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Harry Potter



Mésalliances   Auteur: feylie Vue: 10028
[Publiée le: 2005-04-11]    [Mise à Jour: 2007-08-15]
13+ Général/Romance/Action-AventureCommentaires: 189
Description:
Faire un résumé ? Ca va être dur pour cette fic... Bon, on peut déjà dire que c'est du DMHG. Ensuite, que l'histoire ne se passe pas à Poudlard. Nous sommes au 14 e siècles et l'Angleterre et la France vont bientôt se trouver aux portes de la guerre de cent ans.Mais, revisitons l'Histoire, voulez-vous bien. Imaginez que ceux qui tirent les ficelles ne soient pas les rois mais des sorciers ? Des sorciers dont le but est de détruire les moldus sans devoir passer par la magie ? A vous de lire, chers lecteurs ! J'ai peur que ça ne plaise pas mais bon... on verra ^_^
Crédits:
Les persos de Harry Potter ne sont pas à moi mais à l'illustre J.K.Rowling, que je salue au passage, lol. Ensuite, les persos d'Histoire ne sont pas fictifs mais on bel et bien existé sauf quelques persos que je vais inventer au fur et à mesure. Que c'est compliqué déjà, lol.

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Commenter: Un cauchemar éveillé

Un cauchemar éveillé

[8612 mots]
Publié le: 2005-04-25Format imprimable  
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Salut tout le monde !!!!!

 

Je suis contente de savoir que mes cours d'histoire ne vous déplaisent pas autant. Mais on verra bien ceux qui auront la force de tenir jusqu'au bout de mes cours, lol.

 

- Liestria : tiens, tiens, tiens.... Que faites-vous là, miss Liestria ? C'est certain que si voulez des fics qui suivent les histoires originales, ne lisez pas Feylie. J'aime bien faire n'importe quoi avec les persos et les mettre dans des univers complètement différents. Harry Potter n'a pas fait exceptions à la règle au grand dam de mon Shi-chan, mdr. Et oui, j'ai du boulot. D'ailleurs je pense sérieusement à m'organiser autrement sinon, ça va être dure.

 

- SamSidney : tope là !!!! Un autre fan du couple Drago/Hemione !!! Je t'adore, toi !!!

 

- Soso : je pensais te trouver sur CCS et pas là. Tu aimes bien m'étonner, non ? Toi aussi t'es allergique à l'histoire. Je te promets pas de te faire aimer cette matière mais je vais tenter de tout faire pour qu'elle te soit supportable.

 

- Dido : Je savais bien que dès que je parlerai d'histoire, ça ferait fuir les gens. Mais bon, j'ai tent le tout pour le tout. Et pour le point que tu soulèves, j'y ai déjà pensé depusi le début. Et c'est bien que tu es mis le doigt dessus. Mais, t'inquiète, je sais ce que je fais, lol. Tu verras bien par la suite.

 

Mon Shi-chan !!!!!! Tu vas voir que je suis capable de tout ! Devine qui apparait dans ce chapitre ? J'espère que t'es vacances se sont bien passées. Gros Bisous !!!!!!

 

Bonne lecture !!!!!

 

 

 

Chapitre 4 : Un cauchemar éveillé

 

 

Le rideau de la nuit s'était depuis longtemps baissé sur la ville. Oubliée de tous, une âme solitaire observait le ciel d'un air chagrinée. Une prière silencieuse s'envola en direction du royaume des Cieux.

 

Le silence autour d'elle était pesant, loin de l'apaiser.

 

Pourquoi n'était-elle pas morte cette nuit là ? Pourquoi son ange n'avait-il pas pris soin de l'emmener avec elle ? Depuis cette rencontre improbable, ses rêves s'étaient suspendus.

 

Je voudrais me reposer pour de bon... partir d'ici... Est-ce qu'il est possible de renaître dans un autre corps que celui-ci, à une autre époque, dans une autre vie ?

