
| Destinées entrecroisées | Auteur: hydraGundam | Vue: 5781 |
| [Publiée le: 2006-12-11] [Mise à Jour: 2008-11-15] | ||
| 13+ | Action-Aventure/Général/Romance | Commentaires: 35 |
|
Description: Eldarion, fils d'Elessar, et Eolain, fille de Faramir, n'ont rien en commun. Et pourtant... | ||
| Crédits: Les personnages originaux de l'oeuvre de JRR Tolkien ne sont pas à moi. |
||
| << ( Préc ) | ( Suiv ) >> |
Introspections[3083 mots] |
Publié le: 2007-01-22 | |
| Taille du Texte: (+) : (-) | ||
Arwen, doucement, étale du baume sur les blessures de son fils…il est surtout blessé aux mains, mais ce n’est pas grave. Pourtant, elle sait, même si Eldarion ne lui en parle pas, qu’une blessure plus cruelle encore malmène son cœur…
Depuis qu’il est rentré, il est distant mais elle sent qu’il fait un effort sur lui-même pour être identique à l’Eldarion qu’ils ont toujours connu…mais il ne sera plus le même, la vision de la réalité de la guerre l’a changé. Eldarion est grave, pensif, rarement un sourire empreint ses traits autrefois rieurs et gais, il prend le chemin de l’âge adulte dans la douleur.
Gentiment, il remercie sa mère qui refait son bandage, puis retombe dans ses pensées…Arwen pose une main légère sur son épaule, et sort de la pièce dans un léger froissement de soie. Elle traverse les couloirs et gagne le cabinet de travail de son époux. Elessar travaille à la lumière d’une bougie, sourit en voyant entrer son épouse mais son sourire se fige quand il voit son air soucieux. Il se lève, s’approche d’elle et dit :
« Qu’est-ce qui se passe, Arwen ? »
Arwen lève les yeux vers son époux et dit :
« Eldarion ne va pas bien du tout, on doit faire quelque chose… »
Elessar hoche juste la tête et dit :
« Je m’en occuperai…j’ai vécu ça moi aussi autrefois… »
Mais il sait bien que ce n’était pas pareil, sa première sortie avait eu lieu contre des orques, pas contre des pirates qui pour être des pirates n’en étaient pas moins des humains. Mais Eldarion doit s’endurcir, c’est nécessaire…
Eowyn finit d’inscrire dans son herbier les dernières herbes qu’elle a plantées et soupire…depuis une semaine que l’incursion chez les pirates a eu lieu, c’est à peine si Faramir lui a adressé la parole, ni à Eolain, d’ailleurs. Aurait-il percé le secret de sa fille aînée ? Probablement pas, Eolain arrive assez bien à cacher ses sentiments et craint assez son père pour le faire…
Eowyn souhaiterait pouvoir s’expliquer sur les raisons de son acte, mais comment faire quand son époux est absent les trois-quarts du temps ? Elle a beau lui dire qu’il devrait prendre garde à la blessure qu’il a reçue lors du combat, il ne l’écoute pas…que veut-il donc prouver ?
Arrive alors Eolain, vêtue d’une de ses robes habituelles d’inspiration rohirrim, un livre à la main, suivie de son frère cadet. Identique à elle-même, avec un rayonnement supplémentaire, encore son air de sauvageonne mais qui la rend encore plus féminine. De plus, petite touche supplémentaire, elle a tenté de discipliner ses cheveux en les torsadant et en nouant le tout avec un ruban bleu…elle explique quelque chose à son frère cadet, qui l’écoute avec intérêt. Pourtant, sous l’air enjoué de sa fille, Eowyn sent quelque chose d’autre, la tristesse, l’amertume mêlées de joie…Eolain a découvert la bataille qu’elle rêvait de découvrir, mais aussi la mort, l’odeur du sang ainsi que, paradoxalement, l’amour.
