
| Mésalliances | Auteur: feylie | Vue: 10017 |
| [Publiée le: 2005-04-11] [Mise à Jour: 2007-08-15] | ||
| 13+ | Général/Romance/Action-Aventure | Commentaires: 189 |
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Description: Faire un résumé ? Ca va être dur pour cette fic... Bon, on peut déjà dire que c'est du DMHG. Ensuite, que l'histoire ne se passe pas à Poudlard. Nous sommes au 14 e siècles et l'Angleterre et la France vont bientôt se trouver aux portes de la guerre de cent ans.Mais, revisitons l'Histoire, voulez-vous bien. Imaginez que ceux qui tirent les ficelles ne soient pas les rois mais des sorciers ? Des sorciers dont le but est de détruire les moldus sans devoir passer par la magie ? A vous de lire, chers lecteurs ! J'ai peur que ça ne plaise pas mais bon... on verra ^_^ | ||
| Crédits: Les persos de Harry Potter ne sont pas à moi mais à l'illustre J.K.Rowling, que je salue au passage, lol. Ensuite, les persos d'Histoire ne sont pas fictifs mais on bel et bien existé sauf quelques persos que je vais inventer au fur et à mesure. Que c'est compliqué déjà , lol. |
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Le plus rusé des deux[7804 mots] |
Publié le: 2005-09-02 | |
| Taille du Texte: (+) : (-) | ||
Coucou !!!!! Septembre revient après une longue absence comme moi, lol. Allez, je vous prie de bien vouloir m'excuser mais l'inspiration n'était pas vraiment au rendez-vous. Je réussi à la choper il y a quelques heures et donc voilà pourquoi je suis là aujourd'hui.
Pour commencer, remerciements à ceux qui ont lu ma song-fic "Envole-toi" !!!!
Yuny-chan : J'ai enfin pu lire les fics de mon arc-en-ciel ! Tu en as d'autres dans tes tiroirs ? Si oui, t'attends quoi pour les publier ? Non, mais ! Lol. Je t'embrasse trèeeeeeeees fort et j'espère que ce chapitre te plaira.
Honeybonnie : Merci !!!! Va falloir que je me déchire grave pour ne pas vous décevoir, lol. Bref, merci encore d'avoir pris le temps de me laisser un commentaire. Bisous !!!
Fol : La suite est là !!!! Quant à savoir quand sera le prochain... J'ai droit à combien jours de retards ? Lol.
Hope : Si Drago pense qu'Hermione est naïve, laissons-le penser ainsi. On verra qui se mordra les doigts à la fin, lol.
Cassia : Mettre Harry Potter au Moyen-�ge est une idée qui au départ était foireuse mais que la dingue que je suis à tout de même garder pour se faire plaisir. Bah oui, quoi... Moi j'aime bien cette époque et puis ça permet de voyager dans le temps sans devoir passer chez un savant fou, lol. En tout cas merci pour ton commentaire qui m'a fait dire que mon idée de départ n'était pas si foireuse que ça, lol. Bisous !!
Shikamaru : Salut !!!!! Clin d'oeil rapide et je te laisse lire, lol.
Anjolou : Alors là , ma chère ange je vais exaucer ton souhait aussi vite que la fée marraine de Cendrillon ! Le chapitre 16 vous attend, mademoiselle. Et en fait, t'as passé de bonnes vacances ? Je t'adore. Bisous !
Liestria : Ma maman m'a dit qu'il ne fallait pas abuser des bonnes choses. Donc, pour ne pas vous saouler, j'évite de vous en mettre des tonnes. Alors forcément je coupe avant de vous faire boire la tasse mais comme par hasard c'est toujours à un moment pas banal... Le hasard fait bien les choses, vous ne trouvez pas ?
Erica : Comment je fais pour écrire ? Bah... Tout d'abord, je démarre mon ordi portable, j'ouvre une nouvelle page word puis je mets de la musique (important la musique pour moi) mais surtout rien de fort. Juste de belles chansons avec de belles mélodies et des paroles superbes. Là je suis lancée. Ensuite, mes doigts tapent toutes seules sur les touches alors que mon esprit visualise la scène. J'ai pas d'autres secrets d'écriture. Et de toi à moi, ma technique doit être très répandue, lol. En fait, on va dire que j'ai une gentille muse invisible à mes côtés qui me murmurent mes phrases. Ca doit être ça mon secret, lol. Mais si j'arrive à te faire évader un moment de ce monde de brute, lol, je suis hyper contente ! Ca c'est bien un compliment qui vaut de l'or, en tout cas pour moi (sont pas fous ceux qui ont toutes leurs têtes, lol) Quant à écrire un chapitre par jour... là , ma muse sera sûrement pas d'accord pour être esclavagée de la sorte. Donc, on va juste tenter de revenir à un chapitre par semaine. Ce serait déjà un gros efforts pour moi, lol. Et ne t'en fais pas, Drago ne va pas faire la même bêtise deux fois... en fait, je sais pas. Moi aussi je lis en même temps que ma muse me dicte cette fic, lol. Allez, bisous chère fan de Drago et anti-Potter comme Mando, lol.
Lyskhat : T'es toujours surexcitée, miss. Allez calme et sois zen. Avec Feylie tout s'arrange même si on se retrouve à boire le thé chaud en enfer avec ce bon vieux Lucifer, lol. Ce qui est certain, c'est que tes commentaires ont le don de me faire marrer pour rien. Faut dire qu'un rien me rend lol. Mais apprête-toi à rire dans ce chapitre ou de moins à contempler tout le savoir faire de Drago dans l'art de répliquer à Harry et à Ron, lol. Bisous !!! Et une dernière chose, Drago n'a pas apprécié du tout d'être comparé à Bouh... Tu vas devoir t'en expliquer devant lui, lol. Et puis aussi : esclavagiste va !!!!!!!
