
| La Communauté de l'Anneau | Auteur: Lehonora | Vue: 1589 |
| [Publiée le: 2006-10-04] [Mise à Jour: 2008-06-04] | ||
| G | Général/Action-Aventure | Commentaires: 22 |
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Description: Bah, tout le monde connait déjà l'histoire,lol. Mais, je l'a refait à ma façon et ajoutant des personnages et modifiant des événements tout en respectant l'oeuvre de Tolkien car j'y reste fidèle. J'espère que vous aimerez cette version. | ||
| Crédits: Les personnages et l'histoire ne sont pas à moi. Sauf Léhonora ainsi que sa propre histoire m'appartienne. |
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Poursuite et survie[1343 mots] |
Publié le: 2006-12-05 | |
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Poursuite et survie
La pluie sortit Eldariel de son inconscience. Elle sentait la brûlure due à sa blessure mais elle refusait de rester dans cet état de faiblesse. Elle se redressa avec peine en s’appuyant contre un arbre et regarda autour d’elle. Le calme semblait revenu malgré la pluie qui battait fort. Elle sut que les Hobbits avait pu s’échapper car elle avait entendu le galop des chevaux s’éloigner à grande allure, sans s’arrêter, et aucun appel à l’aide n’avait retentit. Son instinct lui disait qu’il était proche de la ville de Bree. Mais elle ? Comment allait-elle faire pour rejoindre la ville ? Ses jambes la supportaient à peine et le froid mordant réveilla sa fatigue. Elle siffla afin de rappeler Silmanarë mais il ne vint pas. L’étalon avait fuit et elle le comprenait assez bien.
Ses créatures avaient été des hommes autrefois, de grands Rois mais leur avidité de pouvoir et de richesse les avaient rendu esclaves de Sauron qui leur avait offert neuf Anneaux de Pouvoir. Désormais, ils n’étaient mi vivant, mi mort. Ils étaient les esclaves de la volonté de leur Maître, des spectres, et tant qu’ils n’auront pas l’Anneau, ils traqueront les Hobbits. Jamais Eldariel n’avait dû faire face à de tels ennemis auparavant et comprenait la fuite de son fidèle compagnon, mais elle sut qu’il reviendra vers elle, leur lien était trop puissant.
Après avoir récupérée son épée, elle avança tant bien que mal à travers la nuit. Elle resserra sa cape autour d’elle en mettant le capuchon afin d’éviter que la pluie ne la mouille de trop, elle l’était déjà bien assez. De l’héritage des Elfes, elle n’avait que l’Immortalité et la beauté selon les dires de certains, et son sang Elfique lui permettait de guérir la plupart de ses blessures, mais elle avait tout des Hommes, de leurs forces jusqu’à leurs faiblesses même si elle ne craignait pas la mort des maladies ou peu. De ce fait, elle frissonnait d’être ainsi trempée. Elle était unique, la seule Elfe à être ainsi et maudissait parfois ses différences.
Elle due emprunter la route afin d’arriver au plus vite à Bree. Elle aurait tant voulu frapper à une porte et demander hospitalité jusqu’à ce que la pluie cesse mais elle avait déjà perdu trop de temps. De plus, tout le monde se méfiait des Rôdeurs, des étrangers et elle serait mal accueillie.
Le lendemain, la pluie cessa de tomber mais le brouillard était épais et les Hobbits craignaient de s’égarer, de s’écarter du chemin. Pourtant, Merry, qui connaissait le mieux cette partie de la Comté, confirma qu’ils étaient sur la bonne direction. A de nombreuses reprises, ils regardèrent en arrière, dans l’espoir de voir apparaître la jeune Elfe sur son magnifique étalon blanc, mais en vain. Ils ignoraient ce qu’elle était devenue après sa chute et espéraient qu’elle soit toujours en vie.
- Elle a su se confronter à ces cavaliers une fois, alors je ne fais pas trop de soucis, dit Pippin.
- Il était à trois contre elle cette nuit et, avant même qu’ils n’attaquent, elle semblait très nerveuse.
Merry et Pippin continuèrent ainsi, sans le soutient des autres compagnons. Sam, malgré les différences qu’il avait eu avec elle, dû admettre qu’il s’inquiétait. Si elle n’avait pas la force de leur résister, comment des Hobbits le pouvaient-ils, même à quatre ? Il pria pour arriver le plus vite possible à Bree.
- Je suis sûr qu’elle va bien, affirma-t-il.
Frodon le regarda. Il comprit que, même s’il refusait de le montrer et de l’admettre, son fidèle ami Sam appréciait la jeune fille. Il a toujours été intéressé par les Elfes et il avait toujours voulu en voir, afin de mieux connaître leur culture. Frodon connaissait beaucoup de chose sur eux et parlait un peu leur langue grâce à son oncle qui voyageait énormément.
