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Pochemu ya sta tvoi ? (Pourquoi suis-je avec toi ?)   Auteur: Anastasia Vue: 702
[Publiée le: 2008-07-28]    [Mise à Jour: 2008-12-24]
13+ Romance/DrameCommentaires: 6
Description:
Elle était parfaite, du moins, elle l'était, pour lui...

Fred Weasley est en septième année et Anastasia Rhomanov est en cinquième année et ils pensaient pouvoir s'aimer, mais à Poudlard tout n'est plus comme avant: La nouvelle professeur de Défense Contre les Forces du Mal fait règner une sorte de terreur dans l'école et n'a rien contre les pratiques illégales pour punir les élèves.
A l'exterieur, les Mangemorts tuent de plus en plus chaque jours et les gens du Ministère de la Magie deviennent fous: Les Sangs-de-Bourbe sont mis en esclavage et les Traitres à leur Sang encourent la peine de Mort...

Ils se doutaient de tout sauf de ça... Car Fred est un Traitre à son Sang et Anastasia est une Sang-de-Bourbe.

(J'ai modifié le résumé, je ne l'aimais pas ^^ J'espère que ça vous plaira quand même)
Crédits:
La grande majorité de mes personnages appartiennent à JK Rowling. Certain personnages comme Anastasia ou raspoutine sont à moi (je ne sais pas encore s'il y en aura d'autres) . ( Si si! Il y en a d'autres)

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Commenter: Mauvais Augures

Mauvais Augures

[4334 mots]
Publié le: 2008-11-19Format imprimable  
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Chapitre 7… Re ! Entre deux, j’ai fait un nouveau One-Shot dont je suis assez contente d’ailleurs, même si c’est… tragique ( comme tout ce que j’écris ) Et rajouté un chapitre (alternative) pour ceux qui voudraient une Happy End à Vengeance préméditée ( en fait, j’arrête pas de me répéter, je trouve ) J’ai fait un blog avec mes fanfic. Bon je suis un peu en retard dessus mais bon, il y a des images en plus ( http://www.333anastasia.skyrock.com/ )

Je viens de m’apercevoir que j’ai fait une erreur dans la chapitre précédent : Alexandre n’a pas treize ans mais sept (pour les besoins de la fic) Pour ce qui est des paroles en Russe, je n’ai pas trouvé en alphabet « normal » je n’ai trouvé qu’en alphabet cyrillique… Désolé…

 

Mauvais augures

 

                        Fred et Anastasia avaient évité de parler de leur soirée torride dans la salle de bain, seulement George, Harry et Ginny étaient au courant. Anastasia n’avait pas souhaité en parler à Ron, ne voulant pas le voir mal réagir et elle n’en avait pas non plus parlé à Hermione car cette dernière aurait été furieuse ; Anastasia l’entendait déjà :

 

            « Tu te rend compte de ce que tu viens de faire ! ? Tu sais ce qui pourrait arriver ! ? »

 

Dans un sens, Hermione n’aurait pas tout à fait tort, c’était plutôt inconscient.

La deuxième semaine de Décembre avait commencé et entre deux, Ombrage avait fait paraître de nouveaux décrets dont ceux-la :

 

Chaque élève sera interrogé

Sur d’éventuelles activités illicites

 

Les élèves qui le veulent,

Pour avoir des points en plus,

Peuvent rejoindre la Brigade Inquisitoriale

 

La Grande Inquisitrice a la droit

De renvoyer tout enseignant qui, selon elle,

N’est pas capable d’enseigner correctement

 

L’autorisation de la Grande Inquisitrice

Est indispensable

Pour former un groupe, une équipe un club ou autres associations

 

Ce dernier décret avait quelque peu inquiété les membres de l’Armée de Dumbledore ; En effet, ils ne pouvaient dire à Ombrage en quoi consistait leurs activités. Cependant, la professeur de Défense Contre les Forces du Mal semblait se douter de quelque chose car pendant les séances d’interrogatoire qu’elle faisait subir aux élèves, elle insistait particulièrement sur ce point. Mais personne n’avait dit quoi que ce soit. En même temps, les élèves de Gryffondor, Poufsouffle et Serdaigle s’étaient doutés que Ombrage ne leur offrait pas un thé, disons, très net. Ils s’arrangeaient alors pour vider la tasse le plus vite possible, dès que la professeur avait le dos tourné, dans un tiroir ou un pot de plante.

