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par la douleur et le sang, vous êtes unis
[Histoire Terminée] | Auteur: mala | Vue: 1958 |
| [Publiée le: 2006-09-21] [Mise à Jour: 2006-10-31] | ||
| G | Romance | Commentaires: 17 |
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Description: Drago observe Hermione. Il se pose des questions sur la nouvelle attitude de la Gryffondor. | ||
| Crédits: tous appartient à J. K. Rowling. |
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| << ( Préc ) |
chap6[1843 mots] |
Publié le: 2006-10-31 | |
| Taille du Texte: (+) : (-) | ||
C’est un flux de magie qui me sort de mon coma, je l’ai reçu comme une décharge électrique. Je sens mon corps pomper ce pouvoir pour lui permettre de combattre la maladie. D’où cela provient, j’ouvre les yeux. Il fait nuit, la lune éclaire d’une lumière blanchâtre l’infirmerie. Il ne semble y avoir personne. J’ai soif. Je passe ma langue sur mes lèvres sèches. Un gout métallique et douçâtre envahit ma bouche. Je me redresse à la recherche d’un verre d’eau, mais m’arrête dans mon geste. L’objet de toutes mes pensées était assis sur une chaise à côté de mon lit. Elle a croisé les bras sur mon lit et posé sa tête dessus. Ses cheveux lui cachent le visage. Doucement, craintivement, j’approche ma main pour dégager ses cheveux pour admirer son visage au repos. J’effleure accidentellement son front. Il est recouvert d’une pellicule de sueur froide. Je te regarde plus attentivement. Je distingue à peine ton souffle, ton visage est cireux et lèvres bleuies. Qu’est-ce que tu as, qu’est-ce que tu as encore fait ? Je regarde autour de moi. Je vois un bol, un couteau, un vieux livre. Je consulte la page où le livre est ouvert. Je n’en crois pas mes yeux. Elle est entrain de me donner sa vie pour moi. Pourquoi ? C’est moi qui étais prêt à lui sauver ma vie, pourquoi elle ne m’a pas laissé de mourir pour qu’elle vive. «Parce quelle ne veut pas que quelqu’un se sacrifie pour elle »me dit ma conscience. Oui, c’est bien elle. S’occuper des autres, donner aux autres sans attendre en retour.
Je la regarde encore une fois, je caresse ses cheveux. Puis sans vraiment réfléchir, je prends le couteau et m’entaille le poignet au dessus du bol, mélangeant mon sang avec le tien. Je reproduis un à un les gestes que tu as fait pour te lier à moi. Chaque fois que je touche une partie de ton corps avec nos sangs, je me lie à toi. Nos magies s’unissent, je sens que ton corps puise en moi pour t’apporter la vie. Ton visage reprend quelques couleurs. Je me lève, te prends dans mes bras et te dépose délicatement sur le lit à côté de moi. Je me recouche en me tournant vers toi. En attendant ton réveil, je t’admire.
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Hermione se réveilla. Elle mit un certain temps à se remémorer où elle était et ce qui s’était passé. En elle, elle sentait une nouvelle énergie, enfin pas si nouvelle que cela. Elle reconnaissait sa propre magie, sa propre aura, celle qu’elle avait en elle depuis la découverte de ses pouvoirs mais elle n’avait plus la même consistance, plus la même chaleur, plus la même puissance. Elle était si semblable mais tellement différente. Hermione se mit sur le côté. Son regard rencontra celui glacial de Drago.
-Pourquoi, demanda-t-elle dans un chuchotement.
-Pourquoi quoi Granger, repondit Drago avec sa voix trainante.
-Pourquoi tu ne m’as pas laissé mourir ?
-Je ne vois pas ce que tu veux dire, répliqua-t-il dans un sourire Malfoysien.
Hermione soupira. La bataille s’annonçait difficile pour obtenir les réponses qu’elle voulait. Il allait falloir procéder par étape.
-Pourquoi tu étais à la tour d’astronomie cette nuit là.
