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Pochemu ya sta tvoi ? (Pourquoi suis-je avec toi ?)   Auteur: Anastasia Vue: 709
[Publiée le: 2008-07-28]    [Mise à Jour: 2008-12-24]
13+ Romance/DrameCommentaires: 6
Description:
Elle était parfaite, du moins, elle l'était, pour lui...

Fred Weasley est en septième année et Anastasia Rhomanov est en cinquième année et ils pensaient pouvoir s'aimer, mais à Poudlard tout n'est plus comme avant: La nouvelle professeur de Défense Contre les Forces du Mal fait règner une sorte de terreur dans l'école et n'a rien contre les pratiques illégales pour punir les élèves.
A l'exterieur, les Mangemorts tuent de plus en plus chaque jours et les gens du Ministère de la Magie deviennent fous: Les Sangs-de-Bourbe sont mis en esclavage et les Traitres à leur Sang encourent la peine de Mort...

Ils se doutaient de tout sauf de ça... Car Fred est un Traitre à son Sang et Anastasia est une Sang-de-Bourbe.

(J'ai modifié le résumé, je ne l'aimais pas ^^ J'espère que ça vous plaira quand même)
Crédits:
La grande majorité de mes personnages appartiennent à JK Rowling. Certain personnages comme Anastasia ou raspoutine sont à moi (je ne sais pas encore s'il y en aura d'autres) . ( Si si! Il y en a d'autres)

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Commenter: Bain de minuit

Bain de minuit

[3634 mots]
Publié le: 2008-09-18Format imprimable  
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Chapitre 6… Donc alors, j’ai commencé mon One-Shot, en m’inspirant un peu de Roméo & Juliette de W.Sheakespeare ( Quoi que je ne sais pas s’il sera si court… On verra bien ) mais il ne sera sûrement pas au goût de tout le monde… Enfin, c’est particulier… Je tiens également à publier le premier chapitre avant d’en entamer un autre sur cette fic.

Euh… Je ne sais pas si il y a vraiment des catacombes sous Moscou, c’est juste pour les besoins de l’histoire.

Euh quand Raspoutine parle et dit « Bolshvik » on va dire que c’est ma façon de dire Moldus en Russe ( Bah, les Romanov ont été assassinés par les Bolcheviks ), enfin, tout ça pour dire, à prononcer « Balrévich »

Enjoy ! 

 

Bain de Minuit

 

                        Depuis la fin du mois de Juin que cela durait. C’était impossible, incessant. Il était pourtant certain de les avoir tous tués, il les avait vus disparaître… Quoi que… Il n’en n’était plus vraiment sur.

 

« Flash-Back »

 

                        Le Tsar était mort, la Tsarine et trois de ses filles, les trois aînées, ainsi que son fils venaient d’être fusillés… Il manquait quelqu’un, l’une des filles, elles étaient quatre, la plus jeune. Cette dernière ne devait pas être âgée de plus de huit ans. Un sourire machiavélique s’étira sur ses lèvres puis il se mit en marche vers le palais, quittant ainsi les jardins et les cinq corps sans vie de l’Impératrice, ses trois filles et son fils.

Il pénétra dans la salle de bal par un carreau brisé. C’était une grande salle aux murs dorés, aux plafonds peints d’enluminures, au parquet en étoiles, et de chaque coté de la salle, il y avait onze baies vitrés qui, à présent, laissaient filtrer la lumière ardente des flammes qui consumaient les arbres au dehors. Ces flammes dessinaient d’étranges ombres sur le portrait de la famille impériale qui reposait sur le mur derrière une estrade de marbre, recouverte d’un tapis rouge, ainsi que les escaliers qui y menaient, sur les deux cotés et en face. On aurait dit que le tableau se consumait de lui même, que les flammes léchaient la peinture, la toile et le cadre en bois doré.

Il avança de quelques pas et poussa un cri de rage : Elle était la, à quelques mètres devant lui ! Anastasia Nicolaïevna Rhomanova.

Il brandit le Reliquaire, long tube de verre entouré par un serpent noir ainsi qu’un crâne de la même couleur et contenant une sorte de fumée verte, fluorescente, pour lequel il avait vendu son Âme. La fillette poussa un cri effroyable et fut projetée à terre. Il lui lança un autre sort à l’aide de son Reliquaire. Elle hurla davantage et deux mèches qui encadraient son visage blanchirent subitement.

