Ne pas suivre ce lien !
Bienvenue sur Les fanfictions (fanfic ou fanfiction) de Fanfic FR

Fanfic Fr


Publiez et gérez vos fanfics en ligne

Langage SMS Interdit !
 Créer un compte. 7 janvier 2009 Accueil | FANFICTIONS | Votre Compte | Reportages | Tous les Sujets

Sommaire

 

Accueil


 

FANFICTIONS


 

Lecture


 

Entre Vous


 

Infos Perso


 

Divers


 

Internet & Liens



Partenaires


Japon Online

Bienvenue sur le site des fanfictions de Keina et isy

Mutantx-fr.net

Alice 19th

des centaines de poèmes, citations et bientôt des livres virtuelles ainsi que des biographies

Pensées de l Aube: Le Forum où Vous Avez la Parole !

Stellar Fan Fic Library

Fictions, héros et analyse

Manga Café

Visiter le site de BulleJapon (Lien externe)

Le monde d'Edenya

[ Nos Partenaires ]

ShoutBlock

Liste des connectés


herya
Minsky
mykara
tite_elfe


ShoutBlock

Derniers Blogs Modifiés


Evénements à venir


Derniers liens


Anciens articles


[ Tous les articles ]

Accueil des Fanfics Liste par Auteurs/Date Recherche Hasard...

Livres-Romans

 > 

Le Seigneur des Anneaux



Destinées entrecroisées   Auteur: hydraGundam Vue: 5773
[Publiée le: 2006-12-11]    [Mise à Jour: 2008-11-15]
13+ Action-Aventure/Général/RomanceCommentaires: 35
Description:
Eldarion, fils d'Elessar, et Eolain, fille de Faramir, n'ont rien en commun. Et pourtant...
Crédits:
Les personnages originaux de l'oeuvre de JRR Tolkien ne sont pas à moi.

<< ( Préc ) ( Suiv ) >>

Commenter: Les retours de l'histoire

Les retours de l'histoire

[4371 mots]
Publié le: 2007-04-08Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)

Chapitre 15 : Les retours de l’Histoire

Arnor…

Eldarion, l’air fatigué, regarde le soleil qui se lève. Sa nuit de garde prend fin, il va pouvoir aller dormir…

Voilà cinq mois qu’il est là, au quartier général des Rangers, en Arnor. Il apprend les techniques de renseignements ainsi que toutes les choses qu’un Ranger doit savoir, et découvre que ses capacités linguistiques sont très utiles mais qu’il sait moins bien se battre qu’il le pense.

Il n’est ici que le Ranger Galneth, un parmi d’autres aspirants Rangers, qui n’a pas encore le droit d’aller en mission. Il est souvent seul, n’ayant pas vraiment le temps de communiquer avec les autres apprentis Rangers…

Parfois, son regard se tourne vers le Gondor, et il pense à sa famille, mais il n’a jamais vraiment le temps de le faire. Parfois, il caresse la boucle d’oreille d’Eolain, qui est suspendue à son cou, ainsi que le talisman offert par Eladiel, mais évite de se laisser gagner par la tristesse…résister et rester digne sont ses maîtres mots, désormais.

Un léger bruit derrière lui le tire de ses pensées, et il se reconcentre immédiatement. Soudain, d’un geste preste, il pare un coup d’épée qui lui était destiné. Eärendil luit dans le soleil levant, comme si elle dégouttait de sang…

Celui qui vient d’arriver est Selung, l’instructeur d’Eldarion. Il lui demande :

« Pas encore endormi, Galneth ? »

Eldarion secoue la tête et dit :

« Non… »

L’instructeur dit alors :

« Va, tu as gagné tes heures de repos… »

Eldarion salue et gagne le dortoir où sont en train de se lever les trois aspirants Rangers, qui, eux, n’étaient pas de garde. Ils le saluent et sortent alors qu’Eldarion, lui, se couche et s’endort d’un sommeil lourd…

