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Pochemu ya sta tvoi ? (Pourquoi suis-je avec toi ?)   Auteur: Anastasia Vue: 707
[Publiée le: 2008-07-28]    [Mise à Jour: 2008-12-24]
13+ Romance/DrameCommentaires: 6
Description:
Elle était parfaite, du moins, elle l'était, pour lui...

Fred Weasley est en septième année et Anastasia Rhomanov est en cinquième année et ils pensaient pouvoir s'aimer, mais à Poudlard tout n'est plus comme avant: La nouvelle professeur de Défense Contre les Forces du Mal fait règner une sorte de terreur dans l'école et n'a rien contre les pratiques illégales pour punir les élèves.
A l'exterieur, les Mangemorts tuent de plus en plus chaque jours et les gens du Ministère de la Magie deviennent fous: Les Sangs-de-Bourbe sont mis en esclavage et les Traitres à leur Sang encourent la peine de Mort...

Ils se doutaient de tout sauf de ça... Car Fred est un Traitre à son Sang et Anastasia est une Sang-de-Bourbe.

(J'ai modifié le résumé, je ne l'aimais pas ^^ J'espère que ça vous plaira quand même)
Crédits:
La grande majorité de mes personnages appartiennent à JK Rowling. Certain personnages comme Anastasia ou raspoutine sont à moi (je ne sais pas encore s'il y en aura d'autres) . ( Si si! Il y en a d'autres)

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Commenter: Sanglantes Retenues

Sanglantes Retenues

[5478 mots]
Publié le: 2008-08-16Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)

Chapitre 3… Au fait, il n’y pas de lettres changées en chiffres ici ? Parce que j’en ai dans mon autre fic de HP mais je ne peux pas les voir…

Je me demande s’il n’y a pas erreur sur le fichier parce que ce chapitre fait 5600 mots et des… Alors qu’il n’est pas sensé en faire autant ( Enfin, c’est ce que je pense )

Enjoy !

 

Sanglantes retenues

 

                        Deux jours après cette, disons, entrée en matière, lors du banquet, par le professeur Ombrage, Harry, Ron, Hermione et Anastasia se dirigeaient vers la salle de Défense Contre les Forces du Mal pour leur premier cours. D’après les échos de leur camarades, les cours de cette Ombrage n’étaient guère intéressants : Ils ne faisaient que lire et écrire.

C’est donc après le petit déjeuner que les quatre Gryffondors partirent dans les étages. En chemin, ils croisèrent Fred, George et Lee Jordan.

 

-          Mais vous n’avez pas cours !? S’étonna Anastasia, en les voyants aller dans le parc.

-          Ma chère ! Quand apprendras-tu que nous n’assistons pas aux cours qui ne nous paraissent pas intéressants ? dit Fred, en lui volant un baiser.

 

Hermione parut scandalisée par les propos du roux alors que les trois autres semblaient plutôt amusés. Lee demanda :

 

-          Vous avez quoi ?

-          Ombrage, répondirent sombrement et à l’unisson les quatre cinquièmes années.

-          Nous c’est demain, lança George, en s’éloignant avec Lee et son frère, et on ne sais pas encore si on va y aller !

-          Ne faites pas ça ! Elle n’a pas l’air commode ! Prévint Hermione.

 

George lui adressa un sourire avant de disparaître derrière les escaliers.

Harry, Ron, Hermione et Anastasia arrivèrent devant leur salle de classe quelques minutes plus tard. En entrant, ils s’aperçurent que le décors était toujours le même ; Apparemment, Ombrage n’avait, soit pas encore, soit elle ne comptait pas, imposer sa personnalité. Tant mieux, songea Anastasia, qui n’aimait pas le rose.

Comme d’habitude, en attendant les professeurs, les élèves bavardaient entre eux, jouaient aux cartes ou créaient des avions en papier. Parvati Pati avait fait un oiseau qui volait à travers la classe. Ce dernier était la cible soit des boulettes de papier ou des exclamations.

Anastasia et Hermione s’assirent l’une à coté de l’autre contre le mur et Harry et Ron derrière elles. Anastasia supportait de moins en moins les regards insistants de Drago Malefoy ; Elle avait envie de le gifler. Les quatre Gryffondors avaient à peine sortit leurs affaires que l’oiseau de Parvati retomba, carbonisé, sur sa table. Ombrage se tenait dans l’embrasure de la porte et regardait les élèves avec une expression désolée. Elle avança vers l’estrade en murmurant quelque chose comme « Il n’y a pas d’ordre ici » Elle détestait les enfants !

