avoir de la compagnie, ma Dame. Bien que… la votre m’aurait fait plaisir.
Léhonora se mit à rougir et un étrange malaise monta en elle. Elle le foudroya du regard mais le Seigneur Boromir y perçut de la peur. Pourquoi des paroles sans intention particulière l’effrayées ? En général, les femmes en profitaient pour faire comprendre qu’elles savaient se servir de leurs mains, et il savait de quoi il parlait étant donné qu’il en avait reçu pas mal. Mais Léhonora, elle, reculait, montrant de la peur dans son regard même si elle tentait de le cacher. Cependant, il ne poussa pas plus loin ses réflexions car elle repartit déjà vers le camp. Cette Elfe était bien étrange. Elle était plus forte que la tempête avec un tempérament de feu mais pourtant, elle semblait faible, comme une fleur privée de Soleil.
Durant la suite du voyage, Léhonora resta encore plus éloignée du Seigneur Boromir et son père commençait à se demander ce qui s’était passé. Il la connaissait que trop bien pour savoir que quelque chose n’allait pas. Il sentait qu’elle avait un pressentiment mais elle refusait de parler et l’homme de Gondor avait confirmé qu’elle avait dramatisé les paroles qu’il avait prononcées.
Un soir, le Seigneur Boromir alla s’installer près de la jeune Elfe. La Communauté se trouvait autour d’un feu où les Hobbits faisaient griller des saucisses et des tomates. Chacun mangea sa part mais comme d’habitude, Léhonora laissa sa viande aux autres. Personne n’avait osé demandé pourquoi elle était végétarienne, il était vrai que cela était rare chez les Elfes, ils en mangeaient peu, juste ce qu’il fallait pour assurer une bonne santé mais au point de devenir végétarien, cela ne s’était jamais vu. Pourtant, l’explication était simple mais Léhonora ne voulait s’attarder dessus, jugeant que cela n’avait pas d’importance.
La jeune Elfe fixa son compagnon assit à coté d’elle et ses yeux s’agrandirent de surprise lorsqu’il demanda pardon.
- Je sais que je vous ai offensé et cela n’a pas été mon intention. Pardonnez-moi Dame Léhonora.
La jeune Elfe le regarda, méfiante. Elle ne faisait pas confiance aux hommes, sauf à son père et aux Dùnedain, pourtant, elle lui sourit et répondit :
- Ne vous excusez pas. J’avoue que j’ai été un peu agressive.
Aragorn s’étonna. En temps ordinaire, elle ne faisait pas ce genre de chose, s’excuser auprès d’un homme pour son agressivité mais son sourit lui fit comprendre que ce qui s’était passé entre elle et l’homme de Gondor était enfin oublié.
- Dame Léhonora, appela Sam, vous vous souvenez de la chanson que vous avez chanté lors de notre voyage jusqu’à Fondcombe ?
La jeune Elfe hocha la tête.
- En connaissez-vous d’autres ? Votre voix est apaisante et c’est un plaisir de vous entendre chanter.
En évitant de rougir sous le compliment, elle répondit :
- Oui, bien sûr que j’en connais d’autre.
Dès lors, la Communauté se tût afin de laisser la jeune Elfe chanter.
Ilu Ilúvatar en káre eldain a fírimoin
Ar antaróta mannar Valion: númessier.
Toi aina, mána, meldielto - enga morion:
Talantie. Melko Mardello lende: márie.
En kárielto eldain Isil, hildin Úr-anar.
Toi írimar. Ilyain antalto annar lestanen
Ilúvatáren. Ilu vanya, fanya, eari,
I-mar, ar ilqa ímen. Írima ye Númenor.
Nan úye sére indo-ninya símen, ullume;
Ten sí ye tyelma, yéva tyel ar i narqelion,
Ire ilqa yéva nótina, hostainiéva, yallume:
Ananta úva táre fárea, ufárea!
Man táre antáva nin Ilúvatar, Ilúvatar
Enyáre tar i tyel, íre Anarinya qeluva?
Son père n’avait pas pensé qu’elle se serait souvenue de cette chanson parlant d’Ilùvatar, le Père du Monde, Père des Elfes et des Mortels, elle l’avait entendu pour la dernière fois il y avait plus de six ans, mais elle confirma qu’elle avait une bonne mémoire.
La nuit fut calme. Les étoiles scintillaient dans le ciel noir, le vent était frais mais la jeune Elfe ne le craignit pas. Elle ne dormait pas, elle veillait, allongée au sol, écoutant les bruits de la colline. Elle aurait tant aimé avoir Silmanarë à ses cotés, leur séparation avait toujours été difficile mais elle savait qu’il été bien là où il était. Cependant, elle avait un étrange pressentiment, comme si lui aussi avait décidé de suivre son propre chemin. Elle se redressa.
- Que se passe-t-il ? demanda son père.
Sa fille leva son regard gris vers lui.
