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Vengeance préméditée
[Histoire Terminée]
Auteur: Anastasia Vue: 226
[Publiée le: 2008-08-13]    [Mise à Jour: 2008-11-03]
13+ One-Shot/DrameCommentaires: 1
Description:
Après la Guerre... Lord Voldemort à été vaincu au prix de beaucoup de vies.
Le temps passe et les gens changent... Elle en fera l'amère expérience.

J'ai rajouté un chapitre pour ceux qui souhaiteraient une happy end, au choix.
Maintenant, je trouva que ça se termine trop bien (^^)
Crédits:
Tous les personnages sont à JK Rowling sauf Anastasia

<< ( Préc )

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Vengeance préméditée (part.2bis)

[2375 mots]
Publié le: 2008-11-03Format imprimable  
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Chapitre 2bis (^^)

Pour ceux qui préfèrerait une alternative plus « joyeuse », comme m’avait suggéré quelqu’un de l’autre forum sur lequel je publie. Désolé pour la mise en page, les copiés-collés ne sont pas terribles.

Sauf que maintenant, ça se termine bien ! Trop bien !

J’ai trouvé pour la bande son ! A lire sur Missing d’Evanescence, ou My Immortal.

 

Vengeance préméditée (Part. 2bis)

 

Lorsqu’elle reprit conscience, Anastasia était allongée sur quelque chose de mou… Sûrement un matelas, sur un lit. Quand elle essaya de bouger un peu, ce fut presque impossible ; Elle ne pouvait que se tourner sur le coté. Elle ouvrit les yeux. Elle n’était plus dans le salon de George mais dans une chambre éclairée seulement par de petites ampoules blanches où une épaisse couche de poussière recouvrait tout le mobilier. La pièce aurait pu être plus lumineuse si de lourdes tentures n’obstruaient pas les fenêtres. Ses poignets et ses chevilles étaient entravés par de fines cordelettes affreusement serrées, si bien qu’elle commençait à avoir mal. La jeune femme se tourna sur son coté gauche et son regard tomba sur la table de chevet, bien sûr, couverte de poussière. Elle souffla pour dégager un peu les bibelots et étouffa une exclamation ; Elle regardait fixement la photo qui se trouvait dans le cadre à coté de la lampe, en face d’elle et ne pouvait en détacher son regard. C’était un photo de sorcier : L’image bougeait. Il s’agissait d’elle et de Fred… Ils dansaient ensemble près du lac de Poudlard… Elle avait quinze ans… Il avait dix-sept ans… Et ils s’aimaient plus que tout au monde. Devant le cadre, il y avait un bâton de bois, une baguette magique, faite dans un bois clair, orné de fines gravures, mais brisé en son milieu. Anastasia l’aurait reconnue entre mille : C’était la baguette magique de Fred et la sienne portait des gravures semblables. La jeune femme se redressa et inspecta la pièce. Sur la commode en face du lit, il y avait une série de cadres et de photos… Des photos d’elle… D’elle et de Fred… de tous ses amis… Sous l’une des photos, où Fred portant Anastasia, il y avait une phrase écrite à la main. La jeune femme reconnu tout de suite l’écriture fine et penchée de Fred :

 

                                   «  Nous deux… le plus beau jour de ma vie »

Elle détailla l’image… Elle ne voyait pas bien le costume que portait Fred mais elle le devinait sans peine et elle, elle était vêtue d’une longue robe argentée, simple, mais qui lui allait si bien… Elle sourit… C’était cinq ans auparavant quand elle s’était mariée avec Fred… Fred… Il lui manquait tellement… Cette fois, elle ne laissa pas les larmes l’envahir et essaya de se détacher. Grâce à sa formation d’Auror, elle avait appris à ne pas céder à la panique et à se détacher seule. Elle excellait dans cet exercice. Elle contorsionnait ses poignets si bien que ceux-ci furent vite à sang. Le bruit d’une clé dans la serrure de la porte la fit sursauter. Le panneau de bois pivota, laissant apparaître…

-          George ! S’exclama Anastasia, en se redressant.