 

Cette nuit-là, la dernière qu'elle passait dans cette maison, elle n'avait qu'un souhait. Celui de s'évader vers un monde beaucoup plus serein que celui qu'elle connaissait. Le temps de fuir la menace de la réalité et de s'offrir à Morphée. Elle danserait et retrouverait son innocence pour un temps ainsi que sa gaîté d'autan. Elle se glisserait dans le costume d'un ange pour parader dans le ciel parsemé de milles et unes étoiles avant qu'il ne se charge d'un nuage gris. Là, la véritable vie  reprendrait son esclave pour l'emmener vers la cruelle réalité.

 

Une réalité qui, quoiqu'elle fasse, ne s'éloignerait jamais. Que fallait-il espérer de cette misérable existence ? Un bonheur qu'elle trouverait dans l'amour ? A quoi bon  nourrir ou espérer un sentiment tel que l'amour ? Cela n'existait pas.

 

Malgré son manque de savoir sur ces choses là, elle entendait les femmes mariées parler autour d'elle, leurs confidences sous formes de murmures qu'elle surprenait devant les boutiques.  Il y avait également celles que l'on traitait de femmes de petites vertus, celles dont on surprenait les souffles et les gémissements dans les ruelles.

 

Hermione était parvenue à une conclusion. L'amour, le sentiment vrai et pur n'avait pas cours en ce monde. Les alliances se faisaient au gré des intérêts familiaux et des arbres généalogiques. Pourquoi prendre l'amour comme une considération essentielle dans de tels contrats ?

 

Elle le savait. Elle le redoutait depuis toujours. Elle terminerait tôt ou tard comme toutes ces femmes qui déambulaient autour d'elle, le regard cruellement vide de toutes expressions, le corps à jamais fané et fatigué alors qu'elles n'atteignaient pas pour la plupart la trentaine. Terminer ainsi sans aucun rêve pour s'accomplir pleinement, ne représenter qu'une matrice ou un soupçon de plaisir pour des hommes qui ne les respecteraient jamais.

 

Elle ne suivrait jamais cette voie ! Personne ne le contraindrait à se rabaisser à ce point. Mourir plutôt que de vivre ce cauchemar ! clamait-elle bien obstinée à ne pas devenir l'esclave d'un homme. Pourtant comme toutes les filles de son âge, elle était aujourd'hui amenée à prendre un époux et devrait jouer les épouses soumises.

 

Mais, jusqu'à maintenant, elle avait tenté d'oublier cette fatalité. Elle croyait qu'à force de ne pas y penser, elle parviendrait à éloigner cet époux sans visage. Qu'il finirait par disparaître comme ses cauchemars. Peine perdue... Le jour tant craint par la pucelle qu'elle était s'annonçait à grand pas. Au petit matin, la calèche destinée à l'emporter vers son destin, se présenterait aux portes de la maison.

 

Encore quelques heures... Quelques heures avant d'être livrée pieds et poings liés à un homme dont elle ignorait tout jusqu'au nom. Seuls les rumeurs de son comportement odieux lui parvenaient aux oreilles. Comme si sa tante et sa cousine Victoria se félicitaient déjà de son prochain décès.

 

Un mois de souffrance passée à remplir un trousseau qui ne lui servirait pas longtemps. Un mois à entendre sa tante se vanter du mariage de sa nièce. Un mois loin des tâches ménagères. Oui, il fallait bien que ses mains reprennent la douceur de celles d'une dame de la cour. Il aurait été dommage pour la tante de voir sa nièce revenir de Londres parce que le lord se plaignait des mains rugueuse de sa fiancée. Donc, la tante Rosalie avait dû s'en remettre exclusivement à la compétence de ses serviteurs loin d'être aussi actifs que sa nièce.

 

Une main se posa sur l'épaule de Hermione, la faisant sursauter.

 

Elle tourna la tête et vit son oncle. Ses traits, éclairés par la lumière de la lune, étaient ceux d'un homme qui semblaient avoir pleuré. Il n'était pas bien grand. Il commençait à perdre ses cheveux qui pourtant étaient loin d'être gris. Mais au fil des années, son mariage avec Rosalie avait fini par l'épuiser.