Dalinor : En lisant ton commentaire, je sais pas si je devais le prendre bien ou mal. Et puis finalement, je me suis dit que celles qui écrivent pour harlequin étaient tout de même des best-sellers même si leur travail n'est pas apprécié par certains. Alors, je me suis dit, Feylie sois contente car si des femmes adorent ta façon d'écrire qui fait penser à du harlequin, bah... dépêche-toi d'aller déposer un manuscrit chez eux et peut-être que demain tu seras la nouvelle JK Rowling mais pas pour enfant, mais bien pour femme en manque d'amour. Faut bien donner du bonheur à tout le monde. Et comme j'adore communique ma bonne humeur et faire rêver les gens, j'essaierai de toujours écrire ce qui me plait et plait à mes lecteurs sans faire attention à ceux qui aiment pas. Alors merci pour ce commentaire !!! Bisous !!!!!
Bref, voilà les réponses sont terminées et bouclées ! Place au chapitre !!!!!!!!
Bonne lecture !
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Chapitre 16 : Le plus rusé des deux
Oser ou ne pas oser se rendre chez les Malefoy ? Telle était la question qu'Harry se posait depuis une bonne heure voire depuis son réveil - si on ne tenait pas en compte sa nuit blanche. Pattenrond s'impatientait de ne plus voir sa maîtresse et malheureusement c'est lui, le célèbre Harry Potter, qui faisait les frais de la mauvaise humeur du félin.
La meilleure solution était d'envoyer un hibou à Hermione mais pourrait-elle recevoir une lettre signée Harry Potter ? Les Malefoy intercepteraient le message avant qu'il n'ait pu atterrir dans les délicates mains de la jeune sorcière.
Il ne lui restait plus qu'à se rendre lui-même au manoir. Mais cette idée comportait tout de même un hic. Il ne voulait surtout pas causer davantage d'ennuis à Hermione. Pourtant, en égoïste qu'il était, il désirait la revoir même si cela devait causer du tort à son amie. Il désirait surtout s'assurer de ses propres yeux que Malefoy n'avait pas abusé de son autorité en maltraitant Hermione.
Tout à ses réflexions, Harry ne remarqua pas la porte qui s'ouvrait timidement sur une tête rousse. Ce fut lorsque Pattenrond s'agita à ses pieds qu'Harry prit enfin conscience de la venue de son ami.
- Ton humeur s'est-elle améliorée depuis hier ? demanda le roux qui s'installa aux côtés d'Harry sur le canapé.
- Elle ne s'améliorera pas tant que je n'aurai pas trouvé le moyen de séparer Hermione de Malefoy, maugréa-t-il.
- C'est bien ma veine, soupira-t-il dépité. Tu es toujours aussi déterminé.
- J'ai l'impression que tu serais prêt à bénir leur union. Traître ! Moi qui pensais que tu étais amoureux d'Hermione.
- Tu te trompes. Seulement, moi je suis capable de reconnaître ma défaite. Hermione ne nous appartient plus. Alors à moins de tuer Malefoy, je ne vois pas comment les séparer.
- Et bien, je le tuerai s'il le faut ! déclara-t-il en se levant brusquement.
- C'est cela... et moi je suis le Survivant ? (Ron prit Pattenrond sur ses jambes après l'éclat de son ami.) Harry tu n'as rien d'un meurtrier. Oui, tu es en colère contre toi parce que tu n'as pas pu sauver Hermione des griffes de Malefoy. Oui, tu en veux à la fouine parce qu'il a réussi à gagner cette fois. Mais non, tu ne le tueras pas. Et tu sais pourquoi ?
- Parce que je suis le Survivant, le Saint Potter ? demanda-t-il en croisant les bras.
- Parce que si tu tuais Malefoy, Hermione t'en voudrait éternellement. Elle ne te pardonnera jamais d'avoir ôté la vie à un homme seulement par jalousie. Alors un conseil, calme tes pulsions meurtrières et pense un peu à ...
- Et si je trouvais une potion pour... !
- Harry !
Pattenrond quitta les bras de Ron pour s'éloigner de ces deux déchaînés incapable de s'expliquer sans hurler.
- Depuis quand es-tu devenu messire Moralisateur ?
- Depuis que mon ami veut à tout prix égaler les méfaits de Tu-sais-qui.
Pattenrond miaula à ce moment, attirant l'attention sur lui et surtout calmant les deux hommes.
- Quand te décideras-tu à le rendre à Hermy ?
- Je le voudrais mais... J'ai du mal à m'imaginer débarquant dans le salon des Malefoy avec un chat dans les bras.
- Harry Potter craint les Malefoy ? C'est stupéfiant.
- Absolument pas !
Harry prit Pattenrond dans ses bras, plongea sa main dans le bocal contenant de la poudre de cheminette et s'approcha de la cheminée.
- Allons-y !
- Harry.
- Quoi ? C'est toi qui m'as poussé à me rendre dans le nid des serpents ?
- Tu as vu l'heure ? Importuner des gens dès l'aube... Ce n'est pas convenable.
- Pas grave ! Il s'agit des Malefoy. Ce n'est pas comme s'il s'agissait de personnalités hautes placées qui nous feraient pendre pour notre impolitesse.
