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par la douleur et le sang, vous êtes unis
[Histoire Terminée] | Auteur: mala | Vue: 1957 |
| [Publiée le: 2006-09-21] [Mise à Jour: 2006-10-31] | ||
| G | Romance | Commentaires: 17 |
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Description: Drago observe Hermione. Il se pose des questions sur la nouvelle attitude de la Gryffondor. | ||
| Crédits: tous appartient à J. K. Rowling. |
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chap5[1330 mots] |
Publié le: 2006-10-11 | |
| Taille du Texte: (+) : (-) | ||
Doucement je sors de mon sommeil. Quel bonheur de ne plus sentir de douleur dans chaque os, chaque muscle De ne plus avoir l’impression que chaque parcelle de mon corps se rappelle à mon bon souvenir. Je suis vraiment guéri. Comment, pourquoi ? Cela je ne me l’explique pas. J’ai bien quelques pièces du puzzle mais ce qu’il dessine, je ne peux y croire. Qu’est ce que Malefoy a avoir avec ma guérison ? Je ne sais pas. Il y a quelque chose qui m’échappe. J’ai beau tourner dans tous les sens toutes ces pièces, il m’en manque une, la plus importante, celle qui me permettra de tout comprendre et de tout accepter.
La porte de l’infirmerie s’ouvre violement laissant place au Professeur Rogue faisant léviter Malefoy apparemment inconscient. L’infermière se précipite vers eux.
-Qu’est ce qui c’est passé ?demande sèchement Mme Ponfresh.
-Il a perdu connaissance pendant le cours de potion, réponds glacialement Rogue.
-Pas de signe avant coureur ?
-Non. Il préparait sa potion puis il est tombé.
-Bien. Allongez-le sur le lit pour que je puisse l’examiner.
L’infermière utilise sa baguette pour examiner Malefoy. Plus son examen avance plus ses traits deviennent dure.
-Maladie du sorcier au dernier stade.
-C’est impossible Mme Ponfresh. La maladie met des mois à se développer. Et Mr Malefoy n’a jamais montré aucun des symptômes de cette maladie.
-Pourtant Professeur, c’est le bon diagnostique. Je ne sais comment, mais Mr Malefoy est atteint de la maladie du sorcier et il lui reste tout au plus une semaine à vivre.
-Bien.
Sur ce dernier mot, Rogue sort de l’infirmerie en claquant la porte.
L’infirmière s’active autour de Malefoy, lui fait boire différentes potions, lance quelques sorts.
Je suis abasourdie. Malefoy a la même maladie que moi. Enfin j’avais la même maladie que lui, que toi. Comment est-ce possible ? A l’hôpital, on m’a précisé que cette maladie était extrêmement rare. Comment deux étudiants de Poudlard peuvent avoir la même maladie en même temps. Impossible. Et surtout comment tu as fait pour la cacher avant. Je t’ai souvent observé et tu ne paraissais pas malade. Je ne comprends pas. A moins que... C’est bien connu les Malefoy baignent dans la magie noire. Tu as dû utiliser des sorts et des potions pour te tenir en pseudo-bonne-santé. Oui, c’est cela. Mais quelque chose cloche. Si c’est bien toi qui a aider à ma guérison, et ça j’en suis de plus en plus sur, pourquoi tu n’as pas réussi à se soigner.
On reprend tout depuis le début. En haut de la tour, tu ne paraissais pas malade. Tu étais même dans ton état normal, un regard narquois, des yeux froids. Non, ce n’est pas tout à fait vrai. Quand ton regard a plongé dans le mien, ton sourire est devenu plus doux, tes yeux sont devenus deux aigues-marine où je me suis perdu. J’ai vu l’horreur déformer tes traits quand je m’apprêtais à boire mon poison. La destruction de la fiole, ce n’était pas pour m’embêter, pour jouer encore une fois à l’empêcheur de tourner en rond. Non, tu l’as fait pour l’empêcher de me tuer. Et la sensation que quelque a tenter de me retenir quand j’ai chuté, c’était toi. Tu as du amortir notre chute, puis m’emmener dans cette chambre. Si tu as fait tout cela, c’est pour quelque chose, mon cœur hurle que c’est parce que tu m’aime mais ma tête ricane, un Malefoy n’aime pas.Pourtant dans la chambre, tu avais des gestes doux et j’ai le souvenir d’un baiser. Donc tu m’aimes. J’ai enfin le pourquoi de ma guérison.
