
| Destinées entrecroisées | Auteur: hydraGundam | Vue: 5776 |
| [Publiée le: 2006-12-11] [Mise à Jour: 2008-11-15] | ||
| 13+ | Action-Aventure/Général/Romance | Commentaires: 35 |
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Description: Eldarion, fils d'Elessar, et Eolain, fille de Faramir, n'ont rien en commun. Et pourtant... | ||
| Crédits: Les personnages originaux de l'oeuvre de JRR Tolkien ne sont pas à moi. |
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Force intérieure[3147 mots] |
Publié le: 2007-05-17 | |
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Chapitre 17 : Force intérieure…
Eldarion, des cernes sous les yeux, les vêtements raides de sang, abaisse son épée…voilà déjà deux semaines que les compagnies de Rangers traquent les brigands dans les cavernes où ils se terrent, le tout sous la petite pluie fine qui ne cesse de tomber depuis deux jours et détrempe les Rangers frigorifiés par leurs attaques dans les cavernes.
Il se passe la main sur les yeux, espérant pouvoir les garder ouverts encore une seconde de plus, mais une voix l’interpelle :
« Viens, Galneth… »
Il s’agit de son chef de compagnie, Gilmir, qui le regarde et dit :
« Bonne nouvelle, nous montons à l’arrière, les autres vont venir nous relayer…nous allons pouvoir nous reposer. »
Se reposer…ce mot inespéré ne fait même pas réagir Eldarion, trop épuisé pour penser. D’un geste mécanique, il range son épée et va s’asseoir auprès d’un des feux du campement des Rangers. La douce chaleur de la flamme le ranime quelque peu, faisant circuler de nouveau quelque vie dans son corps engourdi et épuisé, et sa main se referme sur la boucle d’oreille donnée par Eolain et le talisman d’Eladiel, suspendus à son cou. Ces deux objets représentent sa raison de vivre : redevenir lui-même, le prince Eldarion, et épouser Eolain.
Mais, pour l’instant, il n’était encore qu’un simple homme de troupe, qui ne se différenciait guère des autres jeunes Rangers admis à participer aux combats. Son épée elfique avait un peu éveillé l’attention, mais certains Rangers descendants de familles apparentées aux Elfes en possédaient eux aussi…
Epuisé, le jeune Ranger s’endormit au coin du feu, la tête appuyée sur sa main sale…
En colère, Eomer regarde le jeune noble devant lui :
« Non et non ! je vous ai dit que je ne vous la donnerais pas en mariage… »
Le jeune noble a demandé Eolain en mariage au roi, mais Eomer, sachant la situation, a refusé…de toute façon, il ne lui appartient pas de disposer de sa nièce. Il sait qu’Eolain est, si tout se passe bien, destinée à devenir reine du Gondor…
Eomer apprécie sa nièce, sans doute parce qu’elle a un caractère proche de celui de sa sœur, et il sait tout ce qu’elle fait pour son fils Elfwine. En quelques mois, le jeune prince a progressé en combat mais aussi semble se sentir mieux, il étudie sérieusement et ses professeurs sont ravis d’une si prompte métamorphose.
Il s’approche de la fenêtre de la salle du trône et regarde l’esplanade venteuse, devant le palais. Elfwine et Eolain sont là, inlassablement la jeune princesse d’Ithilien entraîne son cousin, elle lui apprend à combattre, à être sûr de lui en combat car elle sait que, lorsqu’un adversaire est impressionné, cela fait beaucoup et permet d’obtenir plus facilement la victoire.
Eomer, qui connaît bien sa nièce, la voit changer elle aussi, même si c’est moins perceptible, elle est maintenant beaucoup plus femme, à la fois guerrière et dame de cour, comme l’était sa mère Eowyn à son âge. Pourtant, le roi du Rohan sait que le chemin sera encore long pour sa jeune nièce…
Elessar et Faramir sont assis en face des plénipotentiaires du Harad, Akaram et Hassa. Ce sont des hommes durs, aux voix tranchantes et rauques comme le vent du désert. Ils portent des vêtements amples, adaptés à la chaleur ambiante, et les deux gondoriens commencent à regretter d’avoir revêtu, comme à leur habitude, leurs tuniques en velours et leurs cottes de mailles. Ils transpirent mais restent dignes, conscients que les deux hommes en face d’eux les dévisagent, à l’affût de leur moindre défaillance...
