
| Pochemu ya sta tvoi ? (Pourquoi suis-je avec toi ?) | Auteur: Anastasia | Vue: 703 |
| [Publiée le: 2008-07-28] [Mise à Jour: 2008-12-24] | ||
| 13+ | Romance/Drame | Commentaires: 6 |
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Description: Elle était parfaite, du moins, elle l'était, pour lui... Fred Weasley est en septième année et Anastasia Rhomanov est en cinquième année et ils pensaient pouvoir s'aimer, mais à Poudlard tout n'est plus comme avant: La nouvelle professeur de Défense Contre les Forces du Mal fait règner une sorte de terreur dans l'école et n'a rien contre les pratiques illégales pour punir les élèves. A l'exterieur, les Mangemorts tuent de plus en plus chaque jours et les gens du Ministère de la Magie deviennent fous: Les Sangs-de-Bourbe sont mis en esclavage et les Traitres à leur Sang encourent la peine de Mort... Ils se doutaient de tout sauf de ça... Car Fred est un Traitre à son Sang et Anastasia est une Sang-de-Bourbe. (J'ai modifié le résumé, je ne l'aimais pas ^^ J'espère que ça vous plaira quand même) | ||
| Crédits: La grande majorité de mes personnages appartiennent à JK Rowling. Certain personnages comme Anastasia ou raspoutine sont à moi (je ne sais pas encore s'il y en aura d'autres) . ( Si si! Il y en a d'autres) |
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Apparences[4265 mots] |
Publié le: 2008-09-12 | |
| Taille du Texte: (+) : (-) | ||
Il n’y eut du nouveau que cinq jours après la dispute entre le professeur McGonagall et le professeur Ombrage. Le Jeudi de la semaine suivante, aucun élève ne put ignorer les affiches rose criard, qui avaient été placardées sur tous les murs du château.
et nomme Dolorès Ombrage
Grande Inquisitrice.
- Quoi ! Mais qu’est ce que c’est que ça ! ?
- C’est impossible !
- Ils sont tous fous !
Lorsqu’ils descendirent dans la Salle Commune de Gryffondor, Harry et Ron furent surpris de voir une foule d’élèves amassée devant le panneau d’affichage, et ils comprirent vite pourquoi : L’affiche était grande et recouvrait plusieurs autres affiches, entre autre les dates des sorties à Pré-au-Lard, la liste des objets interdits par Rusard et quelques petites annonces des jumeaux Weasley pour recruter des cobayes afin de tester leurs Boîtes à Flemme et autres de leurs inventions, ce qui mécontentait grandement Hermione et Anastasia.
Harry et Ron lurent l’annonce et étouffèrent chacun une exclamation. Ils se tournèrent l’un vers l’autre. Harry fut le premier à parler. Il déclara :
- Il faut aller en parler à Ann et Hermione… Tout de suite !
Ron acquiesça et tous les deux partirent vers le dortoir des filles. Ron s’engagea le premier dans l’escalier et Harry le suivit de près. Ils n’avaient pas monté six marches qu’un bruit, du même genre qu’une sirène d’ambulance retentit dans la salle commune. Tous les élèves se retournèrent vers la source du bruit et éclatèrent de rire : Les marches de l’escalier s’étaient aplaties pour former comme un toboggan, si bien qu’il était impossible de monter sans dégringoler. Ron, pris de cours, fit de grands moulinets avec ses bras pour tenter de garder son équilibre et pour ne pas tomber. Cependant, au bout de quelques secondes d’effort, il bascula en arrière et tomba sur le dos, entraînant Harry dans sa chute. Les rires des autres élèves redoublèrent.
- Mais qu’est ce que c’était que ce truc ? Grommela Ron, qui écrasait Harry.
- Je n’en sais rien, répondit ce dernier, d’une voix étouffée, alors que deux filles de quatrième année se laissaient glisser sur le toboggan.
- Lequel des deux à osé ? Demanda l’une d’elle.
- Moi, dit sombrement Ron.
Elles pouffèrent de rire et s’éloignèrent. Ron se releva et aida Harry à se remettre sur pieds. Ils regardèrent l’escalier quoi formait une sorte de gouttière.
