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Pochemu ya sta tvoi ? (Pourquoi suis-je avec toi ?)   Auteur: Anastasia Vue: 708
[Publiée le: 2008-07-28]    [Mise à Jour: 2008-12-24]
13+ Romance/DrameCommentaires: 6
Description:
Elle était parfaite, du moins, elle l'était, pour lui...

Fred Weasley est en septième année et Anastasia Rhomanov est en cinquième année et ils pensaient pouvoir s'aimer, mais à Poudlard tout n'est plus comme avant: La nouvelle professeur de Défense Contre les Forces du Mal fait règner une sorte de terreur dans l'école et n'a rien contre les pratiques illégales pour punir les élèves.
A l'exterieur, les Mangemorts tuent de plus en plus chaque jours et les gens du Ministère de la Magie deviennent fous: Les Sangs-de-Bourbe sont mis en esclavage et les Traitres à leur Sang encourent la peine de Mort...

Ils se doutaient de tout sauf de ça... Car Fred est un Traitre à son Sang et Anastasia est une Sang-de-Bourbe.

(J'ai modifié le résumé, je ne l'aimais pas ^^ J'espère que ça vous plaira quand même)
Crédits:
La grande majorité de mes personnages appartiennent à JK Rowling. Certain personnages comme Anastasia ou raspoutine sont à moi (je ne sais pas encore s'il y en aura d'autres) . ( Si si! Il y en a d'autres)

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Commenter: Naissance d'une Idylle ?

Naissance d'une Idylle ?

[3425 mots]
Publié le: 2008-07-30Format imprimable  
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Chapitre 1… Na ! L’histoire démarre vraiment cette fois, un peu lentement mais bon… Les ennuis dans le prochain chapitre, promis ! (sourire sadique… ^^) Enjoy !

 

Naissance d’une Idylle ?

 

                        Anastasia se réveilla particulièrement tôt ce Lundi. C’était la dernière semaine d’Août et Harry, Hermione, Ron, Ginny Fred et George, qu’elle avait invités quand elle les avait croisés sur le Chemin de Traverse, devaient arriver vers dix heures.

Elle se leva et partit dans la salle de bain. Elle prit une douche puis entreprit de coiffer ses cheveux incroyablement longs – Ils lui arrivaient un peu au dessus des genoux – Elle se dirigea vers une armoire qu’il y avait contre un mur de sa chambre et se mit à la recherche des vêtements  qu’elle allait mettre. Finalement, elle opta pour une longue jupe vaporeuse, aux reflets vert émeraude, bleu saphir, vert amande et bleu azur qu’elle mit avec un corsage blanc qui dénudait ses bras et ses épaules.

Elle descendit et traîna à prendre son petit déjeuner. 9h45. Qu’est ce qu’elle avait hâte de les revoirs. Surtout Fred… Depuis le début des vacances, il hantait ses nuits, ses pensées…

Un bruit de cloche la fit sursauter. Elle bondit de sa chaise et se précipita dans le hall d’entrée de ce qu’on pouvait appeler un petit palais. La jeune fille ouvrit la porte… Et se retrouva face à Harry qui venait de sonner.. A coté de lui, il y avait Hermione et Ginny. Ron et les jumeaux étaient juste derrière.

L’espace d’un instant, d’une fraction de seconde, la jeune fille croisa la regard émeraude de Fred… Il était… Particulièrement craquant ; Alors que George avait coupé ses cheveux, lui avait préféré les laisser pousser et des mèches rousses tombaient avec désinvolture sur son front et autour de son visage. Les tâches de rousseur marquaient à peine la peau claire de son visage.

L’espace d’un instant, d’une fraction de secondes le jeune homme avait croisé le regard de celle qui hantait ses rêves et qui nourrissait ses fantasmes les plus fous. Elle était époustouflante ; Ses cheveux avaient été relevés négligemment au sommet de sa tête et même relevés ainsi, ils lui arrivaient au bas du dos. Deux longues mèches encadraient son visage aux traits fins. Et ses vêtements… La longue jupe bien qu’elle soit ample, épousait parfaitement ses jambes, dévoilant ses formes et envoyait des reflets irréels. Le corsage blanc était simple mais lui allait si bien…. Il ne pouvait détacher son regard de la belle Gryffondor qui se tenait en face de lui.