Akaram, qui parle le Langage Commun, semble être le chef, et ne craint pas le roi du Gondor ni l’Intendant alors qu’il parle d’une voix mesurée :
« Ces razzias sont l’œuvres de bandes organisées…nous, nous vivons en paix avec le Gondor depuis des années. »
Elessar le regarde puis lui demande :
« Je ne mets pas en doute votre intégrité, je veux juste faire cesser ces razzias qui mettent à mal mon royaume… »
Le haradrim regarde alors longuement Elessar, comme s’il voulait lui transpercer l’âme, mais le roi reste ferme et digne sous le regard dur de l’homme. Si ses traits restèrent identiques, le regard du haradrim se radoucit, et Elessar sut que c’était gagné, il allait obtenir son aide…
L’homme dit alors :
« Nous vous aiderons, puissant roi du Gondor…nos peuples furent liés autrefois, qu’ils le redeviennent à présent ! »
Il se leva et tendit sa main au roi en disant :
« Je jure ici au nom de ma tribu et de mon peuple d’apporter aide et soutien à Elessar, roi de Gondor et d’Arnor… »
Alors Elessar, tout en majesté, se leva et dit :
« Moi, Elessar, roi de Gondor et d’Arnor, accorde amitié et protection au peuple du Harad… »
Les deux hommes se serrèrent la main…
Rivendell
Eladiel, vêtue d’une longue mante, se tient devant ses oncles et son arrière-grand-père. Derrière elle, sa haquenée blanche l’attend pour la ramener en Gondor, auprès de sa famille.
Celeborn serre son arrière-petite-fille contre lui, puis appose sa main sur son front en signe de bénédiction en disant :
« Nîr tôl erin baded lîn... No i Melain na le...” (je verse des larmes sur ton départ…que les Valar soient avec toi)
Les larmes montent aux yeux de la jeune fille mais elle reste digne et s’incline, comme il convient devant un aîné.
Chacun de ses oncles l’embrasse ensuite, et la bénit comme vient de le faire son ancêtre, mais elle voit qu’eux aussi sont pleins d’émotion. Depuis plus d’un an la jeune fille fait partie de leur vie, et, tous Elfes qu’ils soient, ils savent qu’elle leur manquera, sa présence, sa petite silhouette, son esprit calme mais incisif et intelligent…sans elle, Rivendell redeviendra sombre et triste, comme une pièce fermée dont la lumière s’en est allée.
Alors Elrohir soulève sa jeune nièce et la dépose sur sa haquenée, puis le convoi se met en route pour ramener Eladiel parmi les Hommes…alors qu’elle s’éloigne, la jeune princesse, les larmes inondant ses joues, regarde disparaître dans la brume Rivendell, comme si le dernier refuge des Elfes s’effaçait de la surface d’Arda, rappelant que le temps des Elfes était désormais révolu, mais elle savait aussi que, tant que leur souvenir perdurerait dans son cœur, ils vivraient encore et toujours, même quand leur temps serait venu et qu’ils seront passés à l’Ouest, ce qui viendra tôt ou tard. L’écho de leurs conversations sous les frondaisons de Rivendell restera intact en elle, et elle gardera dans son cœur les sages paroles de ses oncles et de son arrière-grand-père… Mais elle sait qu’à présent sa vie est auprès des siens, qu’elle doit désormais assumer son rôle de princesse aînée du Gondor tout en restant fidèle à elle-même, à ce qu’elle est au fond d’elle-même et qu’elle a découvert lors de son séjour à Rivendell…
Essuyant ses larmes, la jeune princesse de Gondor regarde droit devant elle, vers l’avenir…
Edoras
Elfwine, à cheval, lâche les rênes d’une main, tire son épée et tranche d’un coup net la tête d’un mannequin de paille. Il ralentit, vient à sa cousine qui l’observe et sourit, attendant le verdict. Eolain sourit et dit :
« Très bien, Elfwine, tu as compris le principe… »