Les séances de l’AD se passaient très bien et Harry était surpris des progrès que pouvaient faire ses camarades. Le seul problème, c’était pour prévenir tout le monde d’une réunion sans attirer l’attention de quelqu’un d’autre ; Harry, Ron, Hermione et Anastasia n’avait d’autre alternative que de prévenir les membres par petits groupes, ce qui n’était guère pratique.

C’est pourquoi qu’à la fin d’une séance de l’AD, Hermione proposa :

 

-          Anastasia et moi avons fabriqué de faux Gallions ; Vous voyez les chiffres sur la tranche ? Sur les vrai Gallions, c’est le numéro de série du Gobelin qui les a frappés, mais sur ceux-la, ces chiffres indiqueront l’heure et la date de la prochaine réunion. Harry n’aura qu’à changer les chiffres et ils changeront sur les votre. Votre pièce se mettra alors à chauffer. Ann a réussi à les soumettre à un sortilège de Protéiforme…

-          Tu sais faire ça ! ? S’étonna Terry Boot, de Serdaigle, en se tournant vers Anastasia.

-          Euh… Oui, répondit cette dernière.

-          C’est du niveau des ASPIC ! Reprit le Serdaigle.

-          Ah… Euh… Fort possible, dit-elle, en rougissant légèrement, j’avais pensé que si Ombrage nous demandait de vider nos poches ça passerait plus ou moins inaperçu… Bon, vous les acceptez les Gallions ?

 

Réponse affirmative de la part de tous les élèves présents qui repartirent chacun avec un Gallion. Sur le chemin de la Salle Commune, Harry, Ron, Hermione, Anastasia et les jumeaux Weasley ne firent aucune mauvaise rencontre, mis à part Peeves qui se baladait dans le couloir du deuxième étage.

 

-          Je me demande ce que fait Ombrage ? Lança George, alors qu’ils arrivaient devant le portrait de la Grosse Dame, et Rusard aussi… On ne les pas croisés…

-          Ils sont peut-être ensemble, répliqua Ron, une drôle d’expression sur le visage.

-          Eûrk ! S’écria Hermione, tu es dégoûtant Ron !

-          Et après on dit que c’est nous qui avons un esprit mal tourné ! S’exclamèrent Fred et George, à l’unisson.

 

Anastasia et Harry étouffèrent un éclat de rire. En fait, tout le monde avait dû se faire un film. Une fois dans la Salle Commune, qui n’était pas très bondée, par rapport à d’habitude, Harry, Ron et Hermione montèrent tout de suite dans leur dortoirs, ainsi que George, qui serait bien resté embêter Fred et Anastasia, mais à la vue de la baguette magique de cette dernière, il fila rapidement. Quand ils furent seuls, hormis les trois ou quatre sixième année qui finissaient leurs devoirs, Fred demanda à Anastasia :

 

-          Tu comptes aller à Pré-au-Lard demain ?

-          Euh… Il y a des chances, pourquoi ?

-          Parce que je veux passer la journée avec toi, répondit-il.

 

Les joues d’Anastasia prirent une légère teinte rouge. Fred s’assura alors que les sixième année étaient bien absorbés par leurs devoirs pour la pousser derrière un pan de mur afin de ne plus être en plein milieu de la Salle Commune. Il l’embrassa. Elle ne le repoussa pas, mais lorsqu’ils se séparèrent, elle murmura :

 

-          Fred… Arrête, pas maintenant, pas ici…

-          Et pourquoi pas ? Répliqua celui-ci, dans un murmure.