Quelques trop courtes heures plus tard, on le secoue et son instructeur lui dit :

« Tu as rêvé un peu trop bruyamment, mon garçon, et en sindarin, en plus…il est temps de te lever. »

Confus, Eldarion saute de son lit et dit :

« Excusez-moi… »

Lui qui ne voulait pas se faire remarquer…l’instructeur le regarda de son regard bleu indéchiffrable et lui dit :

« Le seigneur Arbarad voudrait te parler, viens… »

Eldarion enfile sa tunique de cuir, boucle Eärendil autour de sa taille et suit son instructeur. Arbarad attend son jeune cousin, et prie l’instructeur de bien vouloir le laisser seul avec lui. Sans en avoir l’air, il observe l’adolescent…le teint d’Eldarion a bruni à force d’être au grand air, il a pris un peu de muscles et sa carrure s’est étoffée. Pourtant, il paraît fatigué, ce qui est normal…

Il lui désigne un siège devant lui et lui dit :

« Comment vas-tu ? »

Eldarion sourit :

« Bien, merci… »

Arbarad commence :

« Je suis venu te chercher, tu en sais assez pour m’accompagner, à présent…tes instructeurs ont donné leur accord, tu es prêt. »

Il n’ajouta pas que le fait qu’Eldarion soit déjà rompu aux techniques de combat et parle plusieurs langues avait pesé lourd dans la balance, mais le prince s’en douta. Il sourit à Arbarad qui lui dit :

« Allons, va vite chercher tes affaires, nous partons… »

Eldarion sortit de la pièce, et Arbarad resta seul avec l’instructeur qui lui dit :

« Ce petit a de la ressource, le tout maintenant est qu’il s’en rende vraiment compte… »

Arbarad sourit et pensa que, là où il emmenait Eldarion, il aurait mille fois l’occasion de faire ses preuves…

Edoras

Lothiriel sourit à sa nièce, et dit :

« Tourne-toi, Eolain… »

La jeune fille s’exécuta, et Lothiriel dit :

« Une vraie dame de la Cour… »

D’un geste nerveux, Eolain remet en place le tissu beige mais ne répond rien…elle doit tenir le rôle d’hôtesse auprès de sa tante, être souriante, agréable, et elle se demande souvent comment Lothiriel fait pour être toujours d’humeur égale.

Eomer a convoqué toute la noblesse de Rohan pour le plaid annuel, et Lothiriel ainsi qu’Eolain devront les accueillir. Depuis plusieurs jours déjà, elles travaillent à superviser l’approvisionnement, l’hébergement, comme il est du rôle des femmes de la famille royale. Eolain se rend alors compte qu’être reine n’est pas de tout repos, il faut tout le temps être disponible, souriante, même quand on meurt d’ennui et qu’on est épuisée ; être toujours soignée, belle, même quand on se sent mal.

Eolain n’avait pas du tout envisagé cela comme ça, ni n’avait été élevée dans cette optique, du moins sa mère n’avait pas encore envisagé de le faire, aussi devait-elle suivre Lothiriel dans tous ses déplacements…la reine de Rohan avait à cœur de transformer sa nièce sauvage en une parfaite dame de la cour, à sa place aussi bien en Gondor qu’en Rohan, et cela ne se faisait pas sans heurts. Mais Eolain se retenait toujours de ne pas hurler, de ne pas se faire remarquer, pour tenir ses engagements, devenir une princesse qu’Eldarion pourra épouser…

Elle cache cependant ses larmes à son oncle et à sa tante, qu’elle voit si heureux d’être ensemble alors qu’elle-même ne peut vivre son amour…elle porte en tous temps le bracelet qu’Eldarion lui a offert, pour se rappeler pourquoi elle est là, et qu’elle doit tenir le coup, quoi qu’il arrive.

