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Harry Potter



par la douleur et le sang, vous êtes unis
[Histoire Terminée]
Auteur: mala Vue: 1960
[Publiée le: 2006-09-21]    [Mise à Jour: 2006-10-31]
G RomanceCommentaires: 17
Description:
Drago observe Hermione. Il se pose des questions sur la nouvelle attitude de la Gryffondor.
Crédits:
tous appartient à J. K. Rowling.

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Commenter: chapitre 1

chapitre 1

[1335 mots]
Publié le: 2006-09-21Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)

Qu’est-ce qui passe ? Je le vois bien que ça ne va pas. Tu es pale et fatiguée. Oh ! Devant tes amis, tu fais comme si. Mais tes rires et sourires manquent de ce petit quelque chose qui fait que tu es toi. Le pétillant dans tes prunelles chocolat a disparu. Quand tu réponds à mes insultes, je ne rencontre que lassitude dans tes yeux.

 

Depuis une semaine, tu m’ignore. Je t’insulte et toi tu passes à côté de moi, sans même me jeter ce regard meurtrier qui me fait comme un coup de poignard au cœur. Tu sais, je t’observe qu’en tu isoles à la bibliothèque. Tu reste là, assise à une table isolée, sans rien faire. Toi, qui n’émergeait pas des livres voilà que tu reste des heures, le regard lointain à ne rien faire, comme morte.

 

Par Merlin ! Pas cela ! Tu ne dois pas mourir. Qu’est-ce qui se passe ? Pourquoi tu es comme ça ? Pourquoi tu dépéris ? Je me souviens de la vue de ton poignet quand tu as pris un ingrédient pour une potion. Il était si fin, si fragile, prêt à se casser. Et ton visage. Où est ce rouge si charmant qui colorait tes joues à la moindre émotion. Il a disparu, laissant juste place un pale rose quand tu es avec tes amis.

 

Parlons-en de tes amis ! Ils ne voient rien ou ne veulent pas voir. Ils ne voient pas que tu flottes dans tes vêtements, que tu peines à les suivre dans les escaliers. Et la belette qui se moque de toi, il ne voit pas que ton sac est de moins en moins rempli alors qui te pèse de plus en plus. Non, ils continuent leur vie alors que toi, tu quitte la tienne. Eux mange, rit, aime, toi tu ne fais que pignocher dans ton assiette, pleurer (car je t’ai vu verser des larmes silencieuses quand tu te crois seule), aimer.

 

Oui, aimer. Malgré ton état, tu continue à donner ton amour à tes amis. Je t’ai vu remontrer le morale à Potter, je t’ai vu consoler la rouquine parce qu’elle venait de se faire largué par un garçon, je t’ai vu redonner du courage à la belette alors qu’il n’arrivait pas à exécuter un sort. Mais eux, te remercie, te sert dans leurs bras, mais ne t’aide pas.

 

Qu’est ce qui se passe ? Ce matin, je t’ai vu aller à l’infirmerie pliée en deux de douleur. J’ai attendu dans un coin du couloir. Je t’ai vu ressortir un peu plus tard, plus pale que jamais, des larmes coulant sur ton beau visage. J’aurai voulu aller te consoler, te demander ce qui n’allait pas. Mais je ne l’ai pas fait. Je sais que tu m’aurais rejeté. Tu es partie vers la grande Salle pour rejoindre tes amis. Tu n’as pas touché à ton petit-déjeuner. Tu n’as rien mangé. Puis tu es parti avec la belette et Potter vers les cachots. C’est vrai, ce matin on a cours avec Rogue. Je me lève et suivi de mes toutous, je pars moi aussi dans le sous-sol pour le cours de potion.

 

Je suis étonné. Rogue a décidé de nous faire un cours théorique sur les poisons. C’est bizarre. Ce genre de cours, n’est pas au programme. Ce qui m’a paru encore plus bizarre, c’est ton sourire. Un sourire que je n’avais pas vu depuis des mois. Ton regard pétillait presque et tes joues avait pris un beau rose. Tu as pris des notes, posé des questions. Tu as repris vie. Pourquoi un cours sur les poisons, te redonne une certaine joie de vivre. Et Rogue, malgré son air froid et pincé habituel, répond avec patience à tes questions. Quelque chose ne tourne pas rond. Il faut que je garde un œil sur toi. Je ne veux pas que tu fasses de bêtises.