-          Dans la Salle sur Demande, je veux bien, mais ici… On n’est pas tous seuls… Expliqua la jeune fille, qui ne savait pas si la précipitation dont elle faisait preuve était due au désir ou à la crainte d’être surprise par quelqu’un alors qu’elle était entrain d’embrasser Fred ou… Eventuellement plus.

 

Depuis le jour dans la salle de bain, ils n’avaient plus rien fait de… vraiment intéressant, disons, pour la bonne raison qu’ils n’étaient jamais seuls et n’avaient donc pas l’occasion de s’éclipser discrètement. Et ça leur manquait plus ou moins à tous les deux. Un claquement sec les fit alors sursauter. Anastasia se retourna brusquement entre les bras de Fred et ce dernier dépassa sa tête du coin du mur ; En fait, il s’agissait de l’une des filles de sixième année qui avait refermé son livre un peu trop sèchement. Les deux Gryffondors se collèrent contre le coin du mur, se serrant l’un contre l’autre, cherchant à étouffer le fou rire qui les secouait. Quand la dernière fille eut disparut dans l’escalier qui menait aux dortoirs, Fred lança :

 

-          Il n’y a plus personne, maintenant.

 

La jeune fille semblait réticente et regardait ailleurs. Le jeune homme l’observa… Il y avait toujours son parfum… Toujours aussi présent, aussi envoûtant, mais léger et qu’il n’aurait pu définir.

 

                         Raspoutine se détourna de nouveau. Cela faisait des heures qu’il faisait les cent pas dans ses catacombes. Rien n’allait comme il l’avait désiré : Alexandre avait retrouvé sa « raison » et refusait d’assassiner Anastasia, cette dernière était entrain de filer le parfait amour avec Fred Weasley alors qu’elle aurait du être entrain de pourrir dans un cercueil vermoulu et de plus, il avait entendu dire que certains des Mangemorts de Lord Voldemort souhaiteraient « s’amuser » avec elle. Raspoutine se disait que ce n’était peut-être pas trop mal mais il voulait la tuer de ses mains ! Il craignait aussi que ces Mangemorts ne fassent pas assez preuve de sadisme ou d’un certain degré de cruauté.

 

-          Je l’ai vue ! Nastya ne se laissera pas assassiner ! Lança Alexandre, coupant le fil des pensées de Raspoutine.

-          Tait-toi, imbécile ! Rétorqua celui-ci, ta mauditeû sœurrrr neû verrra pas leû coup venirrr !

-          Elle le sait de toute façon ! Elle est la seule capable de vous mettre en échec ! Répliqua le jeune homme, en tirant sur les chaînes qui le retenaient.

-          Toi ! S’exclama le Mage Noir, en l’attrapant par le collet, jeû

-          Vous ne savez pas ce qui vous retient de me tuer, acheva Alexandre, nullement effrayé.

-          Oh queû si… Tu meû seûrrra très utileû plus tarrrd…

 

Raspoutine n’en dit pas plus. Il se détourna et continua à faire les cent pas. Il irait rencontrer Lord Voldemort le lendemain à l’aube. Après tout, le Lord n’était pas difficile à trouver pour lui. Pour le moment, il se contenterait de terroriser sa Grande-Duchesse, une idée venait de lui traverser la tête… Ça c’était sadique, il allait la terrifier. 

 

                        Fred s’allongea dans l’un des canapés de la Salle Commune et laissa Anastasia s’installer sur lui. Ils s’en fichaient s’ils s’endormait et qu’on les découvrait ainsi le lendemain, de toute façon, tous les Gryffondors étaient au courant pour leur relation. Ils risqueraient seulement de se faire charrier par leurs camarades.

