[ Nos Partenaires ]
|
Une alliée supplémentaire
[Histoire Abandonnée] | Auteur: Linoz | Vue: 1876 |
| [Publiée le: 2007-09-26] [Mise à Jour: 2007-10-24] | ||
| 13+ Signaler | Action-Aventure/Drame/Romance | Commentaires: 12 |
|
Description: On a toujours besoin d'aide... Surtout si l'on part combattre l'un des sorciers les plus puissants de la planète. S'il sait qu'il peut compter sur ses fidèles amis Ron et Hermione ainsi que sur l'ordre du Phénix. Harry pourra, y compris, se reposer sur l'aide d'une toute nouvelle personne. Une alliée aussi improbable qu'imprévue qui se révèlera utile dans sa lutte contre Lord Voldemort. Une alternative au dernier tome de la saga reprenant les éléments de la fin du tome six. | ||
| Crédits: L'univers et les personnages issus de Harry Potter appartiennent à leur auteur J.K. Rowling. Les autres sont le fruit de mon imagination. |
||
| << ( Préc ) |
Bienvenue à Paris[1287 mots] |
Publié le: 2007-10-24 | |
| Taille du Texte: (+) : (-) | ||
Bienvenue à Paris
- Mais comment on va faire pour voler le médaillon ? Demanda une voix anxieuse.
- Tu le sais déjà Ron, ne nous oblige pas à te le répéter, lui répondit simplement Hermione.
Ils étaient arrivés à Paris deux jours auparavant et avait passé leurs journées au musée de la magie. Charlie avait été surprise de voir qu’elle n’avait pas oublié comment se diriger dans le bâtiment. Un peu comme quand on n’a pas fait de vélo depuis longtemps, elle avait eu un instant d’hésitation, mais une fois les entrées payées, ses automatismes étaient revenus.
Ils étaient passés à tour de rôle à côté de la vitrine où était rangé le médaillon, mais ne voulait pas éveiller les soupçons de la surveillance en passant trop de temps dans la salle. Chacun avait une mission bien précise lors de son passage. Ron devait regarder s’il s’agissait bien du pendentif en question et non un qui lui ressemblait, Harry était chargé de faire une photographie de la vitrine grâce à un sort pour pouvoir placer la copie à la place de l’original sans que la différence soit flagrante, Hermione devait déterminer quels sorts de protection avait été utilisée et Charlie tâchait de voir par quel moyen il pourrait réaliser leur sorte de larcin.
- On n’est même pas sûr de connaître leurs sorts de protection, continua le jeune homme.
- Fais un peu confiance à Hermione, elle était la meilleure pour ce genre d’exercice à Poudlard.
- J’ai pas envie de me faire griller et d’être envoyé à Azkaban avec des Mangemorts.
- T’inquiètes pas Ron, t’es en France, tu iras au château d’If et pas à Azkaban, ironisa Charlie.
Le jeune Weasley ne semblait pas plus rassurer pour autant. Peu importe la prison dans laquelle il devrait aller s’il se faisait prendre avec les autres, le simple fait d’être enfermé dans une geôle et d’être entouré par des araignées lui donnait des frissons.
- Tout ira bien Ron, tenta de le rassurer son meilleur ami. On réussira à l’avoir cet horcruxe.
Ils avaient prévu de faire l’échange le soir-même. Dans une heure, ils iraient au musée tous les quatre, mais seulement deux d’entre eux en ressortiront. En effet, Harry et Charlie devaient rester dans la salle où se trouver le médaillon cachés sous la cape d’invisibilité de ce dernier pendant que Ron et Hermione se chargeraient de les faire sortir du musée.
Si les groupes s’étaient formés ainsi, c’était que Charlie connaissait le musée sur le bout des doigts, que Harry était celui qui avait le pendentif en sa possession et surtout qu’il ne pouvait tenir à quatre sous la cape du jeune sorcier. Au fond d’elle, Charlie était convaincue que l’absence de Ron dans la bâtisse était une bonne chose. Nerveux comme il était, le plan ne pouvait se dérouler sans anicroche s’il se trouvait à l’intérieur.
Trente minutes avant l’heure prévue, ils quittèrent la chambre de bonne dans laquelle ils avaient trouvé refuge et prirent le métro jusqu’à la station la plus proche du musée de la magie. Ce dernier était caché dans un vieil immeuble dont des pans de murs semblaient tombés en ruine. Aucun moldu sain d’esprit n’aurait eu l’idée de rentrer à l’intérieur et lorsque les quatre jeunes gens rentrèrent à l’intérieur, les passants pensèrent qu’il s’agissait encore de quelques junkies à la recherche d’un squat.
