
| Mésalliances | Auteur: feylie | Vue: 10021 |
| [Publiée le: 2005-04-11] [Mise à Jour: 2007-08-15] | ||
| 13+ | Général/Romance/Action-Aventure | Commentaires: 189 |
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Description: Faire un résumé ? Ca va être dur pour cette fic... Bon, on peut déjà dire que c'est du DMHG. Ensuite, que l'histoire ne se passe pas à Poudlard. Nous sommes au 14 e siècles et l'Angleterre et la France vont bientôt se trouver aux portes de la guerre de cent ans.Mais, revisitons l'Histoire, voulez-vous bien. Imaginez que ceux qui tirent les ficelles ne soient pas les rois mais des sorciers ? Des sorciers dont le but est de détruire les moldus sans devoir passer par la magie ? A vous de lire, chers lecteurs ! J'ai peur que ça ne plaise pas mais bon... on verra ^_^ | ||
| Crédits: Les persos de Harry Potter ne sont pas à moi mais à l'illustre J.K.Rowling, que je salue au passage, lol. Ensuite, les persos d'Histoire ne sont pas fictifs mais on bel et bien existé sauf quelques persos que je vais inventer au fur et à mesure. Que c'est compliqué déjà , lol. |
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Le début d'une trèves ?[7633 mots] |
Publié le: 2005-08-14 | |
| Taille du Texte: (+) : (-) | ||
Coucou !!!!!!
Et me voilà ! Je voudrais remercier ceux qui ont lu ma song-fic « La gitane » !!!
Je reviendrai sur d'autres mais il me faut juste trouver des chansons donc si vous avez des propositions je suis toute ouie. Si vous avez une chanson que vous voudriez voir mis en scène, n'hésitez pas ! Lied et moi, on vous sera reconnaissante de nous donner des idées !
Bref, revenons aux bla-bla :
Yuny-chan : Dis-moi mon arc-en-ciel, t'es fics sont sous quel nom d'auteur ? parce que j'ai chercher et y'a bien un auteur dont le nom se rapproche du tien mais j'ai eu peur de me tromper. Avoue que si j'avais laissé une kom en commençant par "mon arc-en-ciel" j'aurais été mal si ce n'était pas toi. Donc, précise-moi ce petit point et j'irai avec plaisir lire tes fics !! Surtout que CCS, FB et Sailormoon, je connais. Je te fais pleins de gros bisous et j'attends ta réponse avec impatience !
Zouzou : Oh, miss t'es relà !!!!!! Super ça ! C'est sur que t'es dépendante vu que tu reviens lire une de mes fics. Lire une fic de Feylie c'est adopter Feylie. Désolée, si je prends de la place chez toi mais j'aime bien être à mon aise, lol. Et je vois que t'es contre Harry toi aussi. Le pauvre, je vais vraiment finir par être plus gentille avec lui et le faire épouser Hermione. Et puis Drago, il trouvera bien une autre fille, vu son sex appeal, lol. Allez, ne t'en fait pas. Lis ce chapitre et tu seras rassurée sur la suite de cette fic.
Hope : Oki, je vais taper la suite pour toi !!! lol.
Lyskhat : Yes !!!!! J'ai réussi à faire taire Lysk !!!! Où est ma médaille ? Mais comment ai-je pu réussir ce miracle ? Sûrement ces scènes avec Drago où t'as pas arrêté de baver donc de te taire... mais surtout ne noie pas ton clavier. Y'a plus de stock à la Fnac. C'est fou comme je suis une excellente vendeuse. Allez, bisous !!!!
Aria : oui, c'est mal parti entre Drago et Hermione mais ! Avec Feylie les coups de théâtre sont toujours à tomber par terre, lol. A ne pas prendre au pied de la lettre, hein ? Bref, ta raison, soyons un peu avec le pauvre Harry qui ne veut que le bien de Hermione.... Mando va me tuer, je le sens. Mais je m'en fiche !!! Elle et moi c'est la guerre ! Alors vive Harry ! (t'en dis quoi là soeurette ?)
Eifer : Quand j'ai lu "un SHA isolé et malheureux.... J'ai eu les larmes aux yeux !!! Mon Shi-chan tu nous manques aussi !!!! Je vais finir par maudire les vacances si ça continue ! Mais je ne désespère pas parce que je sais qu'à nos retrouvailles, on aura tant de choses à se dire que Msn va fermer tellement il en aura eu marre qu'on squatte des nuits et des nuits ! Et devine qui est allé dans la jungle vosgienne ? C'est une petite tête pleines de boucles rousses avec un pyjama Yuki, lol. Je te fais pleins de gros bisous, mon Shi-chan !!!!! Et passe le bonjour à Koji !!!
Pour ce chapitre, une belle soirée en perspective pour notre célèbre couple Drago/Hermione. Et comme Feylie est aux commandes, ben forcément va y avoir encore des disputes, de la rigolade (pas pour les persos, bien sûr, lol) et pour une fois une trêve entre nos deux tourtereaux. Bref, un chapitre fort divertissant pour moi... pour vous ? Je sais pas. A vous de juger.
Bonne lecture !!!!
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Chapitre 15 : Le début d'une trêve ?
Hermione se leva une nouvelle fois de sa chaise, marcha de long en large dans la pièce avant de se tenir devant le miroir, examinant sa tenue pour la énième fois. Incapable de contenir son angoisse, elle se déplaçait nerveusement dans ses appartements dans l'espoir de calmer ses nerfs.
