
| Mésalliances | Auteur: feylie | Vue: 10018 |
| [Publiée le: 2005-04-11] [Mise à Jour: 2007-08-15] | ||
| 13+ | Général/Romance/Action-Aventure | Commentaires: 189 |
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Description: Faire un résumé ? Ca va être dur pour cette fic... Bon, on peut déjà dire que c'est du DMHG. Ensuite, que l'histoire ne se passe pas à Poudlard. Nous sommes au 14 e siècles et l'Angleterre et la France vont bientôt se trouver aux portes de la guerre de cent ans.Mais, revisitons l'Histoire, voulez-vous bien. Imaginez que ceux qui tirent les ficelles ne soient pas les rois mais des sorciers ? Des sorciers dont le but est de détruire les moldus sans devoir passer par la magie ? A vous de lire, chers lecteurs ! J'ai peur que ça ne plaise pas mais bon... on verra ^_^ | ||
| Crédits: Les persos de Harry Potter ne sont pas à moi mais à l'illustre J.K.Rowling, que je salue au passage, lol. Ensuite, les persos d'Histoire ne sont pas fictifs mais on bel et bien existé sauf quelques persos que je vais inventer au fur et à mesure. Que c'est compliqué déjà, lol. |
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Secrets de famille[6799 mots] |
Publié le: 2005-09-18 | |
| Taille du Texte: (+) : (-) | ||
Salut !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Coucou c'est moi avec une semaine de retard !!! Faut le faire hein ? Bref, pas d'excuse mais je vous ai tout de même offert une song-fic, non ? En plus, j'ai décidé de la prolonger (mais bon, vous verrez) !!! GO !!!
Selka : pleure pas, y'a bel et bien une suite, lol. Je suis étonnée de voir que Narcissa ait réussi à imposer sa patte dans cette fic qui devait plutôt se centrer sur Drago et Hermione. Mais bon, je suis contente que la femme de Lucius devienne aussi célèbre que lui, lol
Nao : y'a pas que à toi que Mando manque. Y'a toute un trio qui est en manque de Mdr, lol (Vive les SHA !!) Et une autre anti Harry/Hermione ! Une !
Anjolou : mon ange est passé me voir ici aussi. J'en suis à la fois éblouie et ravie. Cette fidélité me marquera à vie, sois en certaine. Bah, oui je suis déchaînée moi. Je suis dans ma période Girl Power, je crois. Bisous !!!
Fol : Merci !!!!!!!!!!!!!!!! Comment je fais ? Tu me poses une colle là.... tic... tac... tic... tac... franchement, je sais pas. On va dire que c'est grâce à vos kom. Je fais tout pour pas vous décevoir, je donne mon maximum, en tout cas j'essaie. Et puis quand on est motivée, je pense que ça doit se ressentir dans ce que tu fais, non ? Mais bon, j'ai pas la science infuse.
Hope : Si l'enfant d'Hermione est une fille... bah, jusqu'à maintenant, je me suis pas posée la question. Tout ce que je sais, c'est que peu importe le sexe de cet enfant... Voldemort le veut et il l'aura (j'ai pas fait un spolier là si ? Je suis désolée !!!!!! lol)
Lyskhat : Là je crois que c'est le kom le plus long que j'ai jamais reçu (à part un autre mais bon... c'était pas pareille) On va dire que tu t'es un peu assagie mais c'est toujours le bordel, lol ! Yclipt est intenable quand il est avec toi, lol, à moins que se soit toi qui sois intenable, lol. Pour les doublures de poisson, c'est normal que Ron et Harry soient doués. Ils ont été la doublure de Némo dans le film. C'était donc un rôle à leur mesure. Pansy te passe un "tu vas regretter ta phrase" et Drago lui te félicite d'être sa fan mais que tu devrais (pour ton bien) oublié qu'il a rougi. Il n'aime pas qu'on pointe ses faiblesses.
Erica : La liste sera longue mais j'ai pas envie d'y rester trop longtemps non plus. En tout cas, je suis love de ton "ps". Je suis émue... Va falloir que je m'achète des mouchoirs parce que les koms sont de plus en plus... beaux !
Yuny-chan : bisous, mon arc-en-ciel !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Un conseil à tous : si vous avez pas encore lu ses fics, allez-y !!! J'ai une expression sur la langue mais je me rappelle plus trop.... le talent n'attend pas le nombre des années, ou je sais plus quoi, bah c'est vrai ! C'est vrai que c'est mon point de vue mais, je vous assure qu'elle vaut la lecture ! Bref, tu as raison. Les song-fic c'est bien plus pratique à écrire qu'une fic de 40 chap. Je vais sans doute délaisser les longues fics pour des plus courtes. Je vous assure que j'y cogite depuis un bon moment.