-J’ai droit d’aller contempler les étoiles, je pense que la tour d’astronomie n’est pas la propriété privé d’une sang-de-bourbe.
Il marquait un point.
-Pourquoi avoir brisé ma fiole ?
-Pour t’embêter.
Deux points à zéro. « Changement de startégie » pansa Hermione.
-Depuis quand tu es atteint de la maladie du sorcier.
Une légère stupeur apparue sur le visage de Drago vite absorbé par son masque froid.
-Je ne suis pas malade.
-Nuance, Malfoy, tu n’es plus malade. Mais j’ai vu Rogue t’ammener à l’infirmerie alors que tu t’étais évanoui en cours de potion, j’ai vu le visage de l’infirmière quand elle t’a osculté, j’ai entendu son diagnostique, « maladie du sorcier au dernier stade ». Alors je te repose la question, depuis quand tu es atteints de la maladie et comment tu as fait pour ne pas en souffrir, pour ne pas montrer que tu en étais atteint.
-C’est pas ton problème, Granger. C’est ma vie privé. Et cesse de me poser des questions, tu me fatigues.
Un silence s’installa dans l’infirmerie. Seuls les cris des animaux de nuit troublaient ce calme relatif. Plongés dans les yeux de l’un et l’autre, les deux jeunes gens s’étaient enfermés dans leurs propres pensées. Ce fut Hermione qui rompit le silence.
-Pourquoi t’es tu uni à moi ?
-Je ne vois pas ce que tu veux dire.
-Pourquoi as-tu fini le sort, pourquoi as-tu fermé le lien ?
-Pourquoi tu ne m’as pas laissé mourir ?
-Parce que je ne veux pas que quelqu’un meurt à ma place.
-Qui te dis que je voulais mourir à ta place.
-Drago, fit Hermione d’une voix douce, ne me prend pas pour quelqu’un de stupide. Tu n’as jamais souffert de la maladie du sorcier avant hier. Tu m’as empêché de me tuer et tu as pratiqué le « transfert » pour prendre ma maladie, tu m’as guéri. Je te demande, pourquoi ? Pourquoi, toi Drago Lucius Malfoy, sang pur, fils de Mangemort, étudiant de Serpentard, as-tu décidé de me sauver la vie par deux fois en nous liant à jamais, pourquoi.
Hermione termina son discours debout en hurlant de colère et de frustration face au sourire arrogant de jeune garçon.
-Tu l’aimeras bien le savoir, hein Granger. Tu en crèves de pas savoir pourquoi j’ai fait en sorte que tu vives, de pas savoir pourquoi je nous ai liés. Ah, Ah. Enfin, la Miss-je-sais-tout ne sait pas quelques choses.
Sa colère exacerbée par la réflexion du jeune homme, Hermione leva son poing près à frapper celui-ci. Mais s’arrêta net. Elle se jeta sur son lit et plongea sa tête dans ses mains cachant un sourire sadique. Elle avait failli oublier que le lien permettait de lire en l’autre. Elle se concentra sur son aura mêlé à celle du jeune homme, se focalisa sur le lien et plongea dans les sentiments de Drago. La première chose qu’elle rencontra c’est la haine, cette haine que le jeune homme traine derrière lui comme un parfum entêtant. Mais haine pour qui ? Pour son père. Hermione alla trop loin et se plongea dans les souvenirs de Drago. Elle voyait les coups de cannes, les endoloris, les séjours dans un cachot humide et froid, la douleur, la solitude d’un petit garçon, et cette haine pour son géniteur. La jalousie fit place à la haine, jalousie tournait vers le trio. Jalousie à cause de leur amitié, de leur complicité, de leur entente. Jalousie à cause de leurs aventures. Amour enfin, amour pour elle. Elle se vit dans les souvenirs du Serpentard. Elle se vit en cours penché au dessus d’un chaudron, écrivant sur un parchemin, elle se vit à la bibliothèque plongée dans les livres, elle se vit pétrifié à l’infirmerie. Et puis elle se vit ces dernières semaines, son corps s’amaigrissant, ses souffrances que de temps à autres elle laissait entrevoir. Ne voulant pas revivre cette période affreuse, elle se retira des souvenirs du jeune homme. Elle resta encore quelques instants son visage plongé dans ses mains, le tant de reprendre possession de son corps et de remettre ses idées en place. Puis sans croiser le regard du blond, elle s’allongea sur le dos et ferma les yeux.
