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Vengeance préméditée
[Histoire Terminée] | Auteur: Anastasia | Vue: 227 |
| [Publiée le: 2008-08-13] [Mise à Jour: 2008-11-03] | ||
| 13+ | One-Shot/Drame | Commentaires: 1 |
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Description: Après la Guerre... Lord Voldemort à été vaincu au prix de beaucoup de vies. Le temps passe et les gens changent... Elle en fera l'amère expérience. J'ai rajouté un chapitre pour ceux qui souhaiteraient une happy end, au choix. Maintenant, je trouva que ça se termine trop bien (^^) | ||
| Crédits: Tous les personnages sont à JK Rowling sauf Anastasia |
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Vengeance Préméditée ( Part. 1 )[1318 mots] |
Publié le: 2008-08-13 | |
| Taille du Texte: (+) : (-) | ||
Un petit One-Shot ( en deux chapitres ) que j’ai imaginé sous la douche ( ça n’a rien à voir avec l’histoire )…
Je sais, je mets toujours les mêmes personnages mais Anastasia c’est MON personnage !! ( ^^ )
Le style d’écriture ? Pas trop glauque ?
Elle marchait dans les rues de Londres. Elle gardait la tête basse. Depuis la Guerre, elle n’avait plus jamais été la même, depuis cinq ans qu’elle avait tout perdu… Oui, Anastasia Rhomanov était seule, elle était malheureuse, elle était dépressive.
Tous ses amis avaient péris lors de la Bataille Finale ; Harry et Voldemort s’étaient effondrés en même temps, pour ne plus jamais se relever, l’un comme l’autre, un Mangemort avait assassiné Hermione et Ginny et bien d’autres personnes… Elle les avait tous vus dans la grande salle, après la dernière bataille, elle avait tant de noms dans son esprit, tant de visages devant ses yeux : Harry, Hermione, Ginny, Colin Crivey, Nymphadora Tonks, Remus Lupin, Olivier Dubois, Susan Bones, Hanna Habbot, plein d’autres… Et Fred, Fred Weasley…
Elle l’avait aimé, bien plus qu’aimé simplement ; Quelque jours avant la Bataille Finale, ils s’étaient mariés, entourés uniquement de leurs plus proches amis et parents. Elle n’avait pas encore dix-huit ans, il avait à peine vingt ans. Depuis la première fois qu’ils s’étaient vus, ils s’étaient aimés… A présent, cinq ans plus tard, elle était veuve et mère d’un garçon de quatre ans, qui ressemblaient étonnement à son père et qu’elle avait prénommé Frédérick… A sa mémoire… Elle l’aimait énormément.
Pourtant, elle avait un travail magnifique : Elle était l’Auror la plus connue, la meilleure Auror qu’il ait existé. Les Weasley, où les seules personnes disparues étaient Fred et Ginny, l’aidaient, l’assistaient. Ron avait été très affecté par le changement de son amie et il faisait tout ce qui était possible pour lui remonter le moral… Depuis quelques temps, elle allait mieux, mais un peu mieux, seulement.
Les pas d’Anastasia la menèrent jusqu’au Chaudron Baveur. Elle y entra et passa rapidement, sans accorder le moindre regard à quiconque et se rendit dans la petite cour, derrière le pub. Elle s’engagea sur le Chemin de Traverse, les pans de sa longue cape noire tournoyant derrière elle. La jeune femme avait beaucoup changé et elle en était consciente ; La journée, elle était habillée en noir, les couleurs étaient rares, et la nuit, elle ne dormait pas, elle pleurait.
Il commença à pleuvoir, sur le Chemin de Traverse. Anastasia ne regardait pas, ne savait pas où elle allait. Elle avait pris cette journée de congé pour réfléchir, s’éloigner un peu de son travail car en ce moment, elle ne pensait plus, elle ne réfléchissait plus. Elle était bien loin de la meilleure élève de Poudlard qu’elle avait été. En trois semaines, six meurtres avaient été commis et les victimes étaient les six anciens Mangemorts qui avaient échappé à Azkaban. Les Aurors avaient été chargés de l’enquête et la jeune femme passait des journées, même des nuits, sur les différents dossiers… Ça l’occupait, elle noyait sa haine, sa peine, sa rage pendant quelques heures avant de reprendre son souffle… Elle était comme en apnée pendant ses heures de travail ; Ça la tuait à feu lent.