Le jeune homme serra la jeune fille entre ses bras et celle-ci prit ses mains dans les siennes. Pattenrond, le chat de Hermione, qui traînait dans la Salle Commune, grimpa sur eux et se lova sur la poitrine d’Anastasia. Fred prit un air indigné et poussa la bête qui tomba sur le sol.

 

-          Bas les pattes ! Je n’ai pas envie de partager ! Lança Fred, en lui adressant une grimace.

 

Pattenrond s’en alla en crachant et en poussant des grognements et des sifflements furieux.

Les deux Gryffondors réprimèrent un éclat de rire. Fred embrassa Anastasia puis tous les deux s’endormirent, alors que le feu de la cheminée diminuait rapidement.

 

                        Elle était allongée, dans un grand lit. Sa position n’était pas très confortable et les bijoux cousus dans sa robe la mettaient mal à l’aise, dont un collier de diamants qui lui rendait ses côtes douloureuses. Dehors, il faisait noir, on entendait seulement des cris et des coups de feu. Quelques fois, un grondement assourdissant arrachait un petit gémissement à la fillette. Elle tremblait, elle avait peur et elle ne savait pas ce qu’elle faisait encore dans ce lit alors qu’une guerre ou révolution devait éclater à l’extérieur.

Des bruits de pas précipités lui firent faire un bond. Elle bondit du lit comme si le matelas lui avait envoyé une grosse décharge électrique. La porte en bois blanc sculptée et dorée s’ouvrit à la volée, laissant entrer une jeune fille d’environ quinze ou seize ans. Cette dernière était échevelée, une camisole avait été passée rapidement au dessus d’une robe chiffonnée. A chaque mouvement, on pouvait entendre le cliquetis caractéristiques des bijoux qu’elle aussi avait cousus dans la doublure de la robe.

 

-          Nastya… Dépêche toi… Murmura t’elle, en lançant un manteau à la fillette.

-          Olga… ? Qu’est ce qui… ? Demanda Anastasia, d’une voix tremblante.

 

Olga ne lui répondit pas. Elle lui enfila le manteau rapidement par dessus la robe défraîchie de sa sœur, la prit par la main et se mit à courir. Elles remontèrent le couloir et avaient commencé à descendre les escaliers, où leur parents, Tatiana, Maria et Alexandre les attendaient en bas, lorsque Anastasia s’exclama, en s’arrachant à l’étreinte de sa sœur :

 

-          Ma boîte à musique !

-          Nastya ! S’exclama Olga, reviens !

 

Mais la fillette continua de courir et elle ne se retourna pas. Sa sœur aînée la suivit. Quand elle arriva dans la chambre, elle trouva Anastasia à genoux entrain de fouiller dans le tiroir d’une commode. Elle s’exclama :

 

-          Anastasia ! Tu es complètement inconsciente !

-          Mais je… Voulut répliquer la fillette.

 

Une grondement assourdissant la coupa, les fit sursauter et fit trembles les vitres. La bataille devait se rapprocher. Anastasia poussa un cri de terreur. Quelques secondes après, un bruit de vitres brisées se fit entendre ainsi que de puissants cris. Olga attrapa le bras de sa sœur et se mit à courir. Les autres avaient disparut. Olga ne chercha plus alors à cacher son inquiétude, ce qui n’échappa pas à sa jeune sœur. Les deux filles traversèrent le palais pour sortir par derrière, dans le parc. Malgré l’épaisse couche de neige et le froid mordant, elles n’avaient pas le temps de claquer des dents.

 

-          Olga… Où est ce… ? Commença Anastasia, mais sa sœur la fit taire.

 

On pouvait entendre des cris, plus hargneux que jamais, des coups d’armes à feu… Inconsciemment, la fillette se mit à pleurer.

Elles traversèrent le lac gelé en marchant sur la glace, le pont étant trop loin. Elles étaient à peu près au milieu lorsqu’elles entendirent des cris derrière elles.

 

-          LA BAS ! IL Y EN A DEUX ! S’écria un homme.