 

« - Qu'avez-vous mon oncle ? »

 

« - Rien qui ne doive t'alarmer, ma petite Hermione. »

 

Elle n'insista pas. Elle connaissait le caractère renfermé de son oncle.

 

« - Je suis désolé, finit-il par dire sans la regarder dans les yeux. Je me sens tellement coupable que je ne peux te regarder en face... Tu es la fille de ma soeur et je n'ai pas su te protéger comme il le fallait de ma famille. Je suis un homme faible, cela a toujours été ainsi... Je ne peux rien y changer. Mais je te demande de m'excuser pour tout ce que tu as subi entre les murs de cette maison... ce que tu subiras chez ton futur époux. »

 

« - Ne me parlez pas de cela, mon oncle. L'aube est encore loin de se lever. Laissez-moi encore profiter du calme de la nuit. Vous ne devez pas pleurer, dit-elle en souriant. Si vous me promettez de ne pas vous inquiétez pour moi, je vous promets en retour que ce sera une femme digne qui quittera votre maison. J'accepte cette union puisque tel est mon destin. »

 

« - Tu as toujours été une fille courageuse. Après tout ce que tu as vécu, tu mérites de vivre heureuse. Mais je doute fort que tu trouves ton bonheur chez ce lord. Il suffit d'un mot de ta part et... »

 

« - Non, mon oncle. Nous avons reçu l'argent de ce lord. Même si vous pouviez le rembourser, je n'imagine pas la colère de cet homme de la cour si vous rompiez ce contrat. Je ne souhaite pas vous causer plus d'ennuis... Je vous remercie de m'avoir accueillie parmi vous. Dès que je serai à Londres, je vous enverrai de mes nouvelles. »

 

« - Que Dieu soit avec toi, mon enfant. »

 

Il posa un baiser sur son front puis remonta à l'étage laissant un être perdu dans ses songes devant la fenêtre. Un être qui redoutait les heures à venir.

 

Bien qu'autour d'elle, le sommeil ait gagné les hommes, elle ne dormirait pas cette nuit.

 

Au petit matin, les premiers rayons du soleil amenèrent le convoi destiné à la mener vers son futur époux.

 

Tandis que l'homme de main du lord se reposait après deux jours de routes, la future mariée se préparait fébrilement pour son départ.

 

Malgré ses réticences, la tante Rosalie avait dû payer les services d'une camériste pour préparer les longs cheveux de sa nièce, trop longtemps négligés. Elle espérait tout de même en son fort intérieur que les quelques pièces lâchés aussi inutilement lui seraient remboursés plus qu'il ne fallait par le lord.

 

Les cheveux de la future mariée furent démêlés avec soins et parfumés, puis la camériste les tressa avec une habileté qui témoignait de sa longue expérience dans ce domaine.

 

Lorsque enfin, Hermione fut entièrement parée, la camériste lui donna la permission de se contempler dans le miroir. Mais en voyant les visages de sa tante - tordu par une grimace de jalousie - et de sa chère cousine qui serrait les poings tout en gardant un sourire crispé sur les lèvres, Hermione sut que l'image qu'elle renvoyait devait à coup sûr être celui da la parfaite sorcière séductrice que sa tante désapprouvait.

 

Mais malgré les regards assassins de sa tante, Hermione se leva et se retourna pour faire face au miroir. Sa tante ne détenait plus aucun pouvoir sur elle. Un seul coup infligé sur son corps et Rosalie devrait en témoigner devant un lord. Une simple bourgeoise ne ferait pas le poids face à un noble de la cour royale.

 

La personne qu'elle vit se refléter dans le miroir n'était pas la petite Hermione d'il y a un mois.

 

Voir la sorcière s'admirer ainsi faisait enrager la tante Rosalie. Elle avait une envie irrésistible de saisir la natte de sa nièce et de lui ôter tout ce qu'elle portait sur le dos, mais n'en fit rien. Elle ne devait pas donner l'occasion au monsieur de retourner chez le lord en lui laissant Hermione sur les bras. Elle avait enfin trouvé un moyen de se débarrasser de cette sorcière et elle n'allait pas compromettre cette chance en se laissant dominer par sa rage.