L'image de Lucius Malefoy passa nettement dans la tête de Ron. Il connaissait déjà l'homme durant la journée, un vrai modèle de gentillesse. Qu'en serait-il au levé du lit ? Il ne préférait pas y penser.
- Harry, tu devrais attendre...
Trop tard, le bruit dans la cheminée fit comprendre à Ron que son meilleur ami ne pensait plus avec son cerveau mais plus avec son coeur. Si Harry allait faire plaisir à Hermione en lui remettant Pattenrond dans les bras, il allait par contre s'attirer les foudres de toute une famille de sympathiques Serpentard.
Ron s'avança à son tour devant la cheminée et y jeta la poudre.
- Que ne ferait-on pas pour son meilleur ami. Mais bon un nid de serpents est bien plus supportable qu'un nid d'araignées, dit-il en tremblant.
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La fumée verte se dissipa lentement. Soudain Pattenrond lui sauta des bras.
- Maudit chat, marmonna Harry.
- Dites-moi que je rêve !
Au son de cette voix, Harry serra les poings. Il aurait dû s'attendre à tomber sur Malefoy mais pas aussi vite. Les cheveux décoiffés, il portait encore sa robe de chambre qu'il n'avait pas pris soin de nouer. Il était debout près de la fenêtre mais regardait le sol avec un air agacé.
Surpris, Harry comprit que la phrase n'avait pas été prononcée à son adresse. Non, Drago Malefoy s'adressait à Pattenrond qui remuait autour de ses jambes.
- Désolé, maudit chat, mais on a pas élevé les moutons ensemble ! Alors fais-moi le plaisir de m'oublier et va voir ta maîtresse !
C'est à ce moment précis que Ron choisit d'apparaître à son tour dans la cheminée. Vu qu'Harry ne s'était pas poussé d'un centimètre, Ron bouscula Harry en voulant sortir de la cheminée, ce qui fit tomber le Survivant.
- Je ne crois pas avoir demandé un duo de saltimbanque pour mon petit déjeuner, railla Drago en voyant l'air désolé et ahuri de Ron et la mine dépitée d'Harry qui se relevait. Et sachez tout de même qu'aux dernières nouvelles les Gryffondor ne sont pas encore acceptés ici.
- Tu en as pourtant épousé une, ne put s'empêcher de rétorquer Ron.
- Personne n'est parfait, répliqua Drago en haussant les épaules. Mais si j'en ai accepté une, ce n'est pas pour accepter tout le troupeau. J'aimerai que vous compreniez un peu cette nuance... même si c'est certainement trop vous demander.
Ron voulut répliquer mais Harry lui intima de se taire. Il ne voulait surtout pas être congédié avant d'avoir pu apercevoir Hermione.
Drago s'approcha du canapé, s'assit, croisa ses jambes ainsi que ses bras et fixa les deux Gryffondor debout devant lui.
- Vous ne m'en voudrez pas si je ne vous invite pas à vous installer ?
- De toute façon, nous ne sommes pas là pour boire le thé avec un idiot comme toi, Malefoy !
- Weasley... (Il soupira.) Ton éducation fait peine à voir. Dois-je m'en étonner ? Non. Venant d'un homme pauvre tel que toi, cela n'est pas si étonnant.
- Je vais te...
- Arrête Ron ! s'écria Harry en agrippant le bras de son ami.
- Potter, n'en as-tu pas assez de jouer les bonnes âmes ? Je suppose que c'est aussi pour cette raison que tu es venu rapporter le chat.
Voyant l'air hébété des deux hommes, les lèvres de Drago esquissèrent un sourire narquois.
- Franchement, il ne faut pas être stupide pour comprendre que la réapparition de ce gros chat est le fait de mon pire ennemi que je hais tant. Ne m'en veux pas si je ne te remercie pas, Potter.
- Je n'attendais pas tes remerciements.
- Se peut-il que tu attendes ceux de ma femme ?
Drago remarqua alors que la simple prononciation de ce pronom possessif accolé au mot « femme » provoquait un étrange phénomène chez les deux Gryffondor et précisément sur un certain Harry Potter.
- Je suis désolé de t'apprendre, Potter, que ma chère femme est encore au lit. La pauvre, je devrais sans doute me montrer plus compatissant envers elle. Mais que veux-tu un Serpentard ne se préoccupe que de son plaisir. Mais je suis certain que ma femme s'y habituera à la longue. Je crois que mon père avait finalement raison, garder une femme dans son lit et la meilleure façon de la tenir éloignée de ses affaires.
- Tu es pitoyable, Malefoy.
- Depuis quand me complimentes-tu, Potter ?
- Hermione finira bien par voir quel homme tu es...
- Quel homme je suis ? répéta-t-il en se relevant. Et je suppose que toi tu le sais. Potter sait tout, n'est-ce pas ? Je n'ai sans doute aucune qualité à tes yeux, mais sache tout de même que j'en ai une qui me sert énormément. C'est celle d'être un bon comédien. J'adore berner tous ces idiots de Gryffondor dont les coeurs sont de véritables puits de bons sentiments... Ecoeurant. Vous vous sentez heureux entourés de votre tribu de lions, si heureux que vous pensez que les choses s'arrangent toujours si on y croit... foutaises ! Ton bonheur je te l'ai volé, Potter. Voler en jouant seulement sur la générosité absurde de ta tribu. Je ne suis pas un lion mais pour le moment j'en ai l'éclat et votre chère Hermione ne va pas tarder à m'accepter.