Lentement, avec grâce, elle descend de la table sur laquelle elle était juchée, et fait une révérence parfaite devant Lothiriel, qui approuve silencieusement.

Alors on frappe, et, à leur assentiment, Eomer entre. Il embrasse son épouse, puis regarde sa nièce :

« Comme tu es belle, Eolain ! »

Eomer s’approcha d’Eolain et lui dit :

« Tout à fait semblable à ta mère… »

Eolain sourit à son oncle…depuis qu’elle était arrivée ici, elle ne s’était pas tellement sentie perdue, Lothiriel et Eomer ayant eu à cœur de s’occuper d’elle. Pourtant, souvent, elle ne pouvait s’empêcher de pleurer…Eldarion lui manque, ainsi que ses parents et ses frères et sœurs, mais elle prend sur elle pour essayer de s’endurcir.

Lothiriel, même si elle n’en faisait pas état, avait cependant conscience du déchirement que ressentait Eolain, et elle tentait d’adoucir la peine de sa nièce. Pourtant, elle savait que seul le temps adoucirait la douleur de la séparation…Eolain ne lui avait encore rien dit, mais Faramir lui avait expliqué les grandes lignes de l’affaire, et elle respectait l’intimité de sa nièce. Eolain lui parlerait quand elle le voudrait…

Pour l’instant, il importait qu’elle puisse essayer de guérir ses blessures et d’appréhender ce que serait son rôle si elle devenait reine…le reste viendrait plus tard, chaque chose en son temps.

Minas Tirith

Elessar, assis sur son trône, demande au Ranger qui est agenouillé devant lui :

« Les haradrim ? Vous en êtes sûr ? »

Le Ranger est en piteux état, il est blessé et sous-alimenté mais il répond néanmoins au roi :

« Oui, je les ai reconnus…ils pillent tout sur leur passage, nous n’étions que quelques éclaireurs et n’avons pas pu les arrêter. Tous mes compagnons sont morts, et moi j’ai accouru ici pour vous prévenir… »

Elessar donna l’ordre qu’on le soigne et qu’on le nourrisse, et reste seul, pensif…voilà bien longtemps que les haradrim n’ont pas bougé, que leur prend-il, presque vingt ans après la Guerre de l’Anneau ?

Il ne peut rester sans agir, le Harad est limitrophe du Gondor, le risque est trop grand…il décide d’envoyer quelques Rangers, qui agiront discrètement et rapporteront des faits afin qu’il puisse, le cas échéant, prendre une décision…et il lui faudrait dans ce cas encore se battre, encore verser le sang.

Le roi soupire discrètement, se lève de son trône et, lentement, traverse la galerie des rois jusqu’à la porte…toutes ces statues, tous ces hommes qui furent ses ancêtres et maintinrent de leur mieux l’intégrité du royaume se tiennent là, figées dans une pose de puissance éternelle. Un jour, lui aussi aura sa statue ici, quand son temps sera venu, et qu’Eldarion lui aura succédé…

Il pousse les portes, et sort, alors que les gardes lui présentent les armes en signe de respect. Il s’arrête, et devant lui se tient le Nouvel Arbre Blanc, le rejeton de Telperion, qui a pris racine ici et pousse bien depuis qu’il l’a planté, peu après son couronnement. Il le regarde longuement, et prie les Valar pour son propre rejeton, qu’il espère aller bien…mais c’est à Eldarion de forger lui-même son propre destin, comme Telchar autrefois forgea Narsil qui devint Anduril…

Emyn Arnen

Eowyn secoue un linge qui lui a servi à passer une décoction de sa composition et soupire…depuis qu’Eolain est partie, ses journées sont bien solitaires, vu que sa fille aînée, Arwen, a été choisie comme compagne de la princesse Eowyn, et que son fils Boromir-Eomer va maintenant à l’école du palais et ne revient qu’à la fin de chaque semaine.