Shikamaru : bref, mais super positif !!! Merci !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Eifer : Tu es là !!! Et dire qu'en ce moment, on se parle qu'à travers nos réponses dans nos fics... snif... la vie n'est-elle pas sinistre en ce moment ? Dis-moi vers quel heure tu passes sur msn parce que là, j'en ai marre de te rater toujours (faut dire que pour le peu de temps que j'y passe en ce moment) Sinon, je vais revenir à la vieille méthode le portable ! (même si je suis toujours hors forfait en ce moment) Merci pour cette longue analyse qui m'a beaucoup aidé (je vais voir ce que je peux faire pour notre Lulu mais il sera jamais aussi bien que dans ta fic... je désespère) "Et si l'envie m'en prend de lire ta fic".... C'est quoi cette phrase ?!!!!!!!!!!!! Je lis tes fics dès qu'elles sont publiées, t'inquiète ! C'est juste que quand je suis pas inspirée pour les kom, je préfère pas en laisser. J'attends le bon moment (l'inspiration foireuse) On me dit que mes koms sont Mdr alors je cherche toujours à ce qu'elles le restent. Donc, quand j'ai pas le moral, c'est dur d'en laisser... Alors rassurée, ma chère Eiferchouquette adorée ? (désolée Mando, je suis partie à la mer, lol) !!!!!!
Pour ce chapitre, THE come back de notre cher Andrew (j'adore ce perso, moi !!! Je peux le prêter à JKR si elle veut, lol.) Ensuite, quelques explications entre beaux-frères, une conversation forte intéressante entre Lucius et m'sieur X et une autre fin sadik en perspective !!!! Tout ça c'est pour vous et c'est en direct sur ff-fr !!!! A vos ordi et lunettes !!!
Bonne lecture !
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Chapitre 17 : Secret de familles
Dans la cour du château, les chevaux s'ébrouaient aux milieux des pages qui tenaient les rennes de leurs maîtres. Le temps se prêtait peu à la chasse, les nuages gris parsemaient le ciel, un vent froid s'aventurait sous les capes mais malgré cela nul n'aurait osé proposer au souverain Edouard III de renoncer à cette chasse.
Depuis son couronnement dans l'abbaye de Westminster, Edouard était désormais persuadé que le trône de France lui serait acquis dans les mois à venir. La missive destinée à Philippe, son royal cousin français, ne tarderait pas à lui être remise. Encore quelques semaines de patience et leurs tergiversations prendraient fin. Aux frontières, ses troupes attendaient ses ordres pour déployer toute leur force sur le sol français. Assuré de sa future victoire, Edouard ne se lassait pas d'exhiber son assurance.
Et ces longues chasses dans les forêts anglaises n'avaient pour unique but que de prouver aux derniers personnes encore réticentes à la guerre, qu'il était un homme d'action, un homme de guerre et un chef qui conduirait son armée avec adresse. Et les fêtes qu'il donnait à Windsor finissaient de lui garantir le soutien des courtisans qui, aveuglés par les promesses de futures terres, de richesses et de pouvoir, n'envisageaient pas la possibilité d'une défaite anglaise. Que tous se le disent : l'Angleterre détenait la meilleure armée, le meilleur peuple et le meilleur roi !
Près des écuries, Andrew regardait cette agitation fébrile avec désenchantement. Edouard n'avait pas encore débuté sa guerre et malgré cela il se proclamait déjà roi de France. Ses prétentions sur le trône français étaient certes légitimes mais Edouard négligeait les conséquences d'une guerre sur son peuple. Les guerres étaient loin d'être courtes et sans victimes. Elles étaient toujours longues et tragiques. Et le fait qu'Edouard étale ainsi son assurance... Andrew craignait que cet excès de confiance conduise toute l'Angleterre à la défaite.
Qui suis-je pour oser critiquer le roi ? pensa Andrew. Il est le seul à savoir ce qui est nécessaire pour le peuple anglais... Mes mots ne pèseraient pas lourds face à sa souveraineté... même si je présage déjà une débâcle.
Pourquoi cette certitude ? Il l'ignorait. Mais au fond de lui, il devinait que cette guerre leur serait fatale à plus d'un titre.
Edouard sortit de son château et se dirigea vers son cheval luxueusement paré. Il avait l'allure d'un grand chef, le profil d'un guerrier et l'aura d'un saint qui combat pour les croyants.
Andrew prit les rennes de son cheval dans les mains tendus du page puis caressa l'encolure de l'animal.
Ces gens là sont ainsi, songea Andrew. Ils sont nés pour gouverner, nés en pensant qu'ils sont investis d'une mission divine, celle de pousser leur peuple vers la réussite. Mais ils oublient que leur quête de pouvoir n'est pas forcément celle des autres.
Le roi et sa troupe de courtisans tous juchés sur leurs chevaux quittèrent la cour du château. Peu à peu, les lieux retrouvèrent un semblant de calme.
Une main se posa sur son épaule. Il se retourna et vit son oncle Dominic.
- Je pensais que tu irais accompagner notre roi.
- Je n'y tiens pas. Après avoir vu cette cour de courtisans, je ne tiens pas à passer mes derniers instants de paix avec eux. Je vais attendre les consignes de notre roi depuis mon domaine.
- Ces quelques jours à la cour semblent t'avoir rendu amer.
- Plus qu'amer, à vrai dire. Le roi Edouard ne semble plus avoir toute sa tête...
- Tais-toi, Andrew, intima Dominic entre ses dents. Tu sais qu'à la moindre critique envers la politique d'Edouard, ses plus fervents sujets n'hésiteront pas à l'en avertir. Tu dois rester vigilant lorsque tu parles en des termes aussi... irrévérencieux.
