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Une alliée supplémentaire
[Histoire Abandonnée] | Auteur: Linoz | Vue: 1361 |
| [Publiée le: 2007-09-26] [Mise à Jour: 2007-10-24] | ||
| 13+ | Action-Aventure/Drame/Romance | Commentaires: 12 |
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Description: On a toujours besoin d'aide... Surtout si l'on part combattre l'un des sorciers les plus puissants de la planète. S'il sait qu'il peut compter sur ses fidèles amis Ron et Hermione ainsi que sur l'ordre du Phénix. Harry pourra, y compris, se reposer sur l'aide d'une toute nouvelle personne. Une alliée aussi improbable qu'imprévue qui se révèlera utile dans sa lutte contre Lord Voldemort. Une alternative au dernier tome de la saga reprenant les éléments de la fin du tome six. | ||
| Crédits: L'univers et les personnages issus de Harry Potter appartiennent à leur auteur J.K. Rowling. Les autres sont le fruit de mon imagination. |
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Joyeux anniversaire[1412 mots] |
Publié le: 2007-09-29 | |
| Taille du Texte: (+) : (-) | ||
Joyeux anniversaire
Charlie émergeait tout doucement du sommeil. Il était sept heures du matin et le réveil venait de sonner. Un coup de poing avait suffi à l’éteindre. La jeune femme se redressa sur ses avant-bras et pu constater qu’elle était seule dans la chambre. Depuis bientôt une semaine, elle vivait au 4, Privet Drive, cachée dans la chambre de Harry Potter et ce dernier s’était apparemment levé avant elle. Le maudissant intérieurement, elle fit apparaître devant elle un plateau sur lequel trônaient un bol de chocolat chaud et quelques viennoiseries.
Alors qu’elle entamait son pain au chocolat, la porte s’ouvrit sur celui qui, à son sens, l’avait lâchement abandonnée. S’il y avait une chose que Charlie ne supportait pas, c’était que qu’on se lève avant elle. C’était ridicule et elle le savait très bien, mais elle n’aimait pas qu’on l’observe en train de dormir ou qu’on la surprenne à faire la grasse matinée.
- Bonjour, lança Harry joyeusement.
- Ouais, ouais, c’est ça, bonjour.
- De mauvaise humeur ?
- Non, pas le moins du monde…
- Ah, tant mieux.
- Pourquoi tu ne m’as pas réveillée ? S’énerva-t-elle.
- Tu dormais bien, je ne voulais pas te déranger, ni même risquer de me reprendre un coup.
La jeune femme ne put s’empêcher de sourire. Le lendemain de son arrivée chez les Dursley, Charlie avait frappé Harry alors que ce dernier tentait de la réveiller. Elle lui avait dit pour seules excuses qu’elle n’était pas habituée à ce qu’un garçon lui susurre quelques mots à l’oreille au saut du lit.
- C’est pas une raison, se radoucit-elle. Tu veux un pain au chocolat ?
- Avec plaisir.
A peine avait-il mordu dans la viennoiserie que deux strigidés firent leur entrée dans sa chambre. L’un d’eux était Hedwige, la chouette de Harry et l’autre était l’impétueux Coquecigrue. Si Charlie avait oublié de lui souhaiter son anniversaire, ses amis, eux, y avaient pensé. Soudain, un troisième rapace entra par la fenêtre et vint se poser près de la jeune femme qui lui donna un morceau de son repas.
- Coucou Hulotte, dit-elle en lui caressant la tête.
- C’est ta chouette ?
- Plutôt celle de la famille… Dis donc crapule, ce n’est pas à moi que tu dois donner ça.
L’animal émit un hululement et se dirigea vers Harry qui décrocha le petit paquet attaché à la patte de la chouette. Une fois déballé, il y trouva une paire de lunettes en demi-lune.
- Ce sont celles de…
- Grand-père, oui, le coupa Charlie. Ce sont celles qu’ils portaient à la maison. Je n’ai jamais compris pourquoi il changeait de paire entre Poudlard et chez nous, mais bon… Je sais que ce n’est pas grand-chose comme cadeau d’anniversaire…
- Tu plaisantes ? C’est… c’est un cadeau génial.
Sur ces mots, il se jeta au cou de la jeune femme et lui fit la bise.
- Tu n’ouvres pas tes autres paquets ? Demanda Charlie, gênée par cette marque d’affection.
- Si, bien sûr même si je suppose que ce sont des friandises de chez Honeydukes.
Et en effet, il ne s’y trompa pas. Dans son mot Hermione lui expliqua qu’elle avait un autre cadeau pour lui, mais qu’elle préférait lui donner en main propre et Ron, lui, écrivit qu’il aurait probablement une surprise lors du mariage et aussi qu’ils avaient bien reçu la lettre où Harry leur disait qu’il viendrait avec une invitée.
D’un seul coup, une sorte d’atmosphère pesante se fit sentir. Harry se rendait compte que ses amis lui manquaient terriblement, mais surtout qu’aujourd’hui il était majeur et qu’il devait quitter la maison des Dursley. Une demeure qui ne lui apportait plus aucune protection. Il se leva du lit et se mit à fouiller dans les placards pour en sortir ses vêtements. Sa frénésie, incompréhensible pour Charlie, se termina lorsqu’il retira tout ce qui trouvait sous une latte du parquet de sa chambre.