- Et comment ? Elle sait qui tu es.
- Je te l'ai dit. Je suis bon comédien et surtout je suis un serpent qui sait hypnotiser sa proie. (Il s'approcha de plus près d'Harry.) Je me demande ce que tu feras le jour où tu t'apercevras que ta chère Hermy n'est plus qu'une marionnette entre mes mains. Tu m'as dit que je ne posséderais jamais son coeur... Tu as été idiot de me défier sur ce terrain là , Potter. Rends-toi compte d'une chose. J'ai sa vie, son corps, son avenir. Il ne me reste plus qu'à obtenir son coeur... c'est ce que je vais avoir.
- Dans tes rêves ! s'exclama Ron. Hermione ne te donnera jamais...
- Tu ferais bien de te taire, Weasel, avant de dire une bêtise plus grosse que toi. Ce qui est énervant avec les Gryffondor c'est qu'ils manquent cruellement d'intelligence. Mais il ne faut pas trop demander à ces fauves, n'est-ce pas ? Pensez simplement qu'une femme seule dans un environnement hostile est plus encline à accepter la première main qui lui viendra en aide. En l'occurrence, je suis cette âme charitable. Ce qui signifie que dans pas longtemps, je n'aurai même pas besoin de lui imposer quoique se soit. Imagine un peu, Potter. Ta chère Hermy - soit dite en passant, je hais ce surnom absurde - qui ne serait plus une épouse obligée de se plier à mes exigences, mais qui viendrait de son plein gré vers moi... Veux-tu être le parrain de notre second futur enfant, Potter ?
- Tais-toi !
- Oublie ma demande. Je ne tiens pas à ce que ma fille devienne aussi incorrecte que toi. Finalement, une famille nombreuse n'est pas si désagréable surtout si le plaisir à concevoir est grand.
S'en fut trop pour Harry qui frappa le visage de Drago.
- Frappe autant que tu voudras, Potter ! Tu ne changeras pas le cours du destin de cette manière. Tu as perdu, j'ai gagné. Tu souffres, j'exulte de joie. La seule chose à faire est d'accepter et de me féliciter pour cet exploit.
Harry relâcha Malefoy. La colère grondait dans ses yeux.
- Tu ne l'aimes pas.
- L'amour je ne connais pas. Comment veux-tu que je puisse le ressentir dans ce cas là ?
- Si Hermione ne portait pas ton enfant, l'aurais-tu gardée ?
Drago sembla réfléchir.
- La question adéquate serait plutôt : aurais-je tenu à épouser Hermione si elle ne t'avait pas plu ? Là , je répondrais sans hésiter non. Je l'aurais sans doute gardé comme maîtresse pour le défi que je vois sans cesse dans son regard, mais pas au point de me mettre la corde au cou. Par contre, le fait qu'elle soit ton trésor. Pense bien que cela a joué dans la balance.
- Espèce de salaud !
- Ronald Weasley, c'est très vilain ce que tu viens de dire !
Les regards des trois hommes se posèrent sur la porte là où se tenait Hermione. Son allure débraillée n'était pas pour séduire mais l'imagination permettait de la découvrir autrement. En voyant les yeux exorbités des trois garçons, Hermione se hâta de refermer décemment les pans de sa robe de chambre.
- C'est une bonne surprise, bredouilla-t-elle.
- Il est encore tôt, dit Drago qui espérait que sa femme n'ait rien entendu de sa conversation avec Harry et Ron. Tu devrais remonter dormir.
Hermione ne l'écouta pas. Elle avança jusqu'à lui et déposa un baiser sur sa joue.
- Voyez-vous cela, mon époux Serpentard qui est au petit soin pour moi.
Drago détourna subitement la tête pour éviter que ses hôtes ne remarquent la rougeur qu'il sentait monter aux joues. Il n'avait pas l'habitude qu'Hermione se comporte aussi gentiment avec lui surtout en présence de ses deux meilleurs amis.
Hermione prit Harry puis Ron dans ses bras.
- Merci de m'avoir ramené Pattenrond.
- Comment sais-tu que... ?
- Il est venu jusqu'à moi. J'ai cru que c'était toi qui me chatouillais, Drago.
Nouvelle rougeur de messire Malefoy qui se demandait ce que sa femme avait dans la tête pour étaler ainsi ses sentiments devant deux mâles Gryffondor qui visiblement allaient s'étouffer avec leurs langues.
Ce qui ne serait pas une si mauvaise chosee, se dit Drago en retrouvant son impassibilité. Si ça l'amuse de se comporter comme ça, pourquoi pas. Je ramasserai les morceaux et je les enverrai à ce cher Séverus. Je suis persuadé que des morceaux de Potter lui feraient plaisir.
Pattenrond frôla les jambes d'Hermione qui se pencha pour le prendre dans ses bras.
- Mon cher époux, pourrais-je vous délaisser un moment pour accompagner ces deux messieurs au Terrier.
- Pourquoi me posez-vous la question, ma dame ? demanda-t-il un sourcil froncé.
- Parce que je vous ai promis que je ne reverrais pas mes amis sans votre accord.
- T'as fait ça, Hermy ?!
- Il ne va pas décider de ta vie !
- Je suis son mari au cas où vous auriez oublié ce détail, rétorqua Drago en croisant les bras et en arborant un air menaçant.
- Exact, c'est mon mari. Il va donc falloir vous y faire messieurs. Alors, Drago ?
- Entendu, répondit-il. Mais ne tarde pas. Qui sait quels microbes peuvent bien traîner chez les Weasley ?
