Ne pas suivre ce lien !
Bienvenue sur Les fanfictions (fanfic ou fanfiction) de Fanfic FR

Fanfic Fr


Publiez et gérez vos fanfics en ligne

Langage SMS Interdit !
 Créer un compte. 8 janvier 2009 Accueil | FANFICTIONS | Votre Compte | Reportages | Tous les Sujets

Sommaire

 

Accueil


 

FANFICTIONS


 

Lecture


 

Entre Vous


 

Infos Perso


 

Divers


 

Internet & Liens



Partenaires


Japon Online

Bienvenue sur le site des fanfictions de Keina et isy

Mutantx-fr.net

Alice 19th

des centaines de poèmes, citations et bientôt des livres virtuelles ainsi que des biographies

Pensées de l Aube: Le Forum où Vous Avez la Parole !

Stellar Fan Fic Library

Fictions, héros et analyse

Manga Café

Visiter le site de BulleJapon (Lien externe)

Le monde d'Edenya

[ Nos Partenaires ]

ShoutBlock

Liste des connectés


kem


ShoutBlock

Derniers Blogs Modifiés


Evénements à venir


Derniers liens


Anciens articles


[ Tous les articles ]

Accueil des Fanfics Liste par Auteurs/Date Recherche Hasard...

Livres-Romans

 > 

Le Seigneur des Anneaux



Destinées entrecroisées   Auteur: hydraGundam Vue: 5792
[Publiée le: 2006-12-11]    [Mise à Jour: 2008-11-15]
13+ Action-Aventure/Général/RomanceCommentaires: 35
Description:
Eldarion, fils d'Elessar, et Eolain, fille de Faramir, n'ont rien en commun. Et pourtant...
Crédits:
Les personnages originaux de l'oeuvre de JRR Tolkien ne sont pas à moi.

<< ( Préc ) ( Suiv ) >>

Commenter: Méditations

Méditations

[6187 mots]
Publié le: 2006-12-15Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)

Chapitre 3 : Méditations

 

Emyn Arnen

 

Eolain est assise à l’encoignure d’une fenêtre, elle regarde dehors de temps à autre tout en essayant de se concentrer sur un travail d’aiguille. Elle porte une robe blanc cassé au corset vert ouvragé, telle qu’en portait sa mère autrefois en Rohan, aux manches mi-longues dont les pans retombent gracieusement de chaque côté de ses bras…

Voilà deux mois déjà qu’elle est revenue de sa folle équipée pour fuir son destin, et il semble que celui-ci ait fini par la rattraper. Son père, rassuré, a cependant exigé que dès maintenant elle commence à se comporter comme la princesse qu’elle est, elle doit donc à présent porter des robes et suivre tous les jours des cours de maintien et de savoir-vivre.

Tournant la tête pour trouver ses ciseaux de broderie, elle voit, posée dans un coin, son épée, Elewinë, dont il lui est interdit de se servir jusqu’à nouvel ordre, et des larmes silencieuses coulent sur ses joues….on lui interdit également de sortir, à plus forte raison de chevaucher, et elle reste enfermée, à pratiquer les arts dévolus aux femmes.

 

            Faramir est assis dans son bureau, il lit un document sans grande conviction…en fait, il pense à sa fille. Il sait bien qu’Eolain n’est pas comme les autres, mais il faut bien qu’elle comprenne qu’étant princesse d’Ithilien elle n’a d’autre choix que de se marier avec celui qu’il lui aura choisi afin de perpétuer sa lignée. Et pourtant, il sait que sa fille est grande guerrière et grande cavalière, et que c’est gâcher des talents pareils.

Il a eu tellement peur en la voyant, sanglante, semi-dévêtue, l’épée à la main, peur qu’elle ne meure, peur qu’il lui soit arrivé quelque chose, mais le Roi l’a guérie, et Eowyn a confirmé qu’elle était encore vierge. Mais il n’est plus question maintenant de la laisser faire ce qu’elle veut, il a eu assez peur comme ça, et Eolain est assez âgée maintenant pour assumer son destin de princesse…

 

Palais de Minas Tirith

 

Eldarion est penché sur un livre, et en explique le contenu aux jumelles. Il s’agit là de l’histoire de leur famille, et elles doivent l’apprendre comme lui l’a fait autrefois. Elsea lui pose alors la question :

« Mais pourquoi alors les Intendants ont-ils régné ? Père était déjà né, il aurait pu revenir et prendre son trône… »

Eldarion sourit à sa sœur et dit :

« Ce n’est pas aussi simple, tu sais, il vivait dans la maison d’Elrond, à Rivendell (Ndla : Fondcombe en français), où Gilraen, épouse d’Arathorn, notre grand-père, l’avait emmené car il était trop jeune quand mourut son père…la lignée de Mardil l’Intendant gardait alors le trône en attendant le retour du Roi légitime, notre père donc… »

Elya, la seconde jumelle, demanda alors :

« Pourquoi a-t-il mis tant de temps ? »

Eldarion, un peu excédé, dit alors à ses sœurs :

« Je vous suggère de le lui demander…mais s’il n’avait pas vécu à Rivendell il n’aurait pas rencontré notre mère, et nous ne serions pas là. »

Laissant les jumelles méditer sur cela, il sortit de la pièce pour aller faire ses propres devoirs. Ce n’était pas qu’il n’aimât pas ses sœurs, mais il avait besoin de rester seul…

Depuis son retour au palais, il se sentait oppressé, mais n’en avait parlé à personne ni pendant sa convalescence ni même maintenant. Son père lui avait dit à quel point il était fier de lui, mais Eldarion se sentait encore indigne de faire face à sa charge…il y avait autre chose aussi, dont il n’avait non plus parlé à personne et qu’il gardait précieusement pour lui : Eolain, sa beauté, son courage lui avaient percé le cœur d’une flèche acérée.