Boromir Eomer suit avec intérêt ce que lui explique sa sœur…Eowyn sait que son fils cadet est doué, il lit et écrit déjà très bien, il sera sans doute comme son père, devenu plus ou moins guerrier par force mais qui était profondément versé dans la connaissance des textes de l’ancien temps. Il aime apprendre, mais Faramir le considère encore comme un petit enfant…Eolain lui donne alors le livre, et le sourire de Boromir Eomer, si semblable à celui de son père, fait chavirer le cœur bouleversé d’Eowyn. Il sort en courant…
Eowyn, enfin seule avec sa fille aînée, dit alors :
« Tu es bien jolie aujourd’hui, Eolain… »
La jeune fille ne peut s’empêcher de rougir, et tente de s’expliquer :
« C’était plus pratique pour…euh… »
Mais elle s’empêtre dans ses explications, au grand amusement de sa mère qui poursuit :
« Allons, Eolain, cesse de t’inquiéter, je te taquinais seulement… »
Eolain regarde alors sa mère, et voit dans ses yeux une gravité certaine, signe qu’elle va lui parler sérieusement…alors lui vient cette certitude : elle a vu Eldarion l’embrasser. Elle demande alors à sa mère, n’osant cependant aborder le sujet :
« Tu crois que papa va me punir pour t’avoir accompagnée ? »
Eowyn secoue la tête et répond :
« Non, c’est à moi qu’il en veut avant tout…comment t’expliquer cela ? il ne nous en veut pas, il a juste eu une grande frayeur et son cœur a pris momentanément le dessus sur sa raison…il a eu peur pour nous, c’est tout. »
Et elle se dit in petto qu’il serait heureux de voir sa fille ainsi, plus femme de jour en jour…c’est peut-être cela qui lui fait peur, d’ailleurs.
Eowyn se décide alors, et dit à sa fille :
« Je vous ai vus, au camp… »
Eolain rougit violemment mais ne répond rien…Eowyn sourit et dit :
« Allons, ma fille, tu n’as pas à rougir de cela…qu’aurais-je à dire, moi ? ton père m’a embrassée sur le mur d’enceinte de Minas Tirith, près des Maisons de Guérisons, à la vue de tous… »
Eolain écarquille alors à cette idée, et demande :
« Il a vraiment fait cela ? je l’imagine mal… »
Eowyn sourit ingénument, plongée dans ses souvenirs, et dit :
« Eh oui, il l’a fait…il m’a tirée de mon abîme de tristesse… »
Eolain demande alors à sa mère :
« Mais pourquoi étais-tu triste, maman ? parce que tu étais malade ? »
Eowyn sait que sa fille est assez âgée pour comprendre maintenant, elle va avoir dix-sept ans, aussi lui explique-t-elle :
« En fait, à cette époque, je croyais aimer Aragorn, qui est devenu le roi Elessar…j’avais rencontré ton père aux maisons de guérisons, et nous nous promenions souvent ensemble dans les jardins, attendant des nouvelles de l’est où résidaient tous nos espoirs de victoire…mais l’armée vainquit, et mon frère me fit mander, mais je refusai de le rejoindre, restant triste aux maisons de guérisons. En fait, je ne savais pas quoi faire, je ne me sentais pas la force de voir Aragorn qui m’avait repoussée, je commençais à aimer l’Intendant et cela m’effrayait…tous ces sentiments se mêlaient dans mon cœur, mais ton père sut lire en moi, il comprit mes hésitations, et enfin je compris moi aussi. C’est alors qu’il m’a embrassée, haut sur les murs… »
Eowyn se souvient encore très bien de ce jour froid et venteux, il reste marqué à jamais dans sa mémoire. Elle sourit et dit à sa fille :
« Maintenant le reste est entre vos mains…mais n’oublie pas que je serai là si tu as besoin de moi… »
Eolain vient alors à sa mère, l’embrasse, et dans un léger froissement d’étoffe sort de la pièce. Eowyn reste seule, souriant encore à ses souvenirs mais se promettant de surveiller quelque peu le tempérament impulsif de sa fille aînée…pourtant, elle a pris sa décision : il faut qu’elle parle enfin avec son mari, dût-elle l’attendre jusqu’à une heure avancée de la nuit, la situation ne peut plus durer !
