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Harry Potter



Mésalliances   Auteur: feylie Vue: 10027
[Publiée le: 2005-04-11]    [Mise à Jour: 2007-08-15]
13+ Général/Romance/Action-AventureCommentaires: 189
Description:
Faire un résumé ? Ca va être dur pour cette fic... Bon, on peut déjà dire que c'est du DMHG. Ensuite, que l'histoire ne se passe pas à Poudlard. Nous sommes au 14 e siècles et l'Angleterre et la France vont bientôt se trouver aux portes de la guerre de cent ans.Mais, revisitons l'Histoire, voulez-vous bien. Imaginez que ceux qui tirent les ficelles ne soient pas les rois mais des sorciers ? Des sorciers dont le but est de détruire les moldus sans devoir passer par la magie ? A vous de lire, chers lecteurs ! J'ai peur que ça ne plaise pas mais bon... on verra ^_^
Crédits:
Les persos de Harry Potter ne sont pas à moi mais à l'illustre J.K.Rowling, que je salue au passage, lol. Ensuite, les persos d'Histoire ne sont pas fictifs mais on bel et bien existé sauf quelques persos que je vais inventer au fur et à mesure. Que c'est compliqué déjà, lol.

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Commenter: Un allié dans la tourmente

Un allié dans la tourmente

[5527 mots]
Publié le: 2005-10-20Format imprimable  
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Hello à tous !!!!!

 

Non, je ne me suis pas perdue dans un pays où il n'y avait pas d'ordinateur et internet. J'étais bien à Paris, chez moi avec ordinateur et internet, mais pas prête à taper un chapitre de Mésalliances. Mais là, c'est bon ! Je suis relà !!!

 

Je sais que c'est chiant les intros mais là je tiens à en faire une qui me tient à coeur. Je voulais passer un p'tit message à mes amis que j'ai rencontrés sur le net depuis que j'ai commencé à publier des fics. Je voulais leur adresser mes remerciements et leur dire que leur soutien (entendre dire : et ton chap alors ? ça vous booste, un max je vous le dis) Donc pour ceux qui ont hâte de lire le chapitre, passez votre chemin, la lecture vous attend. Mais pour les autres, attendez 5 minutes, c'est un cri du coeur de votre Fey qui tourne jamais rond :

 

A mes deux fidèles acolytes, à mes deux SHAton que j'adore et qui sont depuis des mois implantées dans ma vie, mon portable et mes délires je voudrais dire que je de toute ma vie je n'ai jamais vu deux filles comme vous. On aurait pu se rencontrer à la maternelle, c'était peut-être dans une autre vie. Merci Eifer et Mando, mes deux joies du net. Dites-moi que le temps n'effacera pas notre rencontre. Je vous aime, les filles !

 

Hazel, celle qui cultive avec moi le jardin des Malefoy pour en tirer de l'herbe feyliefolie. Merci d'avoir trouvé cette marque made in toi, lol. Vive le Dracoaddict et vive les sms ! Au passage, j'attends ta song-fic.

Mon arc-en ciel !!! Je te dédie spécialement ce chapitre. Mes rayons de soleil t'accompagneront lundi. Bisous.

Merci à toi Mama avec tes menaces de mort qui me tuent. Vivement notre prochaine rencontre,  avec les autres SHA qui sait.

N'oublions pas Lyly qui aura son rituel avec des semaines de retard mais qui peut me trouver des circonstances atténuantes. C'est dur les forum ! Et gros bisous à Audy, et je t'assure que tu as les yeux que je voudraient avoir alors ne dis pas que tu ne les aimes pas sinon je tue !

 

Et pour ma Rivale, ta franchise c'est un bon bol d'air frais dans une atmosphère polluée par l'hypocrisie. Ne change pas même si on te critique.

 

Et voilà pour mon cri du coeur que je voulais que vous entendiez les filles. Soyez assurée que Fey en amitié ce n'est pas du vent. Je respecte trop les gens et ce sentiment pour les trahir comme ça.

 

Bon, revenons aux commentaires que je vais réduire faute d'avoir encore trop parlé comme une idiote.

 

Merci de toujours me laisser ces p'tits commentaires auquel je tiens beaucoup :

 

Fr-fr.net :

Lalapolochon (tes amies sont pas fan de DMGH ? savent pas ce qu'elles manquent, lol), Liestria, Fol, Lyskhat (je pense à toi aussi Yclipt, lol), Hope et Selka.

