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Une alliée supplémentaire
[Histoire Abandonnée] | Auteur: Linoz | Vue: 1353 |
| [Publiée le: 2007-09-26] [Mise à Jour: 2007-10-24] | ||
| 13+ | Action-Aventure/Drame/Romance | Commentaires: 12 |
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Description: On a toujours besoin d'aide... Surtout si l'on part combattre l'un des sorciers les plus puissants de la planète. S'il sait qu'il peut compter sur ses fidèles amis Ron et Hermione ainsi que sur l'ordre du Phénix. Harry pourra, y compris, se reposer sur l'aide d'une toute nouvelle personne. Une alliée aussi improbable qu'imprévue qui se révèlera utile dans sa lutte contre Lord Voldemort. Une alternative au dernier tome de la saga reprenant les éléments de la fin du tome six. | ||
| Crédits: L'univers et les personnages issus de Harry Potter appartiennent à leur auteur J.K. Rowling. Les autres sont le fruit de mon imagination. |
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De vieilles envies[1216 mots] |
Publié le: 2007-10-22 | |
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De vieilles envies
Il était six heures du matin lorsque Charlie se leva. Alors qu’elle pensait être la première à avoir quitté les bras de Morphée, elle fut surprise de constater qu’il y avait déjà quelqu’un dans la cuisine.
- Déjà debout ? Constata-t-elle.
- Pas couché du tout, lui répondit Harry. J’ai ce truc qui me trotte dans la tête depuis hier soir.
La jeune femme le regardait attentivement tout en versant du lait dans son bol de céréales. Ce matin-là, elle avait décidé de laisser les viennoiseries qu’elle engloutissait depuis environ un mois, mais elle n’était pas sûre qu’elle apprécierait autant son petit-déjeuner que d’habitude.
- Tu vas en mettre à côté.
- Hein ? Ah oui, je fonctionne toujours au radar le matin, puis en piochant dans ses céréales avec sa cuillère. C’est quoi ton « truc » au fait ?
- Tu sais que mes parents sont morts.
- Qui ne le sait pas, pensa-t-elle à haute-voix. Hum… Pardon, vas-y continue.
- En seize ans, je n’ai jamais été les voir…
Elle s’arrêta de mâcher un instant. Elle non plus n’avait jamais été sur la tombe de son père. Parfois elle se surprenait à envier Harry qui avaient eu ses parents pendant un peu plus d’un an pour lui. De plus, son grand-père n’avait eu de cesse de lui répéter que si Harry était vivant c’était grâce à l’amour de ses parents et surtout celui de sa mère. Si son père l’avait aimée avant sa naissance, ça n’avait jamais été le cas de celle qu’elle appelait maintenant sa génitrice. L’amour parental, voilà ce qui lui manquait profondément et voilà pourquoi elle convoitait cette part de la vie de son ami.
- Et tu voudrais y aller, finit-elle.
- C’est dans mes projets depuis l’enterrement, il marqua une pause, de ton grand-père.
- Et en débarquant dans ta vie, j’ai un peu bouleversé tes plans. Je comprends…
Harry sourit à la jeune femme. Certes, elle avait en effet bouleversé ses plans, mais il ne regrettait en rien de l’avoir avec lui dans cette épreuve. Plus qu’une amie, elle était un peu comme la sœur qu’il aurait voulu avoir. Le genre de sœur avec laquelle on se chamaille souvent, mais on se soutient tout le temps.
- Je me demandais juste s’ils pouvaient m’en vouloir de ne jamais avoir été les voir ou même leur parler.
- Tu n’avais pas le choix… Ce n’est pas ton oncle ni ta tante qui t’aurait emmené jusqu’au cimetière pour que tu fleurisses leurs tombes.
- Si tu le dis.
- Ecoute-moi bien Harry, si l’un des parents des personnes dans cette cuisine devait en vouloir à leur enfant… Ca serait plutôt mon père. J’ai eu l’occasion d’aller au cimetière avec grand-père ou grand-mère et j’ai toujours refusé. Je suis plus fille indigne que tu ne seras jamais fils ingrat. Allez, te fais pas de soucis, la vie est presque belle et tes parents aiment sûrement ce qu’il voit de là où ils sont.