Il allait la faire souffrir ! Oh oui ! Elle souffrirait !

Il l’affaiblirait, la violerait en même temps, puis lui briserait ses os un à un, l’écartèlerait, l’éventrerait, la brûlerait pour enfin l’achever.

Il ricana. Il savait que ce spectacle serait atroce, pénible, mais il savourerait chaque instant de souffrance et prendrait le plaisir à extraire la dernière goutte de vie de son corps.

Puis il sentit une douleur lancinante à l’arrière de sa tête puis il sombra dans les ténèbres.

Quand il reprit conscience quelques minutes ou aurait-ce été quelques heures, plus tard, la fumée du Reliquaire était devenue noire, mais aucune trace du corps de la gamine.

Les bruits des armes semblaient bien éloignés à présent mais la gamine demeurait introuvable.

 

« Fin du Flash-Back »

 

                        Il faisait les cents pas dans les catacombes qu’il occupait sous Moscou. Depuis la fin du mois de Juin le Reliquaire recommençait à cracher de la fumée, plus noire, mais verte et fluorescente. Le Mage Noir ne comprenait pas pourquoi le Reliquaire avait repris du service… Enfin, il avait comprit la nuit précédente… Alors cette gamine n’était pas morte, et de plus, il lui avait involontairement donné une partie sa Magie Noire lorsqu’il lui avait jeté ce sort mortel. Elle était devenue la sorcière la plus douée qu’on ait jamais vu, la meilleure et aussi, la seule à pouvoir le tuer et le faire disparaître… Même Lord Voldemort ne pourrait y parvenir. Il se consola en pensant qu’il savait mieux maîtriser la Magie Noire qu’elle.

Un gémissement arracha Raspoutine à ses pensées. Il se détourna. Un jeune homme était ligoté dans un coin sombre, entre deux boyaux qui s’enfonçaient dans des profondeurs hasardeuses.

 

-          Quoi encorrre ? Demanda Raspoutine, en arrachant le bâillon, qui empêchait le malheureux de prononcer le moindre mot.

-          Tuez moi tout de suite ! Je ne suis pas un meurtrier ! S’écria le prisonnier.

-          Tu m’ennui, Alexandre, répliqua le Mage Noir, avec une moue exaspérée, mais jeû neû teû donneû pas leû choix, tu la tueras, queû tu leû veuilles ou non !

-          JAMAIS ! Hurla le jeune homme.

 

Raspoutine se rapprocha de lui à vive allure et l’attrapa au collet, le remettant violemment sur pieds. Le Mage Noir susurra, envoyant des souffles fétides à la figure d’Alexandre :

 

-          C’est grrrâceû à moi queû les Moldus ou « Bolshvik » si tu prrréfèrrres neû t’ont pas tué ! C’est aussi moi qui ait fait en sorrrteû queû tu deûviennes sorrrcier alorrrs queû tu n’étais qu’un « Bolshvik » … Deû basseû classe ! Et jeû teû rrrappel en même temps, queû tu n’as queû trrreize ans, même si j’ai pu avancer ton âgeû pourrr ton niveau deû magie ! Jeû t’ai aussi guérrri deû ton hémophilie !

-          Je ne vois toujours pas pourquoi vous vous êtes donné tant de mal ! Vous saviez que je ne tuerais jamais… Le seul membre de ma famille restant ! Répliqua le jeune homme.

-          Alekseï Nicolaïevitch Rhomanov est morrrt il y a sept ans ! Hurla Raspoutine, en le laissant brutalement retomber à terre.

 

Alexandre rejeta sa tête en arrière pour écarter les mèches blond foncé qui tombait devant ses yeux bleus saphir. Il souffla, sentant une douleur lancinante dans sa poitrine :

 

-          Je ne suis pas un meurtrier…

-          Pourrrtant c’est tout comme ! Si jeû teû dit Yulia Rostov…

 

Le jeune homme crut recevoir un coup dans l’estomac. La pauvre fille… Elle avait fuit la Russie et s’était réfugiée en Angleterre. Alexandre l’avait rencontrée sur le Chemin de Traverse, trois jours auparavant, environ.