Lentement, il traversa les couloirs du palais pour gagner la bibliothèque, mais s’arrêta près d’une fenêtre pour regarder en bas, les champs du Pelennor, théâtre autrefois d’une grande bataille, et se dit qu’il avait beaucoup à faire pour devenir aussi vaillant que ceux qui avaient pris part à cette bataille.

Mais le vague-à-l’âme de son fils n’avait pas échappé à Arwen, qui, avec un petit sourire en coin, se dit qu’il ressemblait vraiment à son père, mais garda cela pour elle.

Quand Eldarion entra dans la bibliothèque, Eladiel et Eowyn étaient plongées chacune dans un livre, et il remarqua que celui d’Eladiel était écrit en elfique. De tous les enfants royaux, c’était elle qui maîtrisait le mieux cette langue, et certains érudits n’hésitaient pas à la dire réincarnation de Lúthien, qui quitta autrefois son peuple pour épouser Beren. Mais Eldarion espérait que son destin serait plus réjouissant que celui de l’illustre ancêtre. Il se dit aussi qu’il était tout de même étonnant qu’avec le sang elfique qu’il y avait dans la famille, aussi bien du côté de sa mère que de celui de son père, aucun d’eux n’eût de pouvoirs plus forts. Il prit un livre, s’assit près de ses sœurs et commença à rédiger son devoir sur parchemin…

 

Minas Arnen

 

« Une duègne ? »

Les yeux d’Eolain s’écarquillèrent de surprise…Faramir reprit :

« Exactement. Elle te suivra partout et supervisera ton éducation, comme il convient à une jeune fille de ton rang. Maintenant, tu peux te retirer… »

Eolain fit une rapide révérence à son père et sortit de son bureau, encore sous le choc. Il ne manquait plus que cela ! on lui ôtait déjà toute liberté, le fait d’avoir une vieille femme acariâtre sur le dos toute la journée couronnait le tout. Elle découvrait dans les larmes et la douleur l’apprentissage que sa mère avait fait, c’est-à-dire que sa vie ne lui appartient pas et qu’elle ne peut être ce qu’elle veut…une femme, en temps normal, ne combat pas à l’épée et ne monte qu’en amazone.

La jeune princesse serre les poings jusqu’à se faire mal, mais sait bien qu’elle n’a plus qu’à obéir à son père…

Eowyn voit de loin la douleur et la frustration de sa fille, et se dit qu’il faut absolument qu’elle tente de raisonner son mari, sinon il perdra Eolain, et à jamais cette fois. Jamais elle n’acceptera d’être enfermée dans cette cage dorée qu’elle-même craignait tant autrefois…

Pourtant, elle sait que cela part d’un bon sentiment, qu’il veut ainsi protéger leur fille aînée, mais il ne fait que refermer un carcan sur elle. Décidément, Eolain lui ressemble de plus en plus, en ayant ses travers, elle sait bien qu’elle est parfaitement capable de secouer ce carcan comme elle-même l’a fait autrefois, et que ce serait cette fois pour la perdre définitivement…

 

Minas Tirith

 

Eladiel répète les gestes qu’elle aura à accomplir lors des cérémonies d’anniversaire du couronnement, qui a eu lieu dix-neuf ans auparavant. Ses cheveux sombres volent au vent qui souffle sur l’esplanade, près du Rath Dinen, où a été couronné son père, et tranchent avec sa robe bleu clair, lui donnant encore plus un air éthéré qu’elle a déjà de nature. Cependant, la jeune princesse de dix-huit ans pense à son frère…Eldarion n’a pas encore voulu vraiment se confier sur la raison de sa fuite, deux mois auparavant, mais elle le sent distant, enfermé dans quelque chose qu’il est le seul à voir et qui le mine. Dans sa grande clairvoyance, leur père l’a pris avec lui cet après-midi ensoleillé d’avril, afin d’essayer de le soulager. Tous deux sont partis à cheval il y a près d’une heure.