Quand Faramir entre dans sa chambre, fourbu, vers deux heures du matin, il a la surprise de trouver non Eowyn dormant tranquillement mais Eowyn bien réveillée, ses yeux gris grands ouverts, assise en chemise de nuit sur leur lit.
Etonné, il demande :
« Qu’est-ce que tu as ? tu es malade ? »
Eowyn lui répond :
« Non, pas du tout, je me sens très bien…mais je voulais discuter avec toi pour enfin mettre les choses au clair. »
Faramir s’assied avec précautions à cause de sa jambe blessée, embrasse son épouse sur le front et dit :
« Je t’écoute… »
Eowyn ramène une mèche de ses longs cheveux blonds en arrière et dit :
« Surtout ne m’interromps pas…j’ai parfaitement conscience d’avoir agi un peu vivement en partant toutes affaires cessantes, je sais que tu m’en veux pour cela mais pas autant que pour avoir emmené Eolain avec moi. Mais mon sang n’a fait qu’un tour en te sachant en danger, toi et nos deux fils…Eolain, même si tu ne le vois pas forcément, est une combattante hors pair parfaitement capable de se défendre seule, c’est pour cela que j’ai estimé utile qu’elle m’accompagne. Je pensais aussi qu’il était plus que temps qu’elle voie une vraie bataille, histoire de se rendre compte que ce n’était pas l’image qu’elle en avait… »
Faramir laisse son épouse parler, défendre son point de vue calmement, puis demande :
« Tu as fini ? »
Il regarde Eowyn avec un sourire sur les lèvres, lui caresse la joue et dit :
« Décidément tu as une imagination débordante, ma chère épouse…il est vrai que je t’en ai voulu, mais plus maintenant, je sais que tu nous as à tous sauvé la vie, ce dont je te rends grâce…mais il est vrai aussi que la place d’Eolain n’était pas dans cette bataille, même si je sais très bien qu’elle a les qualités que tu décris. Tu sais aussi bien que moi qu’elle ne pourra jamais être la guerrière qu’elle rêve d’être, ce n’est pas là son destin, je pense que c’est cela qui a motivé inconsciemment ton geste de lui montrer une vraie bataille… »
Eowyn se rebelle et dit :
« Me crois-tu donc si bête pour ne pas me reconnaître en ma propre fille ? Moi aussi je rêvais d’être une guerrière rohirrim qui en remontrerait aux hommes et qui deviendrait célèbre par son nom et non par son titre…mais il me fallait assumer les devoirs de femme de la cour, être belle, féminine, souriante ! Cela, Eolain peut l’être aussi, ne vois-tu pas qu’elle est plus femme chaque jour ? Elle peut garder ces qualités et devenir une femme accomplie, sans que tu lui imposes un carcan… »
Faramir reste interloqué, ne comprenant pas ce que son épouse essaie de lui dire…Eowyn continue :
«Mais oui, Eolain est presque une femme à présent, elle va avoir dix-sept ans sous peu… ce n’est plus une petite fille, et si tu étouffes ses qualités tu la perdras, car elle ne le supportera pas. »
Faramir sent Eowyn bouillonner, aussi essaie-t-il de lui faire comprendre calmement son point de vue :
« Eolain, aussi douée fût-elle, cela je ne le nie absolument pas, est née princesse, et il y a des devoirs à remplir…tu l’avais compris, toi, comme tu me l’as dit, mais j’aimerais qu’elle le comprenne aussi sans que je sois obligé de lui imposer quoi que ce soit. »
Pour la première fois, Faramir s’exprime clairement sur ses motivations…Eowyn sait qu’il a dû devenir guerrier en partie pour plaire à son père, lui l’intellectuel versé dans les connaissances de l’ancien temps, mais cela ne suffit pas à expliquer son comportement. Faramir souffre, mais elle ignore pourquoi…Eowyn reprend alors :