Anastasia se reprit vite et les fit entrer. Elle ne laissa rien paraître, mais elle n’avait d’yeux que pour Fred… Si séduisant avec sa chemise noire entr’ouverte dans le haut…

La semaine s’annonçait bien difficile…

 

                        Ils ne s’évitaient pourtant pas et ne faisaient rien pour, si bien qu’ils se retrouvèrent plusieurs fois dans des situations gênantes et plutôt cocasses.

Pendant les repas, pendant tout le temps où ils étaient ensemble, Fred ne la lâchait pas du regard. Il aimait ses yeux, la couleur de ses iris et les sentir sur lui, il aimait l’entendre parler, écouter sa voix mélodieuse, suivre le mouvement de ses lèvres si fines… Il aurait tellement voulu les goûter et sentir son corps entre ses bras….

 

                        C’était l’avant-dernière nuit qu’ils passaient chez Anastasia.

La seule lumière qui éclairait la chambre était celle de la lune, dont les rayons passaient entre les cadres des fenêtres ouvertes. Il faisait terriblement chaud… A la limite de l’étouffement. Fred se retourna dans son lit et ne vit pas une forme sombre avancer dans la pénombre.

 

-          Freeeeeed !!

 

Ce dernier sursauta violemment et se retrouva immobilisé contre le matelas par une masse, qui s’avéra être son jumeau. Ce denier semblait être parfaitement réveillé, même s’il n’était que deux heures du matin. Après lui avoir assuré à qu’il était un imbécile, Fred lui demanda, d’une voix endormie :

 

-          Qu’est ce que tu veux pour venir à une heure pareille ?

-          Qu’est ce qui se passe entre toi et Anastasia ? Lâcha George, un grand sourire sur les lèvres.

-          Quoi !

 

La question de son frère l’avait ramené brutalement à la réalité et s’il était tombé de son lit, Fred était convaincu qu’il aurait ressenti la même chose. Il se redressa brusquement et s’assit face à son jumeau. Il murmura, suspicieux :

 

-          Qu’est ce qui te fait dire ça ?

-          Moi ! Fit George, faussement étonné, tu crois que personne n’a remarqué votre petit jeu de « tu me cherches, je te cherche » ?

 

Devant l’expression d’incompréhension de son frère, il continua :

 

-          Je sais que t’en pinces pour elle depuis sa première année… Mais avant, ce n’était pas aussi flagrant ! Maintenant, tout le monde le remarque ! D’ailleurs Ron et Harry commencent à se poser des questions…

-          Oui, bon d’accord, je l’aime, répondit Fred, dans l’espoir que George le laisse tranquille, mais elle ne m’aime pas… Pas de la même manière…

-          Oh ! Je n’en serais pas si sur moi ! Répliqua l’autre.

 

Ce dernier se leva pour vagabonder autour du lit. Il reprit :

 

-          Avoue que tu meures d’envie de La prendre dans tes bras !

-          C’est vrai, j’aimerais bien, mais… répondit Fred

-          Avoue que tu meures d’envie de La serrer contre toi ! Coupa George, qui continuait de tourner autour du lit, sans quitter son frère des yeux.

-          Oui, mais…

-          Tu meurs d’envie de sentir Sa peau sous tes doigts !

-          Tu as tout compris, mais….

-          Tu as le don de t’attirer des ennuis tout seul et il faut toujours que tu te mettes dans des situations bizarres !

 

Fred souffla et se laissa tomber de tout son long sur le lit. Il dit d’une voix rêveuse :

 

-          Elle est parfaite, George, elle a tout… Elle est magnifique, intelligente, elle a une voix…

 

Il se redressa et ajouta, d’une voix bien plus grave :

 

-          Mais nous ne sommes pas du tout pareil, elle ne m’aime pas… Nous sommes carrément opposés, différents…

-          Justement ! Les opposés s’attirent ! répliqua George, en se dirigeant vers la porte.