 

Fanfiction.net :

 

Missy (je me doute que certaines expressions n'avaient pas cours à cette époque, l'âge du mariage était plus avancé et que la virginité était un principe moins répandu à cette époque, mais comme ce n'est q'une fic et que je juge que j'ai quand même fait un minimum d'effort en tentant de coller le plus possible à l' Histoire, je m'octroie le p'tit plaisir de ne pas respecter tous les points. Ce serait un livre historique que je finirai par écrire, et disons-le, là c'est juste une fic.), Arténouille, Dame Jessica, Lux (vive la lecture !! Merci pour ton enthousiasme), Etincelles de Vie, Draco-tu-es-a-moi, Artimous (encore un immense merci pour ces 5 points) Akane-shan, Twinzy, Estelle01, Miss.S.Black, Bvv1389 (encore une belle erreur de ma part, comik qd même, lol) Rose Potter, Paprika Star, Sarah Black, Paradise, Lisalune, Rebecca Black, LunDer (t'as pas compris que je faisais tout pour me venger d'Hermione parce qu'elle m'a volé Draco, lol) et ma chère Laumie !!

 

Et un autre merci pour ceux qui ont commenté mes 2 nouvelles song-fics !!!!

 

Bonne lecture !!!! (Enfin, lol)

 

xxxxxxxxxxxxxxxx

 

 

Chapitre 18 : Un allié dans la tourmente

 

 

- Je vous assure, Malefoy, qu'un peu de gentillesse envers votre belle-famille ne vous ferait pas de mal.

 

- Un conseil : évitez le mot "gentillesse" devant mon père, à moins que vous ne vouliez définitivement quitter cette terre. Dans ce cas, mon père aura la gentillesse de vous y aider.

 

- Est-ce moi ou êtes-vous de plus en plus nerveux ? fit-t-il remarqué.

 

- Je ne suis pas nerveux !

 

- Ecoutez, dit Andrew en stoppant subitement sa marche, copié par Draco qui le regarda perplexe, si l'idée que je rencontre votre famille vous déplait à ce point, nous pouvons toujours agir autrement. Nous pourrons nous retrouver avec Emma ou Hermione - c'est comme vous le désirez - dans un endroit neutre. Qu'en dites-vous ?

 

Voyant qu'ils gênaient les sorciers qui déambulaient sur le Chemin de Traverse, Draco fit signe à Andrew de venir se tenir près des vitres d'une boutique. Draco s'y adossa ' il se moquait bien de savoir si les propriétaires apprécieraient qu'il soustrait ainsi leur vitrine aux regards d'éventuels acheteurs - et croisa les bras tout en prenant un air songeur.

 

Si j'agissais comme Kelsey me l'a proposé, se dit-il, ce serait comme si j'avais honte de ma belle-famille, ce qui n'est pas le cas (Il posa un regard sur Andrew qui était entièrement plongé dans la contemplation des produits exposés dans la vitrine. Il soupira.) Disons qu'il manque un peu de tenue. Mais qui ne serait pas surpris en découvrant pour la première fois le monde sorcier ?

 

- Dites-moi, Malefoy, puis-je vous laisser un moment ?

 

- Pour quelles raisons ? Je ne tiens pas à passer ma journée à vous chercher !

 

- Aux dernières nouvelles, je ne suis pas un enfant à garder. Attendez d'avoir votre rejeton avant de jouer les pères attentionnés.

 

- Je ne serai pas un père... ! rougit-il.

 

- A d'autres, coupa-t-il. Vous serez sans aucun doute un père bien plus conciliant et aimant que votre père l'a été avec vous.

 

- Je ne vous permets pas de supposer ce que mon père a été avec moi, dit Draco entre ses dents tout en prenant le col de la tunique d'Andrew.

 

- Je ne suppose rien, répliqua-t-il (Draco relâcha sa poigne.) C'est une vérité.

 

- Faux, c'est un mensonge !

 

- C'est triste de voir de quelle manière vous semblez si dévoué à votre père. Pas de cette dévotion que chaque fils aimant devrait avoir envers son père, mais une dévotion presque malsaine. Vous ne suivez pas vos propres décisions mais celles de votre père.

 

- Je vous interdit de... !

 

- Qu'allez-vous m'interdire ? Je ne fais que tirer des conclusions de votre comportement. Depuis que nous avons quitté cette auberge, vous n'avez pas cessé de vous emporter pour un rien. Vous semblez remuer au fond de vous des questions sans réponses. Vous m'avez assuré que nous rejoindrions au plus vite votre manoir mais ce que je constate, mon cher Malefoy, c'est que nous tournons en rond. Craignez-vous à ce point votre père que vous ne voulez pas lui imposer une belle-famille qu'il ne porte sans doute pas dans son coeur... ? Dites-moi ce que ce charmant Malefoy père a pensé de votre union avec ma soeur ? Allez, Malefoy, dites-moi un peu de quelle manière vous avez bien pu faire accepter ce mariage à un père qui devait avoir d'autre projet pour vous.