Les enfants sont faits pour grandir, elle le sait, mais elle ne pensait pas que cela viendrait si vite…alors, pour rester elle-même et ne pas s’apitoyer sur son sort, elle continue régulièrement de s’entraîner à l’épée et chevaucher…

Elle est assise à lire quand son époux revient, un peu plus tard. Elle tourne la tête vers lui et lui demande :

« Tu es déjà de retour ? »

Faramir sourit et dit :

« Oui… »

Il s’approche de son épouse, l’embrasse puis dit :

« Comme c’est silencieux… »

Eowyn répond :

« Oui, j’ai du mal à m’y habituer aussi… »

Pour la première fois depuis des années, ils se retrouvaient seuls…ils n’en avaient pas eu beaucoup le loisir depuis leur mariage, vu qu’Aragorn-Theoden était né peu de temps après celui-ci.

Eowyn regarde son mari avec un léger sourire et dit :

« J’ai peine à croire que notre fils aîné va avoir dix-neuf ans bientôt…je n’ai pas vu passer le temps. »

Faramir caresse doucement les cheveux de soie de son épouse avant de dire :

« Eh oui, nous allons fêter cette année nos vingt ans de mariage, mais tu es toujours la même que celle que j’ai vue sur les murs de Minas Tirith, qui m’a conquise à tout jamais… »

Et il l’embrasse, doucement, tendrement, avant de dire :

« Tu étais si belle à notre mariage…blanche, dans le vent d’Edoras, un vrai ange. »

Eowyn sourit et dit :

« Oh oui, je me souviens très bien de ce jour… »

Edoras, vingt ans plus tôt…

Eowyn ouvre lentement les yeux dans sa chambre de jeune fille…elle est presque surprise de ne pas trouver Faramir près d’elle, car il avait acquis le droit de dormir avec elle après la cérémonie de mariage faite en Gondor par le roi Elessar lui-même…cependant, il n’avait pas usé de ses droits d’époux, ne voulant pas charger plus sa conscience…

Lentement, elle laisse glisser ses mains et les pose sur son ventre…sous son léger embonpoint, un petit coup lui répond, comme un bonjour…

Elle sourit, attendrie…mais elle sait que ce n’est pas l’heure de paresser, bientôt ses femmes vont venir l’habiller pour la cérémonie…

Précautionneusement, elle se lève, reste debout deux minutes pour éviter les nausées, puis va jusqu’à la fenêtre…le paysage familier du Rohan s’étale sous ses pieds, battu par les vents…

Combien de fois n’a-t-elle pas contemplé cela, autrefois, alors qu’elle sentait la maison d’Eorl tomber sous les coups de l’Ombre et les mauvaises paroles de Grima Wormtongue lui infiltrer l’esprit ? Mais il lui semble maintenant qu’elle le voit avec un œil neuf, elle enfin femme et bientôt mère.

Elle n’a pas le temps de réfléchir davantage, déjà ses femmes entrent dans la pièce, tenant sa robe de mariée…Eowyn la reconnaît : elle appartenait à sa mère, Theodwyn…Elle est blanche, ornée de dentelles mais simple.

Priant jusqu’au bout que personne ne remarque son début de grossesse, Eowyn passe à sa toilette, puis, parfumée, enfile la robe de sa mère…par chance, la robe est large juste là où il faut…

Les servantes brossent soigneusement ses cheveux blonds jusqu’à ce qu’ils brillent comme l’or, et l’on pose dessus le voile et la couronne de princesse d’Ithilien, qui a été offerte par la reine Arwen et qu’elle portait déjà lors de la cérémonie au Gondor…

Elle se regarde dans son miroir, et se reconnaît à peine…quelle est cette apparition ? c’est alors que son frère entre dans la pièce, sa couronne posée sur ses cheveux blonds et habillé cérémonieusement, et écarquille les yeux :

« Comme tu es belle, Eowyn ! »