 

Oui, Rosalie aurait voulu que sa petite fille Victoria soit celle que l'on destine au lord mais elle savait que cet homme n'était pas un homme recommandable. Et surtout, même s'il possédait une fortune certaine, il n'était pas un homme facile à diriger. Or, pour qu'une femme soit heureuse en ménage, il lui fallait un homme docile et prêt à exaucer le moindre de ses souhaits sans rechigner. Ce qui n'était pas le cas de lord Clayburn.

 

Savoir que sa nièce allait souffrir dans son mariage lui donnait la force de supporter ce spectacle grotesque.

 

« - C'est pas le moment de jouer les princesses ! s'écria Rosalie en lui empoignant le bras. N'oublie pas qu'il y a un monsieur qui attend ! »

 

« - Oui, ma tante », répondit Hermione en revenant brusquement à la réalité.

 

Cette métamorphose avait un but et c'était celui de plaire à son futur époux, et pas celui de lui faire plaisir à elle.

 

Rosalie sortit la première de la chambre suivit de Victoria. Hermione regarda une dernière fois son reflet dans le miroir, se pinça les joues pour faire revenir ses couleurs, puis descendit enfin.

 

Dans le salon, l'homme - celui qui était venu un mois plus tôt - se leva et se dirigea directement vers Hermione sans s'attarder sur Rosalie qui en prit ombrage. Néanmoins, la tante ne pipa mot. Elle se contenta de serrer les dents et de maudire intérieurement sa nièce. Victoria esquissa un sourire de convenance.

 

Pendant que les serpents avalaient malgré eux leur poison, Hermione recevait les hommages de l'homme. Il lui prit la main puis y déposa un baiser.

 

« - Je suis votre serviteur, dame Hermione. Durant ce voyage, vous n'aurez qu'à demander et je répondrai à vos attentes... dans la mesure de ce que mon maître vous autorise de faire », rajouta-t-il en la regardant droit dans les yeux.

 

Cette dernière phrase suffit à faire comprendre à Hermione que ses ordres seraient exécutés seulement s'ils n'allaient pas à l'encontre de ceux du lord. Devait-elle donner son entière confiance à cet homme ou non ? Il travaillait pour le lord. Elle serait donc amenée à le côtoyer. Autant ne pas s'en faire un ennemi.

 

Elle remarqua alors une jeune femme débout prêt de la cheminée qui tenait un manteau. De la même taille qu'Hermione, elle avait deux yeux bleus et une chevelure entre le blond et le châtain.

 

« - Je vous présente Mary, lui répondit l'homme en remarquant l'intérêt de Hermione pour la jeune femme. Elle fera office de chaperon et de suivante personnelle. Bien, il me semble que nous avons assez tardé sur cette affaire. Nous avons environ deux jours de route avant d'atteindre Windsor. »

 

Une affaire... Je ne suis qu'une affaire pour eux, songea-t-elle peinée.

 

« - Et puis, je voudrais trouver une auberge pour cette nuit. Les routes ne sont pas sûre et je ne voudrais pas exposer dame Hermione à un danger quelconque. »

 

« - Ah, ces bandits de grands chemins ! De vraies scélérats qui volent d'honnêtes gens », dit Rosalie.

 

L'homme tira une bourse de sa poche et la tendit à l'oncle qui détourna le regard, signifiant ainsi qu'il ne voulait pas en entendre parler. Malheureusement, Rosalie ne comptait pas perdre une telle somme d'argent. Elle saisit la bourse, presque en arrachant, des mains de l'homme qui fit une grimace devant le manque d'éducation de cette femme.

 

Ensuite, tout alla très vite.

 

La suivante s'avança vers Hermine, lui tendit son manteau  et l'aida à revêtir ce vêtement ouvert sur le devant et qui tombait sur le dos. Puis elle embrassa son oncle avec un pincement au coeur, après que celui-ci lui ait souhaité un "bonne chance". Sa cousine lui dédia un simple sourire railleur, tandis que sa tante se fit un devoir de jouer le rôle de la tante éplorée. Ensuite, Hermione leur tourna le dos et passa la porte.