- Ce n'est pourtant que la vérité. Avez-vous vu les conseillers qui dirigent les affaires du roi ? L'appas de futures gains les rends déjà fort avides. Ils semblent avoir perdu tous sens des réalités. Et je ne parle pas de ce mystérieux nouveau conseiller qui n'a toujours pas montré le bout de son nez. Et malgré son entêtement à rester dans l'ombre, le roi Edouard semble écouter les moindres conseils de cet homme. Notre roi a-t-il oublié de quelle manière son père a perdu le trône et perdu la vie ? Des traîtres... Nous en avons partout. Et nul ne peut garantir que l'un d'eux n'évolue pas déjà autour du roi.
- Garde tes doutes pour toi, Andrew. Je peux t'assurer que s'il y a un traître, je me chargerai de lui. Nous avons risqué nos vies pour ériger Edouard sur le trône. Crois-tu que nous accepterions sans sourciller qu'il soit déchu de son trône au profit d'un scélérat ? Non. Alors, cesse tes critiques et fais confiance à l'entourage du roi.
- Entendu, mon oncle. Puisque vous garantissez la protection de notre cher souverain, je ne puis que vous croire et vous féliciter. En attendant, je me demande qui protégera le peuple de la folie de grandeur de nos souverains, railla-t-il.
- Andrew, je te trouve fort insolent !
Andrew soupira.
- Veuillez m'excuser mon oncle, mais j'ai perdu tous les miens. Je sais quelle douleur cela provoque en vous et surtout quel vide cela laisse dans une existence... Le destin me les a pris, je n'y pouvais rien. Mais croyez-vous qu'il soit juste que quelques conseillers et un roi décident de sacrifier la vie de leur peuple pour leur propre gloire ? (Il monta sur son cheval.) Je vois à votre regard que ces mots insultent notre roi mais ce n'est pas mon désir. Je ne désire ni juger notre souverain Edouard, ni juger le comportement de tous ces nobles, mais je désire simplement qu'ils comprennent que cette guerre ne se déroulera pas aussi facilement qu'ils le pensent. S'ils pouvaient au moins en prendre conscience, nous pourrions sans doute éviter quelques milliers d'innocents en plus.
- Comment peux-tu être aussi certain que cette guerre sera longue ?
- Je l'ignore mais j'ai un mauvais pressentiment. La nuit où Emma a disparu, j'ai ressenti cette même sensation mais je n'en ai pas tenu compte... J'étais bien trop jeune à l'époque pour comprendre ce que cela pouvait signifier. Mais aujourd'hui... je vous en prie, mon oncle, faites réfléchir Edouard. S'il ne désire pas renoncer à la couronne française qu'il sache au moins que son assurance est sans doute inappropriée. Sur ce... Je vous salue, mon oncle. Nous nous reverrons certainement sur le champ de bataille.
Dominic regarda son neveu s'éloigner du château avec un pincement au coeur. Andrew avait sans doute raison mais malheureusement personne ne pourrait parler raisonnablement au roi sans perdre la vie.
Que tes paroles soient sensées ou non, elles ne serviront à rien, pensa amèrement Dominic. Dès que Philippe de France recevra la missive de notre roi, nous serons engagés à tuer... hommes, femmes et enfants périront pour la gloire des plus grands.
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Et voilà qu'il pleuvait averse ! Décidément, il n'avait pas de chance. Il vaudrait sans doute mieux qu'il s'arrête à une auberge, et dès le lendemain, il reprendrait la route.
Il sauta de son cheval et atterrit dans une flaque de boue qui l'éclaboussa. Il écarta une mèche mouillée qui barrait son oeil gauche.
Edouard doit fulminer à l'heure qu'il est, songea-t-il moqueur. Le ciel ne semble pas être avec lui... et pas plus avec moi, d'ailleurs. Mais il résume assez ce qu'est l'état de mon coeur depuis que je n'ai plus personne à mes côtés...
La foudre tomba à ce moment non loin de lui. Le cheval s'ébroua. Andrew tenta de le calmer mais en vain, l'animal prit la fuite avec ses maigres bagages sur le dos.
D'un air las, Andrew s'adossa contre les murs d'une échoppe fermée, et se laissa glisser au sol.
Il en avait assez. Assez de devoir vivre sur cette terre. Il avait depuis longtemps perdu le combat face à la belle et cruelle Vie. Il survivait dans l'espoir de retrouver Emma mais son oncle avait raison. A quoi bon la rechercher alors que chaque jour qui s'annonçait l'éloignait encore plus d'elle ?
Le poids de son coeur se faisait lourd dans sa poitrine. Il ne supportait rien. Pourquoi vivait-il éloigné dans son domaine loin de toute connaissance, loin de tous ces amis qui vivaient heureux, si ce n'est parce qu'il ne supportait pas de lire le bonheur sur le visage des autres ?... Mais il supportait encore moins de les voir malheureux. Il ne supportait pas de voir la tristesse sur les visages des autres Il n'était pas assez courageux pour endurer leur chagrin en plus du sien.
Il n'avait pas ri depuis un bon moment... pas depuis le départ de ce Draco Malefoy. Un drôle d'homme ce Malefoy. Toujours à dire le contraire de ce qu'il pensait comme s'il craignait que l'on devine ses faiblesses derrière chaque phrase qu'il prononçait. Ils auraient pu être amis si le destin n'avait pas encore décidé de le séparer de la seule personne qui aurait pu lui remonter le moral.