 

Les hommes qui en possédaient levèrent leurs baïonnette et des coups de feu retentirent. Anastasia et Olga laissèrent échapper des cris de frayeur. Les balles ne les atteignirent pas mais percèrent des trous dans la couche de glace qui commença à se fendre dans des craquements sinistres. Olga s’effondra soudainement, une plaque de glace ayant claquée sur son passage. Anastasia chuta avec elle et chercha à l’aider à remonter. Mais Olga glissait de plus en plus vers le fond de l’eau.

 

-          Nastya… Vas t’en… Souffla la jeune fille dont les lèvres prenaient une teinte bleue.

-          Non ! Répliqua la fillette, Olga !

 

Mais cette dernière gifla sa petite sœur avec force. Elle répéta :

 

-          Vas t’en… Sauve toi…

 

Anastasia ne chercha pas à comprendre ; Olga la repoussa violemment, elle se releva et se mit de nouveau à courir, en se frottant la joue. Elle avait à peine pu se cacher derrière les arbres qui se trouvaient quelques mètre plus loin à droite du lac que des cris effroyables et des coups de feu retentirent. La fillette n’eut pas besoin de se retourner pour savoir qu’on venait de tuer Olga et que d’autres hommes la poursuivaient, elle.

 

-          NON ! ILS SONT LA ! Cria quelqu’un.

 

Les hommes qui la poursuivaient firent volt-face. Anastasia s’arrêta et se cacha derrière un arbre. Ce qu’elle vit lui glaça le sang ; Ses parents, Tatiana, Maria et Alexandre avaient été rattrapé et à présent, on les forçait à avancer, une baïonnette pointée entre les deux omoplates. La fillette ne voulait pas regarder ce qui allait se passer mais elle ne pouvait détourner son regard, elle était comme paralysée, complètement terrifiée et, elle qui aurait voulu s’enfuir, ses jambes refusaient de lui obéir. Les hommes aux baïonnettes tirèrent. Les coups de feu semblèrent retentir pendant un temps incroyablement long. On entendait aussi des cliquetis : En effet, Anastasia, ses sœurs et sa mère avaient toutes cousu des bijoux dans leurs robes et les balles des baïonnettes ne parvenaient pas à passer au travers de l’étoffe ; Elles ricochaient. Quand les coups de feu cessèrent, Anastasia vit que les cinq membres de sa famille qui lui restaient étaient allongés par terre, dans la neige. La neige présent était tâchée par le sang qui se répandait en mare sur le sol. Même de loin, la fillette pu distinguer que les robes claires de ses sœurs et de sa mère avaient viré au vermeille. Tatiana, dont le sang coulait des plaies de sa poitrine et du coin de sa bouche, remuait encore et elle gémissait. Anastasia regarda trois hommes s’acharner sur elle, lui donner des coups de baïonnette en pleine poitrine. Elle se détourna mais se retrouva face à face avec un homme… Qui portait le même uniforme que ceux qui avaient assassiné sa famille.

 

-          Je… Non…

 

L’homme en face d’elle eut un sourire mauvais et brandit sa baïonnette. Anastasia déglutit et recula. L’homme appuya sur la détente. La fillette hurla, porta les mains à sa poitrine, alors que les balles entraient dans son corps ou ricochaient sur les bijoux de sa robe. Elle avait mal, la douleur était fulgurante, elle voyait rouge, elle ne voyait plus que du sang… Elle tomba au sol, dans la neige glacé, le souffle coupé…

Elle était morte, elle en était sur, pourtant, elle entendait une voix qui paraissait l’appeler. Elle devait lutter et elle remua un peu, se tournant légèrement dans la neige rouge sang.

 

-          она не умерла ! 1 Lança quelqu’un.

 

L’homme qui avait tiré se pencha au dessus d’elle et leva sa baïonnette. Anastasia hurla lorsque le métal froid de la lame pénétra son corps, la faisant saigner encore plus.