Sur son passage, les élèves murmurèrent des vagues « bonjours ».

 

-          Ça ne va pas du tout ! S’exclama Ombrage, du haut de son estrade, je veux que vous me disiez « bonjour professeur Ombrage » ! Bonjour tout le monde !

-          Bonjour professeur Ombrage ! Scandèrent les élèves.

-          C’est mieux, asseyez vous !

 

Il s’avéra par la suite que Dolorès Ombrage était totalement stupide, tant par ses propos bornés, que par ses méthodes. En apprenant que durant toute l’année il n’y aurait aucune pratique et que leurs baguettes magiques resteraient rangées, Anastasia demanda :

 

-          Comment apprendrons nous à maîtriser les sorts sans pratique ?

-          Mais apprendre la théorie est bien suffisant, répondit Ombrage, avec un sourire niais sur les lèvres, ce qui eut le don d’énerver davantage la jeune fille.

-          Mais nous défendre… ?  Reprit cette dernière.

-          Rien ne vous attend dehors très chère, coupa la professeur, qui, dehors, voudrait s’attaquer à des enfants comme vous ?

 

Anastasia ouvrit la bouche, mais aucun son n’en sortit ; C’était complètement insensé ! Le faisait-elle exprès ou était-ce de l’ignorance ?

 

-          Je ne sais pas… Continua Harry, à la place de son amie, disons… Lord Voldemort !

 

Il y eut un long silence pendant lequel personne n’osa faire le moindre mouvement. Il sembla également, qu’Ombrage allait exploser mais elle reprit d’une voix étonnement calme :

 

-          Ce que l’on vous a raconté sur un certain Mage Noir est totalement faux et…

-          Alors c’est comme ça que vous comptez nous protéger du danger ? S’exclama Anastasia, puis elle ajouta, en haussant le ton car Ombrage ouvrait la bouche, en l’ignorant !

-          Le Seigneur des Ténèbres n’est pas revenu ! S’écria la professeur.

-          J’ai vu Voldemort revenir ! Répliqua Harry.

-          Vous avez sûrement prit votre rêve pour une réalité, mon garçon, coupa Ombrage.

 

Il y eut des ricanements de la part des Serpentards mais tout le monde semblait suspendu aux lèvres du Survivant ; Ils espéraient tous entendre la vérité. Harry reprit, furieux :

 

-          Vous pensez que Cédric Diggory est mort volontairement, peut-être !

-          C’était un accident !

-          C’était un meurtre !

 

La plupart des élèves ne purent retenir une exclamation et le lourd silence revint quant Ombrage s’écria :

 

-          Assez ! Une retenue Monsieur Potter ! Ce soir, dans mon bureau !

-          Et puis même… Il n’y a pas que Voldemort… Lâcha évasivement Anastasia.

 

La professeur se tourna vers elle et demanda :

 

-          Ah ! Et qui d’autres voyez vous, Mademoiselle Rhomanov ?

-          Les Mangemorts en cavale, il y en a toujours et… Le Seigneur Raspoutine, répondit la jeune fille, du tac au tac.

 

Ombrage la considéra un moment. Harry, Ron et Hermione savaient que leur amie s’aventurait sur une pente glissante. D’ailleurs, Anastasia elle-même le sentait ; Elle ne parviendrait pas à garder son calme longtemps. La jeune fille loucha sur l’une des deux mèches blanches qui encadraient son visage : Elle garderait toujours cette marque du sortilège qui avait faillit la tuer quand elle avait huit ans.

La voix de Dolorès Ombrage la tira de ses pensées :

 

-          Ce ne sont que des idioties ! Raspoutine n’est qu’une légende ; Il n’a jamais existé !

 

La phrase à na pas dire… Tout le monde retint plus ou moins son souffle et contrairement à ce qu’on pensait, Anastasia n’explosa pas. Elle répliqua, dans un murmure terrifiant :

 

-          Qu’est-il advenu de ma famille alors ?

-          Ce n’était qu’une simple révolte Moldue ! Rétorqua Ombrage.

 

Deuxième erreur…

 

-          Simple révolte ! S’exclama la Gryffondor, Moldue qui plus est ! Des traces de sortilèges, entre autre d’Avada Kedavra, ont été retrouvées ! Et pensez à tous les morts qu’il y a eut !

-          C’est bien dommage, mais voyez vous… Vous fabulez ma chère !