J'espère qu'il aura réussi à capturer cette femme qu'il désirait épouser, songea-t-il. Mais je plains son épouse. Un homme aussi compliqué que Malefoy ne doit pas être facile à vivre tous les jours.
La pluie tombait toujours lorsque deux voix s'élevèrent au milieu du bruit des éclairs et des clapotis que faisaient les gouttes de pluie en tombant dans les larges flaques d'eau sur le sol.
Son principal défaut, la curiosité, prit le pas sur son abattement. Andrew tendit l'oreille en espérant pouvoir entendre cette conversation.
"- Pour le moment, Louis de Nevers agit comme je le lui ai conseillé. Sa politique est devenu bien plus favorable aux français. Encore une autre mesure commerciale et je peux vous garantir que les bourgeois de la ville de Gand rallieront les anglais.
- Bien... je peux en faire part à Edouard, cela le rendra encore plus confiant. Il est de notre intérêt que l'Angleterre domine le début de ce conflit, ensuite... nous irons du coté français. Aucun des deux adversaires ne doit avoir une trop grande domination sur l'autre sans quoi cette guerre ne durera pas... Elle doit durer. Et un jour... le maître pourra régner sur les Moldus...
- Et quand à l'autre aspect de son plan ?
- Lucius s'en occupe. Et pour le moment, il semblerait que tout se déroule pour le mieux. La famille s'agrandira bientôt..."
Andrew baissa la tête lorsque les deux hommes passèrent devant lui et s'éloignèrent dans la rue. Des traîtres ! Il en était certain ! Edouard était bel et bien manipulé et... Qui était ce maître dont il parlait ? Il avait déjà un prénom. Lucius... Mais il ne connaissait aucun courtisan portant ce nom à la cour.
Andrew se releva. Il devait à tout prix en faire part à son oncle. Lui seul pourrait faire entendre raison à Edouard.
- Et voilà qu'il pleut ! Ce moldu est aussi insupportable qu'un Gryffondor. Pourquoi ne restent-ils pas à leur place au lieu de courir par monts et par vaux ?
Andrew fronça les sourcils. Mis à part le fait qu'il entendait le mot "moldu" pour la seconde fois et en l'espace de quelques secondes, il avait la sensation d'avoir déjà entendu cette voix railleuse quelque part. Il se retourna et s'approcha de la lumière qu'il voyait au fond de la rue, là où les deux hommes étaient sortis quelques temps plus tôt.
Il s'approcha et vit un homme dans une cape. Il levait les yeux au ciel comme dans l'espoir qu'il entende ses prières silencieuses et cessent ainsi de cracher sa mauvaise humeur sur sa tête.
- Malefoy ? appela Andrew d'une voix hésitante.
- En personne, répliqua-t-il. Mais avant de prononcer mon nom, vous devriez vous présenter. Je ne m'adresse pas aux inconnus et encore moins aux manants.
- Toujours aussi aimable mon cher Malefoy. Votre fiancée n'a pas réussi à vous rendre moins incisive... dommage.
- Kelsey ?!
- En personne, mais je ne parle pas aux manant de votre espèce.
- Je vous ferai pendre si cela était possible mais pour le moment J'ai besoin de vous.
- Sa seigneurie à besoin de moi ? Vous m'en voyez fort étonné. La dernière fois que nous nous sommes quittés, vous disiez ne pas avoir besoin de l'aide d'autrui.
- Ecoutez Kelsey, dit Drago en avançant vers l'homme, nos joutes verbales me plaisent également mais il y a une question que je voudrais vous soumettre.
- Entendu. Entrons dans cette auberge, nous y serons plus au chaud.
- Vous... Vous...
Draco observait Andrew avec un regard à la fois stupéfié et ahuri. Ce moldu voyait le Chaudron Baveur... donc forcément, ce n'était pas un moldu... un cracmol... un sorcier... Par Merlin, il s'y perdait !
- Entrons, dit Drago en lui tournant le dos puis en passant la porte de l'auberge.
L'auberge n'était pas bondée malgré le temps pluvieux. Drago le mena vers une table éloignée des autres puis s'assit. Andrew quant à lui observait un vieil homme qui faisait léviter son verre derrière le dos de l'aubergiste qui n'y voyait que du feu.
- Nous ne sommes pas dans une simple auberge, n'est-ce pas ? dit Andrew en s'installant devant Draco qui commandait deux verres.
- Une auberge de sorcier, répondit-il.
- Je vois...
- Moi, je ne vois pas...
- Voir quoi ? s'étonna Andrew en prenant le verre que la serveuse venait de lui tendre.
Dans l'esprit de Drago, une foule de données se bousculaient. Il se souvient alors de l'histoire concernant la famille d'Andrew qui avait été autrefois banni du monde des sorciers... Et dire qu'il avait pris cela pour une fantaisie de moldu désireux de pimenter l'histoire de sa famille.
Si j'avais été moins nombriliste, j'aurai pu m'informer sur lui, se reprocha-t-il. Parce qu'il est évident qu'Hermione et cet Andrew ont des points communs...
Drago observa plus attentivement le profil d'Andrew, qui avait les yeux posés sur un nouveau spectacle magique que lui offrait gracieusement le vieil sorcier assis non loin d'eux.
Châtain foncé, les yeux marrons et pétillants... Andrew avait le même profil qu'une certaine personne de sa connaissance...