Le prince de Rohan s’entraîne dur depuis quelques semaines, et cela commence à porter ses fruits : il parvient désormais à combattre à cheval assez correctement et met beaucoup de conviction à apprendre les différents types de combats. Il étudie aussi beaucoup plus sérieusement…
De son côté, quand elle n’entraîne pas Elfwine, Eolain se transforme en une dame de cour passable, pas encore vraiment au point mais qui fait déjà tourner la tête de beaucoup de jeunes nobles. Heureusement, le roi y met bon ordre…
Sous l’égide de Lothiriel, Eolain devient vraiment femme, apprenant à se mettre en valeur et à se servir des avantages que lui procure sa condition de femme…elle apprend qu’il y a d’autres armes que l’épée ou la lance pour se battre. Pour la première fois, elle ne considère plus sa féminité comme un handicap, mais comme un avantage supplémentaire…
Cependant, son caractère ne change pas fondamentalement, elle reste l’Eolain rebelle et au caractère bien trempé…
Alors qu’elle corrige Elfwine sur la tenue de son épée, Lothiriel les appelle :
« Elfwine, ton professeur est là ! Eolain, viens avec moi, on nous attend ! »
Les deux adolescents se retournent vers elle, et d’un même mouvement répondent :
« Oui !!! »
Alors qu’Elfwine rejoint son professeur, Eolain rejoint sa tante qui l’attend avec la couturière. Celle-ci prend les mesures de la jeune fille et dit :
« Il vous faut quelque chose de seyant et princier à la fois, j’ai pensé à cela… »
Et elle lui dévoile une robe de cour faite dans un tissu gris qui rappelle exactement la nuance de ses yeux, mais coupée dans un style parfaitement élégant et courtisan. Elle est faite dans un tissu fluide, avec une encolure ronde sage mais ornée d’un galon argenté et des manches larges qui retombent gracieusement devant elle. Une mince ceinture lâche qui pointe vers le bas mettra en valeur la taille juvénile de la jeune fille.
Eolain observe la robe, puis regarde sa tante qui lui dit :
« Nous avons bientôt des cérémonies solennelles qui commémoreront les vingt ans de règne du roi, tu devras y paraître avec nous et tu n’as pas de robe pour l’occasion…tu es un membre de la famille royale, comme nous, tu ne peux paraître ainsi, aussi ai-je pensé à t’en faire confectionner une… »
Eolain sourit à sa tante, qui lui dit :
« Allons, si tu l’essayais, maintenant ? »
La couturière aide Eolain à enfiler la robe, puis se recule et joint les mains en s’écriant :
« Comme elle vous va bien ! »
Lothiriel sourit, et pousse Eolain vers un miroir situé au fond de la pièce après lui avoir enlevé sa natte. Sa chevelure couleur soleil se répandit sur ses épaules, et la jeune fille, stupéfaite, aperçut son reflet dans le miroir nimbé de cette aura dorée. La robe qu’elle portait ne ressemblait pas aux robes de débutantes qu’elle avait portées jusque-là, mais c’était maintenant une robe d’adulte…il y avait fort peu de retouches à y faire, elle était presque parfaite pour elle. Elle ne dit rien, se contentant de regarder son reflet, ce reflet qui lui donnait un aperçu de la femme qu’elle serait plus tard. Le fin tissu mettait en valeur ses formes qui pour être féminines n’étaient pas moins juvéniles encore, et Eolain avait bien de la peine à se reconnaître dans cette image d’elle-même. La couturière commença à arranger la robe pour qu’elle soit encore plus à sa taille, et Lothiriel dit :
« Tu es magnifique dans cette robe, Eolain…je comprends les nobles qui te demandent en mariage… »
