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Le Seigneur des Anneaux



L'amnésie d'une inconnue   Auteur: Anastasia Vue: 348
[Publiée le: 2008-04-16]    [Mise à Jour: 2008-06-11]
13+ Action-Aventure/Romance/DrameCommentaires: 0
Description:
Pour ceux qui l'auraient lu, je m'inspire de mon one-shot.

Elle ne sait pas d'où elle vient, elle ne sait pas vraiment qui elle est. Cependant, un Nazgûl la met en doute; et si elle était la déscendante de... !
" Frodon... Aide moi... Ne me laisse pas!
Je ne t'abandonnerai jamais! "

(Désolé, je suis nulle pour les résumés)
Crédits:
Tous les personnages sont de JRR Tolkien sauf Ixyah.

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Trajet mouvementé

[3094 mots]
Publié le: 2008-05-01Format imprimable  
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Chapitre 5… Les paroles bleues sont toujours des paroles en Elfique, ça ne change pas…

Laissez moi des commentaires SVP… Qu’est ce que vous en pensez ?

 

Trajet mouvementé

 

            Cela faisait bientôt six heures qu’ils marchaient et ils ne s’étaient pas arrêtés une seule fois depuis l’avant veille au soir. Ixyah n’avait pas souhaité qu’ils s’arrêtent pur manger, au grand déplaisir de Sam, et Frodon préférait quitter la route ; Ils coupaient donc à travers champs, tout cela à cause des Cavaliers Noirs.

Dans l’après midi, alors qu’ils traversaient un champ de maïs particulièrement haut, Sam eut une grosse frayeur : Cinq minutes après être entré dans le champ, il se retrouva seul. Il lui était impossible de distinguer Frodon et Ixyah à travers tous les tiges de maïs.

-         Monsieur Frodon ! Ixaryah ! Appela t’il.

Quelques minutes à peine après son appel, Frodon et Ixyah apparurent au détour d’un carré de plan de maïs.

-         Mais Sam… Qu’est ce que tu as ? S’étonna le jeune Sacquet

-         Monsieur Gandalf m’a dit de ne pas vous perdre, répondit Sam, alors je ne veux pas vous perdre.

-         Et quand vas-tu te décider à m’appeler Ixyah ? Demanda l’Elfe, faussement fâchée à Sam.

-         Oh… Je vous… Non, je te tutoie, c’est déjà bien, répondit ce dernier, en devenant cramoisi.

Ils allaient se remettre en marche quand les épis de maïs en face d’eux se mirent à bouger. Ils n’eurent pas le temps s’écarter que Frodon et Ixyah se retrouvèrent à terre. Sam, qui avait juste été effleuré s’aperçut que ce n’était autre que Merry et Pippin qui les avaient « agressés » . Ces derniers avaient les mains pleines de légumes en tout genres. Les quatre se redressèrent tant bien que mal et non sans qu’Ixyah eut besoin de l’aide de Frodon pour faire partir Merry, qui serait bien resté allongé sur elle.

-         Qu’est ce que vous avez encore fait ? Demanda Sam, ahuri, mais l’air à moitié fâché.

-         Vous avez encore été sur les terres du père Maggotte ! S’écria Frodon, alarmé

-         Oh oui, mais nous avons « emprunté » que quelques petites choses, répondit modestement Pippin.

A ce moment, un cri et de furieux aboiements retentirent non loin d’eux puis une faux s’éleva par dessus les épis de maïs.

-         Oh, oh… On ferait mieux de courir, lança Merry, en jetant quelques uns de ses légumes à Sam.

Pippin l’approuva et fit de même. Finalement, à contre cœur, le pauvre Sam laissa tout tomber à terre et partit en courant à la suite des autres.

-         Mais pourquoi est-il si en colère ? Questionna Ixyah.

-         Oh ! Pour rien, c’est juste à cause de ça, répondit Merry, en montrant le chou-fleur et les carottes, et aussi à cause des champignons que nous « empruntons » assez régulièrement.

-         Et les cinq kilos de pommes de terre de la semaine dernière, ajouta Pippin, il y a aussi quelques sacs de céréales.

-         Tu as oublié les… OOOOOH !

Ils avaient quitté champ et à présent ils ne pouvaient plus faire un seul pas, au risque de faire une chute de plusieurs mètres le long d’une pente assez raide. Sam, qui regardait derrière lui, fonça droit dans le groupe composé de trois Hobbits et d’une Elfe et tous chutèrent. La chute parut interminable. Finalement, quand ils s’arrêtèrent, ils étaient étalés les uns au dessus des autres en plein milieu d’une route.

