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Une alliée supplémentaire
[Histoire Abandonnée] | Auteur: Linoz | Vue: 1871 |
| [Publiée le: 2007-09-26] [Mise à Jour: 2007-10-24] | ||
| 13+ Signaler | Action-Aventure/Drame/Romance | Commentaires: 12 |
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Description: On a toujours besoin d'aide... Surtout si l'on part combattre l'un des sorciers les plus puissants de la planète. S'il sait qu'il peut compter sur ses fidèles amis Ron et Hermione ainsi que sur l'ordre du Phénix. Harry pourra, y compris, se reposer sur l'aide d'une toute nouvelle personne. Une alliée aussi improbable qu'imprévue qui se révèlera utile dans sa lutte contre Lord Voldemort. Une alternative au dernier tome de la saga reprenant les éléments de la fin du tome six. | ||
| Crédits: L'univers et les personnages issus de Harry Potter appartiennent à leur auteur J.K. Rowling. Les autres sont le fruit de mon imagination. |
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Découvertes...[1583 mots] |
Publié le: 2007-09-26 Mis à Jour: 2007-09-26 | |
| Taille du Texte: (+) : (-) | ||
Avant-propos :
Cette fanfiction (en plus d'être la première que j'écris) est mon alternative au dernier tome de la saga Harry Potter. Il se peut que j'utilise certaines informations contenues dans ce livre, mais celles-ci ne feront que se recouper avec ce qui a été dit à la fin du tome six.
Découvertes...
Au loin, les derniers rayons du soleil vagabondaient sur les vertes campagnes normandes. De la fenêtre de sa chambre, une jeune fille, presque femme, laissait la douce chaleur des derniers rais de l'astre lui caresser le visage. Ses yeux fixaient l'horizon depuis si longtemps que son champ de vision en était devenu flou. Son regard, oscillant entre le brun et le vert au gré de la lumière, semblait être voilà comme si la jeune femme n'avait pas cligné des yeux depuis qu'elle observait l'extérieur.
Outre ses yeux noisettes, la jeune femme avait une peau très claire et des cheveux auburn. Si elle ne bougeait, ni ne respirait, beaucoup de gens l'auraient sans doute confondue avec une poupée de porcelaine grandeur nature. Vêtue d'un débardeur blanc près du corps, sans pour autant être ostentatoire, ainsi que d'un jean baggy retenu par une ceinture, l'adolescente paraissait ses dix-sept ans sans aucun problème.
Alors qu'elle continuait à contempler le paysage qui s'offrait à elle, une voix l'a sorti de sa rêverie.
- Charlie, mon cœur, le dîner est servi.
C'est en levant les yeux au ciel que la dénommée Charlie quitta le rebord de sa fenêtre. Elle avait beau lui dire à chaque fois, rien n'y faisait, sa grand-mère lui donnait toujours ces surnoms affectueux qu'elle répugnait tant. La jeune femme, compte tenu de son passé, admettait difficilement qu'on puisse l'aimer. Certes, elle le reconnaissait sans problème, ses grands-parents l'avaient chérie de tout leur cœur, mais il lui manquait l'amour de ses parents.
Son père était mort quelques semaines avant se naissance. Décédé dans de terribles circonstances, Lancelot n'avait pu connaître cette enfant qu'il désirait tant. Sa mère quant à elle, l'avait déposée chez ses propres beaux-parents. Elle devait en effet partir un week-end pour son travail. Charlie avait alors dix mois et la conférence durait depuis un peu plus de seize ans.
- Charlie, tu m'as entendu ?
- Oui grand-mère, j'arrive, répondit la jeune femme.
Une fois l'escalier descendu, Charlie arriva dans la cuisine où l'attendait son aïeule ainsi qu'une assiette contenant de la purée et du jambon.
- Je sais, ce n'est pas digne d'un restaurant gastronomique, mais j'ai oublié de faire les courses et il ne restait plus que ça, déclara la vieille femme d'un ton monocorde.
- Ce n'est pas grave grand-mère et puis... Les plats les plus simples sont aussi les meilleurs non ?
- Probablement...
- Si ça t'arrange je pourrais faire les courses à ta place, proposa la jeune femme tout en attaquant son plat.
- Si tu veux...
Charlie ne tenta pas d'obtenir d'autres réponses de la part de sa grand-mère. En effet, depuis quelques temps, Athéna avait perdu la lueur qui brillait autrefois dans ses yeux. La vieille femme avait perdu sa joie de vivre ainsi que toute notion des priorités. Elle continuait à s'occuper de sa petite-fille comme il le fallait, mais elle oubliait de plus en plus souvent de faire les courses, laver le linge ou faire sortir Hulotte, la chouette.
Le grand-père de la jeune femme était décédé seulement quelques semaines auparavant. Dès lors, son épouse avait sombré dans une sorte de léthargie consciente. Cette mort avait été un vrai choc pour les deux femmes. Jamais elle n'aurait vu cet homme comme une personne vulnérable. Le coup de grâce qui s'abattit sur Athéna fut qu'elle ne put assister à l'enterrement de ce dernier. Comme il le faisait de son vivant, il avait pensé à la sécurité des deux femmes de sa vie avant tout.