 

                         On était Mercredi, le mois de Novembre avait commencé depuis à peu près, une semaine et les vacances touchaient à leur fin. Cela faisait trois semaines que les élèves s’étaient réunis à la Tête de Sanglier, mais personne n’avait encore trouvé de salle. Bien des choses avaient été proposées comme la Cabane Hurlante à Pré-au-Lard, mais Harry avait tout qualifié de trop petit ou pas assez discret.

Harry, Ron, Hermione, Anastasia et les jumeaux Weasley étaient dans la salle commune de Gryffondor. Ces derniers faisaient des démonstrations de leurs farces et attrapes ( Actuellement, ils montraient des chapeaux à disparaître et des boules de feu qu’on pouvait prendre à pleine mains sans se brûler ), alors que les quatre autre travaillaient ; Hermione aidait Ron dans son devoir de sortilèges, Harry s’entraînait à un sortilège de métamorphose et Anastasia rédigeait une dissertation pour ses études de Runes Anciennes, et à vrai dire, même si elle avait bien cerné le sujet, elle avait plutôt du mal à trouver les bons mots à mettre dans les bonnes phrases.

Une salve d’applaudissement retentit dans le coin de la salle commune occupé par Fred et George. Pendant que ces derniers finissaient de ranger leurs farces et attrapes, Neville déboula dans la salle commune et se précipita vers Harry.

 

-          Harry… Je crois… Que j’ai trouvé… Lança t’il, complètement essoufflé.

-          Trouvé ? Demanda Anastasia, en relevant la tête, en même temps que Ron et Hermione.

-          La salle… Pour l’AD… Répondit Neville.

 

Fred et George vinrent les rejoindre au moment où Harry se levait de son siège. Fred vint derrière Anastasia et regarda par dessus son épaule. Il fit courir sa main dans son cou et elle se leva d’un bond, comme s’il l’avait piqué. Le jeune homme l’embrassa sous les regards dégoûtés des groupies et celui hargneux de Ron. Ce dernier n’appréciait pas vraiment le fait que sa meilleure amie sorte avec son frère aîné et comme tout le monde, mais pas autant de Fred, il avait été particulièrement inquiet quand on avait agressé Anastasia. Celle-ci s’en était vite remise, trop vite, au goût de Mme Pomfresh, qui aurait souhaité la garder plus longtemps à l’infirmerie. Cependant, le lendemain, la jeune fille était de nouveau en cours.

 

-          Qu’est ce qui se passe ? Demanda Fred, en regardant alternativement Harry et Neville et en passant ses bras autour de la taille d’Anastasia.

-          Il n’est que quinze heures trente, on peut y aller, annonça Harry, en guise de réponse.

-          Mais aller où ? Questionna George.

-          Je n’en ai aucune idée, répondit Harry, en s’éloignant.

 

Les cinq autres se regardèrent puis les suivirent. Une dizaine de minutes plus tard, les sept Gryffondors étaient face à un mur de pierre, dans le couloir du septième étage. Sous les regards interrogateurs des jumeaux Weasley, Harry, Ron, Hermione et Anastasia, Neville passa trois fois devant le pan de mur et il semblait comme perdu dans ses pensées. Au bout du troisième passage, il s’arrêta face aux pierres puis un sourire apparut sur ses lèvres ; Une lourde porte de bois ouvragée aux montants de fer forgé était apparue sur le mur. Anastasia s’approcha et poussa la porte. Les Gryffondors entrèrent dans la salle et étouffèrent une exclamation.

 

-          Par le Caleçon de Merlin ! Lança Ron.

-          Ron ! Réprimanda Hermione.

-          Oui, Ron ! Parle correctement ! Répliquèrent Fred et George, à l’unisson.

 

Anastasia soupira et s’avança vers l’une des étagères en compagnie de Hermione.

La salle était parfaite, on n’aurait pu s’attendre à mieux : Tout le long des murs, il y avait des étagères dont les rayonnages étaient rempli de livres, tous plus intéressants les uns que les autres, traitant la Défense Contre les Forces du Mal, les Forces Obscure et la Magie Noire, ainsi que plein d’autres sujets du même genre. Il y avait plusieurs détecteurs de Magie Noire ; Il y avait plusieurs Scrutoscopes, d’étranges instruments de verre, et Harry reconnut également la Glace à Ennemis qu’il avait aperçu dans le bureau du faux Maugrey, l’année précédente.