Cette habitude de me contredire, cette façon de répliquer à mes railleries, cette inconscience... tout ça, c'est Hermione.
- Allez-vous encore longtemps me dévorer des yeux de cette manière ? Je vous ai déjà dit que mon coeur appartenait aux femmes.
- Avez-vous retrouver votre... soeur ? ajouta-t-il avec une étrange voix.
- Non, répondit tristement Andrew. Je pense que je vais écouter mon oncle et faire une croix sur ces recherches qui ne mènent à rien... J'irai faire cette guerre en priant que la Mort vienne me chercher au plus vite. Voilà pour mes nouvelles. Et vous ?
- La fatalité ne vous sied pas, Kelsey, nota-t-il avec sincérité.
Draco avait surtout l'impression que ces mots sortaient de la bouche d'Hermione et cela n'était pas pour lui plaire. Maintenant que la ressemblance s'était faite plus évidente entre les deux... Il avait presque envie d'étreindre son beau-frère... presque.
Mais comment ai-je pu être aussi aveugle ? pensa Drago qui ne cessait de noter les ressemblances entre le frère et la soeur.
Ils avaient le même sourire, la même manie de frapper leurs doigts sur la table comme s'ils ne supportaient pas d'être inactifs... Il voyait Hermione en Andrew... mais avec des différences tout de même. Ces petites choses qui les rendaient distincts. Et là...
Il se rendait compte à quel point, il avait passé son temps à contempler Hermione. Il aurait pu affirmer qu'elle n'avait pas cette fossette sur la joue droite lorsqu'elle riait. Il savait de quelle manière elle tenait son verre ou cette habitude qu'elle avait de le faire tourner avant de boire...
Comment ? Comment puis-je savoir qu'elle préfèrerait être assise dos au mur pour mieux observer les gens, et qu'elle devrait penser à manger au lieu de quitter la table en ayant seulement grignoter... ? Ce n'est pas normal. Je ne la connais pas autant... je ne la connais réellement que depuis quelques jours et pourtant
je sais tout d'elle.
- Malefoy ?
- Euh... oui ?
- Vous m'avez l'air fort agité. Je me demande si par hasard vous ne vous inquiéteriez pas pour votre fiancée ?
- Je l'ai épousée, dit-il vaguement.
- Et quel est le nom de cette inconsciente ? Je ne me rappelle plus...
- Hermione Granger... Laissons ma chère et tendre moitié pour le moment. Je voudrais que vous répondiez à ma question.
- La fameuse question dont la réponse pourra vous aider. C'est cela ?
- Oui...Dites-moi, quel est l'emblème de votre famille ?
- L'emblème ? En quoi cela vous aidera-t-il ?
- Répondez, Kelsey, rétorqua-t-il agacé.
- C'est un serpent. Un serpent qui semble se mordre la queue. Cela vous va-t-il ?
Un serpent... pas étonnant vu que sa famille était des Serpentard... Attendez voir. Très intéressant ça. Hermione serait issue d'une famille de Serpentard... Le destin a joué les entremetteurs depuis notre enfance... depuis cette nuit où je l'ai aperçue dans cette forêt. Hermione était bel et bien faite pour moi.
- Malefoy, vous devriez mettre vos idées licencieuses de côté. Votre visage est un brin ridicule.
- Vous avez de la chance que j'ai découvert certaines choses sur vous, sinon, croyez-moi, vous seriez déjà mort à l'heure qu'il est, Kelsey.
- Et qu'avez-vous découvert sur mon humble personne ?
- Votre soeur portait-elle un pendentif avec l'emblème de votre famille la nuit où elle a disparu ?
- Bien sûr que oui. Chaque membre de notre famille en possède un.
- Vous en possédez donc un ?
- Oui.
Kelsey plongea sa main sous sa chemise, sortit une chaîne au bout de laquelle pendait le pendentif, et la tendit à Drago. Ce dernier l'examina d'un oeil critique puis terminant son examen, la redonna à son propriétaire.
Dites-moi Merlin, me haïssez-vous à ce point pour que vous m'ayez mis sur mon passage deux frères et soeurs qui n'aiment rien d'autre que de me faire tourner en bourrique ? Savez-vous à quel point ma vie sera chaotique lorsque ces deux là se retrouveront ? Non, personne n'a pensé à moi. C'est une habitude. Je suis Malefoy alors le monde pense que je suis à toute épreuve... apprenez que non... Et puis...
Il soupira.
- Vous êtes vraiment étrange, Malefoy. Vous passez d'une émotion à une autre avec facilité, je vous ai connu plus maître de vous.
- Après ce que je vais vous apprendre, croyez-moi vous ferez moins le fier je vous le garantie.
- Vous m'avez trouvé une épouse ? plaisanta Andrew.
- Non, mais je peux toujours vous présenter une femme...Pansy Parkinson...
- Est-elle jolie ?
- Ce que dise beaucoup d'hommes mais je ne réponds pas de sa vertu... Mais si j'osais vous présenter Pansy, ma chère femme ne m'accepterait plus dans son lit jusqu'à ma mort.
Andrew éclata de rire.
- J'ai hâte de rencontrer votre femme. Faire plier le grand Malefoy.
- Et elle vous fera plier aussi, croyez-moi. Il suffit de voir de quelle manière elle parvient à dompter Potter et Weasley. Elle a un don pour s'opposer aux hommes... (Il soupira de nouveau.) J'ai l'impression d'avoir vieilli en quelques heures.
