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Le Seigneur des Anneaux



Je ne t'oublierai jamais   Auteur: ennostiel Vue: 298
[Publiée le: 2006-12-08]    [Mise à Jour: 2008-07-04]
AP Romance/DrameCommentaires: 5
Description:
rencontre entre deux être qui vont s'entraider histoire d'amour vous êtes prévenus! (junon2=ennostiel ^^ déso oublier de changer dans le premier chapitre)
Crédits:
Tous les personnages et les lieux appartiennent à JRR Tolkien, une partie de l’intrigue du premier chapitre aussi, mais le personnage principal et son histoire m’appartiennent.

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Commenter: prise de conscience

prise de conscience

[2286 mots]
Publié le: 2006-12-20Format imprimable  
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Je ne t’oublierai jamais

Auteur : junon2

Genre : drame/romance

Disclaimer : Tous les personnages et les lieux appartiennent à JRR Tolkien, sauf une partie de l’intrigue et Lorim qui sont à moi.

Résumé : rencontre entre deux êtres que tout sépare et qui vont s’entraider.

Avertissement : le premier chapitre respecte les événements racontés dans le livre et le film. Il est plus basé sur le film. Les autres chapitres ne se baseront pas sur l’histoire. Je profite du néant laissé sur le futur de Legolas pour écrire ma fic. Attention, je fais aussi référence au roman. Si vous ne l’avez pas lu ou que vous ne comprenez pas, vous pouvez toujours me poser des questions.

Note de l’auteur : Ce deuxième chapitre est un peu moins triste que le premier. Si vous n’aimez pas les histoires tristes ou à l’eau de rose, je ne vous la conseille pas. Bon alors, ici ce sont les pensées de deux personnages différent : en italique celles de Legolas et en ‘normal’ celles de Lorim. Bonne lecture. Vous pouvez toujours me laisser des commentaires et remarques en review car vos impressions et commentaires m’intéressent. Mais je n’en veux pas à ceux qui ne le font pas (je ne laisse pas toujours de review quand je lis, je vous comprend ;)).

Prise de conscience

« La guerre est enfin finie. Toute la Communauté est maintenant réunie à Minas Tirith. C’est un soulagement de savoir Frodon et Sam en vie. Nous nous sommes tous tellement inquiétés pour eux, alors que l’on savait qu’ils étaient au cœur du Mordor. Gandalf les a ramenés quelques heures après notre retour des Terres Noires. Les retrouvailles ont été très chaleureuses entre tous les membres de la Communauté.

Les premiers jours nous nous sommes racontés nos aventures. À ce moment-là, j’ai constaté que les liens qui nous unissent sont très forts et indestructibles. Rien jamais ne pourra les détruire. Nous sommes unis jusqu’à la mort, du moins pour mes amis qui sont mortels.

Maintenant, on attend la surprise qu’Aragorn et Gandalf nous préparent. Ils sont restés mystérieux aux questions de Pippin et Merry. Ils n’ont rien révélé de cette surprise, même si je me doute un peu de ce qu’ils trament derrière notre dos. J’ai visité la Cité Blanche plusieurs fois avec les Hobbits et Gimli. Je déteste cette cité dépourvue de nature. Tout ici n’est que pierre. Les forêts me manquent tant.

Et puis, les paroles de la Dame de Lorien occupent toutes mes pensées. Elle a raison, je ne suis plus tranquille. La mer m’appelle comme elle appelle tout mon peuple. J’aimerai prendre un bateau et aller à Valinor. Je désire encore entendre le chant des mouettes. La paix m’a quitté quand je ai entendu leur voix de sirènes pour la première fois.

Mais je ne partirai pas. Non, je veux rester pour mes amis, mes compagnons. Nos liens sont trop forts pour être brisés. Je ne pourrai jamais partir et les laisser ici en Terre du Milieu, pas après tout ce que l’on a vécu ensemble. Seul leur mort me permettra de quitter ces contrées.

Et je sais que les tourments qui agitent mon âme ne prendront fin que dans des décennies…quand j’irai à Valinor.

En attendant, qu’est-ce qui peut reposer mon âme ? Qui pourrai me faire oublier le chant des oiseaux de mer ? Enfin, peut-être que je trouverai la réponse ou que je patienterai jusqu’à mon départ avec ces tourments en moi.

Bien sur, j’en ai parlé avec Elessar et le mage blanc. Elessar m’a répondu qu’il ne me comprenait pas mais qu’il ferait tout pour m’aider. Je me suis senti un peu stupide, il a sûrement mieux à penser que mes petits problèmes personnels. Il a tout un peuple à gouverner maintenant. En le voyant réfléchir à une’ solution’ pour moi et délaisser son travail, je me suis senti égoïste.

Quant à Gandalf, il m’a dit que je manquais d’occupations ! Alors, pour ‘m’occuper l’esprit’ comme il dit, j’ai décidé de m’occuper des blessés. Je me rends donc chaque jour à la Maison de Guérison pour apporter mon aide et ma connaissance des plantes aux médecins.