-         Je crois que j’ai quelque chose de… Cassé… Lança Merry, en dégageant un carotte qui était, en effet, brisée au milieu.

-         Des champignons ! S’exclama Pippin, en se levant d’un bon  et en s’éloignant de quelques mètres.

-         Pff… Vous êtes bien des Hobbits !  Pesta Ixyah, en ramassant les quelques flèches qui étaient tombées de son carquois et pendant que Sam, Merry et Pippin se jetaient sur les champignons, vous ne pensez qu’à manger !

Tout en frottant les feuilles mortes qu’il avait sur lui, Frodon avança un peu plus loin sur le chemin. Une bourrasque de vent vint lui ébouriffer les cheveux, apportant également un cri sinistre, ni humain, ni animal. Il se tourna vers Ixyah qui était non loin de lui et murmura :

-         Tu as entendu ?

-         Oui, répondit elle, et je crois…

Elle n’avait pas fini sa phrase que déjà Frodon s’écriait :

-         Quittez la route immédiatement !

Il se jeta sur le bas coté et se cacha sous une  grosse racine d’arbre. Les autres l’imitèrent et il était temps ; Un Cavalier Noir surgit du virage. Il était presque silencieux, on entendait que les claquements réguliers de sabots de son cheval et son souffle rauque. Il n’y avait plus aucun bruit et ils sursautèrent tous quand le Cavalier, qui s’était arrêté à leur niveau, mit pied à terre avec un bruit sourd. Frodon leva la tête et s’aperçut qu’il y avait une petite fente entre deux racines. Il observa ; Le Cavalier n’avait pas visage, où du moins, on ne le voyait pas, il était vêtu d’une longue cape noire qui cachait tout son corps, il portait des chaussures pointues en métal  à ses pieds et des gants de métal également munis de nombreuses piques. Il s’agenouilla et s’appuya sur la racine. Frodon détourna immédiatement le regard et sentit une sueur froide couvrir son corps ainsi que la peur lui ronger les entrailles. Alors que tous les insectes sortaient de leurs trous pour fuir, ce que le Hobbit ne remarqua même pas, il sentit sa tête tourner et il n’entendait plus rien. Quelque chose au fond de lui le poussait à mettre l’Anneau autour de son doigt. Il le sortit de sa poche sans s’en rendre compte et l’approcha de son index gauche. 

-         Frodon… Murmurèrent, en même temps Sam et Ixyah.

Le jeune Sacquet sortit d’une sorte de transe et sursauta. Immédiatement, ils entendirent le Cavalier Noir se redresser. Merry en profita pour lancer une pierre quelques mètres plus loin. Le Cavalier partit alors au grand galop, le long de la  route.

Merry et Pippin furent les premiers à sortir de la cachette, Ixyah suivit puis ce fut autour de Sam et de Frodon. Ils se mirent à courir de plus vite qu’ils pouvaient pour s’éloigner le plus possible. Quand ils s’estimèrent assez loin, ils s’arrêtèrent, essoufflés. Sam et Pippin se laissèrent tomber à terre. Frodon, qui s’était mis dos à eux et qui s’était éloigné de quelques pas sortit l’Anneau et le regarda fixement. Il entendit Pippin demander :

-         Qu’est ce que c’était ?

-         Il vaut mieux que tu ne le saches pas… Pas maintenant, répondit Ixyah.

-         Eh ! S’exclama soudain Merry, on n’est pas loin de la rivière du Brandevin !

-         Parfait… Et pouvons nous la traverser ? Demanda l’Elfe.

-         Oui, affirma le Hobbit, au Bac de Châteaubouc.

-         Il faut y être avant la nuit, lança Ixyah, en se mettant en marche, nous serons bientôt à Bree

-         Mais vous n’êtes jamais crevés, vous, les Elfes ! Pesta Pippin, en se redressant.

-         Oh que non… répliqua la jeune femme, amusée.

Quand ils arrivèrent près du Bac de Châteaubouc, il faisait presque nuit. Ils s’étaient arrêtés quelques minutes, Pippin et Sam n’en pouvant plus. Frodon et Ixyah regardaient ou plutôt surveillaient les alentours. Merry s’approcha alors d’eux et demanda :

-         Frodon, que voulait ce cavalier tout à l’heure ?

Ni le Hobbit ni l’Elfe ne lui répondirent.