Elle sourit timidement, peu habituée aux compliments…Eomer dit alors :

« Depuis la mort de nos parents, j’ai toujours veillé sur toi, ma sœur…mais je sais que Faramir prendra soin de toi, et que tu prendras soin de lui… »

Il se sentait terriblement gêné, aussi abrégea-t-il :

« Sois toujours une épouse tendre et aimante pour lui…et tu as assez supporté autrefois pour avoir maintenant ta part de bonheur… »

Incapable de dire autre chose, il l’embrassa sur le front…Eowyn sentit les larmes lui monter aux yeux en face de l’émotion de son frère…Eomer rompit en disant :

« Viens, il est l’heure, nous allons être en retard ! »

Fièrement, il tend son bras et Eowyn le prend…

Midi    

Dehors, Faramir attend devant l’autel orné de dentelles et de fleurs…il se sent angoissé, même s’il a déjà eu une cérémonie de mariage avant…Soudain apparaissent Eomer et Eowyn, et Faramir en a le souffle coupé : elle est si radieuse ! Eomer la lui confie, et s’assied derrière eux, sur le trône qu’on lui a préparé…

Le prêtre commence la cérémonie, Faramir n’a d’yeux que pour Eowyn, mais n’en oublie pas moins de répéter soigneusement dans la langue des Rohirrim le serment de mariage traditionnel :

« Moi, Faramir, fils de Denethor, prince d’Ithilien et Intendant de Gondor, je me donne à toi comme époux…tu seras mon épouse estimée, la maîtresse et la dame de ma maison, de mes biens et de mes chevaux, tu porteras mes enfants, et je t’aurai toujours en honneur, en mon lit et en mon logis, prendrai soin de toi jusqu’à ce que la mort vienne me prendre… »

Eowyn lève la tête, et dit :

« Moi, Eowyn, de la maison d’Eorl, fille d’Eomund, je me donne à toi comme épouse dévouée, maîtresse de ta maison, de tes biens et de tes chevaux, de mon plein gré, pour être en ton logis, en ton lit, porter tes enfants et rester en ta compagnie jusqu’à ce que la mort me prenne… »

Des reniflements s’élevèrent dans l’assistance, la vieille nourrice d’Eowyn, surtout…mais les mariés ne voyaient qu’eux-mêmes, les yeux dans les yeux…le prêtre dit alors :

« Ils se sont donné leur foi devant nous, qu’ils soient proclamés mari et femme, et que vous soyez tous témoins de leur serment… »

Tous applaudirent, et Faramir embrassa Eowyn sous les vivats…Eomer se leva alors, embrassa sa sœur et dit :

« Festoyons maintenant, Rohirrim, et passons cette journée dans la liesse !! »

Le grand hall du château de Meduseld avait été transformé en énorme salle de banquet où tous prirent place…les mariés s’assirent au centre, près d’Eomer, et le banquet commença dans la gaieté et la musique…

            Eowyn leva les yeux sur son époux et lui dit :

« Tu avais l’air si nerveux ce jour-là…tu tentais de te retenir de faire les cent pas lorsque Eomer et moi sommes arrivés… »

Faramir proteste :

« Moi, nerveux ? Pas du tout, j’avais surtout peur pour toi…si tu étais tombée, tu aurais perdu ton bébé, et je n’ose imaginer la réaction de ton frère apprenant que tu étais enceinte. »

Eowyn sourit encore plus :

« Quelle bonne excuse ! tu étais nerveux, admet-le… »

Faramir prend un air mélodramatique et lui dit :

« Un prince d’Ithilien n’est jamais nerveux… »

Cela fait rire Eowyn qui rétorque :

« Jamais nerveux ? Tu ne t’es pas regardé à la naissance des enfants, je crois… »

Qui ne les connaissait pas aurait pu croire qu’ils se disputaient, mais ils adoraient ces petites joutes verbales…