 

Draco ne répondit pas. Andrew Kelsey l'irritait.

 

Il le détestait mais pas comme il détestait Harry Potter. Il détestait Harry parce qu'il était populaire, charismatique et adulé par tous ces fanatique de la paix. Harry Potter était son opposé et cela à tous les points de vue. Aussi brun qu'il était blond, aussi aimable qu'il était odieux, aussi compréhensif qu'il était égoïste.

 

Mais en ce qui concernait Kelsey, Draco avait l'impression de découvrir un miroir. Même si leurs physiques se différenciaient, ils auraient pu être frères. Andrew avait l'air d'un frère. Un frère qui parvenait à deviner ce qu'il était, et c'est cela que Draco ne supportait pas. Il avait passé son enfance parmi des amis - soigneusement choisis par son père - qui hormis le suivre et lui obéir comme le ferait des chiens de chasse, ne savaient rien de lui. Il avait vu Potter s'entourer de proches, et lui... aucune oreille pour l'écouter. Et aujourd'hui, alors qu'il avait fini par accepter sa condition, voilà qu'un étranger osait lui parler des certaines vérités que personne avant lui n'avait encore osé lui avouer ; et se mettait à lire dans son coeur, sans vergogne.

 

- Enfant, j'ai attendu d'être sauvé de l'emprise de mon père, l'homme que je suis devenu le souhaite encore mais... je n'ai pas assez de courage, avoua-t-il soudainement.

 

- Je sais qu'il n'est pas facile de juger sa famille encore plus de critiquer l'éducation de ses géniteurs, déclara Andrew en s'adossant contre la vitre près de Draco qui observait fixement le sol. Mais dites-vous qu'il est de votre devoir de vous émanciper de votre père. Vous avez une femme, un enfant à venir... Vous allez devoir être digne d'eux, vous devrez les protéger envers et contre tous, même de votre père. Vous serez le garant de leur épanouissement. Si vous demeurez dans l'ombre de votre père, vous ne deviendrez jamais un exemple pour votre fils, songez-y. Le courage ne fait défaut à aucun de nous. Il est là mais enfoui parce que vous refusez de voir une vérité.

 

- Laquelle ? demanda Draco en tournant les yeux vers Andrew.

 

- Aimer n'est pas une tare malgré ce que votre père a dû vous dire. Non, dit-il en voyant la bouche de Draco s'ouvrir pour répliquer, je vous assure que vos dénégations ne me convaincront pas. Je vous expose simplement mon point de vue. Un homme qui peut s'avouer qu'il aime, est un homme qui a accepté ses faiblesses et qui a acquis un trésor. Et que croyez qu'il fera pour les garder ? Il se battra pour eux. Voilà d'où vient ce courage que vous croyez ne pas avoir. Imaginez un instant que votre femme et votre enfant soient menacés par votre père ou un autre, que feriez-vous ? Allez-vous les abandonner et fuir ou bien allez-vous tenter de les sauver même si deviez perdre la vie ?

 

Aucune réplique de la part de Draco mais en son for intérieur, la réponse ne faisait aucun doute.

 

Je tuerais quiconque oserait nuire à Hermione et au bébé, pensa-t-il en serrant les poings. Ce sont les deux seules personnes qui détiennent mon coeur et sans eux...

 

- Quand vous aurez mis un peu d'ordre dans vos pensées, Malefoy, nous pourrons rejoindre votre manoir. Pendant ce temps-là…

 

Andrew laissa sa phrase en suspens et entra enfin dans la boutique.

 

C'est réellement un homme étrange, pensa Draco en entendant la clochette de la porte teinter. Comment peut-il deviner juste ? Comment peut-il savoir ce que je ressens et ce que j'attendais d'entendre de la voix d'un... ami ? Kelsey un ami ? Je n'ai sans doute plus ma tête mais... (Il sourit faiblement.) C'est une idée assez intéressante. Après tout, sa famille est à moitié Serpentard. Mais il faudra que je fasse attention, car ce Kelsey est aussi rusé qu'un serpent. Loin de sa soeur qui semble avoir totalement pris les caractéristiques des Gryffondor... Et si nous allions voir ce qui a attiré l'attention de ce Kelsey.

 

Le dos de Draco quitta enfin la vitrine de la boutique. Il se retourna pour voir de quelle boutique il s'agissait lorsque son visage se crispa.