Eladiel se retourne, et regarde la plaine qui s’étend devant elle…cette année, les cérémonies du couronnement seront très fastueuses, et toute la famille royale y prendra part, y compris les jumelles, qui en ont maintenant l’âge. De nombreuses personnes sont invitées, de toutes races et de toutes origines, et elle-même, en tant que fille aînée du roi, tiendra sa couronne et fera une libation devant lui pour célébrer ses dix-neuf années de règne. A cette occasion aura lieu un grand bal, où son père espère qu’elle rencontrera un prétendant, elle est en effet largement en âge de se marier à présent et elle est surtout un parti des plus enviés de toute la Terre du Milieu. Mais Eladiel préfère consacrer son temps au développement de ses dons divinatoires et à l’étude, qui convient mieux à son tempérament calme et réservé…

 

            Elessar fait un signe à son fils :

« Nous allons nous arrêter ici un moment… »

Eldarion obéit, descend de cheval et le conduit au fleuve afin de le faire boire. Son père fait de même… Elessar s’assied ensuite auprès d’un arbre et dit :

« C’est cela qui me manque le plus depuis que je suis roi : chevaucher librement, errer dans la Terre du Milieu sans me soucier du lendemain…tu devrais en profiter plus souvent dès lors que tu le peux encore… »

Eldarion se contente de hocher la tête, sans répondre à son père. Elessar demande alors :

« Maintenant, nous sommes seuls, entre hommes, et j’aimerais que tu me dises pourquoi tu t’es enfui. Je ne vais pas te juger, je veux juste savoir, pour modifier mon comportement si j’ai une responsabilité là-dedans… »

Eldarion reste silencieux un moment mais, sous le regard bleu bienveillant de son père, il commence :

« J’ai fait un rêve, père, où je vous vois mourant, sanglant, sur le trône, et je tiens Anduril en main. Vous me dites alors que je n’ai pas su vous protéger, que je suis indigne de vous succéder…pourtant j’essaie d’en être digne, je vous le jure, père ! »

Les larmes montent aux yeux du jeune prince, qui les réfrène difficilement. Il continue alors :

« Ce rêve est prémonitoire, je le sais car il y a dans notre famille des pouvoirs divinatoires depuis des générations…alors je suis parti, pour vous protéger, pour protéger la famille. Pourtant, le destin m’a rappelé auprès de vous, je ne sais pourquoi… »

Alors Elessar a enfin les pièces manquantes, qui complètent l’histoire racontée par Eladiel lors de la découverte du départ d’Eldarion. Il comprend aussi l’acharnement de son fils à travailler, à se surcharger, il veut être digne de lui…

Elessar regarde alors son fils avec tendresse mais gravité, et lui dit :

« Tu ne m’as jamais déçu, Eldarion, et cela depuis que tu es venu au monde. Ce rêve est l’expression de tes propres craintes, je ne mourrai pas par ta main ni par ta faute et je le sais fort bien, je l’ai toujours su…je sais aussi que tu me succèderas, ton destin est de devenir roi après moi, et personne n’y peut rien changer. Ne t’épuise pas, il n’est pas encore temps pour toi, il te reste à apprendre et mûrir… »

Les lèvres d’Eldarion tremblent, et il éclate soudain en sanglots, libérant la tension accumulée ces derniers mois. Elessar prend son fils dans ses bras, et le laisse pleurer, comprenant qu’enfin cette ombre qui planait sur lui va disparaître…

 

Emyn Arnen

 

Faramir, l’œil aux aguets, observe le jardin où se promène Eolain, accompagnée de sa duègne. Cédant à son épouse, il lui a permis de sortir de sa chambre, mais il n’est pas tranquille : ne va-t-elle pas encore essayer de s’enfuir ? Prenant avec lui ses parchemins, il descend dans le jardin et, faisant mine de travailler, observe sa fille. Eolain se tient droite, digne, mais la dame respectable qui lui sert de duègne ne cesse de la rabrouer :

« Mademoiselle, ne faites pas ainsi… Mademoiselle, une princesse ne se comporte pas ainsi… »

Pourtant Eolain fait des efforts, mais elle a l’impression que sa duègne ne les voit pas. Avisant alors son père, elle se précipite vers lui et se jette à ses genoux, sanglotant…

Faramir relève le charmant visage de sa fille et dit :

« Allons, Eolain, je te croyais plus courageuse que cela…apprendre à te comporter comme une princesse n’est pas plus difficile que d’apprendre l’épée ou l’équitation. »

Mais Eolain ne le veut pas, de toutes ses forces elle lutte pour rester ce qu’elle est…après un dernier regard implorant à son père, elle s’enfuit et rentre dans le palais. Aveuglée par les larmes, elle court droit devant elle…et percute son frère aîné, Aragorn-Theoden. Celui-ci la remet gentiment sur pied et lui demande :

« Qui fuyais-tu ainsi, petite sœur ? »

Aragorn-Theoden a bien remarqué le changement de régime imposé à la plus sauvage de ses sœurs, mais il ne sait quoi faire pour l’aider. Lui-même, héritier du titre d’Intendant, est soumis à un régime particulier, et donc il comprend ce que souffre sa sœur. Pourtant, en la voyant ainsi, en larmes, elle lui fait penser à une fleur qui s’étiole, comme privée de soleil et d’eau. Eolain est trop indépendante pour qu’on l’enferme, et il sait que l’enfermer dans ce rôle de princesse bien sage serait comme la tuer.