« Alors tu dois parler à Eolain comme tu me parles maintenant, comme à une adulte…si tu lui présentes les choses comme tu viens de me les présenter, elle comprendra, j’en suis sûre. »
Faramir acquiesce, et regarde longuement son épouse avec beaucoup de choses inexprimées dans le regard avant de dire :
« Elle a grandi trop vite…j’ai l’impression que j’ai encore devant moi une petite fille alors qu’elle est presque adulte…je n’ai pas eu de problème avec Aragorn Theoden, alors pourquoi ne parviens-je pas à enfin voir en ma fille une femme ? »
Il ose enfin exprimer les questions qu’il se pose depuis quelques temps…Eowyn connaît partiellement la réponse, mais elle sait que c’est à lui de la trouver. Cependant, Faramir s’est repris et déclare :
« Quoi qu’il en soit, il n’est pas question qu’Eolain fasse ce qu’elle veut…je lui parlerai. »
Eowyn soupire : retour à la case départ…le chemin sera long…
Eldarion, penché sur son bureau, est en train d’écrire…de nombreuses feuilles déchirées ou froissées jonchent le sol autour de lui. Fidèle au vœu qu’il a fait avant de partir en guerre, il tente d’écrire à Eolain, mais n’arrive absolument pas à rendre ce qu’il ressent avec des mots.
Il est tard, et le jeune prince commence un peu à perdre patience…on frappe alors, et entre son père en tenue de nuit. D’un coup d’œil, il comprend ce qu’est en train de faire son fils, et dit :
« Tu devrais songer à dormir, Eldarion… »
L’adolescent secoue la tête et dit :
« J’ai juré de faire cela, père, si je revenais vivant, je dois le faire… »
Même si Elessar ignore une grande partie de l’histoire, il est assez clairvoyant pour savoir ce dont il s’agit…il sourit légèrement et dit :
« Ah, rendre des sentiments avec des mots, que voilà quelque chose de difficile…je ne connais guère que la langue elfique qui permette de le faire suffisamment aisément… »
Eldarion demande :
« Tu as écrit à maman, autrefois ? »
Elessar secoue la tête :
« Non, mais nous n’en avions pas besoin, elle était toujours près de moi et j’étais toujours près d’elle, quelque soit le lieu où nous étions respectivement… »
Il parlait ainsi du lien télépathique qu’ils partageaient depuis bien longtemps maintenant, et qui lui avait sauvé la vie pendant la Guerre de l’Anneau…Elessar continua :
« Mais, si tu tiens absolument à lui écrire, laisse parler ton cœur, lui saura exprimer tes vrais sentiments…bonne nuit, Eldarion ! »
Eldarion sourit, et commença à laisser courir sa plume sur le parchemin tandis que son père sortait pour aller se coucher, rassuré sur l’état d’esprit de son fils.
Elessar marcha encore un peu dans les couloirs déserts, se revoyant autrefois, devant Elrond qui lui disait que ses propres yeux l’avaient trahi quant aux sentiments qu’il portait à Arwen. Il avait fallu beaucoup de sang, de sueur et de larmes pour qu’il ait enfin la joie de la revendiquer comme sienne, mais jamais il ne regretterait toutes les épreuves traversées…
Il sortit de sa rêverie en entrant dans sa chambre mais crut y être retombé quand il vit Arwen, vêtue d’une longue robe d’inspiration elfique qu’elle ne portait plus que rarement, qui regardait la lune, la main posée sur la balustrade de pierre blanche du balcon de leur chambre. Ses longs cheveux brillaient des pâles reflets lunaires et elle chantonnait quelque chose qu’il ne reconnut pas…elle était si belle qu’il en resta le souffle coupé.