 

Anastasia fit alors quelque chose que personne ne l’avait encore vu faire : Elle ramassa ses affaires, les fourra rageusement dans son sac et se leva. Elle lança, à l’adresse de la professeur :

 

-          Je m’en vais de ce pas avaler une fiole entière de Veritaserum, afin de vous prouver la vérité ! Le problème, c’est que vous êtes tellement bornée dans vos pensées et propos que vous serez encore capable de contre dire… Est-ce un fait exprès ou une véritable ignorance de votre part ?

 

Il y eut des murmures et plusieurs exclamations parmi les élèves, surtout dans les rangs des Serpentards qui prenaient la « défense » d’Ombrage. Cette dernière semblait avoir reçu une gifle en plein visage ; Jamais encore on ne lui avait parlé ainsi et… Dit ses quatre vérités. Car au fond d’elle, elle savait ce qu’elle faisait, mais jamais, au grand jamais, elle n’avouerait, même sous la torture. Et cette gamine venait de la cerner à sa juste valeur ! Elle paierait !

La jeune fille s’en alla en claquant la porte avant que la professeur n’ait pu dire le moindre mot ou faire quoi que ce soit, le moindre geste.

Anastasia avançait d’un pas rapide, traînant son sac qu’elle aurait pu mettre en bandoulière. Elle n’avait aucune idée d’où aller mais il fallait qu’elle aille noyer sa colère et sa peine quelque part où personne ne pourrait la trouver, au risque de recevoir un sort ou quelque chose en pleine figure. Elle ne pouvait pas rester dans les couloirs, au risque de tomber sur Rusard et ni à la tour de Gryffondor qui devait être occupée essentiellement par des premières et septièmes années qui n’avaient pas cours. Elle repensa à Fred, George et Lee Jordan qu’elle avait croisés quelques instants auparavant avec Harry, Ron et Hermione. Ils étaient allés dans le parc. La Gryffondor décida d’aller elle aussi dans le parc, près du lac où les seules choses qu’elle risquait de rencontrer n’étaient autres que des bestioles en tout genre qui ne ferait pas attention à elle.

Pourquoi fallait-il qu’elle soit à la limite de la dépression quand elle parlait de sa famille ? Et pourquoi fallait-il que tout dérape ? Elle essayait, elle cherchait à les oublier… Mais elle devait se rendre à l’évidence que c’était impossible.

Elle passa à coté de la cabane de Hagrid et d’aperçut que ce dernier n’était toujours pas rentré ; Les volets étaient fermés et aucune fumée ne sortait de la cheminé. La jeune fille baissa la tête et continua son chemin. C’est alors qu’elle entendit des bruits de pas précipités derrière elle. Elle se retourna, prête à jeter un sort si l’arrivant en question voulait la ramener en cours. En fait, il s’agissait de Fred. Anastasia rangea sa baguette magique lui tourna le dos pour continuer à marcher. Le jeune homme la rejoint pour marcher à coté d’elle et ayant remarqué la teinte orangée de ses yeux, il demanda :

 

-          Je t’ai vu sortir du château… Qu’est ce qui s’est passé ? Ça ne te ressemble pas de sécher les cours !

-          Quand vas-tu apprendre, mon cher, que je quitte un cours si je m’embrouille avec le prof ? répondit-elle.

-          C’est ça le courage des Gryffondors maintenant !

 

Tous les deux sourirent en même temps et Fred prit la main d’Anastasia dans la sienne. Elle répondait toujours aux questions par des questions… C’était ça aussi qu’il aimait chez elle. Il ne cessait de la fixer, et devant son regard insistant, la jeune fille lui dit, en l’entraînant vers le lac :

 

-          Viens… Je t’explique…

 

Elle lui raconta alors l’embrouille avec Ombrage, combien celle-ci était ignorante, à moins que ce ne fut une ignorance volontaire, si on pouvait appeler ça de cette manière, ses méthodes d’enseignement stupides, tout.

 

-          J’en avait déjà plus que marre, donc je suis sortie… Dommage que le Veritaserum n’a presque aucun effet sur moi…

 

Quand ils furent près de la berge du lac, après avoir descendu un petit chemin pentu et étroit, ils s’assirent à l’ombre d’un saule pleureur. Fred laissa Anastasia s’asseoir sur lui et l’enlaça, puis cette dernière laissa tomber sa tête sur son épaule, pour la nicher au creux de son cou. Le jeune homme adorait la savoir près de lui et sentir son parfum… Et la, ils étaient seuls. Il la regarda attraper une chaîne autour de son cou à laquelle se balançait un pendentif en forme d’étoile. C’était comme un réflexe, une sorte de tic chez elle ; Dès qu’elle avait un problème, qu’elle se sentait mal à l’aise, elle prenait le pendentif entre ses doigts et faisait tourner la chaîne autour de son index.