Maintenant il me faut le comment. Tu n’étais pas malade, j’étais malade. Je suis guérie, tu es malade. Le sort me vient tout de suite en tête. Transfert. C’est un sort que les mages noirs utilisent pour « soigner » leur client. Il suffit juste de trouver un volontaire plus ou moins consentant et de lui transférer le mal, la blessure, la malformation ou l’handicape dont l’autre veut être débarrassé. Tu as pris ma maladie.
Oh Merlin, tu vas mourir. Mais je ne veux pas. Tu m’aimes, je t’aime. Je veux être au près de toi, dans ta chaleur, dans ta douceur. Je veux gouter ses lèvres si sensuelles, passer ma main dans tes doux cheveux, plonger mon nez dans ton cou pour respirer ton odeur. Mais je ne vais pas pouvoir faire ça car dans une semaine tu vas mourir. Mais je ne veux pas que tu meurs. Qu’est-ce que je vais faire si tu disparais ? Si je ne te croise plus dans les couloirs, si je n’entends plus ta voix, si, si… Je veux pas que tu meurs et doit bien avoir un moyen, je ne suis pas miss-je-sais-tout pour rien. Il y a bien dans la sorcellerie un moyen d’aider des amoureux. Amoureux. Paris. Bouquiniste. Mon livre sur la magie ancienne.
Au prise avec mes pensées, je ne me suis pas aperçu que la nuit était tombée. Je regarde vers le bureau de Mme Ponfresh, elle n’y est pas. Je me lève, me change rapidement et sort précipitamment de l’infirmerie. Moi, qui d’habitude râle après les gens qui courent dans les couloirs, je cours comme jamais je n’avais couru. Je cours pour mon amour, pour sa vie, pour notre vie, notre bonheur. Je déboule devant le portrait de la grosse dame. Je hurle le mot de passe, je me faufile dans la salle commune sans attendre que le passage soit complètement ouvert. J’entends à peine Harry m’appeler, je monte rapidement les escaliers de mon dortoir et fouille dans ma malle. Où est-ce- que j’ai mis ce livre ?
-Hermione.
Je lève la tête, Ginny se tient devant moi.
-Où tu étais pendant de jours ?
-Je ne sais pas.
Je continue à fouiller dans ma malle. Dans un cri de joie, je sors le fameux bouquin. Je me précipite en dehors du dortoir, mais Ginny m’attrape le poignet.
-Hermione.
-Quoi ? Dis-je exaspéré.
-Où tu vas ?
-Je retourne à l’infirmerie avant que Mme Ponfresh me tombe dessus.
Je me dégage d’un geste brusque et reprends ma course folle dans les couloirs. J’arrive à l’infirmerie, je ralentis ma course, l’infermière n’est pas revenue. J’entre et me dirige vers ton lit. J’ouvre mon livre, je trouve le rituel que je cherche, l’union du sang. Il me faut plusieurs choses, je vais dans la réserve pour prendre un bol, un petit couteau, de l’eau pur plus deux, trois autre ingrédient. Je reviens vers le lit, je prépare la potion dans le bol. Elle prend la teinte blanchâtre, elle est presque prête. D’un geste décidé, je m’entaille le poignet. Sur le moment je ne sens rien puis quand le sang commence à couler dans le bol, une douleur désagréable apparait. La potion devient rose. Elle est prête.
Je trempe mon doigt dedans et la dépose sur ton front brulant de fièvre. Je sens une drôle de sensation au niveau de mon ventre, une sensation indescriptible, agréable et à la fois douloureuse. Je trempe mon doigt puis dépose la potion sur tes douces lèvres. Je sens mon cœur s’emballer. Je te découvre, trempe une dernière fois mon doigt dans le bol et pose mon doigt sur ton cœur. Je sens un lien qui se crée entre toi et moi. Je sens que tu puise dans ma magie pour vivre. Je sens mon cœur cogner comme un malade dans ma poitrine, je sens ma vie s’enfuir goutte après goutte par ma blessure au poignet, je sens ma magie qui me quitter. Je me sens faible. Mon regard se porte sur une ligne du livre que j’ai oublié de lire.
« Si le rituel est pratiqué par une seule personne, l’union du sang devient l’offre d’une vie. La personne qui pratique le rituel offre sa vie à l’autre personne »
Je me meure. Je t’aime mon amour.
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