Il prend sa sœur dans ses bras, et la serre contre lui en disant :

« Allons, ne pleure plus, tu es trop courageuse pour cela… »

Eolain relève alors la tête en reniflant, et Aragorn-Theoden dit, un sourire sur son visage :

« Tu seras la plus belle et la plus courageuse princesse qu’on ait jamais vue en Ithilien, et nous savons tous que tu feras honneur à notre nom… »

Eolain sourit alors, d’un tout petit sourire, et embrasse son frère avant de continuer son chemin. Il a toujours su lui remonter le moral, et elle se sent mieux…

D’une pièce près de là, elle entend des cris, et, entrebâillant la porte, elle voit sa sœur Arwen, douze ans, et son petit frère Boromir Eomer jouer ensemble…tristement, elle s’éloigne, car elle sait que le temps de l’enfance et de l’adolescence est passé pour elle, qu’on lui demande maintenant d’être adulte trop vite. Boromir qui l’a vue sort de la pièce comme une furie et vient s’agripper à sa robe en réclamant un baiser. Attendrie par la tendresse de son petit frère à son égard, Eolain le prend dans ses bras et l’embrasse. L’enfant jette alors ses bras autour du cou de sa grande sœur, et l’embrasse lui aussi. Arwen pose sa main sur l’épaule de sa sœur aînée et dit :

« Ne t’inquiète pas, père redeviendra normal bientôt, il a eu juste très peur… »

Arwen, malgré son jeune âge, est très mûre et Eolain espère de toutes ses forces qu’elle dit la vérité…

 

·        Les préparatifs de la cérémonie

 

Arwen, accompagnée des jumelles et d’Eowyn, sa seconde fille, brode soigneusement les linges qui seront utilisés lors de la cérémonie de célébration. Elsea, appliquée, n’est pas vraiment douée pour cela, et sa mère doit souvent l’aider, comme elle aide sa sœur également. Eowyn, elle, n’a plus besoin de l’aide de sa mère depuis longtemps, et son aiguille agile court sur le fin tissu en y laissant des marques argentées. Le tissu brodé d’argent et d’or chatoie sous le soleil qui inonde la pièce en cette fin d’après-midi de printemps.

De temps en temps, le regard de la reine se porte vers la fenêtre qui donne sur les champs du Pelennor…en effet, Eladiel et son escorte sont partis à la rencontre d’une autre escorte, celle qui vient de Rivendell et accompagne ses frères Elladan et Elrohir, qui viennent assister à la cérémonie qui aura lieu dans dix jours maintenant. Quand Elrond s’est embarqué aux Havres, ils ne l’ont pas suivi, et vivent toujours à Rivendell, quand ils ne mènent pas leur vie errante habituelle.

Arwen est heureuse de les revoir, car il y a bien longtemps maintenant qu’ils sont venus à Minas Tirith, mais lui manque la présence de son père…une ombre fugitive passe sur son visage, puis la sérénité lui revient en pensant à toutes les autres personnes qu’elle et Elessar estiment qui ont été invités : Legolas, fils de Thranduil, qui fut l’un des Compagnons de l’Anneau et enseigna Eldarion en son jeune temps, son indéfectible ami le Nain Gimli fils de Gloin, ainsi que les Hobbits qui firent partie de la Communauté, Samwise Gamegie, son épouse et ses treize enfants, Meriadoc Brandebouc, Grand Ecuyer de Rohan, et Peregrin Touque…cependant, Sam avait fait savoir qu’il ne pourrait venir, ses charges de maire le retenant en Comté, mais qu’il enverrait son fils aîné, Frodo Gardner, pour le remplacer, et Merry et Pippin avaient accepté avec enthousiasme. Ainsi autour d’Elessar serait en partie reconstituée la Communauté, bien qu’il manquât, hélas, deux de ses membres les plus fameux, Frodo et Gandalf, partis maintenant au-delà de la Mer depuis bien des années avec Elrond et Galadriel, porteurs des Trois.

Soudain, un cri d’Elsea la rappelle à la réalité :

« Ils arrivent, maman, ils arrivent !! »

Elles ont vu le cortège arriver de la plaine, mais elles n’ont pas le temps de se précipiter que leur mère les rappelle à l’ordre :

« Comportez-vous bien devant vos oncles, mes filles, vous êtes grandes maintenant… »

Voyant côté à côté Eowyn et les jumelles, elle ne put s’empêcher de se dire à quel point elles se ressemblaient, toutes trois brunes aux yeux bleus, mais elles avaient toutes un caractère si différent, Eowyn fine et féminine, déjà femme dans sa mise et dans ses gestes, Elsea et Elya, encore enfants, plus impulsives…pourtant, en les regardant, par la finesse de leurs attaches, il était évident pour n’importe qui qu’elles avaient du sang elfe, ce qui les rendaient encore plus jolies, d’ailleurs…

Arwen se retourna alors vers la porte pour accueillir ses frères…Elladan et Elrohir, portraits vivants de leur père Elrond, entrèrent alors et allèrent à leur sœur pour la saluer, puis ils se tournèrent vers leurs nièces intimidées et demandèrent à Arwen :

« Sont-ce là tes filles ? »

Arwen mit sa main sur l’épaule d’Eowyn et d’Elsea et répondit :

« Oui, vous avez ici Eowyn, qui a treize ans, et les jumelles Elsea et Elya, qui en ont onze…Eladiel, qui est venue vous chercher, a dix-huit ans et Eldarion, qui va arriver, en a seize. »

Les jumeaux sourirent à leurs nièces, et les embrassèrent. Puis Elladan dit :