Elle sourit en repensant à sa fête d’anniversaire, pour ses sept ans, là où elle reçu son pendentif, une petite boite à musique en or où l’on voyait ses parents danser au centre du plateau ainsi qu’un petit carnet qui était un peu son fourre tout. Mais ce dernier avait du être brûlé avec toutes ses affaires… A ce moment là, elle n’imaginait jamais qu’un an après elle allait être orpheline.

La voix de Fred la tira de ses pensées :

 

-          Ann… Ça ne va pas… Qu’est ce que tu as ?

 

Il la connaissait bien mieux qu’elle ne pouvait le penser.

La jeune fille sursauta  et l’image de sa famille qu’elle avait dans son esprit se volatilisa. Elle bredouilla :

 

-          Hein ? Euh, oui… Ça va… Je ne vis que trop dans le passé, en ce moment…

-          Tu penses encore à eux… devina le jeune homme, qui savait qu’elle pensait à sa famille disparue.

-          Hum… Mais c’est la première fois que… Comment dire… Que j’y pense autant… répondit la Gyffondor.

-          Tu ne pourras pas oublier.

-          Je sais, pour la bonne raison d’avoir déjà essayé… J’entendrai toujours les coups de feux et les cris et je les verrai toujours chuter puis… Rester étendus dans une mare de sang…

 

Elle se blottit davantage contre lui, en ignorant les cris qui raisonnaient à ses oreilles. Fred resserra son étreinte autour d’elle… Elle fixait de ses yeux un point quelque part au-delà des arbres… C’était étrange, il ne l’avait jamais vu avec des yeux jaunes…

 

-          Ça ne partira pas ? Demanda t’il.

 

Anastasia tourna son regard vers lui et il s’aperçut que ses yeux avaient repris leur teinte azur-émeraude. Elle était si mélancolique…

 

-          De quoi ? Lança t’elle, en le fixant.

-          Tes yeux, tes cheveux… Et peut être autre chose encore que j’ignore, répondit Fred, en prenant une mèche blanche entre ses doigts

-          Ah… Non, en effet, dit elle, d’un air absent.

 

Elle laissa Fred passer ses bras autour de sa taille pour la serrer contre lui. La journée commençait bien pour elle ; Prise de bec avec un professeur avant de limite sombrer en dépression. Elle lâcha soudainement :

 

-          J’aimerais mieux être morte avec eux… Je n’aurais jamais connu cette peine…

-          Et tu n’aurais jamais connu tes amis… Ni moi, acheva le Gryffondor.

 

Anastasia se redressa et le fixa. Il avait tellement raison. Elle laissa une esquisse de sourire apparaître quelques instants sur ses lèvres où Fred déposa un baiser.

Ils restèrent ensemble jusqu’à la fin de leur cour puis, à l’entente de la sonnerie, ils retournèrent vers le château. Quand ils furent dans le hall d’entré, et qu’ils durent se séparer, la jeune fille murmura tant pour elle même que pour Fred :

 

-          Je suppose que je vais devoir affronter McGonagall…

 

Le jeune homme acquiesça avec un sourire désolé avant de partir vers les cachots pour son cours de potions. Anastasia se dirigea vers la salle d’enchantements. Tous les élèves n’étaient pas encore sortis des salles et le couloir qu’elle emprunta était désert… Enfin, elle le croyait ; Elle était parvenue à environ la moitié du couloir lorsqu’on la plaqua violemment contre le mur où elle se cogna la tête. Elle n’eut pas le temps de reprendre entièrement ses esprits qu’on l’embrassait déjà avec fougue, presque avec une rage non contenue. Elle sentit une main remonter le long de sa cuisse avec une lenteur exagéré. Elle se débattit, bien sûr, et s’arracha à l’étreinte de Drago Malefoy. Elle le repoussa avec brusquerie et lui lança :

 

-          Tu es si en manque que ça pour sauter sur une Sang-de-Bourbe !

-          Tu ne pourras pas me résister très longtemps, Rhomanov, répliqua le Serpentard, cette année, tu es ma seule et unique cible.

 

Il la laissa plantée au milieu de couloir, contre le mur et disparut. La Gryffondor se passa une main sur le visage. Elle avait envie de vomir.

 

-          Je suis maudite… Songea t’elle.

 

Elle repartit et quand elle arriva devant la salle d’enchantement, elle fut aveuglée par une masse de cheveux noir.

 

-          Tu as été super ! Lui lança Harry, en la relâchant, tu aurais du voir la tête d’Ombrage !