- Ne t'en fait pas, aucun n'est aussi dangereux, pourri et infect que toi ! rétorqua Ron rouge de colère.
- Et dire que ma tendre et ravissante femme va mettre les pieds chez un être aussi détestable que toi, Weasel. Espérons que mon enfant n'aura pas l'idée saugrenue de retenir ce qu'il entendra là -bas.
- Il n'est pas encore né et je ne pense que pas qu'il comprendra quoique se soit avant un bon moment, dit Hermione.
- Tu doutes de son intelligence ? Venant de la future mère, je trouve cela très désolant. Heureusement que le père est conscient des qualités de son rejeton.
- Divague encore un peu, Drago. En attendant, Harry et Ron, ne bougez pas d'ici. Je reviens.
Hermione sortit de la pièce puis soudain sa tête apparut dans l'embrassure de la porte.
- Et surtout, je ne veux en aucun cas voir une autre blessure sur le visage de mon mari. Si l'un de vous ose porter la main sur lui, je ne lui parlerai plus. Est-ce entendu ?
- Oui, marmonnèrent les deux Gryffondor tandis que Malefoy savourait intérieurement sa victoire.
- Et toi, Drago, si j'apprends que tu tentes de les mettre hors d'eux avec tes plaisanteries douteuses... Tu pourras encore attendre un siècle avant que je ne t'accorde l'accès à mon lit.
Sur ce, elle referma la porte sur elle.
- Alors comme ça tu es interdit de...
- Continue ta phrase, Weasel et je te fais rejoindre tes amis les belettes. C'est à dire sur le prochain manteau en fourrure de ma femme !
- Je vais finir par me demander qui va porter la culotte dans ce couple, laissa échapper Harry. Avoue que ton avancée avec Hermione est loin d'être garantie. Tu n'as pas encore gagné Malefoy.
- Si ! C'est juste une tactique.
- Je vais me faire un plaisir de gâcher ta tactique, la fouine. A ta place, j'aurais refusé de la laisser partir avec nous.
- Oh, mais si tu crois que je m'inquiète, détrompe-toi. Hermione est fidèle en amitié, n'est-ce pas ?
- Exact ! Et ça personne ne pourra lui ôter cette qualité pas même toi, Malefoy !
- Loin de moi cette idée. Je suis même satisfait de l'entendre. Ma femme est un modèle de fidélité et de loyauté. Donc tant qu'elle sera Lady Malefoy, elle ne risque pas de prendre Potter comme amant. Quand je vous disais que les qualités sont parfois étouffantes.
Ni Harry ni Ron ne répliquèrent. Sur ce point, Malefoy avait malheureusement raison. Hermione ne trahirait pas de sitôt son mari tant qu'elle aurait la bague au doigt.
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Déchaînée, Hermione se fit un devoir de sortir toutes ses robes de sa malle et de les déchirer pour calmer ses nerfs. Elle s'était déjà attaquée aux vases de son petit salon et à tout ce qui pouvait être un moyen de défoulement - exception faites des bouquins. Malefoy ne méritait pas qu'elle s'en prenne à ses beaux livres.
Lorsqu'un elfe de maison fit apporter l'eau du bain, Hermione passa ses nerfs sur lui avant de le congédier sans douceur. Le pauvre elfe, qui ne comprenait pas la soudaine mauvaise humeur de sa maîtresse, prit ses jambes à son cou en pensant que la folie avait sans doute emporté la douce Hermione Malefoy, à moins que l'atmosphère du manoir ait fini par l'empoissonner comme les autres membres de la famille.
Toujours furieuse, Hermione entra dans la bassine pleine. Le savon lui glissa entre les mains et tomba sur le tapis. Elle frappa la surface de l'eau et s'éclaboussa par la même occasion. Elle pesta de plus belle.
- Tout ça c'est de la faute de cette fouine ! Comment ose-t-il après ce qu'il m'a dit la veille ! Bon comédien ? Oui, mon mari en est un mais moi aussi ! Il va voir de quel bois je me chauffe lorsqu'on se moque de moi ! Tu veux jouer à ce petit jeu Malefoy et bien nous allons jouer ! Tu pourras attendre une éternité avant que je ne te donne mon coeur et je ne te parle pas de mon corps ! Abruti de Serpentard ! Je vais te faire moine, moi !
Elle reprit sa respiration avant de continuer ses reproches. Mais un bruit de pas la fit se taire. La porte s'ouvrit alors sur Narcissa encore en robe de chambre.
- Mais qu'avez-vous donc à crier ainsi ?
- Rien ! Je profite de mon bain pour pratiquer quelques exercices vocaux.
- Et bien cessez ces exercices, de grâce. Vous allez apeurer tous nos elfes. L'un d'eux vous croit déjà folle.
- Et à qui la faute, je vous le demande ! Et puis non, je ne suis pas folle ! C'est juste votre fils qui me rend folle !
- Comme toujours, vous êtes très claire.
- Exactement ! Non, mais comment pouvez-vous supporter un tel homme ! Railleur, arrogant et fier... je connaissais tous ces défauts de lui mais je ne n'aurais jamais pensé que c'était un menteur doublé d'un fourbe ! Mais j'aurais dû m'en douter ! Un Serpentard ne peut pas devenir un Serdaigne ou un Poufsouffle en une nuit !
- Que Merlin m'en préserve ! lâcha Narcissa.
- Merlin vous a entendu, ne vous inquiétez pas. Drago est définitivement et irrémédiablement un SERPENTARD ! Et le plus vicieux de tous !