-          Eh ! Où vas tu ?

-          Chercher ta belle, frérot !

 

Fred essaya de l’empêcher, mais son frère fut plus rapide et l’enferma dans la chambre.

George entra silencieusement dans la chambre d’Anastasia et s’approcha de son lit sur la pointe des pieds, en prenant garde de ne pas faire grincer le parquet. C’est vrai qu’elle était magnifique : Allongée sur le dos, la tête penchée sur le coté, sur son lit, au dessus des draps d’une couleur rouge sang, vêtue d’une longue chemise de nuit jaune pale faite dans un tissu proche du voile, presque transparent, qui laissait deviner ses jambes, ses cheveux faisaient comme une auréole sur l’oreiller et les rayons de la lune, qui jouaient entre les tentures, éclairaient son visage… Un Ange. George ne put s’empêcher de penser que Fred avait beaucoup de goût. Il se pencha sur la jeune fille et la secoua doucement, en murmurant son nom. Elle gémit avant d’ouvrir les yeux et sursauta.

 

-          George ! S’exclama t’elle, mais qu’est ce que tu fais là ?

 

Ce dernier, se lança dans des explications pas toujours très claires.

 

-          En fait…. Tu l’as sûrement vu, tout le monde l’a remarqué que… Euh… Fred est complètement fou de toi et… Euh… Il doit te dire quelque chose… Maintenant…

-          Bah, s’il a quelque chose à me dire, qu’il me le dise en face, répliqua Anastasia, amusée.

-          Euh, non… C’est toi qui viens !

 

Avant qu’elle n’ait pu répliquer, George l’attrapa par le poignet et la tira hors du lit. Il l’emmena jusque dans la chambre de son frère puis ouvrit la porte. Dans la précipitation, la jeune fille faillit percuter Fred qui attendait le retour de son jumeau devant la porte.

 

-          Ann ! S’exclama Fred.

-          Pas si fort, frérot ! Lança George, tu vas réveiller tout le monde !

 

Il les observa quelques instants puis ajouta, en tirant la porte :

 

-          Bon… Je vous laisse…

 

Il ferma doucement la porte alors qu’un sourire satisfait étirait ses lèvres.

Quand la porte se fut refermée, Anastasia se tourna vers Fred. Ce dernier était particulièrement embarrassé et elle était rouge comme un pivoine. Elle fut d’ailleurs heureuse que ce fut la nuit.

Incapable de rester davantage au même endroit, elle avança un peu vers les fenêtre ouvertes, tournant ainsi le dos au jeune homme et hasarda :

 

-          Alors comme ça tu voulais me parler ? En pleine nuit…

-          C’est George… Bougonna Fred.

 

Ce dernier se retourna vers la jeune fille. Il semblait gêné de se retrouver en boxer devant elle.. Quoi que, elle ne semblait pas plus habillée ; Avec les rayons de la lune, il distinguait sans peine ses jambes à travers le voile, qui volait  avec la légère brise. Elle était toujours dos à lui, donc il s’approcha d’elle par derrière. Leurs corps se touchaient presque, ils étaient si proches et la jeune fille devinait sa présence car pouvait sentir son souffle sur sa nuque. Elle frissonna. Fred laissa glisser ses mains autour de sa taille. Elle ferma les yeux. Il attrapa les poignets de la jeune fille, fit glisser ses mains sur les siennes pour entrelacer ses doigts avec les siens. Elle laissa sa tête basculer sur l’épaule du jeune homme alors que ce dernier caressait ses bras. Quand il passa ses doigts sur son épaule, à coté se la bretelle de sa chemise de nuit, pour ensuite les laisser glisser le long de sa gorge, s’en fut trop pour Anastasia ; Il la rendait folle et elle n’avait jamais ressenti ça auparavant. Elle se retourna alors entre ses bras pour passer les siens autour de son cou et l’embrasser. Leur étreinte dura autant de temps qu’ils purent rester sans respirer. Quand ils se séparèrent, le premier à rompre le silence sur Fred, qui demanda simplement :

 

-          Pourquoi ?