-          J’imagine qu’après m’avoir traitée de tous les noms d’oiseaux possibles elle m’a mis une retenue, répliqua t’elle.

-          Même pas ! Répondit Ron, elle était trop abasourdie ! Je suis sur que personne ne lui avait encore jamais parlé comme ça !

-          C’était du suicide, Ron, souffla Anastasia, et je ne referai pas ça une deuxième fois.

 

Des trois autres, Hermione était la seule qui n’avait pas parlé. Sur qu’elle désapprouvait et était furieuse contre Anastasia. Cette dernière lui dit froidement :

 

-          Bon ça va ! Je sais ce que t’en penses ! Pas la peine de faire cette tête la !

 

Le cours d’enchantement passa sans grand intérêt pour elle ; Dès son premier essai du sortilège d’expulsion, son coussin vola droit vers le boîte pour s’y laisser tomber. Après avoir essayé quatre fois, elle posa sa baguette magique devant elle et observa les autres. Hermione maîtrisait elle aussi parfaitement le sortilège. Harry et Ron ne se débrouillaient pas trop mal. En revanche, Neville envoyait des projectiles autres et bien plus lourds que ses coussins à travers le classe : Le professeur Flitwick, par exemple. D’ailleurs, ce dernier venait de passer sous les yeux de la Gryffondor quand elle remarqua que Malefoy ne la quittait pas du regard où ne cessait de lui lancer des œillades.

 

-          Alors lui, songea Anastasia, plaisirs, luxure et débauche… Quel beau monde…

 

L’heure du déjeuner arriva et la jeune fille s’empressa de quitter la salle avant Malefoy pour aller dans la grande salle. Elle s’installa à la table des Gryffondors, dos à celle des Serpentards avec Harry, Ron et Hermione. Quelques instants plus tard, Fred, George et Lee Jordan vinrent les rejoindre. Fred s’assit à coté d’Anastasia et l’embrassa rapidement… Sous les yeux du professeur Ombrage qui mangeait en compagnie de ses collègues.

 

-          Ça va mieux ? Demanda le jeune homme à la Gryffondor.

-          Un peu, répondit cette dernière, mais ça ne va pas durer, ajouta t’elle, en voyant le professeur McGonagall se diriger vers eux.

 

En effet, la professeur de métamorphose s’arrêta en face d’elle et elle semblait particulièrement furieuse, ou était-ce un mélange de haine et de fierté ? Ombrage observait  la scène avec intérêt à présent.

 

-          Mais qu’est ce qui vous a pris, Rhomanov ? Murmura le professeur McGonagall, sèchement.

-          Je déteste les faux-semblants, répondit simplement Anastasia.

-          Oui, et bien estimez vous heureuse de n’avoir reçu aucune punition de la part de Dolorès Ombrage, répliqua la directrice des Gryffondors, en revanche, vous irez dans le bureau du professeur Rogue ce soir à huit heures précise !

 

La professeur les congédia sans un mot de plus. Fred se retourna vers Anastasia qui jouait avec ses pommes de terre et lui dit, d’un air enjoué :

 

-          Eh ! On sera peut être ensemble ! Moi aussi je suis collé avec Rogue ce soir !

 

La jeune fille soupira et Harry enchaîna :

 

-          Vous avez de la chance ! Je serai tout seul avec le crapaud !

 

La Gryffondor soupira de nouveau et piqua du nez dans son assiette. Il lui semblait que son moral resterait à zéro jusqu’à la fin de ses jours.

 

                        Le soir venu, les trois Gryffondors se rendirent chacun à leur salle pour leurs retenues ; Harry dans la salle de Défense Contre les Forces du Mal et Fred et Anastasia, dans les cachots.

Harry fut le premier devant la porte, même s’il n’était guère réjouit de passer il ne savait combien de temps dans la même pièce qu’Ombrage. Il traversa la salle de classe, monta un petit escalier qui se trouvait près du tableau et frappa à la porte du bureau de la professeur. Quand il entra, le jeune homme fut écœuré ; Si Ombrage n’avait pas imposé son style à la salle de classe, son bureau en était imprégné : Les murs avaient troqué leur couleur gris pierre pour un rose bonbon, particulièrement criard, ils étaient recouverts, à défaut de pouvoir dire tapissés, d’assiettes de porcelaine représentant des chats tous plus ridicules et stupides les uns que les autres. Elle avait recouvert le sol de tapis énormes, de couleur rose également, mais un peu plus claire que celle des murs, et les fenêtres étaient masquées par des rideaux de dentelle blanche. De lourdes tentures violettes, retenues par des cordes de la même couleur, pendaient de chaque coté. Ombrage était assise à un bureau de style Louis XV et sirotait un thé, après y avoir mis trois cuillères à café de sucre.