En vain.
A la fois agitée par la réception et anxieuse à l'idée de ne pas plaire à Narcissa, Hermione était à deux doigts de perdre patience. Elle aurait voulu oublier cette soirée pour penser à toutes celles qu'elle aurait pu passer avec Harry et Ron, mais elle aurait surtout aimé ôter son déguisement pour retrouver sa simplicité. Narcissa n'avait pas lésiné sur le luxe de ses vêtements, ce qui n'étonnait pas la jeune sorcière.
Hermione ne se reconnaissait plus dans le reflet de cette femme parée d'une somptueuse toilette qu'aucune reine n'aurait osé dénigrer. Ses cheveux parsemés de fils dorés se tenaient sagement au sommet de sa tête dans une coiffure nécessitant dizaines d'épingles. Elle adorait tout de même la robe, aux longues manches évasées, qui épousait parfaitement ses nouvelles rondeurs.
Il fallait au moins avouer que même si son sang et son appartenance n'étaient pas à la hauteur, son apparence ferait honneur à sa nouvelle famille.
Ma nouvelle famille, pensa-t-elle en allant se rasseoir sur sa chaise. Je vais devoir prouver que je suis digne d'eux alors que le cœur n'y est pas.
Dans quelques minutes, elle se mêlerait à des personnes dont elle ignorait l'identité ce matin encore. Ils joueraient la comédie comme elle en ferait de même avec eux. Aucun lien ne se tisserait réellement entre ces étrangers et elle. Car à quoi bon se mentir sur cette belle mascarade ? La présence de certains invités serait surtout due à l'étrangeté de son mariage avec Drago. Un Malefoy avec une fille de moldus. Un Serpentard avec une Gryffondor. C'était irréel, grotesque, absurde mais surtout c'était une insulte faite aux sangs purs.
Et sa dispute avec Drago n'avait rien arrangé. Elle serait seule. Irrémédiablement seule. Drago serait là mais jubilerait sûrement à l'idée qu'elle se sente perdue au milieu d'une foule de Serpentard qui lui serait hostile.
Pour le moment, tu as l'avantage Drago, mais je ne te donnerai pas la joie de me rabaisser devant tes amis.
Hermione tendit sa main vers le verre posé sur la table qu'un elfe avait rempli il y a de cela dix minutes.
Je sens que cette soirée va être la plus étrange, la plus difficile et la plus Serpentard que je n'ai jamais connu, songea-t-elle en buvant d'un trait le contenu de son verre.
La porte de sa chambre s'ouvrit brusquement sur Narcissa. Comme à son habitude, sa tenue et son allure faisaient honneur à son statut.
- Vous êtes ravissante, dit-elle en posant un regard sur Hermione.
Hermione répondit par un "merci" murmuré timidement. A quoi rimait ce compliment ? Narcissa cherchait sans doute à l'apprivoiser avant qu'elle ne se mêle aux invités.
- Ce n'est pas un compliment, rétorqua-t-elle, mais un simple constat.
- Je ne le voyais pas autrement, répliqua la jeune sorcière.
- Levez-vous.
Hermione s'exécuta en serrant les poings.
Ses nerfs ne tiendraient jamais dans une telle famille. Le père, la mère et le fils allaient la rendre folle avant que son bébé ne naisse. Mais peut-être que cela était une de leur stratégie. Ils espéraient certainement l'aliéner afin qu'elle perde ses droits sur son enfant.
Ils seraient capable de m'envoyer à St Mangouste, songea-t-elle. Mais ils ne m'auront pas aussi facilement. J'ai promis de tenir le coup, et je tiendrai !
Narcissa s'approcha d'elle.
- Tenez moi cela, ordonna-t-elle en lui remettant un petit coffret de velours bleu.
Minutieusement, Narcissa inspecta la tenue de sa bru à la recherche du moindre faux pli, jugeant de l'état de sa coiffure et allant jusqu'à regarder les émeraudes pendues à son cou. Lorsqu'elle eut terminé, Narcissa paraissait satisfaite.
- Vous êtes parfaite.
- Compliment ?
- Cette fois, oui. Ouvrez ce boîtier.
Et encore des ordres, se dit-elle en soupirant. Elle oublie sans doute que je ne suis pas un elfe mais sa belle-fille ! A moins que je me sois transformée en elfe depuis mon arrivée ici.
- Que vous ai-je dis ?
- Une dame ne doit jamais soupirer en public. Mais puis-je faire une entorse au règlement lorsque je suis avec vous ? osa-t-elle demander.
- Nous verrons.
Cette réponse surprit Hermione qui s'attendait à un « non » catégorique. Elle interrogea Narcissa du regard mais celle-ci lui ordonna une nouvelle fois d'ouvrir la petite boîte.
Avec résignation, Hermione fit ce que sa belle-mère attendait d'elle. Elle fut surprise de découvrir une bague posée sur un lit de velours.
Hermione leva les yeux vers Narcissa.
- Pourquoi ?
- Regardez plus attentivement la bague.
Sous l'injonction, Hermione étudia le bijou. Entremêlé autour d'un "M", un serpent la fixait de ses yeux désignés par deux minuscules émeraudes.