 

-          Ann ! Ann ! ANN !

 

La jeune fille se réveilla en sursaut, en hurlant, et tomba du canapé que lequel elle était allongée. Elle se redressa en débitant des paroles en russe que Fred ne saisit pas :

 

-          пожалуйста… Я прошу Вас…2 !

-          Ann… Calme toi ! Murmura Fred, en la prenant par les épaules.

 

Le jeune homme s’était agenouillé en face d’elle dès qu’elle avait commencé à se débattre et avait tenté de la réveiller. Cela faisait au moins une dizaine de minutes qu’elle luttait avec un être invisible.

 

-          Je… Fred… Je suis… Bredouilla la jeune fille, en regardant ses mains qui étaient parfaitement normales.

 

Elle était terrifiée et des larmes perlaient aux coins de ses yeux. Fred la serra contre lui et elle s’agrippa à lui comme s’il eut été une bouée de sauvetage. Pendant plusieurs minutes, Anastasia resta blottie contre Fred, à trembler. Ce dernier finit par demander :

 

-          Ann… Qu’est ce que… C’était quoi ?

-          Ma… Ma famille… Ils sont tous morts… Répondit elle, d’une voix faible, ça fait longtemps que je n’avais plus fait ce cauchemar…

-          C’est fini… Tu n’as rien…

-          Oui… Tu as raison…

 

Mais elle ne lâcha pas Fred pour autant.

 

                        Le lendemain, ils furent réveillés de bonne heure par George. Ce dernier, n’ayant pas vu son jumeau monter dans son dortoir pour rejoindre son lit avait souhaité le prendre en « flagrant délit ». Il s’était alors levé vers six heures du matin et était descendu dans la Salle Commune, encore presque déserte car exceptionnellement, les élèves n’avaient pas cours de la journée. En les voyant, allongés dans la canapé, dans les bras l’un de l’autre, il s’exclama :

 

-          Si j’avais su, j’aurais demandé à Colin Crivey de vous prendre en photo ! 

 

Fred grommela et ouvrit les yeux pour voir George accoudé au dossier du canapé, les fixant avec un grand sourire. Anastasia resserra seulement son étreinte autour de la taille de Fred. Le sourire de George s’élargit.

 

-          Il est quelle heure ? Demanda Fred, en tirant sur sa manche gauche pour dégager sa montre.

-          Six heures et dix minutes, frérot ! Répondit George, d’un ton claironnant.

-          Par Merlin ! Tu es complètement fou ! Laisse nous dormir !

-          Mmh… Attend voir… Et si je refuse ?

-          Je réveille Ann et je lui demande de te jeter un maléfice de Chauvefurie après t’avoir lancé un maléfice d’entrave… Ils sont encore pire que ceux de Ginny.

 

George regarda son frère avec le plus beau sourire hypocrite qu’il ne lui avait jamais adressé. Il reprit, toujours en souriant :

 

-          Je vous épargne juste un affichage en public, c’est tout.

-          De toute façon, tout le monde est au courant pour nous deux, répliqua Fred.

-          Euh… Dit… Tu ne la laisseras pas tomber ? Demanda George, en baissant subitement la voix, si bien que son frère eut du mal à saisir.

-          La laisser tomber ? Répéta Fred, n’ayant pas encore réalisé que son jumeau venait de lui poser cette question si stupide à ses yeux.

 

George lui adressa un regard éloquent.

 

-          Mais ça ne va vraiment pas, toi, ce matin ! Protesta t’il, tu sais que ce n’est pas une histoire d’adolescent !

 

George se tut et Anastasia, la tête toujours enfouie dans le cou de Fred laissa un presque imperceptible sourire se dessiner sur ses lèvres.  