- Je vois que votre petite escapade pendant la soirée n'a pas eu les effets escomptés au petit matin. Je pensais que vous aviez fait une trêve... Que reprochez-vous encore à mon fils ?
- N'ai-je pas été claire ?
- Si mais des explications moins bruyantes seraient la bienvenues surtout pour mes délicates oreilles.
Hermione regarda Narcissa puis baissa les yeux vers son bain. Se confier à Narcissa, la mère de Drago. C'était vraiment étrange. Peut-être, mais elle était la mieux placée pour comprendre les actes de son fils.
Un savon tomba alors dans l'eau, l'éclaboussant au visage, une main la fit se pencher vers l'avant, puis doucement un linge passa sur son dos.
- Vous n'avez pas besoin de...
- Racontez-moi ce qui vous a mise si en colère, dit Narcissa ne lui nettoyant le dos.
Devant cette gentillesse qui ne cessait d'étonner Hermione, cette dernière opta pour la solution la moins compliquée. Raconter tout. Elle lui parla donc de leur conversation après le spectacle de Pansy, puis de la promesse de Drago et enfin du fait qu'il se soit parjuré au matin devant Harry et Ron. Lorsqu'elle eut enfin terminé, Hermione semblait plus calme mais pas pour autant prête à pardonner à Drago.
- Je vois, dit-t-elle en s'agenouillant près de la bassine. C'est un bien vilain garnement.
- Que dites-vous ? Vous ne tentez pas de défendre votre fils ?
- Pourquoi le devrais-je alors que vous êtes pour une fois dans votre droit. J'avoue que Drago n'a pas été très intelligent face à Potter.
- Il s'est moqué de moi avec tous ses mensonges ! La seule chose qui l'intéresse est que je devienne une épouse éprise et docile ! Il ne pense pas au mal qu'il peut me faire !
- Je ne suis ni dans la tête et ni dans le coeur de Drago, et encore moins dans les vôtres. A vrai dire, vous êtes bien compliqués tous les deux.
- Moi compliquée ? C'est lui qui... !
- Cessez de vous agiter de la sorte ou vous blesserez votre enfant. (Hermione se calma aussitôt.) Bien. Sachez ma chère Hermione que le mariage est une énorme comédie. (Hermione la dévisagea, étonnée.) Je vous l'assure. Il n'y a rien de mieux pour parfaire ses dons de comédiens.
- Le mariage est une chose sérieuse entre deux personnes qui sont sincères l'une envers l'autre.
- Croyez-le vous vraiment ? Il y a toujours un moment où l'un des époux va se sentir obligé de mentir. Je ne vous parle pas d'infidélité. Non, je vous parle d'un couple amoureux. Parfois sans le vouloir, nous calquons nos désirs, nos espérances voire notre caractère sur l'autre dans l'unique but de le satisfaire. Ce n'est pas dans l'intention de blesser ou de nuire à sa moitié mais bien pour lui faire plaisir.
- C'est ce que vous faites avec Lucius ?
Narcissa se releva et prit une serviette pour se sécher les mains.
- Mon comportement envers Lucius est un mélange de ce que ma mère m'a inculqué et de ce que je viens de vous dire. Les femmes doivent être soumises à leur époux, voilà ce que m'a éduqué ma mère. Je n'ai jamais aimé cette approche. Et je me disais toujours que je ne m'abaisserais jamais à devenir la servante d'un homme. Pourtant... En épousant Lucius, j'ai eu envie de devenir l'image qu'il avait de la femme, image elle aussi inculquée par son père.
- Il ne vous arrive pas de vouloir crier quand vous n'êtes pas d'accord ?
- Si. Enormément même. Parfois, l'envie de détruire tout ce que je possède - comme vous venez si bien de le faire - m'effleure l'esprit mais je sais que cette solution ne réussira pas à faire entendre raison à Lucius.
- Alors comment faites-vous ?
- La ruse, ma chère. La ruse. Même si vous n'êtes pas Serpentarde, vous êtes une femme. Et en tant que telle vous avez cette qualité. Si un homme n'aime pas se faire rabrouer devant ses amis ou ne tolère pas qu'on lui dicte ce qu'il doit faire, agissez avec subtilité pour vous faire entendre.
- Comment ?
- Il faut savoir proposer en donnant l'impression que vous n'êtes pas l'auteur de cette proposition.
- Comment ?
- Vous êtes bien innocente, ma chère. Si vous oubliez que le conjugal sert à procréer, n'oubliez jamais que les plaisirs du lit sont un bon moyen de faire courber votre mari.
Hermione rougit subitement tandis que Narcissa - ô miracle - souriait.
- Je vous assure que cette arme est utilisée par toutes les femmes. Pourquoi croyez-vous que les courtisans craignent toujours les maîtresses d'un souverain ? Parce qu'elles peuvent influer le roi par le simple murmure de leur voix dans le secret des alcôves. L'obéissance n'est qu'une façade, un rôle à tenir pour que votre époux paraisse sans faille devant le monde, mais en vérité... une femme détient bien plus de pouvoir au sein d'un mariage. Si j'étais si soumise croyez-vous que Potter aurait pu utiliser notre cheminée ? Non. Lucius n'accepterait jamais un Gryffondor dans sa maison, mais s'il croit qu'ainsi il peut obtenir quelques compensations...
- Vous m'étonnez !
- C'est tout ?
- Et modeste comme votre fils, ajouta-t-elle amusée.
- Oui, je suis fière de ce qu'il est.