Au sol, il y avait assez de coussin pour en faire un tapis et Harry songea que ce serait très pratique pour s’entraîner aux sortilèges de Stupéfixion.

 

-          C’est magnifique Neville, tu as découvert la Salle sur Demande ! Lança Hermione, excitée.

 

Puis elle attrapa un livre et se laissa tomber sur un coussin. Harry avança vers le centre de la salle. Il dit :

 

-          C’est incroyable ! C’est comme si Poudlard voulait qu’on se défende !

 

Anastasia leva la tête pour observer le lustre de cristal qui était suspendu au plafond. Fred et George s’approchèrent de la Glace à Ennemis et Neville se mit face à ce qu’il croyait être une statue, dans un coin et fit un bond lorsque celle ci leva un bras avec une baguette magique. Déjà que la pseudo-statue n’était pas très rassurante avec son masque de fer, la baguette magique la rendait encore plus menaçante. Neville recula lorsque la statue s’avança. Soudain, sa baguette lui sauta des mains. Le jeune homme tourna sa tête vers la droite et vit Anastasia, sa propre baguette pointée en direction de la statue.

 

-          C’était très tentant, lança t’elle, alors que les autres s’étaient également tournés vers elle.

-          Mais… Tu ne… Commença George.

-          Prononce pas tes sorts ? Acheva Fred.

 

La jeune fille chercha du secours au près de Hermione, mais cette dernière était plongée dans un livre qui avait l’air très passionnant et ne daignait lever le nez, elle ne montrait même pas un quelconque signe de vie d’ailleurs. Finalement, Anastasia répondit :

 

-          Non, je ne prononce pas mes sorts, et pourquoi est-ce que tout le monde fait cette tête la ?

-          Parce que c’est du niveau des ASPIC, répondit George, en se rapprochant lentement d’elle pour la prendre dans ses bras.

-          Attends, George… Tu me fais peur ! S’exclama Anastasia, en s’agrippant à son cou.

 

Harry, Ron et Neville échangèrent un regard et sourirent. Depuis qu’elle sortait avec Fred, la dernière victime de George était Anastasia ; Il ne cessait de la taquiner.

 

-          Eh ! Fred ! Attrape !

 

La jeune fille poussa un cri avant de se retrouver dans les bras de Fred. Harry et Ron éclatèrent de rire, alors que Neville prenait un air perplexe.  Hermione, quant à elle, se leva et s’exclama, en se précipitant vers George :

 

-          Elle aurait pu se faire mal ! Tu es inconscient George !

-          Hermione… Laisse tomber ; Je n’ai rien ! Répliqua Anastasia, amusée, alors que George ouvrait la bouche, indigné.

-          Ouimékanmêm… Bougonna Hermione.

 

La fou rire de Harry et Ron redoubla, si cela était encore possible, ce qui fit que Neville commença à rire également. C’est vrai que la situation prêtait à rire : Une Hermione gênée, une Anastasia qui commençait elle aussi à pouffer, alors que Fred l’avait enlacée et George qui regardait tout ça d’une mine boudeuse.

Ils sortirent de la Salle sur Demande quelques minutes après avoir bien ri pour rentrer à la salle commune de Gryffondor. En chemin, dans le couloir du deuxième étage, ils tombèrent sur Ombrage, qui criait sur deux autres élèves : Un Poufsouffle et une Serdaigle. Ces derniers étaient entrain de s’embrasser lorsque la Grande Inquisitrice était passée pour sa ronde.

 

-          Il me semble que les décrets d’éducation étaient très clairs la dessus, lança Ombrage, vous savez ce qui vous attend…

 

Neville, Harry, Ron et Hermione s’éclipsèrent pour passer par un autre chemin alors que Fred, George et Anastasia passaient derrière une tapisserie qui dissimulait un passage secret.

 

-          Cette Sale Gargouille Malfaisante ! Pesta Fred, qu’est ce qu’elle peu être… Elle est…

-          Ne cherche pas, il n’y a pas de mot, acheva George, à sa place.

 

Les trois Gryffondors échangèrent un regard puis continuèrent leur route vers leur salle commune.