« Eladiel est, comme toi, la réincarnation de l’âme de Lúthien, j’en jurerais… »

Arwen se contenta de hocher la tête…Entrèrent alors Elessar et Eldarion. Le roi connaissait bien ses deux beaux-frères, ayant passé sa jeunesse et une partie de son âge viril à chevaucher en leur compagnie, et il fut heureux de les revoir. Puis les deux jumeaux saluèrent leur neveu, et Elrohir s’exclama :

« Par ma foi !  ce garçon est semblable au jeune Estel qui chevauchait avec nous il y a bien longtemps… »

Elessar regarda son fils en souriant et dit :

« Et je prédis qu’il sera plus courageux que moi à cette époque… »

Eldarion rosit légèrement, mais ne dit rien…

 

Emyn Arnen

 

Eolain, calme et triste, laissait sa duègne et sa mère finir les dernières retouches de la robe qu’elle porterait au bal de Minas Tirith. Pourtant, la robe est magnifique, tout de soie et de dentelles blanches, mais Eolain paraît complètement étrangère à ce qui l’entoure. Eowyn coud sans dire un mot, mais est inquiète pour sa fille, la flamme qui l’habitait semble s’être éteinte, emportant avec elle ce qui était l’essence même de l’âme d’Eolain. Faramir, en voulant protéger sa fille, ce qui partait d’un bon sentiment, en voulant aussi qu’elle se comporte en princesse, en avait fait un fantôme, car elle semblait retirée en un monde particulier dont personne hormis elle-même n’avait la clé.

Alors, la dernière couture faite, Eowyn renvoie la duègne et dit à sa fille :

« Tu es belle, Eolain, tu es magnifique… »

Elle voit alors que des larmes silencieuses coulent des yeux de sa fille, tout ce qu’elle ne peut plus retenir s’échappe. Eowyn ne dit rien de plus, se contentant de la prendre dans ses bras, laissant l’orage passer. Eolain pleure longuement dans les bras maternels, le seul endroit où elle se sente encore bien, et finit par relever la tête…Eowyn observe longuement les yeux gris de sa fille, si semblables aux siens, et dit :

« Nulles ténèbres ne sont faites pour durer, ma fille, ce fut ces mots que ton père me dit autrefois, sur le mur de Minas Tirith, alors que mon cœur était envahi par l’ombre et que je marchais dans le brouillard…même s’il te paraît injuste, il ne veut que ton bonheur, simplement il a eu tellement peur de te perdre qu’il tombe dans l’excès inverse… »

Eowyn sourit alors et dit :

« Nous irons tous à Minas Tirith bientôt, et tu seras la plus belle débutante qu’on ait vu… »

Elle remarqua qu’au nom Minas Tirith l’œil d’Eolain s’était éclairci, et alors il lui sembla comprendre quelque chose…

 

Minas Tirith

 

Le soir tombe sur le palais, et Eldarion, assis auprès d’une fenêtre, observe le soleil qui se couche, teintant de sang et or la Tour Blanche.

Mais le jeune prince n’observe pas ce spectacle, il regarde vers l’Ithilien, et son regard se perd là-bas, où se trouve la dame de ses pensées.

Arwen regarde son fils, mélancolique et contemplatif, et croit revoir son père marchant dans l’elanor et le niphredil de la colline de Cerin Amroth, en ce jour où ils se jurèrent leur foi, et en cet autre jour, à Rivendell où elle lui donna l’Evenstar pour l’aider dans sa quête. Les hommes de sa famille avaient l’amour contemplatif, semblait-il… 

Mais elle ne pouvait laisser Eldarion ainsi, il fallait en parler à son père car il était plus de son ressort d’aider l’adolescent.

Ce soir-là, alors qu’ils sont au lit et qu’ils lisent tous deux, Arwen demande alors :

« Tu n’as rien remarqué, chez Eldarion ? »

Elessar, pris au dépourvu, répondit :

« Non…je ne crois pas. Pourquoi ? »

Arwen sourit doucement : le père ne pouvait se voir lui-même chez son fils. Elle reprit :

« Ton fils est amoureux…vous êtes tellement semblables, tous les deux, vous devenez mélancoliques quand l’amour vous tient…. »

Elessar ouvrit des yeux ronds et demanda :

« Mais de qui ? »

Il se reprocha soudain d’avoir posé cette question, la réponse en était évidente :

« La fille de Faramir, Eolain…c’est logique, finalement. »

Elessar resta pensif un moment et dit :

« Laissons-le mener sa barque à son gré, évitons juste qu’il n’aille trop loin, nous l’aiderons juste s’il nous le demande ou si nous voyons qu’il en a besoin… »

Arwen pensait bien qu’il dirait cela, mais elle ne put s’empêcher d’ajouter avec un soupir :

« Le temps passe tellement vite, notre fils a déjà presque atteint l’âge d’homme…Cela fait-il si longtemps que nous sommes mariés ? »

Elessar se tourna vers son épouse et dit :