- Pourquoi cela ?
- Pourquoi cela ? C'est bien simple ! Comment voulez que je puisse me faire à l'idée que vous... l'être irritable, railleur, prétentieux
- Si vous me permettez, je crois que vous êtes en train de dresser votre propre portrait, ironisa-t-il.
- Et en plus, mauvais plaisantin... (Andrew abandonna la partie devant la mauvaise foi de Drago.) ... soyez mon beau-frère, lâcha-t-il.
- Votre quoi ?
- Et vous êtes sourd qui plus est. Mon père ne va vraiment pas apprécier sa belle famille, dit-il en prenant sa tête dans ses mains.
- Soyez plus précis, Malefoy ! s'énerva Andrew en se relevant. Si c'est encore une de vos plaisanteries...
- Rasseyez-vous. Je suis plus que sérieux. (Andrew se rassit.) Vous êtes mon beau-frère. Je ne suis pas heureux de l'apprendre mais ce qui est fait est fait.
- Comment ? Je veux dire... par quelle branche ?
- Votre soeur.
- Ma soeur ? Je n'en ai qu'une et elle a disparu depuis...
- Remerciez-moi, je viens de la retrouver.
- Ah, oui !? s'étonna Andrew qui n'en croyait toujours pas ses oreilles.
- Et oui, je suis doué pour mettre la main sur les trésors perdus. Il se trouve que votre chère Emma, votre chère perle, votre adorable soeur... bref, cette gamine que vous adorez tant est aujourd'hui Hermione Malefoy, ma femme.
- Vous plaisantez, n'est-ce pas ?
- Pas le moins du monde, hélas
Andrew se releva aussitôt, fit basculer la table et agrippa Drago au col de sa tunique. Les conversations se turent dans l'auberge.
- Que lui avez-vous fait ?!
- A mon avis, je devrais sans doute taire quelques passages de notre rencontre... Lâchez-moi, Kelsey et nous en parlerons tranquillement. Et si ensuite vous désirez m'embrochez... Je ne vous laisserai pas faire sans combattre également.
Andrew ne le relâcha pas.
- Dites-moi si Emma va bien.
- Hermione va plus que bien. Elle attend même un heureux évènement.
Andrew sourcilla et dévisagea Drago. Ce dernier ne semblait vraiment pas plaisanter.
- Attendez un peu. Depuis combien de temps êtes-vous mariés ?
- Quelques jours, pourquoi ?
- Comment pouvez-vous être certain qu'elle attende un enfant ? demanda-t-il en fronçant davantage les sourcils.
Drago se reprocha aussitôt d'avoir répondu aussi inconsciemment.
Là, je suis en très mauvaise posture. J'ignore comment réagissent les frère et soeurs mais je devine que Kelsey n'appréciera pas d'entendre que j'ai violé Hermione... Si devais en venir aux mains avec lui, ce serait une grossière erreur. Mais si j'arrive à les réunir... Hermione m'en sera reconnaissante et...
- Ne me dites surtout pas que vous êtes en train de penser à ma soeur d'une façon impudique.
- Mon cher Kelsey, sachez tout d'abord qu'en tant que mari j'ai tout de même des droits sur ma femme et que vous devriez vous montrer plus reconnaissant envers moi après ce que je viens de vous apprendre.
Andrew relâcha Drago.
- Faites-moi penser, après avoir embrassé ma soeur, de vous défier dans un combat singulier. Je voudrais bien pouvoir vous corriger sans devoir recevoir les foudres d'Emma.
- Ce sera sans moi. Si je vous blesse ne serait-ce qu'à l'oeil, Hermione me lancera un bon endoloris pour me punir d'avoir frapper un membre de sa famille.
- Je vois que vous avez fait connaissance avec le caractère légendaire des Kelsey.
- Et bien, votre chère soeur est bien comme vous.
Andrew, dont la conversation sur sa soeur semblait avoir rendu plus joyeux, remit la table en place et s'assit.
- Et comment est-elle aujourd'hui ?
Draco ramassa sa chaise et s'installa à son tour.
- Elle a de longs cheveux châtains. Ils ne sont pas soyeux. Ils ondulent sans cesse et je ne vous parle pas de leur état lorsqu'elle ressort de son bain. Je crois qu'elle a passé des années à ne pas les coiffer. Elle a les mêmes yeux que vous, mais les siens sont plus dorés. Elle a un rire si espiègle... Et lorsqu'elle explose de colère... Elle est encore plus belle. Mais elle n'est pas comme les beautés que l'on rencontre à la cour... en fait, elle a ce charme qui la rend unique. Et elle a cette habitude de toujours rester recroquevillée lorsqu'elle dort...
- Vous m'avez l'air très épris d'elle.
- MOI ? C'est une insulte que vous me faites ! Je vous ai déjà dit que je ne me laisserai pas ensorceler.
- Jouez les autruches, Malefoy, je ne tomberai pas dans le panneau. Vous avez tout d'un homme amoureux. Cela se voit dans votre regard et dans l'intonation de votre voix lorsque vous parlez d'Emma.
- Emma... Hermione... Je m'y perds.
- Vous n'êtes pas le seul.
- Kelsey, faites-moi une promesse.
- Laquelle ?