- Ceci sera désormais votre trésor, le signe que vous êtes bien une Malefoy. Il sera le sceau que vous apposerez sur tous vos documents. Est-ce entendu ?
- Oui... Mais pourquoi votre fils n'est-il pas venu me remettre lui-même cette bague ? Il me hait encore plus, c'est cela ?
- Je vais vous donner un conseil, ma chère Hermione. Peu importe les circonstances qui ont pu vous mener vers ce mariage, peu importe les sentiments que Drago ou vous ressentez l'un vis-à -vis de l'autre... Face au monde, vous verrez qu'il est bien plus sage de se serrer les coudes. Vous êtes mariés et vous attendez un enfant, ne croyez-vous pas qu'il est grand temps de taire vos désaccords et de chercher un terrain d'entente pour le bien de cet enfant à naître ?
Instinctivement, Hermione baisa les yeux vers son ventre.
- Je ne vous garantie pas que votre vie avec les Malefoy sera aussi idyllique que celle passée chez Potter. Je ne vous garantie pas que vous aurez des amis sincères parmi les Serpentard. Je ne vous garantie pas non plus que je saurai vous apprécier comme semble vous apprécier vos anciennes connaissances... La seule chose que je puisse vous garantir est que tant que vous vivrez ici, vous ne manquerez de rien et que je serai malgré tout votre plus fidèle alliée.
- Pourquoi me tendez-vous une main à moi... moi qui ne suis qu'une fille de moldus ?
Narcissa leva le menton de Hermione.
- Ne dites pas de bêtises ! Tenez vous droite, le menton fière et ayez l'allure d'une souveraine ! Agissez comme une Malefoy et conservez vos préceptes de Gryffondor. Vous serez sans aucun doute une étrangeté lors de cette soirée mais vous êtes la seule à pouvoir imposer le respect. Allons-y.
Narcissa lui tourna le dos et passa la porte. Hermione mit la bague à son annulaire et contempla sa main gauche ainsi décorée.
A moi d'imposer le respect parmi cette bande de Serpentard, songea-t-elle décidée.
Elle sourit puis, rassemblant ses jupes, courut après Narcissa. Elle retrouva sa chère belle-mère au bout du couloir. Vu la manière dont elle la regardait, Narcissa n'appréciait pas son comportement.
- Je vous en prie, un peu de tenue.
- Les gens ne s'étonneront-ils pas si je passe les portes de la grande salle sans Drago ?
- Vous utilisez enfin son prénom ? Ce n'est pas trop tôt. Mon fils vous attend au bas de ses escaliers.
Hermione s'approcha de la rampe et vit en effet Drago qui patientait nerveusement.
Il fallait oublier cette stupide dispute. Elle n'aurait pas dû se laisser aller avec Harry dans sa chambre conjugale. Drago avait raison sur ce point. Elle aurait dû faire comprendre à son ancien ami qu'elle était une femme mariée et qu'elle devait désormais adopter une certaine conduite pour ne pas entacher sa réputation et celle de son époux.
Hermione se retourna pour faire face à Narcissa. L'air conspirateur de cette dernière étonna la jeune sorcière.
- Dites-moi, belle-maman, mon cher époux ne vous aurait-il pas mandé auprès de moi pour calmer ma colère à son égard ?
- Que voulez-vous ? Un homme reste un homme face à une femme. Il craignait que vous ne refusiez de lui adresser la parole... Ce qui ce soir aurait été une vraie catastrophe pour deux jeunes mariés supposés amoureux.
- Amoureux ? Vous voulez que je fasse croire que...
- C'est un ordre, ma chère. Tout comme j'ai ordonné à Drago de calmer sa colère. Vous allez faire honneur au nom des Malefoy mes chers enfants.
- Très bien !
Et d'un pas furieux, Hermione descendit les marches manquant de s'emmêler les pieds dans sa longue robe. Lorsqu'elle fut sur la dernière marche, Drago se retourna.
Hermione se perdit un instant dans ses yeux gris que quelques mèches venaient barrer. Alors qu'elle ne s'y attendait pas, Drago s'inclina devant elle. Elle fit un pas en arrière tant cette marque de respect était étrange venant de sa part. Lorsqu'il leva les yeux vers elle, son sourire narquois était de nouveau collé sur ses lèvres.
Il lui tendit la main. Lorsque ses doigts touchèrent ceux de Malefoy, Hermione tressaillit. Ses nerfs étaient vraiment à fleur de peau. Son coeur battait furieusement contre sa poitrine.
Les paupières closes, elle se donna un instant de répit avant d'aller se jeter parmi des serpents aux venins acides. Elle respira un grand coup puis rouvrit les yeux. Drago la regardait amusé. Elle lui dédia une ravissante grimace mais il resta maître de lui-même surtout parce qu'il apercevait Narcissa qui venait à eux.
Drago passa son bras sous celui de son épouse. Celle-ci tourna la tête vers lui. Son visage était impassible.
Il se pencha alors à son oreille.
- Tu es prête à enterrer nos différends ?
- Prête à les taire pour ce soir, du moins. Nous verrons si...
- Cessez vos messes basses ! s'écria Narcissa en posant ses mains sur leurs épaules. Vos invités vous attendent.
Elle les précéda et marchant sur ses pas, le couple ne fit plus aucune remarque par crainte de réveiller à nouveau la dragonne.