- On fait comment pour monter maintenant ? Demanda Harry.
- Bah ! Vous ne pouvez pas, enfin ! Lança une voix, dans leur dos on a déjà essayé mais c’est sans espoir !
Les deux cinquième année se retournèrent pour voir Fred et George avancer vers eux. Ces derniers venaient de descendre de leur dortoir et ils se retenaient à grande peine d’éclater de rire à leur tour. La voix d’Hermione se fit entendre : Elle ainsi qu’Anastasia s’étaient laissées glisser dans l’escalier et à présent, elles se tenaient debout derrière eux.
- C’est juste un règlement un peut vieillot, expliqua Hermione, les Fondateurs ont toujours pensé que les garçons étaient moins dignes de confiance que les filles.
- Bah tiens donc ! Répliqua Ron, qui semblait vexé.
- Pourquoi vous avez voulu monter, au fait ? Demanda Anastasia.
- Regardez ! S’exclama Harry, ils ont placardé ça partout cette nuit !
Il tendit un bras en direction du panneau d’affichage où plusieurs élèves étaient toujours amassés devant. Les deux filles et les jumeaux s’avancèrent un peu pour voir l’affiche rose. Hermione poussa une exclamation, Fred et George lancèrent quelque chose du genre « Ça craint » et Anastasia resta sans voix. Tous les quatre rejoignirent Harry et Ron. Ce dernier laissa tomber, d’une voix sèche :
- C’est la merde ! Si ça continu comme ça, on ne pourra plus rien faire !
D’ailleurs, Ron n’eut pas totalement tort : Dans les jours qui suivirent, Ombrage fit bien sentir son nouveau pouvoir ; Les cours de Défense Contre les Forces du Mal étaient toujours aussi basiques, les retenues et les mains en sang se multipliaient, Rusard se faisait plus féroce que jamais, les Serpentards, qu’Ombrage affectionnait particulièrement, devenaient de plus en plus hargneux, à la limite de l’excès et surtout plusieurs « Décrets d’éducation » firent leur apparition en trois jours. Des décrets que les élèves jugeaient tous plus stupides les uns que les autres. Ils étaient tous encadrés, accrochés au dessus des portes de la Grande Salle.
Ce dernier décret avait été mis en vigueur alors qu’il n’était pas prévu ; A cause des mesures d’Ombrage en matière de punition, les jumeaux avaient réussi à vendre un nombre incroyable de Boîtes à Flemme : Il suffisait qu’Ombrage entre dans sa salle de classe ou dans la Grande Salle pour que les évanouissements, les saignements de nez et les migraines se multiplient. Au début, la professeur laissait ses élèves sortir puis finalement elle avait décidé de les ignorer, ce qu’elle n’avait pas pu faire longtemps car Terry Boot, un élève de Serdaigle avait fini par faire un malaise, par manque de sang.
Les autres professeurs désapprouvaient fortement les décisions d’Ombrage, mais ils ne pouvaient intervenir, Dumbledore lui même ne pouvait rien faire. L’ambiance était devenue insoutenable.
Hermione ne supportait plus les cours d’Ombrage et Anastasia non plus, d’ailleurs.
La semaine qui suivit l’apparition des Décrets d’éducation, alors que Harry, Ron, Anastasia et les jumeaux Weasley étaient dans la salle commune de Gryffondor, Hermione lança soudainement :
- J’ai pensé à quelque chose… Comme on n’apprend rien avec Ombrage, il nous faudrait un autre professeur, un bon professeur…
Les cinq autres la regardèrent avec des yeux ronds.
- Qu’est ce que tu entends par « autre professeur » ? Demanda Anastasia, septique.
- Je voulais dire un vrai, expliqua Hermione, quelqu’un qui sait de quoi il parle, qui peut nous apprendre, qui a déjà combattu les Forces du Mal, quelqu’un comme toi, comme Harry…
- Attend ! Pas si vite ! Répliqua Harry, je sais qu’Ombrage est nulle, mais qui te dit que…
- Tu viens de le dire : Ombrage est nulle, coupa Hermione, et nous avons nos B.U.S.E à la fin de l’année !