 

Les lumières orangées scintillaient comme jamais pour attirer les curieux.

 

Il passa une main sur son visage et soupira.

 

- Ne me dites pas que c'est encore le hasard.

 

Il émit un nouveau soupir avant d'entrer à son tour dans le commerce. L'intérieur était à l'image des propriétaires, tape-à-l'oeil, loufoque et sans aucun attrait pour une personne sérieuse.

 

Draco aperçut Andrew qui tenait dans sa main un flacon au contenu rosé. Il s'approcha.

 

- Que faites-vous avec cela ?

 

- C'est un philtre d'amour et je me disais que peut-être trouverait-il sa place dans l'armoire de sorcellerie de ma soeur. Cela ferait un magnifique cadeau pour nos retrouvailles, ne pensez-vous pas ?

 

- Offrez-lui ce philtre et je m'assurerai que le contenu tombe par mégarde dans votre verre. Et croyez-moi vous allez apprécier votre moitié. Comme, je n'ai pas de ravissante pucelle sous la main, votre moitié aura sans doute les traits d'une créature hideuse travaillant au manoir. Je vous la présenterai, je vous le promets.

 

Amusé, Draco vit Andrew reposer le flacon et s'intéresser à un autre produit.

 

- Mais qui voyons-nous ?

 

Un rouquin sortit de l'arrière boutique suivi d'un autre aux traits identiques.

 

- Messire Malefoy en personne ! compléta George. Que nous vaut cette mauvaise visite ?

 

- Une envie soudaine de...

 

- Hé, ne touchez pas à cela, malheureux ! s'écria Fred en voyant Andrew ouvrir un flacon.

 

Fred saisit le flacon des mains de son visiteur.

 

- On n'ouvre rien sans le consentement des fabricants, c'est à dire, nous ! fit George.

 

- Est-ce vos amis, Malefoy ? demanda  Andrew.

 

- Pas vraiment. Mais des amis de ma femme.

 

L'attention de George et de Fred se porta sur Andrew. Ils le fixaient comme s'il s'agissait d'une bête curieuse.

 

- Tu as un nouveau sous-fifre, Malefoy ? se moqua Fred.

 

Draco s'apprêtait à répondre mais Andrew fut le plus rapide pour saisir la balle au vol.

 

- Oui, admit-il. Je suis bel et bien le nouveau sous-fifre de ce fabuleux Malefoy. Et je suppose que vous êtes les serfs de ce Harry Potter... Heureux de faire votre connaissance, dit-il en s'inclinant puis en leur adressant un sourire franc.

 

Cet homme avait du répondant. Insulter puis saluer comme si de rien n'était. Fred et George n'en revenaient pas. De son côté Draco se retenait pour ne pas éclater de rire devant les mines déconfites des jumeaux Weasley.

 

- Qui êtes-vous ? demanda finalement George.

 

- Andrew Kelsey, beau-frère de Draco Malefoy.

 

Les jumeaux décortiquèrent cette information. Le terme "beau-frère" avait du mal à être associé au nom "Malefoy". Ils savaient que les Malfoy étaient liés aux Black mais d'où venait ce Kelsey ?

 

- Je suis un parent de celle que vous appelez Hermione, précisa-t-il. Plus précisément, son frère qu'elle n'a pas vu depuis sa disparition...

 

- QUOI !? s'étonnèrent-ils.

 

- C'est une plaisanterie ? s'enquit George, soupçonneux.

 

- Tes blagues sont toujours aussi foireuses, Malefoy, jugea Fred.

 

- Celle-ci n'est pas de mon fait, Weasley, mais je peux te dire qu'apprendre ce nouveau lien de parenté m'a également choqué au point de ne plus vouloir rire. Allons-y, Kelsey. Ma femme nous attend.

 

- Encore merci de ce divertissement, dit Andrew avant de suivre Draco qui sortait de la boutique.

 

Les jumeaux n'en croyaient toujours pas leurs oreilles. Ils étaient douées pour les plaisanteries et pour déconcerter leur interlocuteurs, mais là... Ils devaient avouer qu'ils avaient trouvé leur maître en la personne de ce Kelsey.

 

- Il faut prévenir Harry ! jugea Fred.

 

- Pourquoi cela ?

 

- Qui nous dit que ce n'est pas un plan de Malefoy pour s'attirer les faveurs d'Hermione. Si cette fouine lui fait croire que Kelsey est bien son frère, elle lui en sera reconnaissante et...

 

- On la perdra définitivement.

 

xxxxxxxxxxxxxxxxxx

 

 

La fumée s'évaporait lentement dans la cheminée mais on entendait distinctement les rires de deux hommes.