- Ne dites pas à Hermione ou Emma, peu importe, que... Ne lui dites pas ce que je viens de vous dire sur elle. Je ne suis pas encore certain de que je ressens pour elle ou peut-être que j'ai peur de me l'avouer et de lui avouer... peur qu'elle me rejette.
- Qu'elle vous rejette ? Que lui avez-vous fait ?
Drago devinait la colère qu'Andrew tentait de dissimuler.
- Pour être franc avec vous, je n'ai pas été très correct vis-à-vis de votre soeur... J'aurais pu me montrer sous un autre jour mais... Malefoy je suis et Malefoy je resterai. Il a fallu que je fasse du mal à la seule personne qui m'ait tendu la main lorsque je pensais que personne ne le ferait...
- Racontez-moi cela et ensuite je verrai si je dois vous tuer ou vous laisser en vie.
- Entendu...
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Hermione ne trouva personne lorsqu'elle revient au manoir Malefoy. Elle aurait sans doute dû s'attarder chez Molly mais les divagations d'Harry et de Ron avait fini par l'exaspérer. Ils ne comprenaient vraiment rien. Et dire qu'ils avaient réussi à embrigader Sirius dans leur folie. Ce dernier était désormais certain que Malefoy tramait un gigantesque complot contre Harry, et selon lui, elle était la pièce maîtresse de son plan.
La pièce maîtresse, songea Hermione courroucée. Non mais vraiment ! Ils croient tous que je suis une marionnette que l'on tire au gré des alliances ? Comment Drago pourrait-il élaborer un plan contre Harry alors qu'il est bien trop préoccupé par sa libido ? Non, mais vraiment... Harry et Ron sont des enfants jaloux ! Voilà ce qu'ils sont. Ils pourraient au moins m'épauler dans ce mariage mais non... Et ils osent dire qu'ils sont mes amis. Les hommes sont tous les mêmes !
Elle sortit du salon d'un pas rageur puis monta les escaliers. Soudain la porte s'ouvrit, elle se pencha pour voir Lucius accompagné d'un homme qu'elle n'avait encore jamais aperçu. Il portait un chapeau qui dissimulait sa chevelure et une cape sur le dos.
Prudente, Hermione monta doucement les quelques marches pour ne pas être vue par les deux hommes qui se tenaient dans le hall.
"- Votre bru ne vous pose pas trop de problème ?
- Non, je dois avouer que je craignais qu'elle ait prise de mauvaise habitude chez les moldus mais... sa magie est bien là et elle a la fierté des Kelsey dans son regard. C'est une Serpentarde à n'en point douter. Nous avons failli frôler la catastrophe à cause de ce Clayburn.
- Heureusement, ce traître est mort.
- S'il avait défloré cette fille, je lui aurais moi-même envoyé l'Avada Kedavra. La chance a été de notre côté... Songez un peu que si Potter avait rencontré ma bru en premier, cet enfant n'aurait pas servi nos desseins. Je peux enfin dire que je suis fier de mon fils.
- Oui, félicitons votre fils pour ce rapt fabuleux. Je vais vous quitter, Lucius. Je vous verrai lors de l'accouchement. D'ici là, ne laissez pas votre bru risquer sa vie. Le maître ne voudrait pas perdre cet enfant...
- Je veillerai sur le moindre de ses mouvements ne vous inquiétez pas. Et si ce n'est pas moi, Narcissa et Drago s'en chargeront avec joie."
Hermione faillit lâcher un cri de désespoir. Quelles intrigues se jouaient derrière son dos ? Elle passa ses mains sur son ventre. Son bébé... Il voulait son bébé ! Pourquoi ?
Elle monta les dernières marches puis s'éloigna dans le couloir en direction de ses appartements.
C'est pour ça que Narcissa est devenue si sympathique envers moi ? Est-ce que Draco sait ? Bien sûr qu'il sait ! Mais ils n'auront pas mon bébé ! Il est à moi et personne ne l'utilisera... même si je dois le tuer moi-même !
Elle ouvrit la porte.
- Tiens mais voilà l'empêcheuse de tourner en rond. J'ai une information qui va passer demain dans la Gazette et elle concernera la petite Miss-je-sais-tout.
Hermione ne distingua pas la silhouette mais elle reconnut cette voix persifleuse.
- Allez-vous en ! s'écria-t-elle énervée.
- Pas avant ça... Endoloris.
Le cri qu'Hermione poussa se répercuta dans son salon. Jamais encore le manoir Malefoy n'avait entendu un tel cri de douleur... pas depuis que Lucius apprenait jadis à son fils - à l'aide de quelques sortilèges bien choisis - qu'il ne fallait jamais dévoiler ses sentiments à autrui.
"Dévoile tes sentiments et tes ennemis s'en serviront contre toi", disait Lucius à son fils. Si Drago avait été à cet instant présent dans cette chambre, où Hermione hurlait telle une furie, il aurait maudit le jour où il avait commencé à chérir la Gryffondor.
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Les deux hommes reposèrent le verre puis, à nouveau, se jaugèrent du regard. Drago attendait la réaction d'Andrew qui tardait à venir.
Le moment où il avait avoué le viol d'Hermione était sans nul doute la partie qu'il avait eu le plus de mal à confesser. Il le lui avait avoué comme dans l'espoir de recevoir la punition qu'Hermione n'avait pas pu lui donner. Il recevrait sans doute quelques coups mais cela ne serait certainement pas aussi pénible que ce qu'Hermione avait dû endurer par sa faute.