Les grandes portes s'ouvrirent. La lumière des bougies les happa subitement dans un autre monde.
Hermione fut ébahie devant la beauté des lieux. Des sortes de petits êtres ailés et lumineux volaient dans la salle, se posant selon leurs humeurs sur le lustre pendu au milieu du plafond et sur les candélabres qui parsemaient les recoins de la salle.
Des regards inquisiteurs convergèrent dans leur direction. Hermione s'immobilisa, le cœur en proie à un affolement soudain. Drago glissa sa main dans le creux de sa taille.
Des sourires passèrent sur certains visages, d'autres affichèrent une expression plus sombre. Mais quelques soient les jugements des uns et des autres sur Hermione, tous semblaient fort intéressés par la nouvelle lady Malefoy.
Ils avaient bien entendu eu vent des rumeurs courant sur Hermione depuis la parution des articles de Rita Skeeter. Personne n'ignorait donc quels coups d'éclat avait éclaboussé le couple récemment uni.
Ils attendent tous de voir de quelle manière nous allons nous conduire l'un vis-à -vis de l'autre, songea Hermione qui craignait que les battement de son coeur parviennent jusqu'aux oreilles de ses détracteurs.
De l'autre bout de la salle, Lucius vint à la rencontre de sa femme et du jeune couple.
Hermione trouvait en ce moment que la ressemblance entre le père et le fils était encore plus flagrante. Ils portaient la même couleur verte sombre sur leur cape et leur tunique, le même regard gris décidé et le même port princier.
Le patriarche s'arrêta devant sa famille. Il les contempla durant un moment et parut satisfait de ce qu'il voyait ' bien étrange, pensa Hermione - puis leur tourna le dos afin de faire face à la foule. Sa femme Narcissa se tenant à sa droite.
Sa canne à la main, Lucius frappa le sol, signifiant ainsi qu'il désirait le silence. Il réussit à l'obtenir sans difficulté.
- Mes chers amis, commença-t-il d'une voix solennel, tout d'abord je tiens à vous remercier d'avoir répondu à mon invitation. Mais je ne crois pas que la refuser aurait été bien intelligent. Mourir en cette belle nuit aurait été bien idiot, ne pensez-vous pas ?
L'assemblée se permit de rire.
Hermione tira sur la manche de Drago qui se pencha vers elle.
- Ton père les menace et eux... ils se réjouissent.
- Se menacer entre Serpentard, c'est comme...
- Plaisanter, c'est cela ?
- Pas exactement, mais on va dire oui. Chut, je crois que là ...
Trop tard. Lucius venait de s'écarter tout comme Narcissa, les offrant à la vue de tous.
- Voyez comme nos jeunes mariés semblent déjà bien pressés de discuter en privé.
Un autre éclat rire résonna dans la salle.
Hermione grommela quelques mots que Narcissa aurait désapprouvé entendre, tandis que Drago reprenait une posture droite et digne.
En moins de temps qu'il ne fallait pour le dire, ils furent assaillis par les curieux désireux de faire enfin connaissance avec la nouvelle lady Malefoy. Une longue valse interminable de noms et de titres s'enchaînèrent les uns après les autres et qui ' ô miracle de la part d'une Miss je-sais-tout - se perdirent dans la mémoire de Hermione.
« Ces émeraudes vous vont à ravir » entendit-elle de la part d'une lady Goyle ressemblant trait pour trait à son fils que Drago avait présenté comme un de ses "amis".
Dans une huître, voulut-elle répondre, fatiguée de devoir garder un sourire feint sur ses lèvres.
Les questions des uns et des autres l'agaçaient au plus haut point.
Ces présentations semblèrent également ennuyer Drago qui s'il n'y avait pas eu son père à proximité aurait quitté les lieux pour se réfugier au dehors du manoir, là où personne n'aurait pu le retrouver.
Lorsque enfin les présentations prirent fin, Drago saisit la main de Hermione et l'entraîna à l'écart près du buffet royalement garni de mets et de vins les plus exquis.
Sans prendre la peine de lui demander si elle désirait boire, Drago prit l'initiative de la servir. Hermione saisit le verre qu'il lui tendit puis reporta son attention sur les invités.
- Tous tes invités sont-ils présents ? demanda-t-elle.
- Oui.
- Tous ?
- Oui. Pourquoi ?
Etrange, pensa-t-elle. Je n'ai pas eu l'honneur d'être présentée à un membre de la famille Parkinson. Est-ce une bonne idée si j'en parle maintenant à l'autre tête de mule ?
Hermione posa son verre sur la table et leva les yeux vers Drago.
- Qui y'a t-il ? s'enquit-il en remarquant l'attention dont il faisait l'objet. J'espère que tu ne désires pas danser. Je ne tiens pas à me ridiculiser.
- Mais c'est une bonne idée ! s'écria-t-elle en frappant ses mains l'une contre l'autre.
- Oublie cela.
- Non, je veux voir le grand Drago Malefoy se ridiculiser devant les siens. (Elle lui prit la main.) Je vous somme de m'accorder cette danse mon cher époux !
Un sourire vainqueur sur les lèvres, Hermione conduit Drago, sans autre forme de procès, au milieu de la salle où les couples avaient pris place pour une danse.
Les femmes s'inclinèrent devant les hommes qui en firent de même ensuite, puis elles tendirent une main à leurs partenaires Les corps s'approchèrent sans toutefois se toucher tel que le voulait la décence.