-          Moi aussi je t’aime Fred Weasley, répondit-elle, en reposant se tête contre son épaule.

 

L’annonce eut pour lui l’effet d’une bombe ; Lorsqu’elle eut prononcé ces mots il lui sembla que tout s’arrêtait autour de lui. C’était un sentiment indescriptible qui l’envahissait : De la joie, du soulagement, de la confusion… Il ne savait pas, tout se mélangeait. Il ne savait pas ce qu’il devait ressentir.

 

-          Pourquoi ? répéta t’il, qu’est ce qu’une fille intelligente comme toi peut trouver à un imbécile comme moi ?

-          Imbécile, vraiment ?! S’étonna t’elle, en souriant, tu n’es pourtant pas n’importe quel imbécile.

 

Sa voix… Mon Dieu ce qu’il aimait l’entendre. Il sentit le feu lui monter aux joues. Il murmura, un sourire sur les lèvres :

 

-          Il n’y a que toi, Anastasia Rhomanov, pour me mettre dans de situations aussi embarrassantes…. Je ne sais même plus quoi penser…

-          Pauvre de toi, Fred Weasley ! répliqua t’elle, avec une moue compatissante devant son expression.

 

Son nom… Il l’adorait l’entendre prononcer son nom… Il adorait son visage aussi, ses traits angéliques, sa fine bouche, ses yeux… Son visage à présent éclairé par la lune…. Un Ange… Il remit en place l’une des mèches noires de ses longs cheveux, qui était venue dessiner les contours de son visage.

Fred… Qu’est ce qu’elle le trouvait beau. Elle ne put résister à effleurer sa joue de ses doigts. A ce contact, elle le sentit frémir, mais il resta impassible. Elle ne le quittait pas des yeux et elle pouvait voir dans son regard qu’il était troublé.

Ils s’embrassèrent. Lentement, Fred recula, entraînant la jeune fille avec lui. Ils se laissèrent tomber sur le lit, elle au dessus de lui. Avant que le jeune homme ait pu faire un mouvement, elle avait déjà roulé sur le coté et elle murmura, en posant sa tête sur sa poitrine et en prenant sa main dans la sienne :

 

-          Passer la nuit avec toi… Je ne te quitte plus jusqu’au matin…

 

Fred… Il se sentait tellement bien, le corps de celle qu’il aimait, celle qui constituait ses fantasmes, près de lui. Il déposa un baiser sur son front et passa un bras autour de la taille de la belle Gryffondor, son Ange.

 

                                *    *

                                   *

    

                        Le lendemain matin, ne voyant toujours pas arriver Fred et Anastasia pour le petit déjeuner alors qu’il était presque onze heures, Harry, Ron, Hermione et Ginny, menés par George décidèrent d’aller les réveiller. Quand ils constatèrent que la chambre de la jeune fille était vide – Une sourire se dessina sur les lèvres de George – ils se dirigèrent vers la chambre de Fred et retinrent une exclamation de surprise. Cependant, George trouva le moyen de laisser échapper un « Oh ! » plutôt retentissant.

 

-          Tait-toi ! Tu vas les réveiller ! S’exclama Ginny.

-          Bah… C’est un peu mon but, en même temps, répliqua son frère, sans ressentir la moindre gène.

 

Ils s’approchèrent du lit, George en tête.

Ils étaient allongés, au milieu des draps blancs, enlacés. Anastasia allongée sur son bras droit, avait la tête posée sur la poitrine de Fred et de sa main gauche, tenait la main du jeune homme. L’autre main de ce dernier se perdait dans les cheveux incroyablement longs de la jeune fille. Ayant comme senti une présence étrangère, celle-ci commença à remuer. Elle ouvrit les yeux et se redressa.

 

-          Mais qu’est ce que vous faites la !? S’écria t’elle.

-          Il s’est passé quoi !? S’écria George, en même temps qu’elle.

 

Elle le dévisagea, bouche bée, alors que lui arborait un grand sourire. Elle répondit, faussement indignée :

 

-          Il ne s’est rien passé du tout !

 

A coté d’elle, Fred gémit.

 

-          Je veux dormir… Grommela t’il, Ann… Ann !