- Tu pourrais débarrasser la table et faire la vaisselle s'il te plaît ?
- Aucun problème, répondit Charlie en souriant.
N'ayant pas encore fini son dessert, la jeune femme prit son temps. Elle attendait d'entre la porte de la chambre de sa grand-mère se fermer pour finir sa dernière cuillerée. Sûre que la vielle femme ne sortira plus de son sanctuaire dédié à son mari avant le lendemain matin, Charlie sortit un bout de bois de la poche de son pantalon.
- A quoi bon s'embêter comme les moldus alors que tout peut-être plus simple ? Demanda-t-elle à voix haute tout en sachant qu'elle n'aurait aucune réponse.
Quelques paroles murmurées et assiettes, verres et couverts, devenus propres, volèrent dans les airs pour se ranger dans les placards et les tiroirs. Une tradition voulait que personne n'use de la magie dans la chaumière, mais maintenant qu'elle était majeure et qu'elle devait assumer plus de tâches quotidiennes qu'auparavant, Charlie se servait de sa baguette sans tenir compte de la règle que son grand-père avait instauré.
En remontant dans sa chambre, Charlie repensa à la dernière chose qui lui venait son aïeul. Une lettre qui lui était parvenue quelques jours après sa mort. L'oiseau, qui lui avait apporté, était arrivé quelques heures après le décès de son possesseur. Arrivée dans son habitation, elle s'assit près de son bureau et prit en main cette fameuse missive et la relu à nouveau.
Ma chère petite fille,
Si tu reçois cette lettre c'est que je dois probablement être mort. Je pense que lire cette vérité t'attriste encore et c'est pourquoi je te pris d'essuyer ces larmes qui coulent sur ton si beau visage.
Je t'écris pour te demander un service... Un service qui marquera à jamais ta vie, mais qui est néanmoins nécessaire. Ne prends pas tes grands yeux en lisant ce qui va suivre, tu connais maintenant les lubies de ton vieux grand-père et je crois que tu les as acceptées depuis longtemps.
Une nouvelle guerre va bientôt commencer, elle causera de nombreux décès tout comme la première qui nous coûta la vie de ton père. Cette fois-ci, ce ne seront plus seulement des adultes qui affronteront Tom Jedusor, mais aussi des enfants, tout comme toi. Je sais que tu n'aimes pas ce terme, mais à mon âge, tu comprendras que je l'utilise.
Le service que je te demande à rapport avec cette guerre prochaine. Je me félicite maintenant de t'avoir appris autant de choses sur Tom. Ton savoir va être utile à l'un de mes élèves qui va probablement oublier ses études pour prendre en chasse l'assassin de ses parents. Je sais que ton nom te vient immédiatement en tête et oui, en effet, je te demande d'aider Harry Potter.
J'espère que tu comprends pourquoi je te demande à toi aussi de laisser de côté ta septième année à Beauxbâtons, tu auras tout le temps de la reprendre plus tard, mais cette guerre, elle, n'attendra pas.
Affectueusement, ton grand-père.
Albus Dumbledore.
Après l'avoir reçue, Charlie avait lu cette lettre une bonne dizaine de fois avant d'admettre qu'elle était bien de la main de son grand-père et qu'elle allait maintenant devoir appeler celui qu'on appelait l'Elu dans les journaux : le célèbre Harry Potter.
Regardant le calendrier, elle se rendit compte que juillet se terminait dans une semaine. Elle soupira puis prit un parchemin et sa plume.
Grand-mère,
Je sais que depuis la perte de grand-père il ne te reste que moi, mais aujourd'hui je dois
partir pour effectuer la mission que l'on m'a confiée.
J'ai reçu, il y a bientôt un mois, une lettre de grand-père me disant que je devais tout mettre en œuvre pour aider son protégé, Harry Potter. Si je décide de partir ce soir, c'est que je sais que dans une semaine jour pour jour, il sera majeur et qu'il partira de la maison où il vit actuellement pour traquer Lord Voldemort.
Je dois le contacter et le mettre en confiance avant qu'il ne parte. Je voulais partir plus tôt, mais en même temps je ne voulais pas te laisser seule... Je n'ai malheureusement plus le choix et j'espère que tu me comprendras.
Soit sûre que je ferais tout mon possible pour revenir goûter ta fameuse tarte aux pommes et mon estomac est probablement plus important que mon cerveau dans le choix de certaines décisions.
Prends soin de toi s'il te plaît.
Charlie.
La jeune femme sortit de sa chambre en direction de celle de sa grand-mère. Elle colla son oreille à la porte et après avoir entendu les ronflements de son aïeule, tourna la poignée délicatement.
Elle avait remplacé l'absence du corps de son époux par une photo de ce dernier. Certes, c'était un moyen dérisoire de l'avoir toujours auprès d'elle, mais Charlie ressentit une certaine émotion en voyant le tableau qui se déroulait devant elle. Sur la pointe des pieds, elle s'avança jusqu'au lit sur lequel elle déposa la lettre qu'elle venait d'écrire. Elle embrassa sa grand-mère sur le front puis lui murmura à l'oreille en guise de promesse.
- Je reviendrai.
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