Au son de la musique les couples commencèrent la danse.
Hermione s'attendait à ce que ses pieds soient écrasés sous ceux de Drago mais il n'en fut rien. Elle fut même surprise qu'il conduise la danse avec dextérité.
- Tu t'es moqué de moi, marmonna-t-elle boudeuse.
- Quand cela ma mie ? demanda-t-il d'un air candide que Hermione trouva l'espace d'une seconde adorable avant de reprendre ses esprits et de penser que Drago était tout de même un démon.
- Tu prétendais que je te ridiculiserais si tu dansais.
- Et en quoi t'ai-je menti ? Je suis vraiment ridicule à danser avec une femme enceinte.
Volontairement, Hermione lui marcha sur les pieds. Drago grimaça mais reprit vite son air moqueur.
- J'adore te taquiner. Alors, ne m'ôte pas le seul plaisir que tu m'accordes.
Hermione s'empourpra devant le sous-entendu.
Drago glissa ses mains vers ses hanches puis la colla à lui. Leurs corps étaient désormais collés l'un à l'autre. Hermione pria dans l'espoir que personne ne fasse attention à eux et surtout pas Narcissa. Elle allait encore la blâmer alors que seul son pervers de fils était, une fois de plus, coupable.
Drago se pencha à son oreille, la ramenant de ses sombres pensées.
- Sais-tu que je serais dans mon droit si je me décidais à t'emmener dans notre chambre pour... ?
Hermione posa un doigt sur les lèvres de Drago tout en le fusillant du regard.
- Tu n'as pas honte de dire cela devant témoins ?
- Et pourquoi devrais-je l'être ? Je suis marié avec une femme qu'aucun homme sain d'esprit n'oserait ignorer. Si je le faisais je serais certainement damné.
- Tu es beau parleur, Malefoy.
- Je ne parle jamais pour ne rien dire, ma chère. Si j'affirme une chose, c'est qu'elle est vraie.
Il plongea ses prunelles grises dans celles beaucoup plus sombres de son épouse, tandis que ses mains caressaient ses hanches.
« Pourrais-je t'enlever ta femme ? »
Sans s'écarter de sa dite femme, Drago incendia un certain jeune homme que Hermione jugea être Blaise Zabini.
Bel homme, pensa-t-elle en se souvenant des deux autres amis ou plutôt sous-fifre attitrés de Drago présentés plus tôt.
- Voyons, Drago, ne me dis pas que le célibataire volage va se transformer en mari jaloux ?
- Voyons Blaise, ne me dis pas que le meilleur de mes quelques amis Serpentard va passer dans ma liste de mes pires ennemis aux côtés des Gryffondor ?
Contre le torse de Drago, Hermione pouffa.
- Je vois que ton humour ' qui de toi à moi est plus que déplorable - semble convenir à ta chère épouse, dit-il amusé.
- Si ce n'était pas le cas, crois-moi je n'aurais même pas pris la peine de lui demander sa main. Tu sais ce qu'on dit. Une femme qui rit est à moitié dans ton lit. La mienne y a succombé dès le premier soir...
Drago grimaça alors que Hermione lui écrasait de nouveau le pied. Fatiguée de batailler avec cette partie du corps de son mari, Hermione s'écarta de lui pour se tourner vers Blaise.
- Si vous désirez toujours de moi comme partenaire, messire Zabini, je puis être votre cavalière.
- C'est avec grand plaisir que j'accepte votre compagnie, lady Malefoy, dit-il en l'emmenant avec lui.
Lorsqu'il vit le clin d'oeil que lui adressait Blaise ' un ami qui n'allait pas longtemps le rester s'il ne décollait pas de suite de sa femme -, Drago prit la direction du buffet tout en marmonnant des insultes contre tous les hommes présents.
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Pourquoi ne vont-ils pas baver ailleurs que sur MA femme, se demanda-t-il pour la énième fois de la soirée.
Il ingurgita un autre verre sans prendre la peine de savourer le goût. Combien de verre avait-il bu ? Il n'en savait rien... ou peut-être si. A chaque nouveau cavalier de sa chère et ravissante épouse.
Il ne supportait pas de la voir entre les bras d'un autre. Il ne supportait pas de voir d'autres mains se poser sur elle et se promener furtivement sur ses hanches.
J'ai l'impression qu'ils ne saisissent pas une chose qui est pourtant TRES simple à comprendre : les hanches de Hermione m'appartiennent et je suis le seul qui ait le droit d'y toucher ! Mais allez savoir pourquoi personne ne semble saisir cette règle qui est pourtant loin d'être compliquée. A croire que les Serpentard sont vraiment tous idiots, hormis moi bien sûr. Ils mériteraient de recevoir un bon Avada Kadavra sur la tête. Ca aurait au moins le mérite de calmer leurs ardeurs.
Il voyait les efforts que Hermione fournissait pour se détacher de certains de ses partenaires, mais en vain. Tant qu'il ne lèverait pas le petit doigt, ces hommes se sentiraient tout permis. Mais ils allaient déchanter bien vite. Demain, ils regretteraient cet irrespect envers sa femme et, par la même, envers lui.