C’est là que je l’ai vu pour la première fois. Mon étonnement a été grand. À part la dame Eowyn, aucune femme ne s’était battue, à ma connaissance du moins, pendant la guerre. Il était donc étrange de la voir couché-là. D’ailleurs, on ne peut que la remarquer, elle tranche énormément avec son corps mince au milieu de tous ces corps musclé de guerriers.

Je me suis renseigné pour savoir de qui il s’agissait. Personne ne m’a donné de nom, j’ai juste su apprendre qu’elle avait une blessure à la hanche assez profonde, qu’elle ne s’était pas encore réveillée et qu’elle était Rohirrim.

J’ai pris l’habitude de venir à son chevet, quelque chose m’y attire. Je sens au fond de mon âme qu’elle peut me comprendre. J’ai l’impression que nous avons quelque chose en commun, quelque chose qui nous rapproche. Mais quoi ? Je n’arrive pas à trouver l’origine de cette impression.

Peut-être que c’est ce que Mithrandir voulait me dire, de manière détourné comme à son habitude, quand il disait que je manquais d’occupations. Ah, qu’est-ce qu’il aime les phrases Sibyllines! Peut-être voulait-il me pousser à regarder autour de moi pour me rendre compte de ce que d’autres êtres souffrent.

Je lui parle à cette inconnue. Enfin, plutôt je lui chante des histoires de mon peuple, je lui décris les paysages de la Lothlorien, de ma forêt natale, je lui raconte la fin de la guerre. J’aimerai qu’elle se réveille pour en apprendre un peu plus sur elle. La curiosité a commencé à me dévorer, obsédante au point de ne plus me laisser de repos. J’ai tant de questions à lui poser.

Dire que je pensais gagner la paix en m’occupant d’autrui. Maintenant, quand la nuit je suis dans ma chambre à observer les étoiles d’ Elbereth, mon âme est tourmentée par mon désir de voir la mer et les questions à son sujet. Par les Valar, mais je suis donc maudit !

Et personne pour me comprendre. Je me sens horriblement seul et triste. Peut-être que je devrais retourner chez moi, en Forêt Noire, près des miens, de mon peuple. Peut-être que j’ai besoin de la présence des miens et de la nature pour me sentir de nouveau calme.

J’ai besoin de quelqu’un qui m’écoute et qui essaie de m’aider ; de quelqu’un qui me ‘distrairai’ de mes tourments ; de quelqu’un que je pourrais protéger, consoler, écouter ; de quelqu’un avec qui je pourrais partager des choses …. En définitif, j’ai besoin et je voudrais avoir quelqu’un à aimer.

Comme j’envie Aragorn et Arwen de leur amour… »

« J’ouvre les yeux péniblement, la lumière ambiante m’aveugle. Je cligne des paupières pour m’habituer, et puis je tourne légèrement la tête à droite et à gauche pour observer le décor. La seule chose dont je suis sure, c’est qu’il ne s’agit pas des Grottes de Mandos, je doute que là-bas il y ait des piliers, tables et chaises. Ça ressemble plutôt à une construction humaine.

Alors je ne suis pas morte.

Pourquoi ? Que s’est-il passé pour que je sois ici ? Comment puis-je encore être en vie ? J’ai tant souhaité mourir, j’ai si souvent appelé la mort. Alors pourquoi m’a-t-elle rejetée ? Pourquoi ?

Je bouge légèrement et j’essaye de m’asseoir. Une douleur me transperce la hanche et me force à rester allongée. Je gémis tout doucement. J’ai été stupide, tout ce que j’ai gagné dans ce combat, c’est une douleur physique en plus de celle qui m’habitait déjà.

Je me rappelle de tout, et je sens les larmes monter à mes yeux. Pourtant mes souvenirs sont encore embrumés par le sommeil trop long. Je ferme mes paupières et j’essaye de faire le vide, de retomber dans l’inconscience, dans le néant. J’y étais si bien.

Au bout d’un certain temps, je sens une main enserrer la mienne. Le contact est doux et chaud, la pression se veut réconfortante. Je rouvre les yeux. La curiosité est plus forte que tout. Qui est à mon chevet ? Qui s’occupe ou s’inquiète pour moi alors que je n’ai plus personne ?

Je tourne la tête vers la gauche et je rencontre un regard bleu. L’étranger aux drôles d’oreilles est à côté de moi et me sourit doucement. Je ne comprends pas pourquoi il est là. Je fais un effort pour lui rendre son sourire, par pure politesse. J’aimerai lui demander comment je suis arrivée ici, peut-être le sait-il, lui.

Mais je n’arrive pas à faire sortir un seul son de mes lèvres, ma gorge est sèche. Je sens les lames coulées le long de mes joues. Je n’arrive plus à les contenir. Avec des gestes lents et doux, il essuie mes larmes. Il se retourne vers la table et prend une coupe remplie d’eau. J’essaye à nouveau de m’asseoir, je déteste être couchée. J’ai l’impression d’être faible dans cette position.