- Il a quitté Imladris. Il est parti peu de temps après nous, personne ne s’est risqué à le stopper. Pourquoi est-il partit ? Où est-il allé ? Cela je l’ignore.
Aragorn arrêta de fumer sa pipe et la regarda en se demandant de qui elle pouvait bien parler. La jeune Elfe lui sourit en confirmant qu’elle parlait de son étalon. Le Rôdeur était conscient que leur lien était fort, si l’un était en danger, l’autre le sentait. Il n’avait jamais vu une telle union entre un cheval et son cavalier, mais surtout, il s’agissait d’un étalon Elfique sauvage, indomptable par son propre peuple. Il s’était toujours demandé comment sa fille de six ans à peine était parvenue à l’approcher et à le monter. Cela restera un mystère pour tous.
Soudain, le Prince Legolas se leva, les sens aux aguets. Il avait entendu quelque chose, lui aussi sentait depuis quelque temps qu’ils étaient suivit mais il ne parvenait pas à en déterminer la créature ou autre qui les traquait.
- Vous avez vus ? fit Boromir. Quelque chose vint de passer dans le noir pourtant, cela a fait comme un éclair blanc. Qu’est-ce que c’est ?
Chacun avait leur arme prête à être utilisée quand Léhonora rengaina son épée sous l’incompréhension de ses compagnons et elle siffla.
- Qu’est-ce que vous faites ? Vous voulez nous faire repérer ? s’agaça l’homme de Gondor.
Mais la jeune Elfe ne l’écouta pas et continua une seconde fois jusqu’au moment où un hennissement retentit et un magnifique étalon blanc sortit de la nuit.
- Silmanarë, c’est donc toi qui nous suis depuis plusieurs jours. Démon.
La jeune Elfe s’approcha de lui tandis qu’il baissa la tête comprenant qu’il avait désobéit.
- Ne t’avais-je pas demandé de rester auprès des Elfes et d’écouter maman ?
L’étalon secoua l’encolure sous les rires de la Communauté. Léhonora embrassa son museau et passa sa main dans ses crins. Les Hobbits s’approchèrent du cheval blanc qui se laissa caresser. Sa présence rassurait la jeune Elfe, elle pouvait le laisser aller comme bon lui semblait, elle savait qu’il ne les fera repérer, il savait se faire discret et il les préviendra si un problème se posait sur la route que la Communauté empruntait. Seul Boromir, comme d’habitude, ne semblait pas en accord avec ses compagnons.
- Un si beau cheval avec une robe si étincelante, ne pourra pas passer inaperçu. Il finira par se faire remarquer.
Léhonora soupira. Pourquoi était-il ainsi ? Elle était pourtant convaincue qu’il devait être un homme agréable. Arriveront-ils à s’entendre ? Ils étaient sur la même quête. Elle était une femme, voilà le problème. Il pensait que les femmes devaient rester dans leur demeure, à s’occuper des enfants et à nettoyer la maison en attendant les hommes de retour du combat. Léhonora n’était pas comme cela, loin de là. Il se trompait lourdement sur elle.
- Dame Léhonora.
La voix de Sam la tira de ses pensées et elle en fut heureuse sinon elle aurait été capable de lui sauter à la gorge. Son père avait remarqué son regard et se demanda si ce voyage allait bien se dérouler s’ils continuaient ainsi. Entre le Prince Legolas et Gimli, cela était différent, cela virait au comique mais il connaissait bien sa fille et savait qu’elle risquait de se laisser emporter.
La jeune Elfe se tourna vers le petit Hobbit.
- Vous vouliez me parler Maître Sam ?
- Oui, que veut dire Silmanarë ?
Léhonora rit et répondit :
- Flamme d’Argent.
Sam continua à le caresser et confirmant qu’il n’aura pas trouvé un meilleur nom pour lui. Mais au bout d’un moment, Silmanarë sembla s’agiter avec toutes ces petites mains sur lui et Léhonora jugea bon d’arrêter les Hobbits. Il avait beaucoup de mal à être touché par des inconnus, de plus, il sembla sentir le pouvoir de l’Anneau car il se cabra en tentant de repousser Frodon. Léhonora le calma et le laissa repartir dans la nuit.
- Il nous suivra de loin. Si un obstacle nous barre le chemin, il reviendra nous prévenir.
Et l’homme du Gondor se mit à rire.
- Parce que vous parlez aux chevaux peut-être ? Ce n’est qu’un animal.
Léhonora s’avança vers lui en ignorant son père qui tenta de la calmer, il avait bien vu son regard se changer.
- Ne le sous-estimer Seigneur Boromir, vous pourriez le regretter. Sachez une chose, si vous l’insultez lui, vous m’insultez moi. Si l’un de nous est attaqué, l’autre l’est aussi.
Boromir semblait ne pas vouloir céder. Leur regard ne baissait pas, pourtant, le gris pénétrant de la jeune Elfe fit faillir le fils de Gondor.
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