Le week-end arriva avec la première sortie à Pré-au-Lard. Le temps était pluvieux et il faisait un froid glacial. Cependant, la plupart des élèves avaient préféré sortir ; La menace Ombrage planait toujours à l’intérieur du château. Harry, Ron, Hermione et Anastasia marchaient le long de la grande rue du village. De temps en temps, ils croisaient des élèves de Poudlard. Les quatre Gryffondors passèrent devant le pub des Trois Balais, mais ne s’y arrêtèrent pas.
- Mais où est ce qu’on va ? Demanda Ron, à Hermione.
Cette dernière avait prévu une sorte de réunion avec quelques autres élèves, mais elle n’en n’avait pas dit davantage.
- A la Tête de Sanglier, c’est un autre pub, un peu plus loin, répondit Hermione, en hâtant le pas, j’ai demandé au professeur Flitwick qui m’a fortement conseillée d’apporter mes propres verres…
Ils passèrent devant chez Zonko, le magasin de Farces et Attrapes et y repérèrent Fred, George et Lee Jordan à l’intérieur. Ils n’en furent guère surpris.
- Mais personne n’y va jamais la bas ! Répliqua Ron, et puis c’est un endroit qui laisse à désirer…
- Si tu n’es pas content, tu peux partir, lança Hermione, en le foudroyant du regard, je ne t’ai jamais obligé à venir !
Harry et Anastasia, qui suivaient derrière, échangèrent un regard en souriant. Ils quittèrent la grande rue pour prendre un petit sentier de terre battue, qui à présent était de la boue, menant à une baraque, à défaut de pouvoir appeler l’habitation qui se dressait en face d’eux autrement, miteuse et isolée.
- Ça ne me dit rien qui vaille… Murmura Ron.
Hermione laissa échapper un sifflement furieux et inquiétant.
Les quatre Gryffondors s’arrêtèrent à quelques mètres de la bâtisse et regardèrent l’enseigne pendre tristement et se balancer au vent. Une tuile tomba du toit à environ deux mètres d’eux, sur leur gauche. Ron poussa un profond soupir de résignation.
- Qui doit venir ? Demandèrent Harry et Anastasia, à l’unisson.
- Oh ! Seulement deux ou trois élèves… Répondit évasivement Hermione, en poussant la porte de bois vermoulu.
Ils entrèrent tous les quatre et se retrouvèrent presque plongé dans l’obscurité ; En gros, il n’y avait que deux pièces, celle avec le bar et l’autre avec une cheminée, éclairées chacune par une petite fenêtre. Les fenêtres étaient tellement crasseuse que le peu de lumière qu’il y avait au dehors avait du mal à entrer. Il faisait presque aussi froid dedans que dehors, d’ailleurs leur souffle se figeait en passant à travers leurs lèvres, et une forte odeur de bête y régnait.
Le barman, qui était occupé à essuyer un verre ébréché avec un torchon sale, leva la tête, ainsi que les deux clients accoudés au comptoir, dont l’un avant le visage enroulé dans des bandages gris et l’autre était recouvert d’un voile noir.
Hermione leur adressa un sourire crispé et fit comprendre que d’autres personnes les rejoindraient dans quelques minutes. Les Gryffondors se dirigèrent dans la seconde pièce et s’installèrent près de la cheminée au feu inexistant. Il n’y avait même pas la moindre trace de cendre dans l’âtre et autour.
- Ça craint… Dit Anastasia, d’une voix à peine audible, en regardant le plafond.
Une dizaine de minutes plus tard, ils étaient assis face à une vingtaine d’élèves, des Gryffondors, en majorité, mais aussi des Serdaigles et quelques Poufsouffles.
- Deux ou trois élèves ! Grinça Harry, entre ses dents, alors que Hermione se levait.
Cette dernière parut perdre ses moyens un instant, puis elle inspira profondément avant de se lancer dans des explications.
- Euh… Bonjour… Vous êtes tous d’accord pour dire qu’Ombrage ne nous apprend rien… Il nous faut donc un bon professeur, surtout que certains d’entre nous ont des examens importants en fin d’année… De plus… Vous-Savez-Qui est revenu…
- Ça c’est lui qui le dit ! Coupa un garçon blond de Poufsouffle, en pointant Harry du doigt.