 

Il se redressa brusquement et lança :

 

-          Qu’est ce qui se passe ?

-          Oh ! Mais rien de grave, répondit son jumeau, en regardant alternativement Fred et Anastasia, je venais juste réveiller mon frère adoré parce que maintenant il est onze heures passées, et je le trouve avec quelqu’un d’autre dans son lit !

 

Fred rougit violemment mais continua de fusiller George du regard. Soudain, ce dernier prit Anastasia sur son épaule comme si elle n’avait été qu’un vulgaire sac de pommes de terre et se mit à courir.

 

-          Fred ! Hurla la jeune fille, mais George ! Qu’est ce que tu fais !

 

Elle ne put que marteler de ses poings le dos de son ravisseur mais rien n’y fit. Dès qu’il avait disparut, Fred avait bondit de son lit pour se lancer à la poursuite de son jumeau, Harry, Ron, Hermione et Ginny sur ses talons. Ils traversèrent la maison, descendirent les escaliers, pour se retrouver dans le jardin, sous un soleil cuisant. Ils arrivèrent près de la piscine qu’il y avait juste derrière une petite haie, une vingtaine de mètres derrière la maison. Anastasia gesticula de plus belle et s’écria, en se débattant :

 

-          George ! Lâche moi tout de suite !

-          A vos ordre, mademoiselle, répliqua t’il.

-          George ! NON !

 

Il la lâcha, en effet, mais dans l’eau. Harry et Ron étouffèrent un éclat de rire alors que Ginny et Hermione se regardaient. En arrivant, Fred ne voulait qu’une seule chose : Pousser son jumeau à l’eau également. Mais il n’eut pas le temps de le faire qu’Anastasia, qui était remontée à la surface entre temps, avait attrapé la main de George. A présent, ce dernier se débattait, dans l’eau, avec la jeune fille qui essayait de le couler. Les cinq autres ne retinrent pas leurs éclats de rire, d’ailleurs, ils redoublèrent lorsque le pauvre George s’écria :

 

-          Au secours ! Elle veut me tuer !

 

Quelques instants après, Fred sauta également à l’eau. Il nagea jusqu’à Anastasia, alors que son frère se dirigeait vers le bord pour sortir. Dès qu’il l’eut rejointe, il l’entraîna sous l’eau avec lui et l’embrassa.

Même sous l’eau, elle ne perdait rien ; Le jeune homme la trouvait encore plus belle : Ses longs cheveux évoluaient lentement autour d’elle et les voiles de sa chemise de nuit, bien qu’un peu remontée le long de ses jambes, formait quelque chose d’irréel.

Lui non plus ne perdait rien ; Elle adorait l’éclat émeraude de ses yeux dont la couleur étai un peu déformée à cause de l’eau et de la lumière du soleil, ses cheveux roux se mouvaient élégamment autour de son visage, les reflets de la lumière qui jouaient sur sa peau…

Il interrompit le baiser et échangea un regard avec elle. Quelques bulles d’air s’échappèrent des coins de leurs bouches. Il l’embrassa alors dans le cou, plus passionnément encore qu’il ne l’avait fait, et ses gestes se firent plus insistants. Alors qu’elle sentait les mains de Fred parcourir son corps, elle laissa sa main gauche vagabonder dans ses tignasse rousse pendant qu’elle l’enlaçait avec l’autre.

Ils seraient restés là pendant l’Eternité, sans jamais se séparer et à sentir la chaleur de l’autre, cependant, l’oxygène manqua rapidement et ils durent, à contre cœur, remonter à l’air libre.

Le nombre de personnes près de la piscine avait bien diminué : Il ne restait plus que Ginny et George qui étaient assis à deux sur un banc de pierre, entre la haie et le bassin.