La douleur me transperce de nouveau de part en part. Mais cette fois, je lui résiste en me mordant la lèvre inférieure. Je plante tellement fort mes dents que je sens le goût amer de mon sang dans ma bouche. Mais il est hors de question que je montre à qui conque ma souffrance. La fierté est tout ce qui me reste, car tout ce que je possédait n’est plus que souvenir. J’ai tout enterré avec les miens.

Je sens ses mains me soutenir et m’aider à m’asseoir, il m’installe doucement contre le coussin. Puis il me tend la coupe. Je la prends et je sens mes mains tremblées. J’ignore ce qui les fait trembler : la douleur, la tristesse ou bien la peur. Je bois une gorgée pour atténuer la sécheresse et la brûlure de ma gorge.

Je tourne à nouveau la tête vers lui. Je ne le connais pas, je ne sais rien de lui. Alors, que fait-il là ? Pourquoi est-il à me côtés ? Pourquoi se montre-t-il si gentil avec moi ? Je me décide à parler, ma voix n’est presque qu’un murmure semblable à celui d’un ruisseau qui vient de naître : « Merci ». À mon grand étonnement, il semble avoir entendu, pourtant c’était à peine audible.

Il me sourit et se décide à parler : « Mon nom est Legolas Greenleaf, je suis un elfe de la Forêt Noire.

Lorim, je viens du Rohan. Je peux vous poser une question, Mon Seigneur ?

Oui, si je peux t’aider je le ferai, me répond-il en me souriant.

Où suis-je ?

Dans la Maison des Guérissons.

Bizarrement j’ai le sentiment qu’il craignait que je ne lui parle pas. Il semble heureux d’entendre le son de ma voie. Mais pourquoi ? Je ne serai expliqué mais il m’est sympathique. Je suis soulagée d’avoir quelqu’un qui s’occupe de moi. Quoique je ressente, je dois reconnaître que quand on n’est pas bien, on est heureux que quelqu’un soit là pour vous.

Je finis ma coupe, l’eau apaise la brûlure et me donne le prétexte de pouvoir l’observer en coin sans qu’il s’en rende compte.

Ce sont mes oreilles qui t’intriguent ? me questionne-t-il en souriant.

Euh, c'est-à-dire que…, je bégaie tout en cherchant une excuse. Il m’a surprise, j’étais persuadée qu’il n’avait pas remarqué mes regards.

J’avais constaté qu’elles t’intéressaient lors de la fête donnée à Edoras. Qu’est-ce qu’elles ont de si passionnantes pour toi ?

Elles sont pointues.

Je reste bouche ouverte devant ce que je viens de dire. Là, j’ai fait fort. Il se montre gentil et aimable avec moi, et en échange je lui sors une ‘bêtise’. Il va croire que je me moque de lui. Enfin, pour l’instant il a l’air aussi étonné que moi. Je remarque que ses beaux yeux se troublent. Et il éclate de rire. Ah ça je ne m’y attendais pas.

- Tu as raison, elles sont pointues, mais personnes ne me l’avait encore dit aussi platement, me répondit-il en redevenant sérieux.

- Je suis désolée, je ne voulais pas vous blesser…

Il se lève et se dirige vers l’autre bout de la pièce. Je l’ai un peu cherché. Quelque chose en moi me pousse à le retenir, à le rappeler. Quand il est là, je ne pense plus à mes tourments, à mes peines, à ma douleur. Il m’intrigue tellement que je n’y pense plus. Mais je sais aussi que quand ma blessure ira mieux et que je me serai habituée à le voir, tous mes tourments reviendront.

Il revient au bout de quelques minutes avec de quoi manger et se rassied à mon chevet. Je suis soulagée qu’il reste, je ne veux pas être seule pour l’instant. Car j’ai peur. Oui, c’est ça j’ai peur ; peur que mes tourments reviennent, peur de cette douleur qui me transperce chaque fois que je bouge, peur de l’inconnu dans lequel je suis.

Il me donne de quoi manger. Je fais un effort pour porter une bouchée à ma bouche et l’avaler. En réalité, je ne veux pas manger même si je sens que mon corps en a besoin. Je refuse de survivre, de leur survivre. Je me rends compte que j’ai repris conscience de tout ce qui a fait ma vie, de mon existence heureuse dans les plaines du Rohan jusqu’au combat avec l’orque.

Et ça fait mal, horriblement mal. Pour la première fois depuis que tout a commencer, je désire que quelqu’un me prenne dans ses bras pour me consoler, que quelqu’un m’écoute. Je désire redevenir la petite fille qui se blottissait contre sa mère quand ça n’allait pas. J’ai besoin de parler, de raconter ce qui m’empoisonne l’âme. J’ai besoin de partager mes démons avec quelqu’un. »

À suivre


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