- Dumbledore le dit ! Se défendit Hermione.
- Dumbledore le dit parce qu’il le dit ! Répliqua le Poufsouffle, qui répondait au nom de Zacharias Smith.
Fred et George se levèrent d’un bond. Fred s’exclama, en brandissant un long instrument de métal à l’aspect particulièrement meurtrier, qui venait de chez Zonko :
- Si tu as un problème, nous, on veut bien te laver les oreilles !
- Ou n’importe quelle autre partie de ton corps, continua George, nous on n’est pas difficiles !
Mais les menaces ne semblaient pas calmer Zacharias Smith, qui répliqua hargneusement :
- Eh bien viens me le planter la où je pense, Weasley !
- Attend, mais on vient par deux nous autres !
Hermione rougit fortement, d’ailleurs elle ne fut pas la seule. Certains élèves pouffèrent de rire et d’autres, comme Ron et Harry, qui ne savaient pas trop quelle attitude adopter, observèrent la scène, perplexes. Le barman et ses clients n’étaient pas mieux et regardaient la suite des évènements avec des yeux ronds. Anastasia fut la seule qui régit dans la seconde ; Elle était d’une rapidité surprenante. Ses yeux virèrent à l’orange, elle bondit de son siège, comme si elle avait reçu une décharge électrique et sortit sa baguette magique qu’elle pointa vers les trois garçons. Smith ne sembla pas réaliser mais Fred et George savaient de quoi elle était capable et ce n’était pas vraiment rassurant.
- Ça suffit ! Lança t’elle, d’une voix dure.
Ils se tournèrent vers elle, cependant, Fred ne baissa pas la main qui tenait l’objet de métal. Le Poufsouffle semblait furieux, puis sans prévenir, il se jeta sur Fred. Ce dernier, qui n’avait pas prévu l’attaque se retrouva projeté contre le mur.
- Arrêtez ! Hurla Anastasia, Impedimenta !
Le sort frappa Zacharias Smith dans le dos et il tomba à terre, ou plutôt fut attrapé au collet par George puis jeté à terre. A présent, Fred avait une belle griffe sur la joue gauche. George s’éloigna de lui.
- Mais qu’est ce que vous aviez en tête ! ? S’écria Anastasia, qui était furieuse, si c’est pour vous taper dessus que vous êtes venus, sortez immédiatement !
Elle leur lança un regard noir qui les dissuada de continuer leur baston. Fred et George se rassirent sur leur banc et Smith, qu’Anastasia avait libéré du sort d’entrave reprit sa place, à l’opposé des jumeaux, en surveillant bien l’objet de métal que Fred tenait toujours dans sa main droite. Entre deux, Harry s’était approché de Hermione et lui avait murmuré à l’oreille un vague « Je ne suis qu’un phénomène de foire ». Anastasia, faisait toujours face à la foule, la baguette magique en main. Elle se recula, mais Terry Boot, de Serdaigle, lança :
- Si Potter nous expliquer…
- Je ne pense pas que ce soit la meilleur solution pour arriver à quelque chose, dit calmement Anastasia, et je ne pense pas non plus que Harry ait envie de parler de ce qui s’est passé au mois de Juin… Ceux qui sont la pour ça peuvent partir aussi.
Pourtant, personne ne se leva ou ne bougea. Harry, quant à lui, se leva et vint se placer à coté d’Anastasia. Il annonça :
- Anastasia a raison, je ne veux pas reparler de ce qui s’est passé cet été, je veux seulement dire que Cédric s’est bien battu, seulement Voldemort a été plus rapide…
Le Survivant remarqua le regard de Cho Chang, l’ancienne petite-amie de Cédric, s’embuer et les larmes perler au coins de ses yeux.
- Et ce n’est pas pareil qu’en cours, j’en ai vécu l’expérience avec Raspoutine, continua Anastasia, alors que la voix du Survivant se noyait dans sa gorge, en cours on peut recommencer, mais quand il s’agit de sa vie… On n’a pas le droit à l’erreur : Soit on vit, soit on meurt, c’est simple.