 

Le soleil allait bientôt se trouver haut dans le ciel, les gens vaquaient à leurs occupations quotidiennes. Leur vie demeurait toujours la même, seule la sienne prenait un nouveau départ.

 

Colin était près du convoi composé de deux chariots destinés aux malles de Hermione commandées par le lord. Quatre cavaliers, des hommes d'armes du lord chargés de veiller sur la sécurité de sa future épouse, constituaient l'équipage qui conduirait Hermione vers Londres.

 

Colin se retourna lorsqu'il vit un des cavaliers sauter à terre.

 

Sur le pas de la porte se tenait une Hermione qu'il n'avait encore jamais vu. Il n'aurait jamais pensé qu'une robe bleue sombre ornée de fleurs de lys dorées, lui irait aussi bien. Il devinait qu'elle avait abandonné son chignon sévère pour une natte torsadée avec un filet d'or. Pour couvre-chef, elle portait au milieu de sa tête une fine étoffe de soie, décorée de filigranes,  tenue par un cercle d'orfèvrerie. Elle avait tout d'une dame de la cour.

 

Désormais, Colin savait qu'il avait définitivement perdue la jeune fille.

 

Hermione avança vers la jument qu'on lui destinait.

 

« - Hermione ! »

 

Elle regarda Colin mais ne répondit pas. Depuis leur dernière altercation qui avait terminé sur un coup de poing, Colin avait passé le mois entier à l'éviter.

 

« - Malgré tout... tu pourras toujours compter sur moi », dit-il.

 

« - Merci Colin. »

 

Puis, elle fut hissée sur le dos de sa jument.

 

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Cela faisait des heures qu'ils étaient sur les routes. Mais selon,  Henri - Hermione avait enfin appris son nom - ils avançaient à bon  train et ne tarderaient pas à quitter les petits chemins pour la grande route avant de parvenir à Londres.

 

Hermione n'était pas étonnée de leur avance car Henri avait refusé le moindre arrêt qui aurait pu lui permettre de se dégourdir les jambes. Et malgré  son envie d'en faire la requête, elle s'était tue pour ne pas attiser la colère de cet Henri qui ne semblait pas plaisanter sur la ponctualité.

 

Hermione regardait le paysage défiler sans vraiment apprécier sa beauté.  De toute façon, ce n'était que des villages, des champs, des forêts et des arbres chargés de feuilles. Elle en avait assez. En plus, la chaleur son manteau sur les épaules, ajoutée à celle de ses vêtements, lui donnaient envie de se plonger de suite dans un e bassine d'eau glacée.

 

Hermione semblait calme à l'extérieur mais en vérité elle n'était  plus qu'une boule de nerfs. Seuls ses mains, crispées autour du  tissu de sa robe, dévoilaient son stress et sa colère.

 

Elle pensait que son comportement passerait inaperçu, mais c'était sans compter sur sa suivante. Très perspicace et observatrice, Mary avait remarqué la nervosité de sa maîtresse mais ne savait comment la détendre.

 

Mary trouvait Hermione fort jolie. Ce qui ne signifiait pas qu'elle était une de ces beautés tapageuses, guindées dans leurs habits de  velours, que l'on voyait à la cour. Hermione était une de ces beautés timides qui promettait de s'épanouir au contact de la vie. Mais, elle possédait déjà cette aura bien mystérieuse qui la rendait charismatique. Et lorsqu'elle souriait, comment était-elle ? Elle devait posséder un de ces sourires  malicieux et espiègles.

 

Ce n'étaient que des suppositions car en vérité elle ne savait rien de sa future maîtresse. Mais, une chose était certaine, elle ne devait pas être aussi hautaine et insupportable que les autres dames de la noblesse.

 

Pauvre petite, pensa Mary. Que fera-t-elle seule au milieu de  courtisans qui ne chercheront en elle qu'une nouvelle proie à  gagner ?