 

- Entendu, le pari est lancé. Croyez-moi, je vais l'emporter.

 

- Vous êtes bien présomptueux, Malefoy. Je vous dis que ma soeur ne me tiendra pas rigueur pour m'être moqué de ses amis.

 

- Je vous oppose le contraire, Kelsey. Vous venez à peine de la retrouver et déjà elle vous vouera à l'enfer. Vous avez bien joué vos retrouvailles.

 

- A qui la faute ?

 

- Pas la mienne. Sûrement votre côté Serpentard qui ressort dans le monde des sorciers.

 

- Moquez-vous, Malefoy. Je vois que vous faites preuve d'un grand sens de la solidarité masculine.

 

- Je ne vais tout de même pas me sacrifier pour vos beaux yeux ?

 

- Croyez-le ou non, je pensais que vous auriez cette grandeur d'âme.

 

- Cessez de me prouver votre sens de la répartie et redevenons sérieux, voulez-vous bien ?

 

Le salon retrouva son silence habituel.

 

- Moi qui pensais déjà être bien envahi par le luxe, vous, vous y êtes complètement noyé, Malefoy.

 

Draco se permit juste un haussement d'épaule. Discuter du faste de ce salon ne l'intéressait pas pour le moment. Il voulait savoir la raison de ce silence.

 

Certes, il était habitué au calme du manoir mais en cet instant, un mauvais pressentiment le tenaillait. Mauvais pressentiment qui s'accrut lorsqu'il constata qu'Andrew avait fini par se taire également. Il ne contemplait plus les meubles. Un voile impénétrable s'était posé sur son visage.

 

- Je n'aime pas l'ambiance de votre maison, Malefoy.

 

- Ce manoir est ainsi, ténébreux malgré les lumières et froid  malgré le feu mais là... L'atmosphère n'est pas la même.

 

La réponse semblait avoir frappé Draco, car il fondit précipitamment sur la porte qu'il ouvrit. Il s'élança hors de la pièce sans un mot pour Andrew.

 

Ce n'est rien, se persuada-t-il. Je suis certain que c'est le fait de présenter Kelsey à mon père qui me met dans cet état. Je suis stupide de m'inquiéter... Qui oserait s'en prendre à Hermione dans ce manoir ?

 

- Malefoy ! cria Andrew qui avait fini par rattraper Draco dans les escaliers.

 

- Ce n'est rien. Je dois juste faire part de votre présence à ma femme.

 

La voix tremblante de Draco trahissait son angoisse. Andrew le suivit dans le couloir sans émettre le moindre mot. A quoi bon si cela devait conduire Draco à lui donner de fausses réponses.

 

Arrivée devant ses appartements, Draco posa sa main sur le poignet et lentement, comme pour ne pas montrer qu'il mourrait de briser cet obstacle pour retrouver Hermione, il ouvrit la porte.

 

Les battements de son coeur s'accélèrent en découvrant sa mère assise sur le canapé de son salon, la mine défaite. Une Narcissa Malefoy loin de son éternel apparence imperturbable avait de quoi vous hérisser les poils du dos car cela ne pouvait signifier qu'une chose...

 

- Mère ! s'écria Draco en fondant sur elle.

 

Le visage de Narcissa se releva et elle dévisagea son fils.

 

- Pourquoi êtes-vous ici dans mes appartements ? Où est Hermione ?

 

- Ecoute, Draco...

 

- Où est ma femme !? hurla-t-il comme un damné.

 

Narcissa sursauta devant la colère de son fils. Son enfant, son Draco criait contre elle et cela pour la première fois. Elle était tiraillée entre lui reprocher ce manque de conduite et le féliciter d'avoir pris une certaine assurance quant à ses sentiments pour sa femme.

 

Au fond de la pièce, la porte de la chambre s'ouvrit sur un Lucius aux traits sévères. Andrew remarqua alors que la colère de Draco s'estompa d'un cran. Il posa alors un oeil critique sur cet homme qui avait élevé Draco. Leurs regards se rencontrèrent. Andrew s'attendait à ce que Lucius fasse mention de sa présence mais ce ne fut pas le cas. Seule une lueur intéressée passa dans ses yeux avant qu'il ne les détourne pour les poser sur son fils.

 

- Bravo, Draco, le félicita Lucius d'une voix ironique. Toujours aussi talentueux lorsqu'il s'agit de me démontrer ton incompétence. Je devrais y être habitué mais là... Tu ne pouvais pas te faire obéir d'une femme et voilà ce que tu récoltes. Si je perds cette héritier, je te jure que tu perdras également la vie avec cette femme que tu as épousé et qui n'a pas été digne de garder un Malefoy en elle !