Charlie qui avait maintenant fini son bol se leva et le mit dans l’évier. Elle passa derrière Harry et enlaça son cou de ses bras. Ce n’était pas l’une des étreintes qu’elle avait pour George et le jeune homme avait bien fait la différence.
- Je viens de te dire que tes parents t’aiment, mais j’ai besoin d’ajouter qu’ils sont plus que sûrement très fiers de toi. Même si ma mère est toujours vivante et même si j’ai eu mes grands-parents pour m’aimer… Je sais ce que c’est d’être orpheline et je sais combien c’est dur de se poser des questions sur ces parents que l’on ne connait pas, comment ce serait passé notre vie si on était toujours ensemble ? Ou encore aurait-on cette même haine pour Voldemort s’il n’avait pas fait éclater notre vie ? Deux questions parmi tant d’autres sans réponse…
- Tu n’as jamais eu envie de revoir ta mère ou de connaître tes frères et sœurs ?
- Jusqu’à mes onze ou douze ans je ressentais un énorme manque à ce niveau-là, mais je suis rentrée en crise d’adolescence et je me la suis jouée « rébellion attitude », moi contre le monde entier en gros et la majorité de mon monde était occupée par ma mère, mais parfois j’aimerais bien juste l’apercevoir, pouvoir me comparer à elle et dire aux personnes qui me demandent à qui je ressemble le plus que c’est à ma mère ou à mon père et non pas à des sortes de fantômes.
La jeune femme était toujours appuyée sur le dos de son ami et continuait à réfléchir à cette question qu’il lui avait posée. Elle savait où sa mère habitait, elle avait fait des recherches avec Rogue et ils l’avaient retrouvé dans un petit village du sud de la France, mais elle n’osait pas aller déranger cette femme qui était une étrangère pour elle et pour qui elle était une inconnue.
- Des fois, poursuivit-elle, je me demande si elle se souvient encore de moi où si elle a fait en sorte de m’oublier.
- Il n’y a qu’en la rencontrant que tu pourrais le savoir.
- C’est vrai, mais toquer à sa porte et lui dire « Bonjour ! Je suis la fille que vous avez abandonnée il y a seize ans, vous voulez bien être ma maman ? », c’est pas terrible, terrible.
- Si tu pars dans cet état d’esprit aussi…
- C’est vrai, je deviens amère quand je parle d’elle, mais bon… Je crois que ce qui me ferait la revoir, c’est qu’on me pousse en ce sens.
Charlie sentit les épaules de Harry se contracter. Elle était prête à mettre sa main au feu qu’il avait une idée en tête et qu’elle allait bientôt découvrir laquelle.
- Que dirais-tu si je te proposais de conclure un pacte ? Demanda-t-il.
- Je te dirais que ça dépend du genre de pacte… Si c’est dans le genre film d’adolescent : perdre notre virginité avant nos dix-huit ans… Là, je te dirais que t’es complètement timbré mon vieux.
- C’est toi qui a un grain, se mit-il à rire. Je pense aussi que tu regardes trop la télévision…
- Ah ! Mais j’ai lancé ça pour détendre l’atmosphère, se rattrapa-t-elle.
- Ouais, ouais. Je suis pas des plus convaincus. Enfin bref, le pacte ça serait plutôt : si je vais sur les tombes de mes parents à Godric's Hollow, tu iras voir ta mère.
La jeune femme se détacha de son ami et se mit à réfléchir en se tenant le menton entre le pouce et l’index.
- Puis-je émettre une condition ? Se décida-t-elle à dire.
- Tout ce que tu voudras.
- J’irais voir ma mère si je survis à Voldemort. Je ne veux pas mettre en danger des personnes qui n’ont rien à voir avec le monde de la magie.
- Qui est le plus chevaleresque de nous deux maintenant ? Se moqua-t-il.
- Rah ! Tais-toi espèce d’idiot.
- Et moi j’irais à Godric's Hollow lorsque nous serons de retour de Paris.
Ils se serrèrent la main pour sceller leur contrat avant de se mettre à rire. La situation était des plus ridicules, mais maintenant ils avaient trouvé l’un et l’autre une motivation pour ces choses qu’ils avaient trop peur de faire.
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