« Oui, mais je ne regrette aucune des minutes que j’ai vécues, sauf peut-être celles où tu n’étais pas là, où tout sombrait dans l’ombre et que nous étions le seul rempart contre Sauron. J’ai souvent rêvé de toi à cette époque, mourante, et je suis parti à la Porte Noire en ignorant si tu vivais encore, tentant de conserver un espoir de te revoir vivante…j’avais laissé l’espoir aux Hommes en partant, je n’en avais conservé que peu pour moi, comme me l’avait dit ma mère la dernière fois que je l’avais vue. Cet espoir m’est revenu quand je t’ai vue, brillante, si belle sous le soleil, et il ne m’a plus jamais quitté…tu es mon espoir à jamais. »

Et il l’embrassa tendrement. Arwen sentit les larmes venir à ses yeux, jamais il ne lui avait dit d’aussi belles choses…il la regarda en souriant et dit :

« Allons, dame de mon cœur et de mes pensées, ne pleure pas, je ne peux supporter de voir tes beaux yeux noyés…et ne t’inquiète pas pour Eldarion, il doit maintenant faire ses propres expériences. »

Et il l’embrassa encore…

 

Le lendemain

 

Elladan et Elrohir se mesurent au tir à l’arc avec Eldarion sur le champ écrasé de soleil. La cible est placée à environ trente mètres, et le prince, seulement vêtu d’une tunique de tissu léger et d’un pantalon court, essaie de l’atteindre. Tous trois utilisent des arcs elfiques finement ouvragés, Eldarion en possède un donné par Legolas, qui fut son professeur autrefois, l’arc de la Lothlorien offert autrefois par Galadriel. Avant de retourner à la Forêt Noire, Legolas a estimé qu’il devait revenir à l’arrière-petit-fils de Galadriel en reconnaissance des services rendus autrefois. Mais il a attendu qu’Eldarion soit suffisamment doué dans son art pour le lui donner. C’est un arc en bois dont les branches sont renforcées d’ivoire, liées par un fil d’or et la poignée finement ouvragée et sculptée.

Eldarion transpire, mais ses deux oncles pas du tout, et il les envie pour cela. Il encoche sa flèche, l’ajuste sur la corde, tire sur la corde et vient à son point d’ancrage sans effort apparent. Il vise soigneusement, puis lâche la corde d’un coup sec. La flèche part bien droite et va se ficher au centre de la cible.

Elladan regarde alors son jeune neveu et dit :

« Legolas t’a bien appris, mais es-tu capable de tirer sur une cible plus lointaine encore ? »

Sur un signe de son frère, Elrohir va éloigner la cible. Eldarion se concentre, respire un bon coup, lève l’arc tout en tirant le bras de corde en arrière, ancre sous le menton de façon stable, mais la cible au loin lui apparaît floue, et il doit se concentrer davantage pour la voir car il ne dispose pas de l’excellente vision des elfes. Il lâche soudain mais la flèche se fiche à droite du centre.

Elladan dit alors :

« Tu dois être capable d’anticiper la trajectoire de la flèche, pour le reste tu tires très bien…mais avec un peu de pratique tu deviendras aussi doué d’un archer elfe. »

Eldarion sourit et rosit sous le compliment…arrive alors Eowyn qui court :

« Vite, viens, Eldarion, ils arrivent ! ils arrivent ! »

Eldarion s’excuse auprès de ses oncles et suit sa sœur cadette. Passant par sa chambre, il enfile une tunique légère en coton, frappée elle aussi de l’arbre blanc et des sept étoiles, et gagne la grande salle. Là se tiennent ses parents et Eladiel en compagnie de deux personnes : Legolas et Gimli. Eldarion sourit à son ancien professeur, qui n’a absolument pas changé, et Gimli le nain, de sa grosse voix qui lui faisait tant peur quand il était petit, dit alors :

« Eh, il a bien grandi le petit, il a toute la prestance d’un Nain avec de la taille en plus ! »

Eldarion salue Gimli, ne sachant quoi répondre à cela. Même s’il est plus grand maintenant, la grosse voix du Nain l’impressionne encore.

Arwen se souvient alors d’une anecdote amusante…

 

An 3020 du Troisième Age, mois de mars

 

Arwen est assise près du berceau de sa fille Eladiel, qui est née deux semaines auparavant, le 27 février. Le bébé dort profondément, et sa mère observe son minuscule visage aux traits fins…elle sera probablement très belle plus tard.

Entre alors Elessar, qui dit :

« Tu te sens mieux ? Es-tu en état de recevoir une visite ? »

Arwen acquiesce…Elessar reprend :

« Des amis sont venus nous rendre visite… »

Entrent alors Legolas et Gimli. Ils saluent la reine et Legolas dit :

« Nous sommes venus dès que nous avons su pour vous apporter nos félicitations et nos vœux de bonne fortune à l’enfant…pourrions-nous le voir ? »

Arwen répondit :

« Je vous remercie, Legolas Thranduillion, de vos vœux… »

Et elle écarta le rideau de gaze derrière lequel dormait sa fille…Legolas plongea le regard à l’intérieur, et se rendit compte de sa méprise : on avait annoncé partout la naissance d’un héritier du roi Elessar, mais c’était une fille.