Pourtant, Faramir se sentait l’âme romantique…ils n’étaient que tous les deux, ce soir, et cela l’encourageait. Ce n’était pas dans ses habitudes d’être si romantique, pourtant…

Eowyn rit et dit :

« Nous faisons vraiment vieux mariés, ce soir, alors que notre plus jeune enfant n’a encore que neuf ans… »

Faramir sourit et dit :

« J’espère bien encore t’entendre dire cela une fois que tous nos enfants auront quitté la maison, et que nous serons tous les deux…le plus longtemps possible. Nous en avons un avant-goût maintenant… »

Le sourire d’Eowyn se fana quelque peu, et elle dit :

« Je dois admettre que mes enfants me manquent, mais je dois m’y habituer, dans peu de temps ils nous quitteront pour voler de leurs propres ailes… »

Une étincelle s’alluma dans les yeux bleus de Faramir qui dit :

« Nous aurons fait notre devoir, et il sera temps de vivre rien que pour nous…pourquoi pas commencer maintenant ? »

Il se lève, puis soulève d’un geste preste Eowyn qui, surprise, se débat un peu pour la forme…Faramir dit alors, en rohirric :

« Eowyn, fille d’Eomund, veux-tu rester à mes côtés quand mon hiver sera venu, que nos enfants seront mariés, jusqu’à ce que la mort nous sépare ? »

Eowyn, émue jusqu’aux larmes, répond sur le même ton et dans la même langue :

« Faramir, fils de Denethor, je jure de rester avec toi quand ton hiver et le mien seront venus, que nos enfants seront mariés, jusqu’à ce que la mort nous sépare. »

Doucement, il l’embrasse puis lui chuchote à l’oreille :

« Je t’aime… »

Puis, sortant de la grande pièce, il l’emmène dans leur chambre…

Quelque part entre l’Arnor et le Gondor…

Après quelques jours de chevauchée, Arbarad aperçoit enfin l’endroit où sont cantonnées ses troupes…Eldarion, à côté de lui, n’en peut plus mais tente néanmoins encore de faire bonne figure.

Le Ranger secoue son jeune cousin et lui dit :

« Allons viens, Galneth… »

Eldarion descend de cheval, et suit son cousin jusqu’à sa tente. Attendent ici quelques Rangers, qui saluent respectueusement leur capitaine. Arbarad sourit et dit :

« Je vous présente un aspirant, Galneth…il est temps pour lui d’aller à la bataille. »

Eldarion incline la tête pour les saluer, et, sur un signe d’Arbarad, prend sa place autour de la table. Le Ranger explique alors, plan à l’appui, les prochaines opérations :

« Les brigands de l’Anorien ont pris trop d’ampleur, il est temps pour nous de les éliminer…d’après ce que je sais, le Gondor et le Rohan vont être occupés avec le Harad, si nous ne faisons rien ils seront pris entre deux feux. Il nous faut agir ailleurs… »

Eldarion se retient à grand’peine de sursauter…le Harad ? Alors son père et Faramir devront se battre. Il est décidé : il se battra de son côté pour qu’ils ne soient pas pris en enclume du côté de l’Anorien. Ce sera sa façon d’aider son père…

Une fois le briefing fini, Arbarad lui dit :

« Viens, je vais te montrer où tu vas dormir… »

Il l’amena à un jeune Ranger, qui semble être à peine plus âgé qu’Eldarion, et lui dit :

« Voici Arador, tu partageras sa tente… »

Eldarion savait qu’un Arador était son arrière-grand-père, et il savait aussi que les Dùnedain  étaient tous apparentés entre eux, de près ou de loin. Donc ce jeune homme était sans doute son parent…

Arador s’inclina et dit :

« Je suis ravi de te connaître, Galneth… »

Arbarad dit alors :

« Allez vous reposer, les garçons, nous partirons à l’aube… »

Arador précéda Eldarion dans la tente et lui désigna une place pour y ranger ses affaires, puis lui demanda :