Pour le moment, il voulait se venger de la manière dont Hermione l'avait envoyé paître en acceptant l'invitation de Blaise. Et même s'il désirait la soustraire de ses importuns, même si sa jalousie lui déchirait les entrailles, il ne bougerait pas de cette chaise, entouré de son cercle de Serpentard bien bavards dont Goyle et Crabble qui faisaient honneur au buffet.
Dégoûté, Drago se leva et prit congé de ses "amis", mettant ainsi fin à son supplice. Il vit alors sa mère sur le pas de la porte qui lui faisait signe. Perplexe, il alla à sa rencontre.
Parvenue à ses côtés, Narcissa le poussa aussitôt hors de la salle puis referma la porte derrière eux.
- Qu'avez-vous, mère ? s'étonna-t-il.
- Il se passe que Pansy est...
- Si elle est à la porte, n'ouvrez pas. Cela ne lui fera pas de mal de respirer le vent froid d'octobre.
- Elle va ameuter nos invités. Les Parkinson semble avoir suivi les conseils de ton père en se tenant à l'écart de cette réception, mais Pansy... J'ai tenté de la convaincre de rentrer chez elle mais elle semble bien décidée à te voir.
- Lucius...
- Ne sait rien. Je ne tiens pas à mêler ton père à tes histoires, Drago. Il est temps que tu t'expliques avec cette fille pour le bien de tous.
Drago soupira.
- Entendu. Où est-elle ?
- Dans le petit salon.
- Je vois que vous l'avez éloignée d'ici, se moqua-t-il.
- Je ne tiens pas à ce que tous nos invités vous voient en tête à tête. Quel scandale tout de même !
- Mère ?
- Oui.
- Serait-ce réellement pour nos invités que vous avez éloigné Pansy ? Je me demande si vous n'avez pas une petite préférence pour Hermione... mais je dois certainement me tromper.
- Exactement ! Comment pourrais-je préférer cette orpheline à une Sang pur ? Voyons, Drago. Je pensais que tu me connaissais un minimum.
- Faites-moi penser à vous accorder une journée pour pouvoir discuter avec vous.
- Pour le moment, une autre discussion t'attend, mon fils. Dépêche-toi ou cette longue absence causera du tort à ton mariage.
Drago s'éloigna, bien décidé à clôturer au plus vite son entretien avec Pansy. Il dut traverser le manoir et monter quelques marches pour arriver au petit salon habituellement employé par les femmes. Sa mère l'utilisait peu mais le faisait entretenir comme toutes les autres pièces inoccupées du manoir. Peut-être que Hermione pourrait trouver une utilité à cette pièce dont la fenêtre donnait sur le jardin derrière le manoir.
Il l'imaginait assise sur une chaise, un livre posé sur son ventre rebondi et dormant paisiblement. Joli tableau qu'il tenterait à tout prix de rendre réel. Il trouverait bien un moyen... Transformer le petit salon en bibliothèque. Voilà la solution !
Drago ouvrit la porte et aussitôt une chose non encore identifiée se rua sur lui en l'appelant "Dragounet". Sa mère avait finalement eut raison de les éloigner loin de la grande salle. La voix stridente de la jeune fille le fit grimacer. Il ne s'habituerait jamais à cette fille.
Je devrais vraiment remercier Hermione de m'avoir sauvé involontairement d'un mariage avec Pansy. Par Merlin, je crois que j'aurais été capable de demander à Potter de me tuer de ses mains pour échapper à cette folle.
- PANSY ! hurla-t-il en l'écartant violemment de lui, la faisant tomber sur les fesses.
- Tu m'as fait mal, Dragounet, se plaignit-elle en se relevant.
Drago claqua la porte derrière lui avant de répondre à Pansy.
- Remercie Merlin. Ce n'est que ton vilain postérieur qui a pâti de ma mauvaise humeur. Dis-moi Pansy, tu comprends l'anglais, n'est-ce pas ?
- Evidemment puisque je suis anglaise.
- Alors dis-moi, bon sang de bonsoir, pourquoi tu es ici ? Ni mon père ni moi ne voulions que tu remettes les pieds dans ce manoir. Et que vois-je là ?! Toi ! Donc, deux conclusions s'imposent à moi. Soit tu ne comprends pas l'anglais - et je ne peux rien faire pour toi -, soit tu adores l'idée d'être jeté à la porte - ce que je ferai volontiers, je peux te le garantir.
- Comment trouves-tu ma robe ? Papa l'a commandée depuis la France.
Drago étudia la dite robe rouge un brin trop provoquante au niveau du décolleté. Il fronça les sourcils.
- Note pour plus tard, dit-il à voix haute. Ne jamais - et je dis bien jamais - commander de robes françaises. Cela vaut pour mon bien et pour celui de ma chère et tendre Hermione.
- Cette robe n'irait certainement pas à ta chère et tendre, railla-t-elle.
- Non, elle ne lui irait pas. Tu as raison sur ce point. Veux-tu savoir pourquoi ?
- Bien sûr, se risqua-t-elle de répondre.
- Pour avoir déjà passé un séjour en France, je peux te garantir que cette robe n'est pas celle que porterait une dame digne de ce nom. Vu le tissu, tu te doutes qu'une paysanne n'aurait pas les moyens de se payer une telle toilette. Il reste donc une dernière catégorie de femmes réputées pour porter ce genre de robe censée attirer le regard des hommes. Dois-je aller plus loin dans mon explication ou as-tu comprends où je voulais en venir ?