Gimli se hissait autant qu’il le pouvait sur ses courtes jambes, mais ne pouvait voir l’intérieur du berceau. Legolas le regarda alors en riant et lui dit doucement :

« Veux-tu un escabeau, Maître Nain ? »

Voyant la cocasserie de la scène, Arwen estima de son devoir d’intervenir, se leva et, sans réveiller sa fille, la prit dans ses bras et s’agenouilla pour que Gimli puisse la voir. Le Nain resta coi devant l’enfant, mais se hasarda à lui caresser doucement la main, n’osant rien dire de peur de la réveiller.

Arwen reposa sa fille dans son berceau et Legolas demanda :

« Comment s’appelle-t-elle ? »

Gimli intervint alors, le plus doucement possible :

« Elle ? je croyais que c’était un garçon… »

Arwen répondit alors :

« Elle s’appelle Eladiel »

Legolas regarde encore une fois le berceau et dit :

« Elle a un grand destin devant elle… »

 

Arwen regarde sa fille : assurément Eladiel aura un grand destin, elle en a sûrement conscience, elle qui peut voir dans l’eau comme le pouvait son arrière-grand-mère Galadriel.

Arrivent alors les trois autres enfants, qui saluent les nouveaux arrivants avec toute la révérence qui leur est due. Pour compléter tout cela, il ne manque plus que les Hobbits, dont l’arrivée est prévue dans quelques jours.

Un peu plus tard, elle fait l’essayage à Eldarion de sa nouvelle tunique de cérémonie, la précédente ne lui va plus. Impressionné, il admire le travail de broderie de sa sœur, c’est en effet Eladiel qui a brodé l’arbre et les sept étoiles sur le velours fin noir et argent, aidée de sa mère. Arwen sourit et dit :

« Tu es magnifique, Eldarion… »

Mais le jeune prince ne l’entend pas cette oreille et demande, inquiet :

« Qu’est-ce qui se passera si je me trompe dans mes paroles ou mes gestes ? et si je renverse l’eau sacrée ? »

Arwen tente de calmer son fils en disant :

« Tout se passera bien, Eldarion…j’en suis intimement persuadée. »

Eldarion sourit alors à sa mère, d’un sourire de petit garçon rassuré, et dit :

« Je t’aime, maman…merci pour ton indéfectible soutien… »

Arwen serre son fils contre elle, luttant pour ne pas fondre en larmes. Jamais Eldarion ne lui avait dit cela depuis sa petite enfance, et l’entendre la secouait profondément. L’adolescent lui aussi est bien proche de fondre en larmes, mais se retient et dit à sa mère :

« Maman, je veux être digne de mon père… »

Puis il sortit, pour aller remercier sa sœur…

Arwen sourit alors et dit doucement dans sa langue natale :

* « Tu l’es déjà, mon fils… » *

 

            Les jours qui suivirent furent vécus dans l’effervescence, comme si la cité si vivante avait soudain pris ses quartiers dans le palais ordinairement si calme. On installa des bannières partout, on édifia sur l’esplanade derrière le palais des gradins en bas desquels furent placés des trônes pour les invités royaux et princiers : Eomer de Rohan, Imrahil de Dol Amroth. Toute la cité pavoisa et se prépara au grand événement…

Faramir fut mandé lui aussi pour participer aux préparatifs, aussi Eolain eut-elle un peu de répit dans la surveillance sans relâche qu’il exerçait sur elle. Eowyn eut alors le loisir de voir si ce qu’elle avait pressenti chez sa fille était vrai. De plus, la reine venait de lui envoyer une lettre assez particulière, ce qui facilitait sa tâche…

En détail, elle lui expliqua ce qu’elle aurait à faire pendant les cérémonies :

« En tant que princesse d’Ithilien, tu seras dans la suite de la reine. Tu auras avec toi Ayaelas de Dol Amroth ainsi que les deux dernières princesses royales…tu seras immédiatement derrière elles, et tu tiendras le bas du manteau de la reine quand elle gagnera l’esplanade pour le début des cérémonies. Ensuite tu t’assiéras derrière elle, et tu n’auras plus rien à faire… »

Malicieusement, elle relut la missive que la reine Arwen venait de lui faire envoyer et dit :

« Par contre, il t’incombe une mission toute particulière : tu devras être la cavalière du prince Eldarion pour sa première danse lors du bal…Sa Majesté t’a choisie toi entre toutes… »

Eolain ouvrit de grands yeux, et rougit violemment, ce qui confirma à sa mère que son intuition était bonne : sa fille avait le béguin pour le prince héritier. De plus, dans sa lettre, la reine lui laissait plus ou moins entendre qu’Eldarion ressentait la même chose…peut-être le fait d’aimer et d’être aimée transformerait-elle sa sauvageonne de fille, comme cela l’avait transformée elle-même autrefois.

La voix étouffée d’Eolain lui parvint alors :

« Puis-je me retirer, mère ? »

Eowyn hocha juste la tête, et éclata de rire quand sa fille fut sortie. Décidément, Eolain ne pouvait pas lui cacher grand’chose, surtout cela, dont elle n’avait pas l’habitude. Mais elle ne s’en mêlerait pas, c’était à sa fille de faire ses propres expériences maintenant…

Eolain courut d’une traite à sa chambre, n’ayant cure de ses jupes remontées jusqu’à ses genoux, et se jeta sur son lit, l’esprit en déroute. Au regard de sa mère, elle avait compris que celle-ci connaissait son secret, cette chose précieuse qu’elle n’osait nommer et qu’elle avait enfoui au plus profond de son cœur. Comment affronter le regard d’Eldarion maintenant sans se trahir ?