-         Te voulait-il toi, ou quelque chose qui est à toi ? Pressa Merry.

-         Baissez vous ! Murmura Ixyah, en les entraînant à terre.

Lentement et silencieusement, Pippin et Sam vinrent les rejoindre à quatre pattes. En face d’eux, au sommet de la colline, la sombre silhouette d’un Cavalier avait surgit. Elle ne s’attarda pas et descendit. Ixyah leur fit comprendre qu’il fallait courir jusqu’au Bac ou alors, ce serait la fin. Ils se mirent à courir ensemble. Le Bac et la rivière était en vue, mais ils n’avaient pas fait dix mètres que les Cavaliers Noirs surgirent de nul part. Merry, Pippin et Sam ne furent pas vraiment gênés mais en revanche, deux Cavaliers barrèrent la route à Frodon et Ixyah. Cette dernière encocha si rapidement une flèche que Frodon et les autres ne le remarquèrent que lorsqu’ils la virent plantée dans la poitrine de l’un des Cavalier. Mais celui-ci ne semblait pas ressentir la moindre gène. L’Elfe dégaina alors son épée, engageant le combat, pour au moins, permettre à Frodon de rejoindre, les autres, elle aviserait après. En effet, le Hobbit put passer entre les deux chevaux qui s’étaient écartés.

-         IXYAH ! Hurla t’il, alors que les neuf Cavaliers Noirs se resserraient autour d’elle.

-         VA T’EN ! Répliqua la jeune femme, NE M’ATTEND PAS !

Il s’éloigna à contre cœur, alors qu’elle jonglait avec AEster et un poignard pour bloquer les coups de ses neuf assaillants. Le jeune Sacquet sauta par dessus une barrière et fit un bond de quelques mètres pour atterrir dans le Bac que les trois Hobbits avaient déjà détaché et qui s’éloignait de la rive.

-         IXYAH ! Hurla Frodon qui sentait les larmes lui piquer les yeux, je ne veux pas te perdre, ajouta t’il, pour lui-même.

L’Elfe avait réussi à sortir du cercle que formaient les Cavaliers et à présent courait en direction de la rivière du Brandevin. Les Cavaliers, montés sur leurs chevaux la talonnaient. Elle plongea dans l’eau laissant le cheval du Cavalier qui la suivait de près, déraper sur la rive. Le cheval se cabra et poussa un hennissement tandis que son cavalier poussait des cris inhumains, terrifiants. Ixyah nagea jusqu’à l’embarcation et s’y agrippa. Frodon et Sam se précipitèrent pour l’aider à monter pendant que Merry et Pippin pagayaient rapidement.

-         Ne me refait jamais plus un coup comme celui-là, dit Frodon, en la serrant contre lui.

Il allait lui donner sa cape mais elle refusa.

-         Mais tu es trempée ! S’écria t’il.

-         Ça ira, merci, murmura t’elle, la voix rauque, tiens, j’ai perdu la moitié de mes flèches…

-         Y a t’il un autre endroit où ces choses peuvent traverser ? Demanda Sam.

-         Oui, à une trentaine de kilomètres, le niveau de la rivière est plus bas, répondit Merry.

-         Il faut se dépêcher alors ! S’exclama Ixyah, nous pouvons être à Bree dans moins d’une heure et les Cavaliers auront tôt fait de nous rattraper…

Dès qu’ils touchèrent la rive opposée, ils sautèrent sur la terre, sans prendre la peine d’attacher le Bac au ponton et quittèrent rapidement les lieux. Un coup de tonnerre les fit sursauter et une pluie d’orge se mit à tomber.      

-         Manquait plus que ça…  

Quand ils arrivèrent aux portes du villages de Bree, ils étaient tous les cinq trempés jusqu’aux os. Frodon frappa à la porte et le portier, visiblement de mauvaise humeur demanda :

-         Oui ? C’est pour quoi ?

-         Nous sommes des voyageurs, répondit Frodon, nous souhaitons passer la nuit ici.

-         Qu’est ce qui vous amène donc ? Reprit le portier, après l’avoir dévisagé, des Hobbits de la Comté, ce n’est pas fréquent et puis, ce n’est pas permis de faire entrer des gens de nuit.

-         Ce qui nous amène ne regarde que nous, répliqua Ixyah, dont on ne distinguait presque rien de son visage, et nous ne voulons pas rester dehors avec ce temps.