Eolain rougit, repensant brusquement à la demande en mariage d’Eldarion, et elle soupire, comme elle le fait souvent : où est-il ? Que devient-il ? Mais ses yeux tremblent à la pensée qu’il aurait tant aimé la voir dans cette robe, et deux larmes coulent le long de ses joues. Lothiriel l’aide alors à enlever la robe, puis donne ses ordres à la couturière avant de tendre un mouchoir à Eolain et de lui dire :
« Allons, calme-toi, cela ne sert à rien de te mettre dans des états pareils… »
Eolain regarde sa tante, et Lothiriel lui dit :
« Tu ne t’en es peut-être pas rendue compte par toi-même, mais tu as beaucoup changé, tu es beaucoup plus adulte à présent, aussi bien au niveau physique que mental… »
Eolain regarda sa tante, et lui dit :
« Mais je ne suis pas encore prête, c’est cela ? »
Lothiriel secoua la tête et dit :
« Je n’étais pas prête à devenir reine quand j’ai épousé Eomer, et pourtant j’ai dû le devenir…mais toi tu as quelque chose que je n’avais pas à l’époque, cette volonté infaillible d’aller jusqu’au bout, et surtout l’espoir, et tu y arriveras, cela j’en suis sûre ! »
Alors Eolain sourit à travers ses larmes, et Lothiriel lui dit :
« Tu seras si belle que le prince de ton cœur te verra tout de même, où qu’il soit… »
Alors Eolain serre contre elle le bracelet offert par Eldarion, et sourit à sa tante…
Harad
Elessar, se sentant vaguement ridicule, regarde la tenue haradrim qu’il porte, plus adaptée au climat du pays que ses cottes de mailles…ce sont des tissus légers qui couvrent tout le corps, évitant ainsi le soleil directement sur la peau, une longue tunique bleue doublée de cuir et des chausses de la même couleur, des gants de cheval faits dans une peau fine, le tout complété par une grande pièce de tissu qui recouvrira la tête. A ses pieds, des bottes de cheval en cuir léger…
Près de lui, Faramir arbore la même tenue, et finit de ceindre son épée à sa ceinture. A part leur peau blanche, les deux hommes ne se différencient pas des hommes du cru…
Akaram vient alors les chercher et leur dit :
« Nous allons vous emmener jusqu’au repaire d’une de leurs tribus… »
Dehors, les soldats de Gondor eux aussi se sont changés, laissant là les lourdes armures pour les tenues haradrim…
Le soleil aveuglant force Elessar à fermer à demi ses yeux bleus, il regarde l’étendue sableuse et désolée qui est devant lui et ne peut en détacher son regard, comme fasciné…encore cette fois, il va devoir combattre pour sauver le Gondor de ses ennemis, mais il sait aussi que cette fois il ne sera pas sur son terrain, et ce sera sans doute la bataille la plus difficile qu’il ait eu à mener depuis des années…
Avant de partir, il laissa au camp des instructions destinées à Eomer, pour que celui-ci le rejoigne ensuite…
Campement de Rangers, Anorien
Eldarion, propre et vêtu d’une tenue neuve, est assis près du feu, l’air pensif. Alors entre son ami Arador, qui vient lui aussi de rentrer d’une difficile mission. Eldarion lui sourit et Arador lui dit :
« Ah, je ne savais pas que tu étais aussi ici… »
Les deux amis se serrent la main, mais ne parlent pas, ils sont tous les deux épuisés, et Arador a vu beaucoup d’horreur lui aussi…pourtant, cela ne semble pas avoir entamé sa joie de vivre, et il dit :
« Bientôt, mon unité montera à Minas Tirith, et il paraît que nous verrons la reine et les princesses… »
Décidément, le jeune homme semblait avoir une certaine fascination pour les princesses royales, même s’il ne les avait encore jamais vues, et il le comprenait, ses sœurs étaient vraiment très jolies…quelque part, Eldarion l’envia, car il aurait aimé revoir sa famille, mais il savait que son père combattait en Harad, et il était de son devoir de combattre ici pour éviter que le Gondor, son cher Gondor, ne soit pris en enclume.