Narcissa tendit une serviette à Hermione qui se releva de la bassine et s'en vêtit. Une autre atterrit sur sa tête.
- Je n'ai rien à vous apprendre puisque vous semblez être de force égal avec mon fils. Je le plains d'avance mais je dois avouer qu'il mérite un peu ce qui lui arrive. Montrez-moi à quel point votre côté Serpentard peut égaler celui du plus Serpentard des Serpentard. Qu'en pensez-vous ?
- Nous risquons d'avoir un homme agité ces prochaines semaines, si ce n'est plus.
- Oh, je n'en doute pas. Un peu de divertissement ne fera pas de mal à cette maison. Mais faites attention, il ne faut surtout pas tomber dans votre propre piège.
- Ne vous inquiétez pas pour moi !
Laisse-moi en douter ma chère Hermione, soupira Narcissa. Les lions tombent toujours dans les pièges même les leurs.
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Lorsque Hermione redescendit une heure plus tard, elle eut la surprise de voir Drago, Harry et Ron sagement installés sur le canapé à regarder les mouches voler.
Elle sourcilla.
Soit ils avaient entendu ses pas et ils s'étaient aussitôt calmés pour adopter une posture digne. Soit, ils l'avaient écoutée... mais elle en doutait fortement malgré les menaces qu'elle avait proférées contre eux. Leur attitude cachait forcément quelques chose mais quoi ?
Tandis qu'elle réfléchissait à cette étrangeté, les trois hommes contemplaient la mise de la jeune sorcière. Vêtue d'une robe bleue sombre en velours du même ton que ses souliers, ses cheveux ondulaient sur son dos. Elle tenait en travers de son bras, son manteau.
- Allez-vous enfin m'expliquer ? hurla-t-elle pour réveiller les trois hommes.
- Expliquer quoi ? demanda Ron.
- Qu'étiez-vous en train de faire avant mon arrivée ! Je ne peux pas imaginer que vous soyez restés sagement assis sans vous crêper le chignon.
- Hermy, nous ne sommes pas des femmes pour nous crêper le chignon comme tu le dis.
- Pour une fois de sa vie, Potter a raison. Nous sommes des hommes. Des hommes ne se crêpent pas le chignon. Ils discutent.
- Je ne le savais pas. Merci d'avoir éclairé ma lanterne, mon époux. Donc, vous ne vous griffiez pas puisque vous êtes des hommes, mais vous étiez en train de vous battre comme des chiffonniers.
- Exactement ! admirent-ils en choeur.
- Je le savais !
- Mais non ! s'exclama alors Harry qui venait de comprendre qu'ils avaient sauté à pieds joints dans le piège d'Hermione.
- Seul les idiots se battent ! ajouta Ron.
- Et comme je n'en suis pas un, renchérit Drago. Je ne me suis pas battu... Moi !
- Encore un raffut ! N'avez-vous pas compris mes paroles il y a dix minutes ?
Hermione se retourna pour voir Lucius visiblement très irrité.
Ne lui demande surtout pas si c'est à cause de tous ces lions dans son salon, pensa Hermione. Mais je comprends mieux leur soudaine sagesse.
- Nous sommes désolé, Lucius.
- Drago, je tolère déjà ta femme mais si en plus je dois tolérer tes deux nouveaux amis... Tes fréquentations en ce moment laisse vraiment à désirer. Je me demande où j'ai pu me tromper dans ton éducation. Vivement que mon petit-fils pointe le bout de son nez.
Et sur ce, il passa sa route.
- Vous êtes satisfaits ?! s'écria Drago à l'attention de Harry et Ron.
- Si je te réponds oui, est-ce que ta grimace va s'élargir ? railla Ron.
- Si tu réponds oui, ce sont tes tâches de rousseurs qui vont se fondre dans le rouge de ta mâchoire !
- Calme-toi, Drago, intervient Hermione. Je vais emporter ses troubles fêtes avec moi et tu pourras te reposer. Tu le mérites bien.
Interloqué, Drago considéra sa femme. Quelque chose n'allait pas dans son comportement.
- Dis-leur de partir devant, dit-il. J'ai une chose à te dire avant que tu ne partes.
- Cela ne peut pas attendre ?
- NON !
- Le mariage ne te va pas, se moqua Harry. Tu es certain qu'un divorce...
- Va en enfer, Potter !
- C'est vrai que son teint..., commença Ron amusé.
Drago sortit sa baguette, Harry et Ron jetèrent la poudre dans la cheminé et disparurent sans demander leur reste.
- Je vais les tuer ! Je te jure que je vais les tuer ces deux maudits Gryffondor !
Hermione posa ses mains sur les joues de Drago puis posa ses lèvres sur les siennes. Drago s'écarta soudain.
- Qui y a-t-il ? Tu n'aimes pas les baisers ?
- Si, mais lorsque j'ignore qui me les donne... je me méfie.
- Comment cela ?
Drago tourna autour d'Hermione tout en l'inspectant. Il y avait forcément de la magie dans cette affaire. Il en était plus que certain.
- Vas-tu cesser cette mascarade, Drago et me dire ce qui ne vas pas chez toi !
- Ce qui ne vas pas chez moi ? Tout va bien. Par contre toi... Pansy, c'est toi ?
- Ai-je l'air de ressembler à Pansy ? Si c'est une plaisanterie...
- Je ne plaisante pas ! Avoue que tu as bu du polynectar.
- Pourquoi crois-tu que...