 

La cloche sonne. Tout le monde sort. Je te regarde, on dirait que ton sac est moins lourd, tu avance plus rapidement, tu participe à la discussion. A un détour de couloir, je dois te quitter, chacun ses cours. Mais avant de m’engouffrer dans la salle de classe, j’entends ton rire cristallin. Mon cœur est un peu plus léger.

 

Ce midi, je t’observe. Le seul mot qui me vient en tête en te regardant, c’est vivante. Oui, là devant moi. Tu vis. Tu n’as certes pas touché à ton assiette mais tu te chamaille avec la belette. Tu t’es dressé les poings sur les hanches, le dominant, tes fins sourcils froncés, tes joues colorées. Comme tu es belle, en colère. J’aimerai tellement être la place de la belette, pour avoir ce regard assassin sur moi où brille une étincelle d’amour. Moi, je n’ai le droit qu’à de la haine, mais je m’en contente. Au moins qu’en tu me hais, tu t’intéresses à moi, tu sais que j’existe.

 

Cette après-midi, je ne peux t’observer, te suivre, te surveiller. On est samedi et j’ai entrainement de quiddich. Le cœur lourd, mon balai sur l’épaule, je me dirige vers le terrain. Moi, qui prends d’habitude plaisir à voler, aujourd’hui c’est un vrai supplice. J’aimerais te retrouver pour t’admirer en secret. J’aimerai avoir le courage de m’approcher de toi, de plonger mon regard dans le tien, de respirer encore une fois ton doux parfum. Encore une fois, tu vas dire. Oui encore une fois. La première fois que j’ai eu ton parfum dans le nez, c’est quand tu m’as mis ton délicat poing sur la figure. Je n’aurai jamais pensé que tu pouvais avoir autant de force dans ton corps fragile. Et ton odeur, douce, sucrée. Mmmh, j’en mangerai.

 

L’entrainement est terminé. Il faut que je me presse d’aller me changer pour pouvoir te retrouver. J’ai une angoisse qui monte. Je repense à ton comportement depuis le cours de Rogue. Comme si ce cours t’a donné la solution à tes problèmes. Mais quel est ton problème ? Qui veux-tu tuer ? Parce qu’un poison ne peut servir qu’à cela, TUER. Qui doit mourir pour que tu retrouve ta joie de vivre ? Qui ? Dit-le moi que je le tue à ta place. Toi, douce et cœur pur, tu ne dois pas tâcher tes mains. Laisse-moi le faire pour toi. Pour que tu restes tel que je t’aime. Car tuer un homme change les gens et je ne veux pas que tu perdes ton innocence.

 

Je te croise en rentrant. Tu es avec Potter et la belette. L’un et l’autre ont leur balai. C’est vrai, les Gryffondors s’entrainent après nous. Et pour une fois, tu vas les regarder. Au moins pendant deux heures, je sais où tu seras. Et puis du couloir du troisième étage, je pourrais t’observer sans retenu.

 

Le diner. Je te vois entrer encadrer des deux Gryffondors. Tu t’es changée. Tu ne porte plus l’uniforme, alors que d’habitude, tu ne le quitte jamais. Tu porte un jupon noir qui s’arrête juste au dessus du genou, un petit haut parme qui esquisse tes jolies formes. Des babies aux pieds, creuse délicieusement tes reins. Tu as soulignée tes yeux de noir et tes lèvres d’un brillant rose. Tu es magnifique. Mais en quel honneur tout cela.

 

C’est la fin du repas. Tu te lèves et tu suis tes amis. Discrètement, je me glisse derrière vous. Tu t’arrêtes dans le hall, et leur dit que tu as envie de voir les étoiles. Ils s’apprêtent à te suivre mais tu leur dit que tu veux être seule. Tu dépose un baiser sur chacune de leur joue et part vers la tour d’astronomie. Ils restent dans le hall indécis. Est-ce qu’ils doivent te suivre où te laisser. Puis Potter, après un mouvement d’épaule part vers votre salle commune. Les deux Weasley le suivent. Je peux enfin te suivre. Je cours dans le couloir. Arrivé au pied de la tour, je reprends mon souffle et commence à monter les marches doucement, sans faire de bruit. Je ne veux pas que tu saches que je te suis.

 

 


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