Le découragement la prit, et elle sentit les larmes lui venir aux yeux…Eowyn frappa alors, puis entra et s’assit à côté d’elle. Eolain chercha alors le réconfort des bras maternels, et sa mère lui dit :

« Allons, ne pleure pas…cela devait arriver un jour… »

Eolain baissa alors la tête et dit :

« Jamais il ne voudra de moi, il ne doit me voir que comme une combattante… »

Alors Eowyn sourit et dit :

« Mais cela fait partie de toi, ma fille, cela est partie intégrante de ta personnalité, et l’homme qui t’aimera aimera aussi cette partie-là… »

Alors le sourire revint à Eolain…Eowyn dit alors :

« Allons boire une tasse de thé, cela te revigorera… »

 

 Minas Tirith, 30 avril

 

Elessar observe la cité colorée en dessous de lui, chatoyant de mille couleurs vives en l’honneur des fêtes de son couronnement, qui commenceront le lendemain matin. Habillé fort simplement d’une tunique à ses armes, il tient dans sa main droite une vieille clé. Jetant un dernier regard à cette cité qu’il aime tant, il se dirige vers une petite bâtisse, à part du Rath Dinen, qui vraisemblablement n’a pas été ouverte depuis des années. Pourtant, la clé tourne aisément dans la serrure…

Il entre à l’intérieur, et cherche du regard ce qu’il est venu prendre : la couronne traditionnelle du prince héritier de Gondor, enfermée ici depuis des années, depuis que le dernier roi est mort. Les Intendants en ont pris soin, et il est temps maintenant qu’elle revienne à qui de droit. Elle est recouverte d’un tissu de soie qui lui a évité les outrages du temps, il suffit à peine de la nettoyer et elle brillera de tous ses feux, répondant ainsi à la sienne. Eldarion sera ainsi proclamé officiellement prince héritier.

Enveloppant soigneusement la couronne, Elessar sort, referme la porte et gagne son bureau. Il demande des chiffons, et nettoie soigneusement lui-même la couronne…il la donnera à Eldarion demain matin, avant le début des cérémonies.

 

            Arwen, elle, termine de vérifier si, dans la logistique du palais, tout est bien prêt, tout en mettant la dernière main aux robes de ses filles, rectifiant une forme ici, une dentelle là…les couronnes des princesses royales ont été amenées du trésor, pour cette occasion elles ne portent pas leur diadème habituel mais les couronnes qui se sont transmises dans la famille royale de Gondor depuis des siècles. Certains de leurs bijoux aussi appartiennent aux joyaux de la couronne. Les célébrations du couronnement ont cette année un lustre particulier, Elessar termine un cycle, dix-neuf ans, avant d’en commencer un nouveau avec sa vingtième année de règne.

Il est très tard quand elle peut enfin s’arrêter…les filles, malgré l’excitation, ont tout de même réussi à s’endormir, et elle vient d’envoyer Eldarion se coucher lui aussi. Mais il ne peut trouver le sommeil, pensant à tout ce qu’il a à faire demain, à toutes ses responsabilités mais aussi à Eolain, dont il ignore si elle sera présente aux cérémonies…

Arwen n’est pas encore couchée quand Elessar rentre dans la chambre, fourbu lui aussi. Il tient un coussin et elle comprend immédiatement de quoi il s’agit. Elle sourit et dit :

« Finalement tu l’as retrouvée… »

Elessar sourit lui aussi et dit :

« Oh, il m’a suffi de consulter les archives, rien n’est jamais perdu au royaume de Gondor… »

Et il pose le coussin sur une table avant de s’approcher de son épouse et de dire en la prenant dans ses bras :

« Tout est prêt ? »

Arwen sourit et dit :

« Oui, tout est en place pour les cérémonies, mais nous devrons nous lever tôt demain… »

Une petite lueur danse dans les yeux bleus d’Elessar qui dit :

« Crois-tu vraiment que je pense à dormir ? »

Alors Arwen l’éloigne d’elle en riant et lui répond :

« Dans ce cas va te promener, mon cher époux, moi je dors… »

Et elle fait mine de se coucher et de s’endormir sans lui…elle l’entend venir se coucher, mais il s’endort, provoquant chez son épouse une forte envie de rire. Pourtant, demain, son espiègle époux sera le plus beau des rois que le Gondor ait jamais porté…

 

 

A suivre…

 

 

 


Commenter: Méditations
<< ( Préc ) ( Suiv ) >>


CrawlTrack: free crawlers and spiders tracking script for webmaster- SEO script -script gratuit de statistiques des visites des robots pour webmaster
Vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données vous concernant (loi « Informatique et Libertés » du 6 janvier 1978). Pour toute demande, adressez-vous à: webmaster de fanfic FR
Déclaration CNIL N°1043245
Tous les Logos et Marques de ce site sont la propriété de leurs auteurs respectifs. Les commentaires sont la propriété de leurs auteurs.

Page Générée en: 0.131 Seconds