 

-          Bonsoir, lança mollement Harry, qui avait l’impression de se trouver dans une maison de poupées décoré avec un goût particulièrement mauvais et dépassé.

-          Bonsoir, lança Ombrage.

 

Elle désigna une petite table recouverte d’un napperon près de l’une des fenêtres. Une feuille de parchemin y était posé. Le jeune homme s’approcha et s’assit. Il sortait sa plume lorsque la professeur l’interrompit, en lui tendant une longue plume noire et fine :

 

-          Laissez votre plume là où elle est, Monsieur Potter, vous prendrez l’une des miennes.

-          Mais il n’y a pas d’encre…

-          Vous n’en n’aurez pas besoin ! Vous allez écrire « Je ne dois pas dire de mensonges »

 

Harry obéit, même s’il trouvait totalement stupide l’idée de ne pas tremper la plume dans l’encre.

En fait, il écrivait avec une sorte d’encre rouge sombre qui venait d’on ne sait où. Quand il eut relevé la pointe de la plume du parchemin, après voir fini sa phrase, il ressentit une douleur vive et cuisante au dessus de sa main gauche, ce qui lui arracha un petit cri, tant de douleur que de surprise : La phrase qu’il avait écrite s’était tracée au dos de sa main comme gravée avec un scalpel. Les mots disparurent aussi vite qu’ils étaient venus, laissant la peau rougie et brûlante.

 

-          Vous écrirez jusqu’à ce que le message pénètre, lança Ombrage, par dessus son épaule.

 

                        Fred et Anastasia étaient devant la porte du bureau de Rogue. La jeune fille frappa trois coups secs sur le bois noir avant qu’on leur ordonne aussi sèchement d’entrer. Les deux Gryffondors pénétrèrent dans la salle et fient face au Maître des Potions, qui était à son bureau. Fred referma doucement la porte. Rogue releva la tête et lança, avec un ricanement :

 

-          Ah ! Rhomanov ! J’ai eu vent de votre histoire et… C’était tout à fait héroïque de votre part…

-          Merci… répondit elle, sur le même ton ironique.

 

Ils ne bavardèrent pas très longtemps car le professeur le donna deux tâches différentes à faire et apparemment, il avait tout fait pour les tenir éloignés l’un de l’autre ; Fred était dans la réserve personnelle de Rogue, qui juxtaposait la salle de classe, pour répertorier les ingrédients et Anastasia était assise en face du professeur, dans la salle de classe, entrain de corriger des copies de premières années.

 

-          Déjà des devoirs… Pensa la jeune fille, en prenant la copie d’une dénommée Isaure Castilla.

-          Ne cherchez pas à les avantager, je re vérifierai la correction après vous, Rhomanov ! Lâcha Rogue, en la faisant sursauter.

-          Je ne les connais même pas, répliqua t’elle, pourquoi je leur mettrais des points en plus !

 

Ils se fusillèrent du regard. Anastasia se fichait éperdument de ce qu’elle avait à faire, du moment qu’elle ne croisait pas le regard de Rogue. Et puis corriger des copies, ça allait encore, elle croyait qu’il aurait choisi pire besogne.

Dans la réserve, Fred pensait exactement la même chose perché au sommet d’une échelle haute et instable. En fait, à force de monter et de descendre pour déplacer cette échelle, le jeune homme trouvait qu’il faisait une chaleur étouffante dans la réserve si bien qu’il avait enlevé son pull et remonté les manches de sa chemise.

Deux heures après, Anastasia avait fini le paquet de copies des premières années et presque celui des deuxième années que Rogue avait rajouté et Fred en était au dernier rayon de l’avant-dernière étagère. 

Rogue, qui préparait une mixture étrange à son bureau, se leva et se dirigea vers la réserve. Il fut surpris de voir avec quelle rapidité, le jeune homme avait avancé.

 

-          Puisque vous êtes dans le rayon, passez moi le bocal d’écailles de Varan d’Argentine, Weasley ! Lança le professeur.

 

Fred sursauta et manqua de tomber de l’échelle. Il se pencha un peu et attrapa le bocal en question avant de descendre de quelques barreaux pour le déposer dans la main tendue de Rogue, qui le fixait, impassible. Après, le jeune homme ne sut si c’était de la maladresse, de la malchance ou autre car le bocal lui échappa des mains et se fracassa a sol.

 

-          Et merde… Jura t’il, en levant les yeux au ciel.