 

Voyant que Draco remuait les paroles de son père, Andrew décida d'intervenir pour obtenir les réponses qu'ils désiraient entendre tous les deux.

 

- Que se passe-t-il avec Hermione ?

 

Lucius le considéra.

 

- Qui êtes-vous ?

 

- Andrew Kelsey. Un ami de Draco.

 

- Mon fils a su nouer une amitié loin de me moi... Etonnant.

 

- Père, que se passe-t-il avec ma femme ?

 

- Cette chère Pansy Parkinson a lancé un endoloris sur ton épouse.

 

Andrew ignorait ce que cela impliquait mais vu le nom de ce sortilège et vu la pâleur de Draco, il comprit que cela ne présageait rien de bon pour la santé de sa soeur. Draco s'élança soudainement dans la chambre, bousculant au passage Lucius qui n'émit aucune remarque, mais lorsque Andrew voulut passer à son tour dans la chambre, une canne vint s'interposer.

 

- Dites-moi l'ami...

 

- Je ne suis pas votre ami, rétorqua Andrew agacé par les manières de Lucius.

 

- A votre place, je reconsidèrerais ma phrase. Après avoir passé un long moment loin du monde des sorciers, je vous assure qu'une bonne entente entre vous et moi serait la bienvenue. N'êtes-vous pas l'ami de mon fils… et certainement plus encore ?

 

Les deux hommes se jugèrent du regard avant que Lucius n'abaisse sa canne et ne laisse passer Andrew qui claqua la porte derrière lui. Mais il finit vite par regretter de s'être immiscer dans cette chambre.

 

Qui voulait assister à la tristesse d'un homme, un ami ?

 

Draco était agenouillé près du lit et passait une main sur le front de son épouse en murmurant ces mots capables de faire bondir le coeur d'une femme.

 

Sur le coeur de Draco un vent venait de se déchaîner avec force, lui ôtant ce voile qui cachait une vérité que ses lèvres désiraient désormais avouer.

 

Andrew s'approcha lentement.

 

Après des années d'espérances, il retrouvait sa soeur. Une endormie dont le visage avait pris quelques années mais qu'il aurait reconnue entre mille.

 

Ma petite Emma... De quelle lueur brillent tes yeux aujourd'hui ? La malice s'entend-t-elle encore dans ta voix ? Ton rire est-il aussi entraînant que par le passé ? se demanda-t-il.

 

Andrew ne pouvait plus quitter Hermione des yeux. Elle était comme une flamme qui l'éblouissait. Elle éblouissait toujours ceux qui l'approchaient et Draco n'y avait pas échappé.

 

Andrew posa sa main sur l'épaule de Draco, comme pour lui signifier son soutien. Mais, ce dernier l'écarta vivement.

 

- Que faites-vous, Kelsey ? dit-il froidement.

 

- Je tente de vous soutenir.

 

- Me soutenir ? répéta-t-il narquois. Vous êtes bien un fou.

 

- Et en quel honneur ai-je droit à cette sympathique insulte ?

 

Draco se releva brusquement, prit Andrew au col et le poussa contre le mur.

 

- Etes-vous aveugles pour ne pas voir qui est allongé sur ce lit ?

 

- Ma soeur.

 

- Et vous tenez encore à me soutenir !? Vous devriez me passer une épée au travers du corps pour cela ! dit-il en pointant son doigt en direction du lit. Je suis un mal pour elle ! Depuis notre rencontre, je n'ai rien fait pour la soulager ou pour la rendre heureuse ! Et vous... Vous êtes son frère, montrez-moi que vous au moins vous pouvez la venger de ce que je lui ai fait subir !

 

- Mourra-t-elle ?

 

- Non, un endoloris ne tue pas mais il peut vous rendre fou, et dans son état... Si elle devait perdre cet enfant ou s'il lui arrivait quelque chose, Hermione ne me le pardonnerai jamais.

 

- Vous n'êtes pas responsable de...

 

- SI ! J'aurais dû tuer cette peste de mes mains ! D'ailleurs, c'est ce que je vais faire ! Je vais tuer cette catin et ainsi j'en serai débarrassé pour de bon !

 

Draco se rua sur la porte mais Andrew lui empoigna les bras.

 

- Lâchez-moi Kelsey !

 

- Seulement si vous me dites que vous n'irez pas tuer cette Pansy.

 

- Très bien... Vous avez raison. (Andrew relâcha Draco.)  Je ne vais pas la tuer… je vais la massacrer puis ensuite la tuer à petit feu ! C'est ce qu'elle mérite ! cria-t-il en ouvrant la porte.