« D’où viens-tu ? »

Eldarion sourit et dit :

« Je viens de Minas Tirith…et toi ? »

Arador sourit en retour et dit :

« Je suis né en Arnor, mais ma famille vit en Gondor maintenant, auprès du roi…toi qui vis à Minas Tirith, tu l’as déjà vu ? »

Eldarion se retint à grand’peine de rire, mais répondit :

« Oui, bien sûr… »

Il évita de faire l’éloge de son père, mais déjà Arador continuait :

« Tu as vu les princesses aussi ? Et la reine ?  Sont-elles aussi belles qu’on le dit ? »

Eldarion sourit et dit :

« Beaucoup plus, beaucoup… »

Sur ce point il ne mentait pas…Arador dit alors :

« J’espère un jour les voir de mes yeux… »

Eldarion quitta sa tunique de cuir, ne gardant que ses chausses et sa chemise, et se mit au lit en disant :

« Bonne nuit, Arador… »

Les deux garçons s’endormirent d’un sommeil de plomb…

Rivendell

Eladiel prie longuement près du tombeau de sa grand-mère, Gilraen. Une mante couvre ses épaules, malgré le printemps qui arrive, il fait encore frais.

Elle est morte bien avant sa naissance, mais ce qu’elle sait d’elle l’incite au respect, et elle considère comme un devoir de venir prier ici régulièrement…

Le silence du lieu l’aide à réfléchir, comme si l’esprit sagace et clairvoyant de sa grand-mère l’imprégnait encore après tant d’années.

Elle sent alors une main se poser sur son épaule, se retourne et reconnaît son oncle, Elladan. Il s’incline devant le tombeau et dit :

« Je savais pouvoir te trouver ici, Eladiel… »

Eladiel s’incline aussi et dit :

« J’aurais tant aimé la connaître… »

Elladan dit alors :

« Je l’ai bien connue autrefois, tu sais…elle était belle, intelligente, mais toujours si triste ! »

Eladiel reprend :

« Cela je sais pourquoi, mon grand-père est mort très tôt, alors que mon père avait seulement deux ans… »

Elladan présente son bras à sa jeune nièce, puis reprend, alors qu’ils marchent sous les tristes ramures du jardin :

« Pourtant, malgré cela, elle nous a aimés comme si nous étions ses enfants, et elle nous a donné l’affection d’une mère…de plus, elle nous a fait confiance, quand ton père a été adulte… »

Eladiel savait que son père avait souvent parcouru la Terre du Milieu avec ses oncles autrefois, à chasser l’orque et combattre Sauron…

Elladan continua :

« Gilraen possédait une grande clairvoyance, tu en as sans doute hérité, comme de notre côté, je pense…tu lui ressembles aussi, par certains côtés… »

Il s’interrompit, puis reprit :

« Toutes ces choses se sont passées bien avant que tu ne viennes au monde, jeune fille, mais il est vrai qu’elles ont une répercussion sur ce que tu es maintenant…mais tu ne dois jamais oublier une chose : tu es toi, Eladiel, et c’est le plus important. »

Eladiel dit :

« Cela je le sais, mon oncle, mais ce qui me pose problème est de savoir exactement ce dont je suis capable…j’essaie d’y voir clair dans ce que je suis. Jusque-là le problème ne s’était vraiment posé à moi, en tout cas jusqu’à l’âge de quinze ou seize ans, je savais que j’étais la princesse aînée du royaume de Gondor, avec un rôle bien défini, tout ce qu’il y a de plus normal. Mais maintenant ? Je sens que mes pouvoirs inspirent un peu la crainte… »

Elladan écouta soigneusement sa nièce, et lui répondit :