- Mais tellement cruel… Murmura Harry, qui fixait le mur au fond de la pièce.
L’auditoire était suspendu aux lèvres des deux Gryffondors. Quand Anastasia avait parlé de Raspoutine, Fred avait fixé ses deux mèches blanches. La jeune fille n’en parlait quasiment jamais. Hermione s’éclaircit la gorge et reprit :
- On veut tous combattre… Voldemort. Et le seul moyen d’y arriver, c’est de s’entraîner…
Cinq minutes plus tard, tous les élèves s’étaient alignés derrière une table et venaient signer un morceau de parchemin. Un peu inquiet, l’un des Serdaigle demanda :
- Personne ne risque de le découvrir ce parchemin ?
- Non, répondit Hermione, je n’ai pas l’habitude de laisser traîner mes affaires, et puis si quelqu’un à l’intention de nous trahir, ça se verra !
Le Serdaigle parut rassuré, mais pas Zacharias Smith.
Les élèves quittèrent la Tête de Sanglier par petits groupes et Harry, Ron, Hermione, Anastasia, Fred et George furent les derniers à sortir. Dès que l’atmosphère fut plus respirable et qu’ils se furent un peu éloigné du pub, Anastasia sortit sa baguette magique et se tourna vers Fred. Ce dernier recula un peu, surpris et bredouilla :
- Mais… Mais qu’est ce… Qu’est ce que tu vas me… Me faire avec ça ?
- Je ne vais pas te laisser ta griffe, les gens vont se poser des questions, répliqua la jeune fille.
Dans la minute qui suivit, il n’avait plus rien.
L’après midi était bien avancée et ils n’avaient pas intérêt à traîner à rentrer à Poudlard au risque d’être sanctionné par Ombrage. Lorsqu’ils arrivèrent sous le porche, Rusard, qui comptait les élèves rentrés, les regarda passer d’un œil mauvais. Il s’attarda surtout sur Fred, qui tenait Anastasia par la main et où les marques des retenues de la professeur de Défense Contre les Forces du Mal étaient toujours visibles sur le dos de sa main gauche. Il se jura de dire à Ombrage que celui qu’elle cherchait avait une écriture fine et penchée et qu’il avait les cheveux plus longs que ceux de son jumeau. Dès que tous les élèves furent rentrés au château, il se hâta vers le bureau de la Grande Inquisitrice.
- Alors ! Comment va ma Modette n°1 ? Lança une voix.
Anastasia, particulièrement concentrée sur son devoir d’Arithmancie sursauta violemment et sa plume lui échappa des mains, tâchant d’encre le brouillon sur lequel elle rédigeait son introduction au sujet. Lentement, elle se retourna, en murmurant :
- Je ne sais pas ce qui me retient de te jeter un sort, George Weasley !
- Oh… Mais peut-être justement le fait que je sois le frère jumeau de Fred… Ou bien le fait qu’on s’est toujours très bien entendu ensemble… répondit George, en prenant un air sérieux.
Anastasia leva un sourcil. Elle reprit :
- Au fait… Comment tu m’as appelée il y a deux minutes ?
- Modette n°1 ! Répéta le jeune homme.
- N°1… Qui est la n°2 alors ?
- Hermione, bien sur !
Ils se jugèrent du regard puis éclatèrent de rire.
Fred vint les rejoindre deux ou trois minutes après. Il prit une chaise et vint à s’asseoir à droite de la jeune fille, George étant déjà assis à gauche d’elle. La Préfète de Gryffondor s’attira les regards foudroyants de toutes les groupies qui suivaient les jumeaux partout où ils allaient. George ne les aimait pas et Fred ne vivait presque que pour Anastasia, depuis qu’il l’avait vue, ce fameux trente et un Août, à la gare de King’s Cross. La plupart de ces filles avaient cherché à avoir une aventure avec l’un des jumeaux ; Fred avait été une fois avec une dénommée Rachel Garriga, de septième année également, mais ça n’avait pas duré une semaine et il avait à chaque fois faillit prononcer le mauvais nom, le prénom de celle qui hantait ses nuits revenant sans cesse dans son esprit. George avait clairement fait comprendre aux filles qu’il les trouvait stupides et collantes, mais elles n’avait pas changé leur « habitudes » : Elles les suivaient toujours dans les couloirs, mais à distance, ne cessaient de glousser sur leur passage et leur lançaient toujours des œillades, dans l’espoir que l’un d’eux finisse par venir à bout du fantasme de l’une d’elles.