 

- Pas tant que je serai là, l'avertit-t-il en le plaquant à terre.

 

Si la situation n'avait pas été aussi tragique, Andrew aurait rit de leur dispute. Ils avaient l'air de deux gamins se chamaillant.

 

- C'est de cette manière dont tu protéges Hermione ?

 

Draco se raidit en entendant la voix. Andrew releva les yeux pour découvrir deux paires de yeux, emplis de colère, les fixer.

 

Les deux hommes au sol se relevèrent et firent face aux deux nouveaux deux venus.

 

- Que fais-tu dans ce manoir, Potter ?

 

- Simple visite de routine pour m'assurer qu'Hermione allait bien. Après ce que je viens d'apprendre, j'ai eu raison de me présenter ici.

 

- Toujours là dans les situations délicates, n'est-ce pas Potter ? Je voudrais bien que tu cesses d'utiliser la cheminée de mon salon pour venir te mêler de mes affaires.

 

- Je n'ai pas le temps à perdre en discutant avec toi, Malefoy. Laisse-moi voir Hermione.

 

- Elle n'a rien.

 

- Ce n'est pas ce que nous a dit ton père.

 

- Mon père t'a parlé de la santé de ma femme ? s'étonna Draco.

 

- Oui, il vient de sortir de la chambre avec ta charmante mère.

 

Lucius qui discute avec Potter... c'est aussi inhabituel que d'entendre Lucius me féliciter, songea Draco. Mais pourquoi penser à cela alors qu'Hermione est encore inconsciente. Que Potter reste si cela lui plait, ce n'est pas de lui dont je m'occuperai.

 

Toute idée de meurtre quitta Draco qui tourna le dos à Harry et Ron pour entrer dans sa chambre. Et pour montrer qu'il ne voulait personne dans la pièce avec lui, il claqua violement la porte et on l'entendit formuler une formule.

 

Harry et Ron en restèrent déconcertés. Malefoy avait osé s'enfermer dans la chambre pour les empêcher de voir leur Hermione. Cette fouine méritait bien de recevoir tous les mauvais sorts possibles sur sa tête !

 

- Harry Potter. Je vous imaginais plus... comment dire ? Plus dangereux.

 

- Harry est dangereux pour tous les Serpentard et Vous-Savez-Qui.

 

- Votre tête me dit quelque chose, dit Andrew en s'adressant à Ron. Avez-vous un lien de parenté avec les Weasley qui ont leur boutique sur le Chemin de Traverse ?

 

- George et Fred sont mes frères, même si je le regrette. Je suis Ron Weasley. Qui êtes-vous ?

 

- Je me demande combien d'autres personnes me poseront cette question.

 

Devant les mines agacées de Harry et Ron, Andrew dut se résoudre à leur répondre sans ironie.

 

- Andrew Kelsey pour vous servir. Frère d'Hermione et donc beau-frère de Draco, ce que je ne regrette pas.

 

- Alors, les jumeaux avaient raison, murmura Harry.

 

- C'est un mensonge ! s'écria Ron. C'est évident ! Comment une personne pourrait ne pas regretter faire partie de la famille Malefoy ? Il faudrait être complètement fou !

 

Andrew croisa les bras et les toisa du regard.

 

- Vous êtes du genre à juger du premier regard, Weasley. Les gens comme vous manquent d'ouverture d'esprit. Je suis désolé pour vous, croyez-le bien.

 

- Aussi ironique qu'un Serpentard. Comment pourriez-vous être le frère d'Hermione ? exulta Ron qui ne rêvait plus que de clouer le bec à cette fausse doublure de Malefoy.

 

- Jugez des ressemblances, c'est aussi simple que cela.

 

- Ron, arrête ! Il a raison, admit Harry. Il ressemble à Hermy.

 

Andrew sourcilla.

 

- Qui vous a donné le droit d'être aussi familier envers ma soeur, Potter ?

 

Ron aurait bien recraché sa salive si cela n'avait pas paru incorrect. Ce Kelsey avait la même façon de cracher le nom "Potter". Il frissonna. Que Merlin les préserve si Malefoy décidait de se lier d'amitié avec Kelsey.

 

- Hermione était notre amie, répondit Ron, et elle devait épouser Harry avant que Malefoy ne vienne nous l'enlever.

 

- Est-ce vrai, Potter ?

 

- Oui.

 

- Et bien, il faudra que je demande à mon beau-frère de me raconter cette charmante histoire. Ma soeur a dû faire tourner quelques têtes avant d'épouser son charmant mari.