« Il y a toujours eu des princesses clairvoyantes dans la famille régnante de Gondor, même encore avant, à Nùmenor, et jamais personne n’a dit quoi que ce soit à ce sujet. La clairvoyance existait aussi dans le peuple, mais cela a presque disparu, parce que le sang de Nùmenor s’est dilué, mais il est resté quasiment pur dans la famille régnante, voilà pourquoi tu en es dotée à un tel niveau. »

Eladiel réfléchit un instant, et demanda :

« Nous avons aussi du sang elfe par la famille de mon père, je crois, mais j’ai lu quelque part qu’il était de tradition chez les chefs des Dùnedain de prendre femme dans leur propre lignée…je suis le résultat de plusieurs siècles de consanguinité. »

Cela l’effrayait quelque peu, mais Elladan dit :

« Je pense plutôt que c’est le sang elfe de ta mère qui a rompu cette boucle et a contribué à faire réapparaître la clairvoyance dans ta famille, et que tu ne seras pas la seule à posséder cela, tes sœurs en auront aussi, sans doute sous une autre forme…Eldarion possède déjà un instinct surdéveloppé, cela en est une forme. »

Eladiel admirait toujours le savoir de ses oncles, qui avaient vécu tant de temps, vu tant de choses, et elle apprenait toujours quelque chose en parlant avec eux.

Elladan, lui, était satisfait de voir sa nièce en bonne santé, remise de son choc émotionnel, équilibrée et curieuse de savoir. Elle avait retrouvé le calme dont elle avait toujours fait preuve, avait confiance en elle-même et en ses capacités, même si elle doutait encore, ce qui était normal. Il était de son rôle de l’aider à enfin voir clair en elle-même, ce qui augmenterait d’autant sa clairvoyance. Mais bientôt Eladiel serait prête à retourner vivre parmi les Hommes, et à affronter son destin…

Minas Tirith

Un Ranger agenouillé dit au roi :

« Les haradrim ont attaqué des fermes au sud du Gondor, Majesté, ils tuent et pillent tout ce qu’ils trouvent sur leur passage… »

Arwen, assise auprès de son époux, le regarde, attendant sa décision, mais Elessar n’hésite pas longtemps et dit :

« Envoyez un bataillon, et essayez de faire des prisonniers, je veux savoir ce qui se passe…mais surtout n’attaquez pas les premiers, je ne veux pas entrer dans la spirale de la vengeance. »

Le Ranger s’incline, et sort de la pièce, puis Arwen demande :

« Que vas-tu faire ? »

Elessar  regarde son épouse et dit :

« Je vais limiter les dégâts, et surtout essayer de savoir ce qui leur prend…nous vivions en bon voisinage depuis la Guerre de l’Anneau, pourtant. Mais je n’attaquerai pas… »

Arwen reconnaît bien là son époux, qui ne fait la guerre que lorsqu’elle est nécessaire, mais elle pense à Eldarion et espère qu’il ne se trouvera pas là bas.

Elessar dit alors :

« Non, j’ai envoyé Arbarad ailleurs, régler un autre problème…Eldarion est avec lui. »

Il prend alors la main de son épouse, et dit :

« Cette fois, nous combattrons chacun de notre côté, mais pour la même cause… »

Arwen plonge alors ses yeux violets dans le regard bleu de son époux, pour y lire une détermination sans failles…

Le temps des combats est revenu, pour la sauvegarde du monde des Hommes…

A SUIVRE


Commenter: Les retours de l'histoire
<< ( Préc ) ( Suiv ) >>


CrawlTrack: free crawlers and spiders tracking script for webmaster- SEO script -script gratuit de statistiques des visites des robots pour webmaster
Vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données vous concernant (loi « Informatique et Libertés » du 6 janvier 1978). Pour toute demande, adressez-vous à: webmaster de fanfic FR
Déclaration CNIL N°1043245
Tous les Logos et Marques de ce site sont la propriété de leurs auteurs respectifs. Les commentaires sont la propriété de leurs auteurs.

Page Générée en: 0.293 Seconds