Elle avait la tête baissée. Ses cheveux étaient trempés à présent et la pluie froide dégoulinait le long de son visage, se mêlant à ses larmes. Ça lui faisait du bien. Soudain, elle se cogna contre quelque chose de dur… Non, pas si dur que ça… Elle releva la tête et crut un moment avoir Fred en face d’elle. Lui et son jumeau… Il se ressemblaient tellement…
- George ! S’exclama t’elle, d’une voix éraillée, qui sonnait faux, excuse moi, je ne t’avais pas vu…
- Ce n’est rien… Répliqua t’il, avec un petit sourire, mais Ann… C’est vraiment toi !
Elle n’était plus que le fantôme d’elle même. La dernière fois que George avait vu Anastasia, cela remontait à un peu plus de six mois, elle était encore un peu souriante et avait encore son beau visage angélique qu’il lui avait toujours connu. Mais à présent… Ses cheveux étaient ternes, mal coiffés, ses yeux ne brillaient plus comme avant et de profondes cernes les creusaient. Une ombre, un fantôme, un spectre, voilà ce qu’elle était à présent.
Ils marchèrent un peu ensemble, dans la ruelle déserte, parlant de choses et d’autres.
- Au fait, comment va… Va Frédérick ? Demanda George, qui sentit sa gorge se nouer.
- Bien, répondit Anastasia, la voix toujours faible et sifflante, il est chez tes parents… Ron adore s’occuper de lui… Mais lui, il est encore trop petit, il ne comprend pas encore tout très bien…
Elle laissa échapper un petit éclat de rire qui avait l’air si déplacé qu’elle se tut immédiatement. Cinq ans qu’elle n’avait plus vraiment ris…
- Tu ne passes pas souvent, tu viens à la maison ? Proposa George, alors qu’ils arrivaient près de la boutique de farces et attrapes qu’il avait monté avec son jumeau.
- Si ça te fait plaisir… Moi, ça ne me dérange pas, répondit Anastasia, en le suivant.
Le jeune homme leva un peu le lourd volet de métal qui cachait les vitrines, ouvrit la porte du magasin et la fit passer devant lui. Il entra à sa suite et referma le volet, après avoir allumé la lumière. La boutique était triste ; Il n’y avait plus autant de couleurs qu’avant, les rayonnages n’étaient plus si remplis et une petite couche de poussière recouvrait les étals. La jeune femme avait l’impression que rien n’avait bougé depuis cinq ans, pourtant George avait repris les affaires après la mort de Fred… Fred… Un nom omniprésent dans leurs esprits, à elle… A lui… A tous ceux qui l’avaient connu…
Ils montèrent à l’étage, dans les appartements. Une fois dans le salon, Anastasia défit les attaches d’argent de sa cape, dévoilant un long et large pantalon noir ainsi qu’un chemisier rouge sang, et la donna à George, qui la rangea dans une penderie. Ce dernier retrouva la jeune femme devant une étagère, en face du canapé. Elle contemplait des photos qui avaient été faites à Poudlard, du temps de leur scolarité, du temps où ils étaient encore tous ensemble… Ils s’amusaient bien… Anastasia laissa échapper un sanglot qu’elle tut immédiatement… Mais les larmes qui recommençaient déjà à couler le long de ses joues ne se tarirent pas…
- Tu veux boire quelque chose ? Demanda George, en se dirigeant vers la cuisine.
- Un thé, ce serait sans refus… Répondit-elle, en se retournant.
Le jeune homme disparut dans la pièce voisine. La jeune femme s’approcha de la fenêtre et écarta un peu les rideaux. Le Chemin de Traverse était désert. Seul un passant passait de temps en temps en courant pour se mettre à l’abri, un manteau au dessus de lui. Elle sursauta quand George revint avec les deux tasses fumantes. Il en tendit une à Anastasia qu’elle prit entre ses mains. Le contact chaud, voir même brûlant de la tasse lui faisait du bien.
- Tu as tellement changé depuis la dernière fois que je t’ai vue… Murmura George, en l’observant.
- Ça ne m’étonne pas… Répliqua la jeune femme, je me dégrade de jour en jour…
- Mais pourquoi… ?
- Je ne dors plus, je ne mange plus, je travaille toute la journée… Ça fait cinq ans que ça dure… Je craque George…
Elle était si bouleversé… Ce dernier se rapprocha d’elle et la prit par les épaules, mais elle semblait vouloir garder sa peine pour elle, ne rien dire… Elle prit une gorgée brûlante de thé et bût la tasse d’un coup. Elle se dirigea vers la table pour la poser lorsqu’elle se sentit prise de vertiges incontrôlables. Elle chancela, ses jambes se dérobèrent et elle tomba sur le sol. George se précipita vers elle pour la rattraper avant qu’elle ne heurte le plancher. Il y eut un bruit de verre brisé… La tasse éclata.
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