 

Cette fois, Ron toussa bruyamment en avalant sa salive de travers. Malefoy un charmant mari pour Hermione ? Il allait pleuvoir des Scrout à Pétard à moins que tout le monde ne finisse par voir des Sombrals.

 

- J'ai bien l'impression que vous vous sentez mal, Weasley. Ne vous évanouissez surtout pas. Comme vous le voyiez, je ne suis pas une dame et je n'ai donc pas de sels sur moi.

 

- Taisez-vous ! s'écria Ron. C'est vous qui êtes la cause de mon mal !

 

- J'ignorais que jamais ce pouvoir, dit-il amusé.

 

- Vous... !

 

- Cessez ! cria Harry ce qui eu le mérite de calmer Ron en surface. Ecoutez Kelsey, que vous voyiez Malefoy comme quelqu'un de charmant, c'est votre droit. En ce qui me concerne, je ne changerai jamais d'avis. Et pour le moment, je voudrais avoir des nouvelles d'une amie. Je vous demande simplement de me rassurer sur son état.

 

Andrew sourit.

 

- Vous êtes un homme bien, Potter. Je suis certain que nous nous entendrons.

 

- Harry ne peut pas s'entendre avec un homme qui vénère Malefoy ! objecta Ron qui désormais avait besoin d'un bon bain glacé pour atténuer le rouge de son visage.

 

- Réfléchissez un peu, Weasley, au lieu de vous contredire. Vous et Potter êtes bien amis avec ma soeur alors qu'elle est mariée avec un Malefoy. Ce qui veut dire que je peux très bien apprécier Draco et vous apprécier vous. Nous sommes des adultes pas des enfants pour continuer à nous quereller pour des bêtises.

 

- Il m'énerve !

 

La porte s'ouvrit brusquement sur Draco dont le visage ne présageait rien de bon.

 

- Nous ne sommes pas dans une arène mais dans mes appartements ! cria-t-il. Je vous serais donc gré d'aller vous disputer ailleurs pour que ce manoir retrouve son calme d'antan ? Le prochain qui osera crier quittera ce manoir en passant par la fenêtre !

 

Et aussitôt, il claqua la porte derrière lui, laissant les trois hommes hagards.

 

- Croyiez-vous qu'il soit possible d'avoir du thé ? demanda Andrew.

 

- J'aimerai aussi quelques biscuits, ajouta Ron.

 

- Allons demander aux elfes, termina Harry.

 

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Assis sur le canapé, Lucius lisait tranquillement son journal, un sourire satisfait sur les lèvres.

 

- Vous êtes bien étrange, mon époux.

 

- Pourquoi cela ?

 

Narcissa avança le plateau, où était déposé des tasses fumantes, devant Lucius qui en saisit une.

 

- Vous avez laissé Potter demeurer dans le manoir alors que votre belle-fille n'est pas dans un bel état.

 

- Et alors ?

 

- Cela ne vous ressemble pas. Ne craignez-vous pas que Dumbledore et les siens apprennent ce qu'il vient de se passer et ne demande à éloigner Hermione de ce manoir ? Cela ne contrariait-t-il pas vos plans ?

 

- Absolument pas. Nous ne sommes pas responsable de la jalousie de Pansy. Que pourrait nous reprocher Dumbledore ? Le médicomage pourra attester que nous avons agi au plus vite et vu l'inquiétude qui se lisait sur votre visage, ces Gryffondor ne pourront pas vous accuser de ne pas aimer cette petite. Ils savent que nous désirons cet héritier. Quant à la mère... ils chercheront sans doute à la protéger mais je ne vois pas en quoi cela nous porterait préjudice. Nous voulons que la mère et l'enfant se portent bien jusqu'à terme.

 

Un léger sourire s'esquissa sur ses lèvres, mais s'évanouit subitement.

 

- J'espère seulement que Kelsey ne viendra pas bouleverser nos plans. Moi qui pensais qu'il serait un peu plus Serpentard que sa soeur... Mais que peut-on attendre d'une famille de bannie ?

 

Sa réponse ne parvient jamais aux oreilles de Narcissa, Lucius venait de tremper ses lèvres dans sa tasse.

 

A suivre...

 

Bon, Ok, je n'ai pas vraiment avancé dans la trame de l'histoire et j'en suis consciente. Mais les choses sérieuses reprendront dans le prochain chapitre, promis !

 

En attendant, j'espère que ce chapitre bien léger (si on oublie le mal d'Hermione) vous aura bien fait rigoler, lol.

 

Donc, on se quitte ici et je vous dis à la prochaine !!!!

 


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