Andrew commanda un autre verre.
- Tenez-vous à ce point à vous saouler ?
Andrew arracha le verre à la serveuse et le dirigea vers ses lèvres. D'un trait, il but le contenu puis reposa subitement le verre sur la table en toisant Drago d'un regard noir.
- Excusez-moi, Malefoy, mais je n'ai trouvé que ce moyen pour ne pas vous tuer sur le champ.
- Pourquoi ne le faites-vous pas ? Vous n'êtes pas un lâche pour craindre la prison.
- C'est vrai. Si je pouvais venger l'honneur de ma soeur par votre mort, je le ferai. Et même la prison ne saurait me dissuader de le faire.
- Alors, qu'attendez-vous ? rétorqua Drago en le regardant narquoisement comme s'il cherchait à irriter davantage son beau-frère.
- J'attends que vous me disiez que vous haïssez ma soeur.
- Comment cela ? s'étonna-t-il.
Andrew fut ravi de voir le sourire narquois de Drago disparaître. Déstabiliser son nouveau beau-frère était un divertissement dont il ne se lasserait pas de sitôt.
- Comment voulez-vous que je vous assassine si je sais que vous êtes épris de cette femme que vous avez violentée mais que vous avez épousée non pas parce que vous vouliez réparer votre faute mais parce que vous êtes persuadé qu'elle est votre âme sœur ? Vous l'aimez, n'est-ce pas ? (Il sourit.) Je serais un diable si je vous séparais de ma soeur sans savoir ce qu'elle éprouve réellement pour vous. Mais si je constate qu'elle est malheureuse, je vous tuerai, soyez-en certain, Malefoy.
- Tuez-moi de suite dans ce cas là... Je ne peux pas vous garantir qu'Hermione soit effectivement heureuse avec moi. Je l'ai éloignée de son Potter
Le ton amer de Drago étonna Andrew. Il ne pensait pas le voir ainsi.
- Potter ? Qui est-ce ?
- Vous ne savez pas qui est Harry Potter, LE Harry Potter (Il rit désabusé.) C'est mon ennemi de naissance et véritable légende dans le monde sorcier.
- Et qu'a-t-il fait pour être une légende ?
- Il a survécu à une attaque mortelle de l'ennemi de tous les sorciers et n'a cessé de l'empêcher de revenir d'entre les morts jusqu'à maintenant.
- Un sorcier maudit ?
- Nous pouvons dire cela ainsi. Voldemort, Celui-dont-on-doit-pas-prononcer-le-nom ou encore le Seigneur des Ténèbres... Choisissez le terme qui vous plait.
- Seigneur des Ténèbres ?
- C'est un sorcier qui cherche à imposer son pouvoir dans notre monde avec l'aide de ses fidèles Mangemort... Et dire que je devrais un jour les rejoindre...
- Que dites-vous ?
- Ne faites pas attention.
- Attendez, Malefoy ! Si vous êtes impliquez dans une sombre affaire, je ne peux pas laisser ma soeur...
- Votre soeur est bien plus en sécurité avec moi qu'avec Potter ou quiconque d'autre.
- Vous me le garantissez ?
- Foi de Malefoy ! Tant qu'Hermione sera ma femme, elle ne risque pas d'être sacrifiée pour la gloire de Voldemort.
- Et si nous allions rendre une visite à ma soeur ? J'ai hâte de la rencontrer.
- Encore une visite qui ne va pas plaire à mon père.
- Qui est-il ?
- Vous ferez bientôt sa connaissance. Et sachez pour votre bien, que mon père ne tolère pas les insolences. Alors de grâce, tournez sept fois dans votre bouche lorsque vous lui parlerez.
- Malefoy père est aussi dangereux que cela ?
- Non, c'est juste un Serpentard, un Malefoy et un Mangemort. Tout cela résume son caractère. Mais vous vous en accommoderez comme je le fais.
Andrew regarda Drago se lever et s'éloigner parmi les tables de l'auberge. Cet homme était tout de même une énigme. Il semblait si imperturbable mais il devinait que l'homme gardait bien des choses enfouies en lui.
- Si je veux voir ma sœur heureuse, il faut que son mari le soit également Je verrai bien ce que je peux faire pour eux
- Kelsey, allez-vous enfin vous décider à me suivre ?! lança Drago agacé.
Pas désagréable comme beau-frère mais un poil irritant tout de même, pensa Andrew avec un sourire.
A suivre....
Hé hé hé hé !!!! Feylie est passée par là et des têtes doivent être bien raplapla.... après lecture de ce chapitre. Moi sadik ? Merci, je m'incline devant vous.
Alors là, franchement... J'étais bien partie pour un chapitre parlant juste de Drago et Andrew et puis soudain... - non j'ai pas eu la révélation de 2h du mat, lol - J'ai juste voulu ajouter des pages au chapitre et manque de chance bah... j'ai mis une scène Hermione et fatalement cette fin qui n'est pas si fatale que ça mais bon.
Je vous laisse sur cette fin de chapitre en espérant que je vous ai encore une fois de plus étonnés.
Bisous et à la prochaine (si je dis que je publie pas avant la sortie de HP et CDF, ça vous ira ou pas ? Lol !!!)
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