 

                        Fred et Anastasia se rendirent à Pré-au-lard vers onze heures, vêtu de leurs capes, bonnets et écharpes. La plupart des élèves de Poudlard, qui le pouvaient, avaient quitté le château, bien décidés à profiter de cette sortie, sûrement la dernière avant les vacances de Noël : Ombrage avait supprimé toutes les autres sorties depuis le mois d’Octobre. De même qu’elle avait fait surveiller et contrôler le courrier que les élèves recevaient chaque jour. Ainsi, il était impossible de recevoir la Gazette du Sorcier ainsi que toute autre revue et pour Harry, il lui était impossible d’envoyer du courrier à Sirius. Et bien d’autres choses encore avaient été interdites.

 

                        Après avoir passé le contrôle rigoureux de Rusard pour détecter les éventuels objets magiques qu’ils avaient sur eux, les deux Gryffondors purent s’éloigner du château et aller déambuler dans les rues du village, sous la neige qui commençait à tomber à gros flocons. Vers midi et demi, ils se rendirent dans un restaurant voisin du pub des Trois Balais afin de manger quelque chose, ce qui leur évitait de rentrer à Poudlard. Ils prirent tous les deux un plat de spaghettis,  ce qui donna lieu à maintes plaisanteries. Puis ils passèrent chez Zonko, la boutiques de farces et attrapes où ils rencontrèrent George et Lee Jordan.

 

-          J’aurais bien aimé que les propriétaires nous cèdent la boutique, lança George à Fred, lorsque ce dernier l’eut rejoint avec Anastasia.

-          Ça aurait été pas mal, en effet, reconnu Fred, mais… Je dois avouer que ce que nous avons trouvé n’est pas mal non plus…

 

Il lança un regard à Anastasia qui était quelques mètres plus loin et ajouta, autant pour lui même que pour George et Lee :

 

-          Il faudra que je lui en parle…

 

Ils quittèrent Zonko tous les quatre en même temps mais George et Lee partirent à gauche alors que Fred et Anastasia allèrent à gauche. Ces derniers se rendirent chez Honeydukes où Anastasia acheta une barbe à papa, dont la moitié partit dans l’estomac de Fred.

 

-          Morfale ! Lança la jeune fille, lorsqu’il eut décroché le dernier morceau de sucre du bâton de bois.

 

Le jeune homme l’embrassa, savourant le goût acidulé qui parfumait encore ses lèvres.

Ils passèrent ensuite devant une librairie et Fred n’eut pas le temps de dire quoi que ce soit qu’Anastasia se précipita à l’intérieur. Il la suivit et lança, pour plaisanter :

 

-          Quoi ? Tu as encore besoin d’un livre ? Tu ne trouves pas qu’on fait assez ménage à trois comme ça ?

-          Non, ce n’est pas ça, répondit la jeune fille, mais il doit bien y avoir ici un journal ou quelque coupure de presse…

-          Ah… Pas idiot, ça…

 

Ils trouvèrent, presque tout de suite, un étalage réservé à la Gazette du Sorcier. Celui-ci n’était pas difficile à repérer pour la bonne raison qu’une masse incroyable d’élèves de Poudlard était rassemblée devant. Anastasia subtilisa l’un des derniers exemplaires du journal et rejoint Fred, resté à l’écart. En regardant la une, ils étouffèrent tous les deux une exclamation de surprise : De plus des habituelles critiques sur Harry et Dumbledore qui couraient depuis l’été, on annonçait l’évasion de onze Mangemorts détenus à Azkaban, dont Bellatrix Lestrange. Anastasia s’offusqua immédiatement :

 

-          L’exemplaire date d’il y a une semaine ! C’est inadmissible qu’on n’ait pas été mis au courant ! Des Mangemorts en cavale !  Боже мой !3 Par Gregorvich !

-         Ce… Ce n’est pas… Normal… On ne s’évade pas d’Azkaban comme ça ! S’exclama Fred.