- Voilà, on y est. Plus moyen de se défiler les gens… Ron, ramène tes fesses ici, dit Charlie au jeune homme qui tentait de prendre la poudre d’escampette.
- J’ai cru voir quelqu’un que je connaissais…
- Depuis quand tu connais du monde à Paris toi ? Enfin bref… En route mauvaise troupe.
La tension était palpable dans le groupe. La réceptionniste le remarqua quand Harry tenta de la payer avec des gallions au chocolat qu’ils avaient acheté la veille dans un des meilleurs chocolatiers de la ville.
- Plus que dix minutes avant la fermeture, il serait peut-être temps de créer nos clones ? Demanda Charlie.
Hermione avait trouvé, dans l’un des nombreux livres qui se trouvait dans la chambre de bonne, un sort qui permettait de créer des doubles de personnes l’espace de quelques minutes, mais ces mêmes quelques minutes étaient bien suffisantes pour faire croire aux gardiens que tout le monde était bel et bien sorti du musée.
- Dobla persona, récita Hermione tout en faisant un mouvement avec sa baguette.
Devant eux venaient d’apparaître un Harry et une Charlie plus vrais que les originaux. La jeune femme semblait s’amuser de cette situation. Son clone avait exactement les mêmes expressions qu’elle. Quelque part, elle avait l’impression de voir les jumeaux Weasley version féminine et un peu moins rousse. Se fut à contrecœur qu’elle les laissa partir accompagnés de Ron et Hermione et qu’elle se cacha sous la cape d’invisibilité avec Harry. Elle se promit de se souvenir de ce sort et de l’utiliser à nouveau pour faire une blague à son petit ami et au frère de ce dernier.
- Tu prends toute la place, dit-elle en poussant son ami.
- Colle-toi un peu plus à moi, la cape n’est pas à rallonge.
- Oh Harry ! Je suis désolée, mais je suis fidèle moi.
Elle se mit à rire en silence sous le regard presque désespéré de Harry qui n’arrivait toujours pas à se faire à cette partie de l’humour de la jeune femme.
- Décoince-toi mon vieux ! Je plaisantais.
- Je sais, mais si tu pouvais éviter de nous faire remarquer…
- D’accord Ron bis ! Je vais me taire maintenant.
Durant les minutes suivantes, un silence pesant s’installa. Trop têtue pour pouvoir reparler, Charlie bourrait un œil noir à son compagnon de cape. Ce ne fut que quand la nuit tomba qu’elle s’autorisa à parler à nouveau.
- Si votre altesse est prête à faire l’échange, railla-t-elle dans une révérence.
- Tu es prête pour les sorts ?
- Oui…
Pendant qu’elle enchaînait une dizaine de sorts successivement, Harry s’approchait doucement de la vitrine. Il tenait entre ses doigts le médaillon qui lui avait tant coûté, mais aussi rapporté en même temps. Après l’avoir serré une dernière fois, il ouvrit la porte vitrée du présentoir et remplaça l’original par la copie. Alors qu’il refermait tout, après avoir vérifié sur la photo si tout était bien en place, et qu’il s’apprêtait à crier victoire, une alarme se fit entendre.
- Pas le temps de savoir quel sort on a oublié, cours ! Lui cria Charlie.
Le jeune sorcier ne pouvait se souvenir de la dernière fois où il avait couru aussi vite, il ne contrôlait plus son corps et laissait ses pieds suivre ceux de Charlie dans une cadence folle. Ils entendirent deux gardes leur crier de s’arrêter et accélérèrent alors qu’ils pensaient tous les deux qu’il leur était impossible d’aller plus vite. Arrivés devant l’entrée du musée, la porte s’ouvrit pour les laisser passer et se referma devant les deux gardes qui la percutèrent de plein fouet avant de s’effondrer sur le sol, assommés.
Charlie se sentit entourée de deux bras avant d’avoir l’impression d’être compressée dans un tuyau vingt fois trop petit pour sa corpulence. Lorsqu’elle rouvrit les yeux, elle était devant le vieil immeuble de briques qu’ils avaient quittés trois jours auparavant. A côté d’elle se trouvait un Harry hors d’haleine. Ron et Hermione quant à eux souriaient, fiers de leurs sauvetages.
- Merci beaucoup tous les deux, dit la jeune femme une fois ses esprits retrouvés. Sans vous on serait en partance pour la Méditerranée.
- Vous avez le médaillon ? Se contenta de répondre Ron devant les remerciements de la jeune femme.
- Oui il est là.
Tout en prononçant cette phrase, Harry sortit le collier de sa poche.
- Alors de rien ! S’exclama victorieusement le jeune rouquin.
| << ( Préc ) |