-         Oh ! C’est bon, je ne voulais pas vous ennuyer, bougonna le portier, qui se tenait à carreau après avoir distingué les flèches et l’éclat d’un poignard.

Il ouvrit la porte, de mauvaise grâce et les laissa passer. Quand ils se furent éloignés de la porte, Merry demanda :

-         Où doit-on aller maintenant ?

-         Au Poney Fringuant, c’est une auberge, lui répondit Frodon.

Ils trouvèrent assez facilement la bâtisse. L’intérieur contrastait énormément avec l’extérieur ; Dehors il faisait sombre, frais et la pluie tombait drue. A l’intérieur de l’auberge, qui était bondée, il faisait chaud et la lumière les éblouit un moment. Quand ils entrèrent, les Hobbits laissèrent tomber leur capuchon contrairement à l’Elfe qui le rabattit davantage sur son front.

-         Excusez moi, lança Frodon, en direction d’un homme qui remplissait une pinte de bière.

-         Que désirez vous ? Demanda l’homme, en se rapprochant.

-         Je souhaiterais parler à Monsieur Poiredebeurré, répondit Frodon.

-         C’est moi, dit l’homme, qu’est ce qu’il se passe ?

-         Nous sommes des amis de Gandalf le Gris, expliqua Frodon, on devait le rejoindre ici, mais apparemment, il n’y est pas.

-         Ah non, pas revu depuis quelques mois, maintenant, répliqua Poiredebeurré, euh… Vous vous nommez… ?

-         Je… Euh… Je me nomme Soucolline, annonça Frodon, à qui Ixyah avait donné un coup de coude dans le bas du dos.

Poiredebeurré les considéra un moment puis leur proposa de s’asseoir à une table pour qu’ils puissent se restaurer. Sam Merry et Pippin mangeaient de bon appétit, contrairement à Frodon et Ixyah qui n’avaient rien touché dans leur assiette. Frodon, qui se sentait observé se retourna. Dans un coin sombre de la salle, un homme, vêtu de noir, capuchon rabattu sur sa tête et dont on ne voyait que le bout du nez et l’éclat de ses yeux, laissait échapper des panaches de fumée de sa pipe. Il observait fixement le jeune Sacquet. Ce dernier se retourna et, « attrapant » Poiredebeurré qui passait à coté de lui, demanda :

-         Excusez moi… Connaissez vous l’homme là-bas, dans le coin ?

-         Oh… Il s’agit d’un Rôdeur, ces gens là, il vaut mieux éviter de les fréquenter, répondit le patron, de lui, je ne sais pas grand chose, seulement qu’il répond au nom de Grands-Pas.

Ixyah sursauta, laissant bruyamment tomber sa fourchette dans son assiette. Elle se retourna, laissant le capuchon glisser de sa tête, dévoilant son visage et laissant ses cheveux encore un peu humide tomber le long de son dos. 

-         Grands-Pas vous avez dit, murmura t’elle si bas que seul Frodon et Poiredebeurré purent l’entendre.

-         Vous le connaissez ? Demanda l’aubergiste, surpris et qui découvrait pour la première fois le visage de l’Elfe.  

-         Je n’ai rien dit, répliqua vivement la jeune femme, se détournant immédiatement.

Poiredebeurré adressa un bref regard à Frodon et s’éloigna. Le Hobbit se pencha vers elle et demanda :

-         Tu connais cet homme ?  

-         Grands-Pas… J’ai déjà entendu ce nom, chuchota t’elle songeuse, il répond aussi au nom de Dùnadan, qui veut dire Homme de l’Ouest… C’est un ami du Seigneur Elrond… Mais son nom, je ne peux le dire, du moins, pas ici.

Elle remit son capuchon, consciente que plusieurs autres hommes, qui étaient accoudés au bar, la lorgnaient avec intérêt. En face d’eux, Merry revint s’asseoir ; Il était parti depuis cinq minutes et à présent, il tenait entre ses mains une belle pinte de bière. Pippin s’exclama :

-         Tu l’as eu où ?

-         J’ai demandé au comptoir, répondit Merry.

-         J’en veux une ! Annonça Pippin, en se levant.

-         Mais… La votre est encore à moitié pleine, geignit Sam, et vous avez déjà bien bu Monsieur Pippin !

Le Hobbit s’éloigna vers le bar où il s’assit sur une chaise haute, ignorant la remarque de Sam.

Frodon sentit tout à coup la fatigue l’envahir ; Les paroles des gens aux alentours se mélangeaient dans sa tête, les visages devenaient flous… Il ferma les yeux. Un murmure pressant se mit à résonner dans sa tête.