Rachel Garriga, une fille aux longs cheveux blonds bouclés, aux yeux bleu azur et aux cils à la courbe étourdissante, due à l’effet du mascara, adressa un regarda particulièrement meurtrier à Anastasia et se tourna vers les trois filles qui étaient avec elle.
- Qu’est ce qu’elle a de plus que moi ? Murmura Rachel à une brune à coté d’elle, prénommé Céline Da Santos.
- Elle est moins synthétique que toi, répondit cette dernière, ça crève les yeux.
Les deux filles regardèrent Fred embrasser Anastasia avec une passion non contenue, l’arrachant de nouveau à son devoir d’Arithmancie.
Il était vingt-deux heures trente et elle marchait dans les couloirs peu éclairés de Poudlard. Il n’y avait personne et aucun bruits ; Ce n’était pas vraiment rassurant. Elle avança de quelques pas et s’arrêta de nouveau. Un craquement sinistre derrière elle la fit sursauter ; Elle se détourna mais ne vit rien. Elle allait reprendre sa route mais poussa un cri inhumain et se débattit avant de sentir quelque chose la piquer au cou et arracher sa peau. Ses forces l’abandonnèrent immédiatement et ses mains, avec lesquelles elle avait agrippé les bras qui la ceinturaient glissèrent autour des poignets de l’inconnu. Elle sentit son sang ruisseler sur sa poitrine, entendit un vague « qu’est ce que vous faites ? » et s’effondra au sol…
Vingt-trois heures. Fred attendait avec George le retour d’Anastasia. Cette dernière était partie faire sa ronde et elle ne devait, en principe pas tarder à revenir, elle était même en retard : D’habitude, elle revenait vers vingt-deux heures trente, au plus tard à quarante-cinq.
- Bon, Georgie, j’y vais, annonça Fred, en se dirigeant vers le portrait de la Grosse Dame.
- ‘Va où ? Demanda son frère, d’une voix endormie.
Ils étaient seuls dans la salle commune, tous les élèves étant montés de bonne heure.
- Elle est trop longue répondit Fred, ça fait longtemps qu’elle devrait être rentré !
- Elle a peut être dû raccompagner un élève à sa salle commune ou chez un prof… Murmura George, en se levant à son tour.
Fred allait pousser le portrait au moment où celui-ci s’ouvrit d’un coup. Un Ron essoufflé et affolé déboula dans la salle commune. Il s’exclama :
- Ah ! Vous êtes la !
Il ajouta, en se tournant vers Fred :
- Tu t’es pris la tête avec quelqu’un récemment ?
- Euh… Pourquoi ? Demanda Fred, perplexe et qui commençait à s’inquiéter.
- Alors ?! Insista Ron.
- Ombrage n’aime personne mais moi en particulier, je ne me souviens pas…Non…
- Ah ! Très bien !
Ron se détourna, sortit de la salle commune et se remit à courir. George adressa un regard à Fred. Ce dernier ignora son jumeau puis se lança à la poursuite de Ron.
- Alorrrs ? Lança une voix gutturale et plutôt effrayante.
- Je ne l’ai pas, Maître, répondit une autre voix.
Le Maître en question émit un sifflement furieux.
Ils parcoururent des couloirs plus ou moins bien éclairés, descendirent bon nombre d’escaliers jusqu’à ce qu’ils se retrouvent devant l’infirmerie. Fred attrapa Ron par les épaules et lui demanda, dans un murmure :
- Ron… Mais qu’est ce qui se passe ? est ce que Ann…
- Elle est… Je crois qu’elle morte… Lâcha Ron, qui était devenu blême.
Fred pâlit à vue d’œil. Il tendit une main tremblante vers la porte de l’infirmerie qu’il poussa, ce qui l’ouvrit. Les deux frères entrèrent dans la salle.
- Qu’est ce que… Comment… ? Bredouilla Fred, qui sentait ses yeux piquer.