-         Oui… Attend, regarde un peu la suite… « nous devons peut être cette évasion massive à quelqu’un qui a lui même réussi à s’échapper d’Azkaban : Le criminel de triste renommée Sirius Black. » C’est Fudge qui dit ça… C’est complètement stupide ! Surtout que ça ne tient pas la route…

-         Il n’y a pas l’exemplaire d’aujourd’hui ? Demanda le jeune homme.

 

Anastasia disparut dans la foule d’élèves et revint quelques minutes après avec un papier froissé et plié dans sa main gauche.

 

-          J’ai eu du mal à convaincre Parvati de me le laisser, elle n’en avait visiblement pas l’intention, dit la jeune fille, en dépliant le journal.

 

On reparlait de l’évasion des onze Mangemorts, que le premier ministre Moldu avait été prévenu, de plusieurs disparitions, de nouvelles attaques de Détraqueurs et, que depuis quelques jours, plus rien n’allait vraiment bien au Ministère de la Magie ; Un certain projet de loi, il n’était pas précisé, avait été adopté et entrerait en vigueur dès l’année suivante.  

La jeune fille soupira, replia le journal et partit le reposer sur l’étalage Les deux Gryffondors quittèrent alors la boutique pour retourner sous la neige, à l’extérieur.

 

-         Tiens donc… C’est tellement étrange, tellement paradoxal de voir un Weasley sortir d’une boutique ! Lança une voix froide avec une pointe de cynisme, derrière eux.

 

Ils se retournèrent et se retrouvèrent face à Lucius Malefoy. Ce dernier arborait un sourire sadique et déplaisant. De toute évidence et il ne fallait pas chercher loin pour s’apercevoir qu’il se considérait supérieur à eux. Fred serra les dents et Anastasia resta indifférente. Elle prit la main de Fred et fit volt-face.

 

-          Tu as entendu quelque chose ? répliqua t’elle à l’adresse du jeune homme, en l’entraînant un peu plus loin.

 

Elle avait délibérément ignoré Lucius Malefoy, même si elle savait que ce n’était pas al meilleure chose à faire.

Les deux Gryffondors avaient à peine fait trois pas que la jeune fille se sentit violemment tirée en arrière et poussée dans une ruelle, sur le coté droit.

 

-          Qu’est ce que vous faîte !? S’exclama Fred, en se jetant sur Malefoy.

 

Le Mangemort l’envoya à terre, rouler dans la neige. Il se rapprocha d’Anastasia, qu’il prit par le bras afin de l’attirer contre lui.

 

-          Je n’aime pas beaucoup qu’on m’ignore, lança t’il.

-         Je n’ai rien à vous dire, répliqua la jeune fille, cherchant à s’arracher à l’étreinte de Malefoy.

-         Oh que si, tu vas m’écouter, Sang-de-Bourbe, murmura t’il, en resserrant son étreinte sur son bras, tu ferais mieux de te méfier la prochaine fois, tu ne verras pas la tuile te tomber sur la tête…

 

Il la relâcha. Fred, qui s’était relevé, la rejoignit et la prit par les épaules, alors qu’elle se massait le bras.

 

-          Qu’est ce qu’il a voulu dire, tu crois ? Demanda Anastasia, sans quitter des yeux le coin gauche de la ruelle.

-         Aucune idée… Répondit le jeune homme.

 

 

Ils passèrent le reste de la journée aux Trois-Balais, où ils retrouvèrent Harry, Ron, Hermione, George et Lee.  

 

                        Voilà près de vingt minutes qu’il attendait, maintenant, dans cette clairière. Il n’avait pas transplané jusqu’en Angleterre et laissé ses catacombes de Moscou pour attendre aussi longtemps. Il cessa de faire les cent pas et releva la tête. Son capuchon glissa quelque peu, dévoilant une face décharnée à la longue barbe noire.       

 

__________________________________________

 

 

 1 : она не умерла ! : Elle n’est pas morte !

 

2 : пожалуйстa… Я прошу Вас… :  S’il vous plait… Je vous en supplie…  

 

3 : Боже мой ! : Mon dieu !

 

 

 


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