 

Ce dernier claqua la porte, la verrouilla et se retourna pour faire face au lit sur lequel elle était allongée. Chemisier rouge, pantalon noir… Fred adorait la voir porter ça… Le rouge… sa couleur préférée… George la regarda durement. Il n’y avait plus de compassion ni d’amour dans son regard, seulement de la haine, de la jalousie, du dégoût… Toutes des émotions qui ne lui allaient pas…

 

-          George… Mais qu’est ce que… ? Commença t’elle.

-          Endoloris ! La coupa le jeune homme.

Tellement surprise, même plus, choquée, Anastasia ne put se préparer à la douleur. Celle-ci était telle ! Elle hurla à en réveiller les morts. Ses os se tordaient puis éclataient, ses muscles s’étiraient jusqu’à s’arracher, les battements de son cœur s’accéléraient jusqu’à le faire exploser, le sang qu’ils  envoyaient avait une pression bien trop forte pour ses veines, sa peau fondait comme sous l’emprise d’une chaleur intense, elle se lacérait, on retournait ses ongles avant de les lui arracher, une main de fer s’amusait à retourner ses entrailles et elle s’enfonçait chaque fois plus profondément en elle… Anastasia étouffait, suffoquait de douleur… Jamais, depuis la dernière fois qu’elle s’était battue contre Raspoutine, le Mage Noir qui avait assassiné sa famille, elle n’aurait imaginé revivre une douleur telle. George leva le sort, laissant la jeune femme retomber allongée sur le dos, sur le lit, la respiration sifflante, les yeux fermés. Le jeune homme nota qu’un mince filet de sang coulait de ses lèvres entr’ouvertes. Il lança, sèchement :

-          Tu as tué mon frère, Rhomanov ! Vingt ans ! Ce n’est pas un âge pour mourir !

-          Quoi… Souffla t’elle, en tournant son regard vers lui.

-          C’est pour toi, à cause de toi que Fred est mort ! Répliqua t’il, je te déteste !

 

A présent, Anastasia comprenait : C’était George Weasley qui avait assassiné les six derniers Mangemorts, et maintenant, ça allait être son tour ; Il l’avait droguée et amenée ici. Elle avait pensé à tout sauf à ça… George… C’était impossible ! Elle vivait un cauchemar éveillée !

 

-          Comment George… ? Demanda t’elle, les larmes aux yeux.

-          Qu’est ce que tu crois ! Je veux venger mon frère ! Cinq ans que j’attend ! Expliqua le jeune homme, qui paraissait dément, une partie de moi a disparut quand il est mort, une partie de moi qui ne reviendra jamais ! J’ai d’abord tué les Mangemorts… Tu aurais dû les voir me supplier de les épargner ! Toi, tu devais être la dernière… Je le voulais ! Sept victimes… C’est un beau nombre sept, non ?

-          Comme les Horcruxes de Voldemort, lui aussi en avait sept !

 

George ne releva pas. Anastasia n’avait pas peur… Au contraire, elle sentait renaître en elle un courage qu’elle n’avait plus ressenti depuis… Cinq ans. Pendant la tirade de George, elle avait continué de contorsionner ses poignets qui saignaient abondement et elle avait presque réussi à se détacher.

 

-          George… Je n’ai jamais demandé à Fred de mourir ! Je ne l’ai jamais voulu ! S’exclama la jeune femme.

-          C’était mon frère, Rhomanov ! Rugit le jeune homme, qui l’attrapa violemment par les cheveux et la rapprocher de lui, il s’agissait de Fred ! Mon frère jumeau !

-          Je pense qu’il n’aurait pas voulu que tu deviennes un meurtrier, pour ça… répliqua t’elle, en ignorant la douleur au sommet de son crâne.

 

George était presque furieux de la voir se défendre ainsi, nier ce dont il la rendait responsable. Il la laissa retomber sur le lit et la gifla.

 

-          Je veux te voir me supplier de t’épargner, comme les autres, je veux te voir prostrée à mes pieds, implorant ton pardon !

-          Jamais, je ne ferai ça, George… Je n’ai rien à me reprocher, seulement d’avoir trop aimé Fred…

-          Tu oses encore prononcer son nom ! S’écria le jeune homme, en la giflant de nouveau, plus fort cette fois.