- Je ne sais pas… Répondit Ron, paniqué, j’ai surpris quelqu’un dans un couloir… Je ne sais pas comment… Elle s’est débattue… Puis l’agresseur l’a lâché et… Elle est tombée et elle ne réagissait plus… Et elle saignait… Euh… Ici.
Ron effleura la base de son cou puis fit mine de se gratter la tête. Il paraissait très mal à l’aise.
Fred regarda autour de lui à la recherche d’Anastasia. Il entendit Ron murmurer un « Et le pire, c’est que l’agresseur s’est littéralement volatilisé ». Mais qu’importe à présent… Si Anastasia était réellement morte, il avait perdu bien plus qu’une amie.
« Ta femme… » Lui murmura sa conscience.
Fred se laissa glisser contre le mur et enfouit sa tête dans ses mains. Pour une fois il était d’accord avec sa conscience et n’avait pas envie de la contre dire. Il ne pourrait plus jamais aimer comme il aimait toujours Anastasia… Ça lui était impossible. Il ne sentit même pas Ron s’agenouiller à coté de lui, ni lui murmurer des paroles de réconfort. Il préféra fondre en larmes, lui qui ne pleurait que rarement.
Cependant, il se releva brusquement lors qu’il entendit les pas de Mme Pomfresh. Fred ne lui laissa même pas le temps de parler qu’il s’écriait déjà :
- Elle est morte ! N’est ce pas ?
- Pas si fort, Mr Weasley ! Réprimanda l’infirmière, et elle ajouta, avec un sourire, et non Mlle Rhomanov n’est pas morte.
Fred semblait ne plus être capable de tenir en place, mais il demanda quand même :
- Qu’est ce qu’elle a eut ?
- Elle a reçu une petite dose d’un somnifère très puissant et très rare, je ne suis d’ailleurs pas surprise que votre frère l’ait cru morte… Moi aussi j’ai douté lorsque je l’ai vue…
- Et qui aurait pu ? Lança Ron, qui avait retrouvé ses couleurs.
- Je ne sais pas, mais en tout cas, ce n’était certainement pas un élève, répondit Mme Pomfresh.
Quand l’infirmière eut fini de parler, Fred se dirigea silencieusement vers le lit caché par un paravent. Il était parvenu à mi chemin lorsqu’il entendit Mme Pomfresh s’exclamer :
- Mais… Où allez vous donc ?
- Voir Ann, répondit Fred, où le soulagement se sentait dans sa voix, et encore, soulagement était un bien faible mot.
L’infirmière ne dit rien, même si elle n’était pas vraiment d’accord pour que le jeune homme reste. Ron lança un regard à son frère et lui fit comprendre qu’il rentrait à la Salle Commune et ainsi, qu’il
pourrait tout dire à George. Fred contourna le paravent. Et il eut du mal à se persuader qu’elle dormait vraiment ; Elle ne bougeait pas et sa poitrine se soulevait à peine lorsqu’elle reprenait sa respiration. Il s’assit sur le lit, sans quitter son visage des yeux. Elle avait le teint blafard et sa peau à la base de son cou était rouge ; Sûrement que Mme Pomfresh avait soigné la plaie qui s’y était trouvée. Le jeune homme passa sa main dans les cheveux roux, tirant vers le rouge bordeaux, d’Anastasia et finalement, il s’allongea à coté d’elle, n’imaginant même pas ce que l’infirmière pourrait éventuellement penser, si elle les découvrait.
- Et pourrrquoi neû l’as tu pas emmenée ? Reprit la voix désincarnée et
dépourvue de vie.
- Il y avait quelqu’un d’autre, Maître, un autre élève… Expliqua l’autre homme.
- Il fallait leû tuer, Alexandre ! Coupa la voix désincarnée.
- Ils sont dans une école, je ne pouvais pas faire ça !
- Si tu peux fairrreû deû la Magieû, c’est grrrâce à moi ! N’oublis pas queû tu es un Moldu !
Alexandre parut gêné quelques instants puis il s’écria d’une voix forte :
- Vous avez tué toute ma famille ! Je ne tuerais pas ma sœur !