 

                        Ce qu’Ombrage avait fait ne cessait de repasser en boucle dans la tête de Fred. Cette femme était vile, cruelle, malfaisante, folle… Et tant d’autres choses peu reluisantes. Il était si absorbé par ses pensées qu’il sursauta lorsqu’il remarqua une ombre dans l’escalier du dortoir des filles. Il paniqua quelques instants avant de se souvenir qu’il était sous la Cape d’Invisibilité ; Il avait réussi à l’emprunter à Harry au prix de nombreux efforts car ce dernier paraissait suspicieux.

Fred observa Anastasia traverser la salle commune, en l’ignorant, bien sur. On était Mercredi, des vacances, en plus, et le jeune homme savait qu’elle prenait un bain dans la Salle de Bain des Préfets tous les Mercredis vers dix-neuf heures.

Il ne se sentait pas très fier de ce qu’il allait faire mais c’était plus fort que lui. Il partit à la suite de la jeune fille et la suivit jusqu’à la salle de bain. Elle marmonna le mot de passe puis entra. Fred se hâta derrière elle pour ne pas rester à la porte.

 

La dernière fois qu’il s’était retrouvé dans une salle de bain avec elle, c‘était au Terrier, avant la coupe du monde de Quidditch. George et lui cherchaient à embêter Ginny et ils avaient entendu qu’elle allait prendre son bain. George avait alors « accidentellement » déverrouillé la porte de la salle de bain, mais en fait, ce n’était pas Ginny ; Cette dernière avait laissé, au dernier moment, sa place à Anastasia. Heureusement pour elle, la jeune fille avait eut le temps de passer une serviette autour d’elle.

Connaissant, déjà à l’époque les sentiments de son frère à l’égard d’Anastasia, George avait poussé Fred à l’intérieur de la salle de bain et avait re-verrouillé la porte. Fred s’était senti affreusement gêné lorsqu’il avait remarqué la présence de la jeune fille, vêtue seulement de la serviette de bain, enroulée autour d’elle, et qui masquait son corps de sa poitrine jusqu’à mi-cuisse. Mais elle était si… Belle… Et encore, le mot était faible. Elle avait un air surpris et inquiet à la fois sur son visage, ses longs cheveux humide et où les gouttes perlaient tombaient le long de son dos…

Il avait alors rougit jusqu’à la racine des cheveux et bégayé quelques paroles maladroites. Et quand Anastasia avait laissé échapper la brosse d’argent qu’elle tenait, il s’était empressé de la ramasser.

Quand Mme Weasley les avait découverts, Fred s’était copieusement fait sermonner, pendant un temps incroyablement long, malgré ses explications et celles d’Anastasia.

 

De sous la Cape d’Invisibilité, Fred observa Anastasia.

La jeune fille saisit l’attache d’argent de sa cape qu’elle fit sauter du bout des doigts et laissa le tissu noir tomber à terre. Elle se rapprocha de la baignoire et ouvrit l’un des robinets, celui qui avait un jet « normal » et retourna près de sa cape qu’elle avait laissé choire. Fred regarda sa chevelure roux foncé, qui tirait vers le rouge bordeaux attachée par une pince d’argent, et il se laissa noyer dans les reflets dorés et cuivrés que reflétaient les chandelles.

Anastasia commença alors à se dévêtir. Elle fit coulisser le nœud de sa cravate rouge et or et la laissa tomber à terre, à coté de la cape, toujours en tas informe sur le sol de marbre. Puis elle commença à déboutonner son chemisier blanc, lentement, très lentement, comme pour le faire languir. Les manches de coton glissèrent le long de ses bras, le vêtement vint caresser la peau de son dos puis vint rejoindre la cravate et la cape. Elle envoya également sa jupe voler, se retrouvant ainsi en sous-vêtements noirs.

Fred se mordit la lèvre inférieur pour ne pas gémir. Elle avait vraiment un corps de rêve ; Mince, des formes sans excès, élancée… Le jeune homme la dévorait des yeux. Il était si à fond dans sa contemplation qu’il sursauta lorsqu’il entendit la voix d’Anastasia s’élever.

 

-          Fred, enlève la cape, lança t’elle, avec une pointe d’amusement dans la voix.