 

Quelques gouttes de sang tombèrent sur le couvre lit immaculé. Il reprit, en sortant un long couteau dont la lame était tachée de brun, indiquant qu’il avait déjà servi :

 

-          Tu ne peux pas savoir ce que je ressens !

-          Bien sur que si ! Se défendit Anastasia, tu as encore ta famille toi ! Moi j’ai perdu toute la mienne quand j’avais huit ans ! Il y cinq ans, mes amis… Je n’ai plus personne ! Imagine si moi aussi j’avais voulu me venger !

-          C’est par ta faute qu’il est mort ! S’il ne t’avait pas connue ! Il n’aurait jamais du te connaître !

-          Tu connais pourtant les sentiments qu’il y avait entre Fred et moi…

 

La dernière phrase de George lui avait brisée le cœur. Elle sentit sa gorge se nouer. Le jeune homme se retourna pour cacher ses larmes. Pendant qu’ils dialoguaient, Anastasia avait réussi à défaire entièrement les liens qui entravaient ses poignets. Elle profita de l’absence momentanée de George pour défaire les liens de ses chevilles.

Quand il se retourna, le jeune homme la retrouva debout, en face de lui. Il fut à la fois surpris et contrarié, puis il s’écria, en brandissant son couteau :

 

-          Ne bouge pas où je te tue !

-          Je vais mourir, George, répliqua calmement la jeune femme.

 

Elle avança vers lui et posa sa main sur son bras, toujours tendu. A présent, la pointe de la lame effleurait le tissu de son chemisier. Elle paraissait ne pas  s’en soucier le moins du monde. George remarqua un petit anneau d’argent à son annulaire… Elle ne l’avait jamais enlevé depuis le jour de son mariage…

 

-          Je comprend que tu veuilles te venger, murmura t’elle, en laissant sa main glisser jusqu’à son poignet, puis jusqu’au couteau, regarde tes frères, tes parents… Et moi… Et tous ceux qui ont perdu l’un de leurs proches… Nous ne sommes pas devenu des assassins pour autant… Surtout que pour mon cas, je sais que les assassins de ma famille ne seront jamais jugés…

 

Elle prit doucement le couteau des mains de George. Ce dernier la laissa faire. Il ne pensait plus à rien ou plutôt si, à son frère ; Bien sur qu’il n’aurait pas voulu qu’il devienne un meurtrier, et surtout pas qu’il tue sa femme… Il n’aurait jamais voulu ça, à commencer par cette guerre… La voix d’Anastasia le sortit de sa réflexion.

 

-          Veux-tu que je meurs, oui ou non ? Demanda t’elle, dans un murmure.

-          Je voulais venger Fred… Répondit George.

-          Donc je dois mourir… ?

 

Le jeune homme hésita ; Il ne savait plus très bien où il en était.

Il murmura :

 

-          Je voulais te tuer…

 

Anastasia soupira. Elle n’attendait à cette réponse et ne souhaitait que ça : Mourir. Depuis cinq ans qu’elle attendait un signe, quelque chose… A présent, la Mort lui tendait les bras et elle allait s’y jeter avec joie.

 

-          Tu parleras de ses parents à Frédérick… Dit-elle d’une voix enrouée, surtout de son père…

 

Elle semblait au bord des larmes, mais apparemment, elle n’était pas décidée à les laisser couler.

 

-          Et toi ? Demanda George, anxieux à présent.

-          Oubliez-moi, tous… Tu leurs diras que je me suis suicidée et que tu m’as découverte trop tard… Ce ne sera pas tout à fait faux d’ailleurs…

 

Le jeune homme la regarda lever le couteau au dessus de sa tête.

Maintenant, il ne savait plus s’il voulait vraiment la voir mourir… Il pouvait encore l’arrêter… Il se promit de se montrer aussi attentionné que Fred l’avait été…

 

-          Ann ! Arrête ! S’exclama t’il.

 

Il attrapa les deux poignets de la jeune femme, l’empêchant ainsi de se poignarder. Elle se tourna vers lui et le fixa, de l’incompréhension dans son regard.