- Tu pars en voyage ?
- J’ai dix-sept ans aujourd’hui… Je vais devoir partir de cette maison.
- C’est gentil de prévenir que moi aussi je dois faire mes bagages ! S’exclama Charlie en avalant une gorgée de travers.
- Pourquoi tu as enlevé toutes tes affaires de la valise aussi ?
- T’es pas une fille, tu ne peux pas comprendre.
Le ton enfantin qu’avait emprunté Charlie provoqua un fou rire chez Harry. Il commençait tout doucement à s’habituer aux humeurs changeantes de la jeune femme, mais certaines de ses réactions le surprenaient encore.
- Je ne vois pas ce qu’il y a de drôle.
- C’est toi… Tu es tellement instable.
- Ca fait plaisir, se renfrogna-t-elle.
- Fais pas la tête… Et puis tu peux toujours te servir de la magie, non ?
La jeune femme soupira et prit sa baguette qui se trouvait sous l’oreiller. Une seule formule magique et ses affaires, ainsi que celles de Harry, étaient rangées dans des malles.
- Tu n’as pas que des mauvaises idées en fin de compte.
- Merci pour le rangement… Même si je ne t’avais rien demandé.
- Fais pas la tête, on ira plus vite comme ça, dit-elle sur le même ton que celui que Harry avait employé quelques secondes auparavant. Bon, c’est pas le tout, mais je prendrais bien une douche moi.
- Les Dursley sont là…
- On s’en fiche, on part dans quelques heures, répondit Charlie en souriant.
Elle put prendre sa douche tranquillement dans la salle de bain se trouvant au premier étage et elle sortit de cette même pièce sans croiser personne. Arrivée dans la chambre de Harry, elle entreprit de se sécher les cheveux grâce à un sort. Ce dernier était en train de répondre à ses amis pour les remercier
Soudain, la porte s’ouvrit à la volée et l’oncle Vernon entra dans la pièce suivi de sa femme et de son fils.
- Nous avions promis de te garder jusqu’à tes dix-sept ans, voilà chose faite… Maintenant je te prie de quitter cette maison, dit-il d’un trait sans se rendre compte de la présence de Charlie.
- C’était bien mon intention, d’ici quelques heures vous serez débarrassés de moi à tout jamais.
- Quel charmant cadeau d’anniversaire, lâcha la jeune femme.
- Qui… Qui êtes-vous ? Demanda-t-il en remarquant Charlie et surtout la baguette qu’elle tenait dans la main.
- Moi ? Oh, je ne suis personne.
- Que faites-vous chez moi avec ce truc dans la main ?
- Je me sèche les cheveux, tout simplement.
Vernon ne sembla pas remarquer le ton ironique qu’avait employé la jeune femme. Cependant, Harry se rendit compte, grâce au teint violacé que prenait son oncle, que sa colère atteignait son paroxysme.
- Est-ce l’une de tes amies mon garçon ?
- Oui, souffla timidement l’intéressé.
- NE T’AI-JE DONC JAMAIS DIT QUE JE NE VOULAIS PAS DE GENS DE TON ESPECE DANS CETTE MAISON ?
- Excusez-moi, s’en mêla Charlie, vous avez bien dit « espèce » ?
- Vous n’êtes qu’une bande de parasites sur cette Terre.
- Co… Comment ?
- Vous m’avez bien entendu !
La jeune femme s’approcha alors de l’oncle Vernon, le menaçant de sa baguette. Ce dernier d’un geste de la main fit reculer Pétunia et Dudley.
- Ne parlez plus jamais de nous comme de parasites, vous m’avez bien comprise ?
- Vous… vous ne pouvez pas utiliser cette chose, répondit Vernon, sûr de lui.
- Je suis majeur maintenant et je peux utiliser cette « chose », comme vous dites, quand bon me semble.
Harry n’avait jamais vu pareille fureur dans les yeux d’une personne sans que cette dernière ne soit mauvaise. Il allait s’approcher d’elle quand soudain un « boom » sonore se fit entendre depuis le salon. Sans réfléchir, le jeune adulte sortit à son tour sa baguette et fit signe à Charlie de venir avec lui. Ils descendirent les escaliers sans bruit et sautèrent la dernière marche tout en dirigeant leurs baguettes vers le salon.
- Il n’est pas nécessaire de pointer vos baguettes sur nous, maugréa une voix masculine.
- Harry ? L’interrogea Charlie.
Le jeune homme quant à lui était déjà en train de baisser sa baguette. Devant eux se tenaient deux personnes en train de frotter sur leurs vêtements pour enlever la suie qui s’y trouvait. Heureusement pour eux, songea le jeune sorcier, l’oncle Vernon n’avait pas condamné à nouveau la cheminée depuis le jour où les Weasley étaient venus le chercher pour la finale de la coupe du monde de Quidditch.
- C’est bon… On n’a rien à craindre d’eux. Bonjour Professeur Maugrey, Professeur Lupin.
- Bonjour Harry, répondit un homme aux traits tirés. Et surtout : joyeux anniversaire.
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