-          Vous êtes pitoyable ! S’exclama le professeur.

 

Le Gryffondor descendit de l’échelle, sous le regard pesant du Maître des Potions et sortit sa baguette magique… Que Rogue lui arracha immédiatement des mains.

 

-          Vous êtes en retenue Weasley ! Aboya t’il, vous trouverez des chiffons et de quoi ramasser dans l’armoire là bas, dans le coin ! Mais avant, passez moi les écailles.

 

Fred se mit à genoux et en attrapa une entre se doigts qu’il laissa retomber aussitôt pour porter son index à ses lèvres.

 

-          Aurais-je du préciser qu’elles étaient tranchantes, Weasley ? Railla le professeur, vous êtes si stupide, vous, et toute votre famille que ça me paraissait inutile !

 

Il ricana devant la mine accusatrice du jeune homme. On aurait dit qu’il prenait ainsi plaisir à se moquer ouvertement de lui et à le rabaisser. Enfin, qu’est ce qu’on pouvait attendre de mieux de la part de Rogue ?

Plus précautionneusement cette fois, Fred ramassa les écailles une à une et les déposa dans la main que lui tendait le professeur. Quand ce dernier eut disparut, après lui avoir adressé un regard rempli de mépris, le jeune homme entreprit de ramasser les bouts de verre qui traînaient. Il haïssait Rogue, plus que jamais. Il l’entendit lancer un acerbe et déplacée à Anastasia et celle-ci répliqua quelque chose comme « Allez vous faire voir ailleurs ».

Rageusement, le Gryffondor prit les morceaux de verre de sa main droite qu’il déposa dans sa main gauche. De nouveau, il ne sut pas s’il s’agissait de maladresse, de malchance ou d’un geste trop brusque mais toujours fut-il qu’il s’entailla profondément le poignet gauche. Il sursauta, mais en fait, ça ne faisait pas si mal que ça, une fois la peau traversée… Ce fut seulement la vue du sang, liquide rouge sur sa peau blanche qui l’effraya ; Pour une petite coupure, ce c’était pas supposé saigner autant ! Et le jeune homme regardait avec horreur tout le sang couler à flots de la blessure, c’était un véritable torrent ! C’était impossible, ce bout de verre était une farce qui répandait plusieurs litres de sang quand il entrait en contact avec la peau ! Son corps ne pouvait pas en contenir autant…

Fred essaya de panser la coupure avec la manche de sa chemise mais bientôt, celle-ci devint rouge écarlate et une immense mare de sang commençait à se révéler devant lui. Il se releva, s’agrippant aux barreaux de l’échelle. Il avait des vertiges et sa tête lui tournait affreusement, comme s’il s’était levé bien trop vite de son lit, mais il ne pouvait pas voir son teint presque fantomatique. Il fit quelques pas chancelants, laissant des flaques de sang sur son passage et tenta s’appeler :

 

-          Ann… Pr… Professeur… Qu… Quelqu’un…

 

Sa voix n’était qu’un souffle quasiment inaudible et personne, même dans un silence total, ne l’entendrait. Il ne pouvait pas aller plus loin, sa tête, tout tournait autour de lui. Il avait des hauts le cœur et il se sentait particulièrement faible.

 

-          Quelqu’un… S’il vous plait… Murmura t’il.

 

Il chancela et tomba à genoux au moment où Anastasia entrait dans la pièce.

 

-          Mon Dieu ! Fred !

 

Elle se précipita sur lui et il se laissa tomber dans ses bras. Rogue arrive tout de suite derrière elle, à l’entente de ses cris.

 

-          Weasley ! Mais qu’est ce que vous avez encore fait ! S’exclama le professeur.

 

La jeune fille lui adressa un regard noir et porta ses mains à sa gorge pour tirer sa cravate rouge et or et la nouer autour du bras de Fred, qui s’était allongé. Son teint était blafard, même ses lèvres n’avaient plus de couleur et ses yeux étaient mis clos. De temps en temps, il gémissait, presque dans l’inconscience. Après avoir posé son garrot de fortune, la Gryffondor tira sa baguette magique de sa poche et murmura un incantation. Une lumière violette en sortit.

 

-          Mais qu’est ce que vous faîtes, Rhomanov !? demanda Rogue, moitié furieux, moitié anxieux.

-          Je le soigne, répondit froidement Anastasia, puisque vous ne daignez vous bouger un peu !