 

-          J’ai envoyé les autres chercher des serviettes, expliqua Ginny, alors que George avait une moue boudeuse, Ron ne semblait pas très content quand il est parti, il est devenu tout rouge…

-          Il n’est jamais content ! Soupira Anastasia, en nageant jusqu’au bord, avec Hermione et moi, dès qu’un truc ne lui plait pas, il nous fait la tête… Ou une crise de jalousie… Surtout avec Hermione…

 

Fred sortit le premier de l’eau et l’aida à sortir à son tour. Quand elle fut hors de l’eau, toute ruisselante, bien sur, George se redressa et ses lèvres s’étirèrent en un sourire qui ne présageait rien de bon. L’ayant remarqué, Anastasia demanda :

 

-          Quoi ? Qu’est ce qu’il y a ?

-          Il y a que tu es… J’aime beaucoup ta chemise de nuit ! Elle est complètement transparente, répondit George, en regardant de plus près.

 

La jeune fille étouffa une exclamation à mi chemin entre la surprise et l’indignation, et croisa les bras sur sa poitrine. Elle se demanda si finalement, elle n’allait pas retourner sous l’eau… Ou gifler le jeune homme… Elle opta pour la deuxième option et lui assena une petite tape sur la joue.

 

-          Eh !  S’exclama t’il.

-          Tu l’as bien mérité ! Rétorqua Ginny.

 

Mais George n’avait pas décidé de laisser Anastasia tranquille ; Cette dernière rougit violemment quand il lança :

 

-          Punaise, Ann ! Tu n’aurais rien sur toi, ce serait la même chose !

 

Ce fut la parole de trop et il se retrouva à nouveau dans la piscine, poussé par Ginny cette fois, avant que Fred n’ait pu le faire.

 

-          La prochaine fois, tu mordras ta langue avant de parler ! Lâcha sèchement la petite rousse, lorsque son frère eut émergé sa tête.

 

Ginny ressemblait étonnement à sa mère lorsqu’elle s’énervait et ça amusait bien les jumeaux, même si c’était quelques fois terrifiant.

Pendant que George revenait vers le bord,  Fred se rapprocha par derrière d’Anastasia et l’enlaça. Il lui murmura à l’oreille :

 

-          C’est vrai qu’on dirait que tu n’as rien sur toi…

-          Tait-toi ! Répliqua t’elle, entre ses dents.

 

Le jeune homme l’embrassa, sous les yeux de son frère qui s’immergea complètement. Ils entendirent alors un bruit sourd dans leurs dos. Ils se retournèrent pour voir Ron s’enfuir en courant vers la maison en grommelant un « J’y crois pas » très audible. Anastasia soupira et passa sur elle le peignoir que Hermione lui tendait.

Après s’être changé, Fred avait décidé d’attendre la jeune fille devant la porte de sa chambre. Il avait revêtu, en vitesse, une chemise blanche avec un pantalon noir et George avait fait l’inverse. Le jeune homme n’en revenait toujours pas : Il ne pensait pas un jour pouvoir révéler ses sentiments à la Gryffondor… Et Dieu savait qu’il l’aimait… C’était indescriptible, tellement fort… Jamais il n’avait ressenti ça pendant si longtemps.

Le bruit de la poignée de la porte le sortit de ses pensées. Il se retourna au moment où Anastasia refermait la porte.

 

-          Arrête de t’habiller comme ça ! Murmura t’il, en passant ses bras autour de ses épaules.

 

Elle avait enfilé un dos nu noir et une longue jupe dans les tons rouge, orange et marron, où les différents tissus, tous plus fins et plus vaporeux les uns que les autres, se mélangeaient. Elle avait relevé négligemment ses cheveux et quelques mèches tombaient de son chignon, sur sa nuque et caressaient son cou. Fred se mordit la lèvre pour ne pas lui sauter dessus.

Après quelques embrassades et quelques « Je t’aime » , ils descendirent manger avec les autres.

C’est avec regret que leur dernière journée se finirent : Le lendemain, ils se rendraient à la gare de King’s Cross pour prendre le Poudlard Express en direction de l’école.

Fred et Anastasia auraient bien préféré rester à la maison et ne plus se quitter.

 

-          Commencer une idylle… ? Murmura Fred à Anastasia, alors qu’ils étaient à deux dans le lit du jeune homme.

-          Idylle ? Pas plus que ça déjà ? Répliqua la jeune fille, un sourire sur les lèvres.


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