- La seule catin dans ce manoir, c'est cette Granger !
- Il n'y a pas de Granger dans cette maison, Pansy.
- Tu m'as très bien comprise !
- En effet, mais comme je suis bon prince je te laisse une chance de rattraper cet écart d'expression.
- Je n'ai pas pour habitude d'être polie envers celles que je ne respecte pas. Même si ta femme est en ce moment même en train de jouer les dames devant tous tes amis, il n'en reste pas moins que c'est une prostituée !
La gifle que Pansy reçut fut si forte que les larmes jaillirent et inondèrent son visage.
- Ose encore...
- Je le dirai à nouveau ! cria-t-elle déterminée. C'est la vérité ! Personne ne peut réellement garantir d'ou elle vient, ce qu'elle a bien pu faire avec Potter et si cet enfant est vraiment le tien ! Elle reste et restera à mes yeux une...
Drago lui empoigna le bras et accentua la pression de ses doigts. Il rêvait de tendre ce cou si blanc et étouffer, une bonne fois pour toute, ses accusations.
- Drago, laisse là !
Son regard glissa vers la porte, où se tenait Hermione, puis revient se poser sur Pansy qui grimaçait de douleur. Il sortit sa baguette de la poche de sa tunique puis la dirigea vers Parkinson.
- Drago !
- Petrificus Totalus !
Pansy fut immédiatement pétrifiée sans la possibilité de pouvoir émettre le moindre cri de protestation.
Drago passa au dessus du corps inanimé de Pansy et alla ouvrir les fenêtres.
- Wingardium Leviosa !
Le corps raide de la jeune fille se souleva puis Drago la fit léviter jusqu'au balcon mais au lieu de la laisser là , il l'envoya à l'autre bout du jardin se perdre parmi les buissons. Ensuite, il remit sa baguette dans la poche de son vêtement et accorda enfin un regard à Hermione.
Son visage ne présageait rien de bon.
Et voilà une autre dispute, pensa-t-il. A croire que nous sommes voués à ne jamais nous entendre.
- Qu'as-tu fait ?! Tu n'avais pas à être aussi ignoble avec cette fille !
- Et pourquoi donc ? demanda-t-il agacé.
- Parce qu'elle était ta fiancée et que tu devrais comprendre sa tristesse d'avoir été...
- C'est fou ! coupa-t-il. Pansy arrive ici pour t'insulter et toi... toi, tu lui trouves des excuses ! Es-tu maladivement naïve ou irrémédiablement idiote pour croire que Pansy te sera reconnaissante de quoique se soit ?
- Maintenant, c'est toi qui m'insultes !
- Désolé mais ta gentillesse excessive a le don de m'exaspérer !
- Désolé de ne pas être assez serpentarde pour toi !
Hermione tourna les talons, prête à quitter ce salon et à s'éloigner le plus loin possible de Drago.
- Hermione, attends !
Elle s'immobilisa en entendant son prénom.
- As-tu passé une bonne soirée entre les bras de tes admirateurs ?
Surprise par la question, Hermione se retourna subitement
- Mets ta jalousie de côté, Malefoy ! C'est toi qui m'as lâchement abandonnée pour aller discuter avec tes amis ! Je ne pensais vraiment pas que je passais après eux dans la liste de tes priorités !
Drago ne répliqua pas. Soupirant, il alla se pencher au balcon.
La nuit était froide mais c'était une belle nuit étoilée.
Bien qu'il ait les yeux levés vers le ciel, il ressentit la présence de Hermione qui l'avait rejoint.
Aucun d'eux n'osait prendre la parole par crainte de devoir entamer une nouvelle dispute. Le silence pour le moment les calmait l'un comme l'autre.
Soudain, Drago se hissa sur la rambarde du balcon. Hermione lâcha un petit cri qu'elle étouffa en plaquant une main sur sa bouche. Elle ne désirait pas lui créer le moindre sursaut qui lui vaudrait de tomber. Elle jeta un coup d'oeil par dessus la rambarde.
Je me demande dans quel état est Pansy, songea-t-elle partagée entre son envie de rire et son inquiétude pour la jeune fille qui allait sûrement sentir les effets de sa chute dès son « réveil ».
Drago ne semblait pas éprouver la moindre crainte mais plutôt de l'amusement. Il semblait habitué à demeurer en hauteur, ce que Hermione détestait de son côté.
- Malefoy, tu devrais redescendre.
- Pourquoi ?
- Es-tu inconscient ? Imagine que tu fasses une chute.
- Je ne risque rien. Et puis, tu es douée en magie alors prends ta baguette et surveille-moi. As-tu passé une bonne soirée ?
- Une bonne soirée ? Tu parles ! Sans toi, une soirée n'en est pas une, ironisa-t-elle.
Drago tendit les bras à l'horizontale chaque coté de son corps afin de garder l'équilibre.
- Descends de là ! s'écria-t-elle réellement inquiète.
- Je descendrai à une condition.
- Laquelle ? demanda-t-elle sur la défensive.
- Une nouvelle nuit avec toi.
- Moi qui croyais que tu me demanderais un simple baiser. Non, j'oubliais que j'avais à faire à un Malefoy.
- Je ne tenterai rien, Hermione. Ce que je veux c'est pouvoir rester... près de toi.