 

A présent, la plaie était presque refermée et un mince filet de sang s’écoulait sur le poignet de le long de la main de Fred. La jeune fille paraissait contrariée. Elle lança, sèchement :

 

-          Ça ne guérit pas totalement, ce n’est pas normal… Il vaudrait mieux aller voir Madame Pomfresh.

-          Bien, accompagnez le, alors, puisqu‘il n’est pas capable d’y aller seul, grommela le professeur.

-          Bien sur qu’il ne peut pas y aller seul, vous êtes incroyablement perspicace, vous ! Répliqua la Gryffondor, qui était toujours énervée par l’attitude du professeur.

 

Elle se redressa et aida Fred à se relever. Ce dernier avait repris sa conscience et sa tête tournait beaucoup moins. Cependant, il s’agrippait fermement au bras d’Anastasia. Tous les deux sortirent du cachot sous le regard froid du Maître des Potions. Quand ils furent hors de la salle, ce dernier lança :

 

-          Vous auriez quand même pu attendre la fin de votre retenue Weasley !

 

Fred entendit Anastasia pester à coté de lui. Quand ils se furent éloignés de plusieurs mètres de la salle, la jeune fille demanda :

 

-          Comment est ce que tu t’es fait ça ?

-          Je n’en n’ai… Aucune idée… répondit le Gryffondor.

-          Ce n’est pas venu tout seul, répliqua Anastasia.

-          Pour tout dire… je n’ai pas suivi…

 

Ils montèrent les escaliers jusqu’au premier étage. Il était dix heures et quart lorsqu’ils arrivèrent devant l’infirmerie. Alors qu’ils entraient, Fred demanda :

 

-          Pourquoi tu disais que ce n’est pas normal ?

-          Parce que c’est sensé guérir entièrement, répondit simplement la Gryffondor.  

-          Ce qui veut dire… ?

-          Ce qui veut dire que ça a été provoqué par un sortilège.

 

Le jeune homme ne dit rien. Un sortilège, mais qui ? Rogue ? C’était le meilleur suspect, mais pourquoi ? Il ne l’aimait pas, d’accord… C’était complètement illogique.

Mme Pomfresh, qui semblait ne pas les avoir remarqués, était penchée sur le lit de quelqu’un. Les deux Gryffondors échangèrent un regard interrogateur, puis Anastasia murmura :

 

-          Au fait, tu te sens mieux depuis tout à l’heure ?

-          Ça ne tourne, plus, c’est déjà ça, répondit simplement Fred, de la même manière.

 

Ils attendirent cinq minutes, environ, avant que l’infirmière ne vienne s’occuper de Fred. Anastasia expliqua brièvement ce qui s’était passé et ce qu’elle avait fait, alors que Mme Pomfresh essayait de faire tenir Fred, assis sur une chaise.

 

-          Mais pour l’amour du ciel, Mr Weasley ! Veuillez rester assis ! S’écria t’elle, une fois qu’Anastasia eut fini de parler.

 

Le jeune homme, qui s’était relevé pour la sixième fois en moins de deux minutes se laissa tomber sur la chaise, sous le regard amusé de la jeune fille. Quand l’infirmière lui demanda comment il avait fait pour se couper ainsi, Fred répondit qu’il n’en savait rien. La sorcière le regarda de travers. Elle banda son poignet, qui ne voulait pas guérir entièrement et lui demanda :

 

-          Vous vous êtes embrouillé avec quelqu’un récemment ?

-          Euh… Oui, répondit il, en pensant au petit accro avec Malefoy, qui devait être sans conséquence.

-          Et bien ne cherchez plus comment vous avez pu vous blesser, lança Mme Pomfresh.

 

D’un mouvement brusque, elle tira sur la bande, ce qui fit grimacer le jeune homme en face d’elle. Elle fixa la bande avec une agrafe puis leur dit de ne pas traîner dans les couloirs en rentrant à la tour de Gryffondor.

 

-          Vous viendrez me revoir après demain, Mr Weasley, et espérons qu’il n’en restera rien, dit l’infirmière, alors que Fred se relevait, pour de bon cette fois.

 

Les deux Gryffondors la remercièrent et sortirent de l’infirmerie pour se rendre à leur salle commune. Entre temps, il rencontrèrent Rusard, qui se jura que cette fois ils iraient en retenue. Toujours énervée, Anastrasia l’envoya balader. Le concierge s’en alla en maudissant tous les élèves de l’école et en pestant contre ceux trop impertinents. Les deux Gryffondors arrivèrent devant le portrait de la Grosse Dame, quelques minutes plus tard, en même temps que Harry.

           

-          Alors ? Demanda Anastasia, qu’est ce qu’Ombrage t’a fait faire ?