-         La Comté… Met l’Anneau… Frodon Sacquet…

Inconsciemment, il sortit l’Anneau de sa poche et se mit à le tourner entre ses doigts. Le murmure devenait de plus en plus intense.

-         L’Anneau… Frodon Sacquet…  FRODON SACQUET ?! C’est lui là bas !   

Le jeune Sacquet sursauta violemment et se retourna. Il sentit une sueur froide couvrir son corps. Il se leva précipitamment pour se précipiter vers Pippin. Dans sa hâte, le Hobbit dérapa et en tombant, laissa échapper l’Anneau. Frodon leva sa main pour le rattraper mais l’Anneau d’or glissa autour de son index. Le Hobbit devint immédiatement invisible aux yeux de tous. Des cris fusèrent, commentant la soudaine disparition.

-         Crétin de Touque ! Souffla Ixyah, qui s’était levée elle aussi.

Frodon, qui n’avait jamais enfilé l’Anneau se retrouva subitement plongé dans des demi-ténèbres. Toutes les formes autour de lui étaient floues et les voix déformées. Mais il avait certains de ses sens, comme l’ouïe, beaucoup plus fins. Etant invisible, le Hobbit se faufila entre les pieds des gens pour se recroqueviller dans un coin et s’adosser à une table. Il n’enleva pas l’Anneau tout de suite et respira à fond. Soudain, tous les bruits qu’il pouvait entendre s’éteignirent, c’était le silence total. Puis, il se retrouva face à un œil de feu gigantesque, venu de nul part.

-         Rend moi cet Anneau, Semi-Homme… Il m’appartient… Quand je l’aurai, ce sera la fin du monde… Annonça une voix grave et ténébreuse, qui venait de l’œil.

Effrayé, Frodon, arracha l’Anneau de son doigt, redevenant visible. Il n’eut pas le temps de souffler qu’Ixyah s’était déjà agenouillée en face de lui et lui murmurait :

-         Je peux ne pas me faire remarquer si je le désire, mais disparaître ainsi, me rendant invisible, ça, je ne le peux pas, imagine alors la tête des gens ! Qu’est ce qu’ils vont se dire ?

Frodon la regarda, effrayé. Il allait lui répondre lorsqu’on l’attrapa brutalement par le col de sa veste. L’Elfe dégaina un poignard mais le remit en place aussitôt. Il s’agissait de Grands-Pas, le Rôdeur. Ce dernier murmura :

-         J’ai besoin d’avoir une petite conversation avec vous monsieur Soucolline… Ou monsieur Sacquet, si c’est cela votre vrai nom

-         Mais… Je…

Le Rôdeur, qui était plus grand que lui d’au moins une trentaine de centimètres le précipita dans les escaliers et le traîna jusqu’à une chambre à l’étage. Il le jeta littéralement sur le plancher. Pendant que le Hobbit se relevait, Ixyah, qui les avait suivis, lança :

-         Dùnadan… Mais qu’est ce que tu fais ? Ce n’est pas une raison pour le brutaliser !

-         Ixaryah… C’est incroyable, même quand tu n’es pas autorisée à venir, tu viens quand même, répliqua le Rôdeur, tu ne peux pas t’empêcher de venir fourrer ton nez par tout !

-         Frodon sait ce qu’il transporte… Ce qui s’est passé était un accident…

-         Un accident grave… Mais pourquoi prends tu sa défense ?

-         Je ne prend pas sa défense… Il connaît les dangers sans vraiment les connaître… Et si tu veux mon avis, les Nazgûls ne vont pas tarder à rappliquer !

Les derniers mots avaient été dit rapidement avec une grande anxiété. Frodon, qui s’était redressé et qui tremblait de tous ses membres murmura :

-         Qu’est ce qu’il se passe ? Je sais que ce que j’ai fait était stupide…

-         Bien plus que stupide, rétorqua l’Homme, en claquant la porte, dangereux !

Le Hobbit recula jusqu’au mur, toujours tremblant. L’Elfe se rapprocha de lui et murmura :

-         Eh ! Frodon… Calme toi !

-         Je suis terrifié, Ixyah, souffla t’il.

-         Eh bien tu n’as encore rien vu, répliqua la jeune femme.           

A ce moment la, des bruits de pas derrière la porte et des murmures les firent sursauter. Ixyah bandit son arc et le Rôdeur tira une longue épée d’un fourreau noir.    


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