- Parce que je connais Hermione, et elle ne m'aurait jamais embrassé de son plein gré et ne se serait pas montrer aussi gentille avec moi devant son Potter et son Weasley...
- Drago ?
- Quoi ?
- Penses-tu que Pansy se montrerait gentille avec un Gryffondor ?
- Je ne sais pas, moi ! Je ne suis pas dans sa tête !
- Je ne suis pas Pansy.
- Peux-tu le prouver ?
- Pansy est encore dans le jardin. Tu l'y as laissée la nuit dernière. Aurais-tu oublié ?
- A vrai dire... Complètement. Mais si c'est toi Hermione... Pourquoi ce comportement étrange envers moi ?
- Merci de qualifier mon comportement d'"étrange" !
- Je dois sûrement faire un cauchemar comme l'autre nuit.
Soudain, un violent coup dans le tibia le fit réagir.
- Mais ça va pas la tête ! s'écria-t-il en massant sa jambe.
- Tu es réveillé là non ? fit-elle candide.
- La prochaine fois évite !
- Bon, je vais y aller sinon Harry et Ron vont finir par croire que nous avons prolongés notre discussion dans notre chambre.
- Ce n'est pas normal ! Cette phrase ce n'est pas toi ! Tu ne peux pas dire le contraire !
- Tu m'as dit que tu voulais te montrer sympathique envers moi.
- Je n'ai pas utilisé ce mot, maugréa-t-il.
- Oui, mais c'est à peu près ça. Donc, j'ai moi aussi décidé d'être une gentille épouse docile qui ne te contredira plus devant tes amis, suivra le moindre de tes ordres...
Le regard de Drago s'illumina alors.
- Mais pas au point de t'accepter dans mon lit puisque tu t'es engagé à en gagner l'accès. Je ne te faciliterai pas la tâche, dit-elle tout sourire. Voilà ! C'est clair désormais ?
- Très claire. Si je te dis de revenir dans une heure, tu le feras ?
- Oui.
- Si je te dis de lancer un Furunculus à Potter tu le feras ?
- Je ne te savais pas aussi gamin... mais oui, je le ferais.
- C'était juste une idée comme ça, marmonna-t-il. J'ai compris. Tu peux partir. Et pas la peine de te presser. J'ai besoin de me reposer loin des Gryffondor.
Hermione sourit puis s'approcha de la cheminée où elle jeta la poudre.
- J'ai une dernière requête, dit-elle soudain en s'approchant de Drago.
- Laquelle ? dit-il en reculant prudemment.
- Va sortir Pansy de notre jardin. Que dirait tes amis s'il voyaient une femme comme elle juste devant nos fenêtres. Ce serait sous-entendre qu'elle est ta maîtresse et franchement... tu mérites mieux non ?
Puis, elle l'embrassa sur la joue avant de quitter le manoir par la voie de la cheminée.
Perplexe Drago toucha sa joue enflammée. Par Merlin, il vivait un cauchemar !
- Je ne sais pas si je dois m'inquiéter ou me réjouir, dit-il. (Il soupira.) Bon, allons chercher cette maudite Pansy. Je ne suis pas aussi désespéré au point de vouloir prétendre que j'ai une aventure avec elle. J'ai une réputation à tenir.
Derrière la porte entrebâillée, Drago ne vit pas sa mère pouffer de rire. Finalement, la petite savait très bien s'y prendre et cela sans avoir eu à conduire son époux dans un lit.
Mon pauvre Drago, se dit-elle, si seulement tu pouvais garder tes bonnes résolutions même devant tes ennemis.
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- Je ne te comprends pas !
- Harry, je t'en prie.
- Non ! Je ne peux pas admettre que tu en sois venue à l'appeler "Drago" ou à te montrer aimable envers lui au point de l'embrasser devant nous ! C'est Malefoy ! Un diable, un scélérat, un fourbe, une arrogante fouine, un...
- En deux mots : mon mari, termina-t-elle. Et que cela te plaise ou non, Harry, il va falloir t'y faire sinon je n'hésiterai pas te rayer de ma liste d'amis. Vu qu'elle n'est pas longue, tu te doutes que je risque d'en souffrir énormément.
- Tu t'entends parler ?! Tu serais prête à me sacrifier pour...
- Les beaux yeux de Drago ? Oui, affirma-t-elle.
Sous la réponse, Harry manqua s'étouffer alors que Ron était depuis un bon moment indifférent à tous ce que disait Hermione car déjà bien traumatisé.
- Là , c'est certain ! Il t'a ensorcelée ! (Feylie : le premier qui me sort "Lorie"... je jure que j'écris plus la suite.) Mais je te promets que je trouverai un...
- Harry, cesse de délirer !
- Tu as été ensorcelée ! Je campe là -dessus que cela te plaise ou non !
- Tu as raison, soupira-t-elle.
- Tu vois ! J'avais raison !
- J'ai été envoûtée par l'amour.
Cette fois-ci, le roux comme le brun ressemblaient à de parfaites doublures de poisson. Bouche bée, les yeux exorbités, une mine stupide figée sur leurs visages, ils n'en revenaient pas.
- Par Merlin, Hermione est devenue folle ! s'écria Ron qui sortit précipitamment de la pièce comme si Voldemort s'était soudainement matérialisé devant lui.
- Vous n'avez pas l'impression d'exagérer ?
- Désolé mais c'est ton comportement qui est suspect. Toi...
On entendit un tapage dans le couloir avant que la porte se rouvre avec fracas.
- Hermione que se passe-t-il ?! s'écria Molly très inquiète.
- Rien Molly