-Vas-y.
Deux mots que Drago comprit. Il avait senti Hermione utiliser le lien. Il aurait pu lui refuser l’accès à ses sentiments. Mais il n’en avait rien fait, au contraire, il lui avait permis de voir ses souvenirs, de le mettre à nu, de le connaître. De lui montrer ce qu’il cachait derrière son masque froid, derrière ses yeux glacial, derrière son sourire narquois, derrière ses paroles cyniques. C’était maintenant à lui de découvrir ce qui se cachait derrière la miss-je-sais-tout.
Il longea le lien et plongea dans ses sentiments, mais ne pu aller dans ses souvenirs. Il ressentit la douleur, la peur, le bonheur et l’amour. Il distingua plein de type d’amour en elle mais se concentra vraiment sur celui qui l’intéressé. L’amour avec un grand A. Il voulait être sur, sur de son amour pour lui. Il força le lien et pu entrer dans ses souvenirs. Il se vit quand elle lui mit son poing sur le visage, il se vit pavané à la table des serpentards, allongé sur un lit à l’infirmerie après un accident de balai, à la bibliothèque penché sur un vieux grimoire, et enfin en lévitation devant Rogue. Il rompit le contact, resta quelques instants allongé, les yeux fermés.
Ce fut le bruit de la porte de l’infirmerie qui fit sortir de leurs pensées les deux jeunes gens. Dans un même mouvement, ils se redressèrent de leur lit pour voir qui arrivait. Dumbledore. Il s’avança vers eux, prit une chaise et s’installa entre les deux lits. Tour à tour, il les regarda avec une lueur amusée dans le regard.
-Quand Miss Granger vous a frappé, vos magies se sont rencontrées et se sont trouvées. C’est ce geste qui a tout déclenché. C’est à cause de cela que vous êtes tombé malade Miss Granger, à cause du fait que vous aviez besoin de la magie de Mr Malfoy pour pouvoir vivre. Vous vous êtes cette nuit unis par le sang, vos magies ont pu se trouver et se mélanger, permettant de guérir complètement la maladie. Sachez que l’union du sang était utilisée dans les anciens mariages sorciers, et qu’il liait pour la vie les deux protagonistes. Le lien que vous avez créé n’est pas encore complet, je peux le finir pour toujours ou le faire disparaître et vous rendre à chacun votre liberté. C’est votre choix.
Drago et Hermione se regardèrent, s’étudièrent. S’ils acceptaient le lien leur vie sera complètement chamboulée, ils devront faire face à beaucoup de problèmes, de difficultés. S’ils refusaient, ils pourraient peut-être un jour trouver quelqu’un d’autre à aimer, mais chaque jour loin de l’autre sera dur. D’un même geste, ils unirent leur main en plongeant leur regard dans celui de Dumbledore. Celui-ci prit sa baguette et la tendit vers ses mains unies.
-Par la douleur et par le sang, vous êtes unis.
Un ruban rouge et vert sortie de la baguette entoura les mains des deux jeunes gens puis disparu.
La vie allait leur apporter beaucoup d’épreuves mais aussi, et surtout beaucoup de joies et de bonheur. Et pas un seul instant de leur vie, ils ne regretteront leur geste.
Fin
Je remercie toutes les personnes qui ont suivi cette histoire. Je m’excuse encore pour les fautes qui trainent dans mes écrits, car même si je me relis beaucoup échappe à mon œil.
Je lance donc un appel, si une personne accepte de corriger mes textes et de me donner son avis avant la publication, je suis preneuse.
Mala
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