Arador lui demanda alors :
« Et le prince héritier, tu l’as déjà vu ? »
Eldarion manqua éclater de rire et lui dit :
« Oui, j’ai déjà vu le prince Eldarion… »
Arador dit alors :
« A quoi ressemble-t-il ? on dit qu’il ressemble beaucoup à la reine… »
Eldarion, qui ne pensait pas qu’il ressemblait spécialement à sa mère, dit alors :
« Il ressemble plutôt au roi, je pense, il a les mêmes yeux et les même cheveux… »
Il se limita à cela, pas question d’attirer l’attention de son ami qui se tut néanmoins, ayant satisfait sa curiosité…
Eldarion se tut de nouveau, regardant les flammes, étonné de s’entendre parler de lui-même avec ce détachement. Commençait-il à oublier déjà qui il était vraiment ? Non, il était à la fois le Ranger Galneth et le prince Eldarion, ces deux noms représentaient deux facettes de sa personnalité, mais Galneth avait tellement pris le pas sur Eldarion qu’il commençait à en être perturbé…
Laissant Arador, qui s’était endormi devant le feu, il gagna sa tente, ouvrit la petite bourse qu’il avait à la ceinture et en sortit l’Evenstar. Alors ses souvenirs revinrent en lui, et il se sentit mieux…oui, il était Eldarion, fils d’Elessar de Gondor, et de cela il devrait toujours être fier, même au milieu du dénuement dans lequel il vivait…
Il sourit, et l’Evenstar laissa échapper une petite lumière blanche, comme si sa mère lui souriait à travers le temps et l’espace…
Les jumelles firent irruption dans la pièce où travaillait leur mère en hurlant :
« Maman, maman ! On annonce le cortège d’Eladiel… »
Les deux adolescentes de quatorze ans souriaient, et, malgré le fait qu’elles soient femmes à présent, leur nature impulsive reprenait souvent le dessus. Elles lui ressemblaient de plus en plus, avec cependant ce petit quelque chose qui n’appartenait qu’à elles.
Arwen se leva, vint à ses filles et les embrassa sur le front avant de dire :
« Nous allons finir de tout préparer, alors… »
Le retour de la princesse aînée serait fêté dignement, malgré l’absence du roi son père, car tous se réjouissaient de la revoir…
Le regard d’Arwen tomba alors sur les jumelles…habillées presque identiquement, comme à leur habitude, les deux adolescentes avaient revêtu deux jolies robes bleu clair et coiffé soigneusement leurs cheveux couleur d’ébène, pour faire honneur à leur sœur aînée qu’elles adoraient…cependant, Arwen sentait bien qu’avant qu’il soit demain leur charme mettrait sens dessus dessous tout le palais.
Les trompettes du palais annoncèrent alors l’arrivée du convoi d’Eladiel, et Arwen, après s’être assurée que tout était prêt, sortit pour accueillir sa fille aînée…
Eladiel descendit de sa haquenée et fit face à sa mère et ses sœurs, les yeux tremblants d’émotion, mais ne sut que dire…tout était identique à son souvenir mais avait changé en même temps, et là…étaient-ce ses sœurs ? Comme elles avaient changé !
Arwen s’avança vers sa fille et lui dit :
« Bienvenue à la maison, Eladiel… »
Eowyn lui sourit, ainsi que les jumelles, qui ne résistèrent pas à la tentation de courir vers elle, comme à leur habitude…Eladiel les embrassa, et vint ensuite embrasser son autre sœur Eowyn.
Arwen, sans rien dire, admirait sa fille…vêtue de robes elfiques, Eladiel, encore en bouton quand elle était partie, rayonnait désormais de toute sa force. Il émanait d’elle une aura particulière, et elle semblait encore plus elfique qu’à son départ. Pourtant, Arwen sentait que sa fille avait enfin trouvé son équilibre, qu’elle était enfin devenue elle-même au prix de quelques larmes, sans doute…
Le regard bleu d’Eladiel se posa sur sa mère, et elle prononça simplement le mot :
« Nana… »
Alors ses larmes jusque-là retenues coulèrent de ses yeux, et Arwen la prit dans ses bras. Eladiel se laissa aller contre sa mère, et sut qu’enfin elle était chez elle…
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