Arwen alors se retourna, et se mit à rire en voyant l’expression de son mari :
« Eh bien, on dirait que tu as vu un fantôme ! »
Elessar s’approcha de son épouse, l’embrassa sur le front et dit :
« C’est en quelque sorte cela, Arwen…j’ai cru te revoir sur la colline de Cerin Amroth, dans la lointaine Lothlorien, ce jour où nous marchions tous les deux parmi l’elanor et le niphredil… »
Arwen rit et dit :
« Si c’est une façon de me demander si j’ai des regrets, non, je ne n’en ai aucun, même si j’aime parfois à me rappeler les manières et les chansons de mon peuple…j’ai fait mon choix il y a bien longtemps. »
Elessar prit la main de son épouse et la baisa, puis il dit :
« Je viens d’aller voir Eldarion…il tente d’écrire une lettre… »
Ces simples mots suffisaient à faire comprendre à Arwen de quoi il s’agissait…elle sourit et dit :
« La nuit est plus propice à écrire ce genre de choses…cela le distraira de son vague-à-l’âme… »
Et tous deux restèrent là, main dans la main, à regarder la lune…
En se réveillant, Faramir ne se sent pas bien, sa jambe blessée le brûle et il se sent fiévreux…Près de lui, Eowyn dort encore, il n’ose pas la réveiller et essaie de se lever, mais, affaibli, il tombe à terre.
Cette fois, elle se réveille, ouvre les yeux et le voit ainsi. Prestement, elle se lève et l’aide à se remettre sur le lit. Prise d’une inspiration soudaine, elle soulève le bandage et constate que la blessure est partiellement infectée…elle lui demande alors :
« Tu l’a bien changée et désinfectée tous les jours ? »
Faramir répond, un peu gêné sous le regard inquisiteur de son épouse :
« Je n’avais pas toujours le temps… »
Eowyn soupire et rétorque :
« Eh bien tu vois le résultat : elle est infectée, d’où la fièvre que tu as et la douleur… »
Elle se lève, pose un châle sur ses épaules, va prendre un pot sur une étagère qui contient une poudre qu’elle saupoudre dans un verre d’eau avant de le tendre à Faramir :
« Tiens, bois ceci, tu devrais te sentir mieux… »
Puis elle va chercher une boîte, en sort de la charpie, une décoction désinfectante et entreprend de désinfecter la blessure avant de remettre un pansement propre dessus. Elle déclare ensuite :
« Tu vas te reposer quelques jours…tu l’aurais déjà dû juste après la bataille mais, vu que tu n’as rien voulu entendre, tu n’a plus le choix… »
Faramir proteste :
« Mais, j’ai du travail… »
Eowyn, qui rangeait son coffret, se tourne vers lui et dit :
« C’est un prétexte, mon cher époux…je sais que la trahison de ton ami t’a affecté, et que tu te sers de ton travail pour échapper à cela. Là, tu vas pouvoir profiter de la compagnie de tes enfants, ils seront ravis de te tenir compagnie, ainsi que moi… »
Elle pense que rester au calme et réfléchir un peu ne peut lui faire que du bien, il en a besoin, elle sent aussi que trop de choses s’entrechoquent dans sa tête et qu’il a besoin de les évacuer, d’une façon où d’une autre…
Faramir se rend :
« D’accord, je vais me reposer…fais appeler mon ordonnance, il ira diriger les travaux à ma place… »
Eowyn s’habille prestement, et envoie un serviteur chercher l’ordonnance de son époux. C’est alors qu’elle voit Eolain, déjà habillée en cette heure de la matinée, marcher dans le jardin, l’air mélancolique mais heureux…Eowyn sourit : cette vision d’Eolain, habillée d’une tunique longue légère d’inspiration masculine mais si féminine dans ses traits et sa façon de se tenir est caractéristique du caractère de sa fille aînée…
Mais elle n’a pas le temps de s’arrêter à cela, elle sait qu’avec Faramir présent à la maison l’explication entre lui et Eolain va enfin pouvoir avoir lieu, et qu’il en sortira quelque chose de positif pour les deux protagonistes qui restent tous les deux sur un malentendu…
Le soleil levant inonde Emyn Arnen de ses rayons sanglants, se reflétant sur les cheveux dorés et la robe blanche d’Eowyn et lui donnant un air éthéré…
| << ( Préc ) | ( Suiv ) >> |