 

Il en fut abasourdi et ne réagit pas tout de suite. Il ne daigna retirer la cape que lorsqu’elle se tourna vers lui. Voyant qu’il était dans l’incapacité de parler et aussi rouge que l’écusson de Gryffondor, la jeune fille éclata de rire et expliqua :

 

-          Je peux voir sous les Capes d’Invisibilité.

 

Elle s’approcha de Fred, ce qui lui fit perdre totalement ses moyens. Quand elle fut à sa hauteur, il baissa la tête, trouvant un intérêt soudain pour le dallage de marbre, et bégaya :

 

-          Je… Je suis… Non… T-Tu m’en veux ?

-          Bien sur qu non, répondit Anastasia, en prenant sa main gauche dans la sienne.

 

Le soulagement que ressentit le jeune homme fut immense et il était sur qu’il aurait pu réussir à produire un Patronus corporel, même s’il n’avait jamais essayé le sort. Anastasia déposa un baiser sur sa joue et murmura à son oreille :

 

-          Mais la prochaine fois que tu voudras me voir dans mon bain, préviens moi.

-          Tu ne peux pas savoir à quel point je me sens stupide !

-          C’est sur qu’il y a mieux comme situation.

 

Ils ne purent retenir un éclat de rire et s’observèrent ; Fred ne pensait à rien, il cherchait seulement à se noyer dans les yeux de la jeune fille et oublier tout le reste. Anastasia ne pensait à rien, elle aussi. Elle voulait être avec lui, seulement avec lui et personne d’autre.

Fred passa sa main dans les cheveux d’Anastasia et tira la pince qui les retenaient en un tortillon au dessus de sa tête. Ceux-ci tombèrent en cascade dans son dos, jusqu’à ses genoux.

Ils s’embrassèrent et Fred recula pour la plaquer contre le mur. Il sursauta lors qu’il sentit les mains tremblantes de la jeune fille déboutonner sa chemise. Il frémit et son cœur s’accéléra.

Lorsque la chemise et le pantalon de Fred eurent rejoint les autres vêtements d’Anastasia, ils se laissèrent glisser à terre puis s’allongèrent. A présent, seul le bruit de l’eau qui coulait et leurs soufflements se répercutaient échos contre les murs. Ils s’embrassèrent de nouveau, comme ce jour d’été dans la piscine. Leurs mains moites parcouraient le corps de l’autre et les battements de leur cœur allaient de plus en plus vite. Ils tremblaient. Leur corps les brûlaient tant, en réclamant encore plus.

 

                        Le portrait de la Grosse dame pivota de nouveau. Il était plus de minuit.

George, qui s’était sentit un peu abandonné par son jumeau et qui somnolait dans l’un des canapé de la salle commune, près de la cheminée sursauta. Il se leva d’un bond et regarda, en haussant un sourcil, les deux arrivants. Ces derniers étaient tous ruisselants et à peine vêtus : Elle portait seulement son chemisier, qui, en passant, était complètement transparent à cause de l’eau et sa jupe, et lui était vêtu de sa chemise, transparente elle aussi et de son pantalon. Leurs capes, cravates et autre avaient disparu. Fred et Anastasia cessèrent immédiatement de rire, dès qu’ils aperçurent George, qui était retombé assis sur son canapé.

 

-          Qu’est ce que vous avez encore fait ? Demanda t’il, comme assommé.

-          Depuis quand tu te mêles de mes affaires ? Lança Fred.

-          Je suis ton frère ! Répliqua George, indigné.

-          Et alors ? S’il y a bien une « chose » que je ne partagerai pas, c’est Ann !

 

Cette dernière s’avança pour s’asseoir sur un autre fauteuil et rétorqua :

 

-          Bah, si c’est ça, je découvrirai les joies du ménage à trois !

-          Ah ! Ça c’est bien ! Dit George, en allant s’asseoir à la droite de la jeune fille.

-          Pas question ! S’écria Fred en s’asseyant à la gauche d’Anastasia.

 

Cette dernière souffla et appuya ses coudes sur ses genoux pour poser sa tête au creux de ses mains. Fred se laissa tomber contre le dossier et la prit sur lui.

George éclata de rire devant l’expression féroce que prenait son jumeau.

 

-          Je vous laisse ! Lança t’il, en se levant, et euh… Fred, évite de laisser Ann s’endormir ici.

 

Fred se pencha et s’aperçut que la jeune fille tombait de fatigue.

           

        


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