 

-          Laisse-moi, George… je n’en vaut pas la peine…

-          Pense à Frédérick ! S’exclama le jeune homme, il n’a déjà pas connu son père, alors il ne mérite pas de perdre sa mère !

 

Anastasia ouvrit la bouche, mais aucune parole n’en sortit ; C’était tellement vrai ce qu’il disait… Elle n’avait pas vraiment réfléchi mais elle était sur d’une chose.

 

-          Frédérick ne mérite pas d’avoir un mort-vivant pour mère ! Regarde moi ! Lança t’elle, désespérée.

-          Je pense que tu vis trop seule, tu as besoin de quelqu’un à tes cotés… Répliqua George, dans un murmure.

 

La jeune femme laissa tomber le couteau qu’elle tenait toujours dans sa main. La lame heurta le sol avec un cliquetis métallique. Anastasia murmura, d’une voix rauque :

 

-          Je n’ai personne… Qui s’intéresserait à moi de toute façon ? Je ne manquerai à personne, au moins…

-          Ton fils, Ann ! Réprimanda George, Comment te faire comprendre que tu nous manqueras à tous si tu meurs ? Fred, Ginny, Hermione… On ne veut pas d’une personne supplémentaire en moins !

-          Je… Mais… Pourquoi ? Bredouilla la jeune femme.

-          Peut… Pa… Parce que… Hésita le jeune homme, parce que je t’aime ! Mais tu as toujours préféré Fred… Je ne vais pas te cacher que j’étais jaloux de lui… Et quand il est… Mort… Je… Je ne pensais pas que tu deviendrais comme ça… Je ne savais pas non plus que tu étais enceinte… Alors voilà… Je ne veux pas te voir… Mourir, toi aussi…

 

Il lui avait tout dit et se sentait libéré d’un poids qu’il avait gardé pendant toutes ces années. Maintenant, il ne savait pas comment Anastasia allait réagir ; Il avait cherché à la tuer, lui avait même jeté plusieurs Doloris et maintenant, il lui disait qu’il l’aimait. S’il se prenait deux paires de gifles et des insultes, il comprendrait pourquoi. Cependant, elle ne réagit pas du tout comme il l’avait prévu : Elle lui sauta au cou et fondit en larmes. Il ignora le sang qui coulait des poignets de la jeune femme et qui venait tacher sa chemise pour la serrer contre lui.

Fred ne reviendrait pas et continuerait à leur manquer, mais au moins George avait quelqu’un qu’il pouvait aimer ; Il pourrait reporter, en quelque sorte, son amour sur Anastasia… Quoique ce n’était pas vraiment le reporter… Seulement cette dernière ne l’aimait peut-être pas autant que lui l’aimait elle et il espérait qu’elle lui laisserait  de qui se rattraper, une sorte de seconde chance ; Il était vrai que depuis la Guerre, il ne s’était pas montré très sympathique : Il ne lui parlait que très peu, quand il était franchement obligé, la voyait rarement et l’évitait même. Alors qu’à Poudlard, Fred, lui Anastasia étaient presque tout le temps ensemble. Tout le monde s’était d’ailleurs demandé ce que la meilleur élève de l’école pouvait trouver d’intéressant à deux imbéciles comme eux.

George desserra son étreinte. Il frotta les larmes qui coulaient le long des joues de la jeune femme et soigna les plaies de ses poignets. Il lui adressa un pale sourire auquel elle répondit de la même manière. Il se leva et l’aida à se redresser.

 

-          Ann, murmura t’il, j’ai hâte de revoir Frédérick…

-          Maintenant ?! S’étonna la jeune femme, en plongeant son regard dans le sien.

-          Bah oui, maintenant… Et puis les autres doivent s’inquiéter : Ça fait plus de quatre heures que tu es partie…

 

Anastasia saisit la main que lui tendait George. Elle jeta un dernier regard à la chambre de Fred puis partit  la suite du jeune homme.

 

                        Un an après, on célébrait leur mariage et une dizaine de mois plus tard, Anastasia broyait littéralement la main de George, donnant naissance à deux garçons, des jumeaux, au plus grand bonheur de leur père, qu’il prénommèrent Alexandre et Nicolas. Puis deux ans après, ce fut le tour d’une fille, Tatiana.

 


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