- Tu n'as pas besoin de me le demander puisque de toute façon nous dormons dans le même lit, à moins que tu n'ais oublié ce détail. Venant de toi, je serais vraiment surprise au point de te conduire sur le champ à St Mangouste.
- En fait... Je crois que je ne partagerai pas ton lit.
- Quoi ? Est-ce une manoeuvre sournoise de ta part ? C'est du joli ! On va encore me dire que je ne me refuse pas à Potter mais à toi si !
- Non ! Ecoute au lieu de toujours t'emporter !
- Je ne m'emporte jamais !
- Si !
- Non !
- Si... bref, ajouta-t-il en voyant la bouche de Hermione s'ouvrir pour répliquer, je vais t'expliquer. Avec une chance tu sauras te taire.
- Tu...
- Je sais que ma conduite envers toi n'a pas été des plus nobles. Je t'ai pris le seul bien que je ne pourrai jamais te rendre Je n'ai pas l'intention de m'excuser pour mon acte. Cela ne servira à rien puisque le mal est fait. Et puis un Malefoy s'excusant, avoue que se serait plus que ridicule.
- Exact.
- Un jour peut-être, je saurai me faire pardonner... même si j'en doute. J'ai réfléchi après le départ de Potter. Il est évident que si je continue à jouer les bourreaux, je perdrai face à lui.
- Ce n'est pas une bataille, Malefoy !
- De ton point de vue, ma chère. De ton seul point de vue. Pour moi, Potter est un réel danger pour mon mariage. Et je n'ai pas l'intention de te céder à lui ni aujourd'hui ni demain. Est-ce clair ?
- Parfaitement. Continuez mon époux. Vos explications me plaisent de plus en plus, ironisa-t-elle.
- Après maintes réflexions, j'ai décidé d'agir autrement. Devenir un héro comme Potter... ce n'est pas dans mes cordes. Etre aussi parfait qu'un Gryffondor... encore moins. Je suis un Malefoy et mes défauts ne seront sans doute jamais surmontables. La seule chose qui me reste à faire est de te prouver que mes qualités sont bien existantes.
- Et comment ?
- Je n'ai pas eu le temps de me pencher totalement sur la question, mais ! J'ai déjà quelques idées.
- Je suis ravie de l'entendre, répliqua-t-elle visiblement très amusée par la conversation.
- Une de mes idées - et je dois avouer que ce n'est vraiment pas la meilleure - est de ne pas m'imposer auprès de toi.
- Dans quel sens ? demanda-t-elle candide.
Hermione fut prise d'une soudaine crise de toux ' penser que Drago s'était lui-même interdit de toucher à son épouse avait le don de la faire rire − qu'elle calma vite en sentant le regard irrité de Drago.
- Ma dame, ne m'obligez pas à vous montrer sur le champ le fond de ma pensée. Croyez bien que vous auriez à répondre à certains de mes besoins de gré ou de force.
- Donc, si j'ai bien compris, vous seriez prêt à partager mon lit sans pour autant me toucher, et cela pour vous faire pardonner ?
- Vous êtes bien plus intelligente que Pansy.
- Elle n'a sans doute pas l'habitude de vos explications si...compliquées et farfelues.
Mais Hermione avait tout de même quelques doutes sur la proposition de Drago. Même si elle partait d'une bonne intention, elle imaginait mal le Serpentard rester de glace lorsqu'elle se blottirait contre lui. Il pourrait sans doute contrôler son esprit mais son corps le trahirait. Pourtant, elle le remerciait de cette initiative. Et puis la soudaine chasteté de Drago, l'intriguait voire l'inquiétait. Elle craignait surtout qu'il aille se divertir dans les bras d'une autre femme.
Non, je ne suis pas jalouse, se dit-elle. Ce n'est pas possible. Drago n'est vraiment rien pour moi à part le père de mon enfant et accessoirement mon mari... il est donc normal que je veuille préserver notre couple de toutes intrigantes.
- Que penses-tu de mon idée ?
- Je ne sais pas. Tiendras-tu paroles ?
- Il est vrai qu'en temps normal, je n'ai pas pour habitude de tenir parole, néanmoins... S'il y a une personne qui mérite que je transgresse quelques règles, c'est bien toi. Donc, je te promets de rester sage.
Perplexe, Hermione croisa les bras sur sa poitrine.
- Même si je venais à toi dans le plus simple appareil ?
- Soit un peu sérieuse ! rétorqua-t-il en tentant d'effacer les images qui s'immisçaient dangereusement dans son esprit.
- Je le suis. Je tiens à savoir si tu ne bondiras pas sur moi dès que les lumières seront éteintes.
- Je ne suis pas un animal. Je peux tout de même me contrôler.
- Vu ce qui s'est passé entre nous, mon cher époux, laissez-moi en douter.
- Je te promets sur ma vie que je tenterai de tout faire pour calmer mes pulsions !
- Sur ta vie ? Et bien, j'ignorais que tu aimais risquer gros.
- Tu ne sais pas ce que je peux risquer quand je suis décidé à gagner.
- A gagner ?
Drago sauta prestement aux côtés de Hermione puis prit une de ses mains et la tira vers lui.
- Sache qu'au bout de ce chemin de croix que je m'apprête à parcourir, il y a le paradis...
- Et où est-il ce paradis que tu désires tant ?
- Entre tes draps, murmura-t-il à son oreille.