Ils firent une pose de courte durée à l’heure du déjeuner mais repartir vite, ne voulant pas s’attarder. Les cavaliers les suivaient sûrement à la trace et les Hobbits se devaient d’être extrêmement prudents. D’après ce qu’ils avaient compris d’Eldariel, ils étaient nombreux, neuf, s’ils avaient bien saisis ces paroles. Ils avancèrent avec crainte et avec espoir de voir la jeune Elfe, ils se sentaient en sécurité avec elle.
Eldariel avait repéré les cavaliers qui avaient rebroussé chemin. Ils avaient perdu la piste des Hobbits et cela la rassura. Elle emprunta un chemin détourné afin d’éviter qu’elle se fasse suivre et de les mener vers les Hobbits. Mais un indice, un seul, lui indiqua qu’elle devait les rejoindre au plus vite. Elle avait repéré des traces de sabots, d’un cheval ou deux, la blessure la rendait fiévreuse et cela nuisait dans ses instincts. Oh oui, elle devait faire soigner cette blessure sinon elle serait sans défense.
Soudain, elle repensa aux dernière paroles de Gandalf, un des siens devait, d’après ce qui était prévu, se trouver à Bree mais elle ignorait qui exactement. Elle pressa son allure malgré sa douleur qui devenait insupportable. Elle secoua la tête afin de reprendre contact avec la réalité.
La nuit tomba et elle n’avait ni abris ni nourriture. Elle était à pieds, épuisée, elle souhaitait tant pouvoir dormir dans un bon lit, près d’une cheminée. La pluie recommença à tomber sur ses vêtements encore humide. Si elle n’attrapait pas un bon rhume, elle prendra cela pour du miracle tant elle avait froid. Elle secoua la tête, quand soudain :
- J’ai comme l’impression que tu as des ennuis, dit une voix sortit du néant.
Elle se retourna vivement et se retrouva face à face à un Nazgùl, c’était ainsi que ces cavaliers, serviteurs fidèles du Seigneur des Ténèbres, étaient nommés. Ce pouvait-il qu’ils connaissent la vérité sur ces origines ? Si cela était vrai, elle était en danger.
- Tu n’as plus ton Silmanarë pour t’aider. Comment vas-tu t’y prendre maintenant que tu es seule ?
Eldariel recula. Il était seul mais elle était consciente qu’elle ne pourra pas se battre. Elle n’avait pas de temps à perdre. Il était là afin de faire diversion, il fallait qu’elle lui échappe.
- Vous ne me faites pas peur. Jamais vous n’aurez ce que vous convoitez tant pour votre Maître, déclara-t-elle froidement.
Le Nazgùl rit d’un ton machiavélique, ce qui fit frissonner la jeune Elfe.
- Tu sais qu’il ne cherche pas seulement à récupérer son bien.
Eldariel ne pouvait pas s’enfuir, il la rattrapera vite.
Les quatre Hobbits se trouvaient installés dans une chambre de l’Auberge du Poney Fringuant à Bree. Ils avaient fait la rencontre d’un Rôdeur. Un homme étrange aux cheveux brun mi-longs avec des yeux gris, il avait une voix grave. Il avait des vêtements médiocre, très sales et usés. Il se faisait appeler Grand-Pas, les Hobbits n’avaient demandé la raison de ce surnom. Cet homme connaissait beaucoup de chose sur eux et notamment sur l’Anneau.
Un peu plus tard, lorsque la tension fut retombée, Frodon lui demanda qu’étaient ces cavaliers qui les poursuivaient. Il avait répondu à la question sans hésitation en affirmant qu’ils ne cesseront jamais de les traquer mais qu’ils avaient dû être bien prudent si les Nazgùls n’avaient toujours pas atteints Bree.
Pippin dit alors :
- Nous avons été prudent, c’est vrai, mais c’est surtout grâce à une Elfe qui nous a aidé.
Sam lui demanda de se taire. Il n’appréciait guère cet homme et ne souhaitait pas qu’il sache tout ce qui s’était passé durant leur voyage jusqu’à Bree. Pourtant, Grand-Pas eut un regard d’inquiétude et continua à fixer la fenêtre. Un silence s’installa et personne n’osait le rompre.
Puis, la porte s’ouvrit à la volée en se refermant brutalement. Grand-Pas rattrapa la jeune personne qui se laissa tomber à terre.
-Eldariel, tu es blessée, s’inquiéta l’homme en voyant du sang souiller ses vêtements.
Elle leva son regard épuisé vers lui.
- Ils arrivent. Je n’ai pas pu les retenir.
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