 

Hermione tourna soudain le visage vers la servante.

 

« - Qu'avez-vous ? » demanda Mary en voyant le regard implorant de la jeune fille.

 

« - Je n'en peux plus de monter cette jument, répondit Hermione. Je n'ai pas l'habitude. »

 

« - Je vous comprends, répondit-elle.  Mais, je suis désolée de ne pouvoir rien faire pour vous. Prenez donc votre mal en patience.  Nous allons bientôt nous arrêter dans une auberge on vous pourrez enfin vous allonger. »

 

« - Merci... »

 

« - Vous êtes nerveuse, n'est-ce pas ? »

 

« - Ce n'est pas difficile à deviner puisqu'on me mène sur l'échafaud », ironisa-t-elle.

 

« - Il est normal que l'idée de votre prochaine union vous torture ainsi l'esprit. Ne vous inquiétez donc pas. »

 

« - Vous connaissez donc mon futur époux ? »

 

« - Non, je viens juste d'entrer au service de Lord Clayburn  J'ai appris qu'il fréquentait énormément la cour du roi. Vous avez  beaucoup de chance. »

 

Beaucoup de chance ? pensa Hermione. Je ne sais pas... Combien de jours vais-je  tenir en étant son épouse ?

 

« - Vous êtes-vous déjà rendue à Londres ? » demanda Mary.

 

« - Non, tout comme vous je présume. »

 

« - Oui. J'ai dû quitter mon ancienne maîtresse qui, après son veuvage, préféra les murs d'un couvent pour ne pas se trouver dans l'obligation de contracter un second mariage. »

 

« - Je suppose qu'elle a dû hériter des domaines de son époux. »

 

« - Oui, et comme ceux-ci sont conséquents et requiers la gestion d'un homme, le roi lui a annoncé son remariage. Mais, elle sortait d'un mariage si désastreux qu'elle préféra entrer au couvent. Heureusement, son fils sera à même de reprendre le domaine de son père par la suite. »

 

« - Nous ne sommes pas maîtresse de notre destin... le serons-nous  jamais ? Je donnerais tout pour échapper à cette union »,  confia-t-elle à voix basse en gardant un regard sur le dos de Henri qui était à la tête du convoi.

 

« - Faites attention, maîtresse. Si vos paroles étaient entendues, elles seraient sans nul doute répétées à lord Clayburn dès notre arrivée à Windsor. Vous ne devriez  pas dire de telles choses. Dieu vous envoie vers un foyer où vous  ne manquerait de rien et où vous pourrez élever vos enfant sans craintes qu'ils ne périssent par la faim ou les travaux. »

 

« - Et l'amour ? »

 

« - L'amour est un sentiment que l'on ne retrouve pas dans un  mariage. Il est chanté par les troubadours mais les femmes ne  l'éprouvent que pour leur amant. Epousez votre mari. Lorsque vous lui aurez donné cet héritier dont il a besoin, il se lassera de vous. Vous pourrez  alors chercher cet amour dont vous rêvez. »

 

« - Drôle de conseils pour une suivante chargée de jouer les  chaperons », plaisanta Hermione.

 

« - Toutes femmes vous diraient la même chose, maîtresse. Offrez  votre vertu à votre époux pour qu'il n'ait pas à douter de votre  premier fils, mais ne lui offrez jamais votre coeur. Un homme se  lasse de sa femme dès qu'elle est grosse de ses oeuvres. Il  délaissera votre couche pour celle de sa maîtresse. Si vous ne voulez pas rester malheureuse en ménage, faîtes ce que je vous  dit. C'est le conseil d'une femme à une autre. »

 

« - Merci, Mary. »

 

Au fil des heures, la sympathie qu'éprouvait les deux jeunes femmes l'une pour l'autre se mua en complicité. Ce qui eut pour effet de rassurer d'un cran Hermione. Elle ne serait pas seule à Londres. Avec Mary à  ses côtés, elle réussirait à accepter sa nouvelle vie.

 

La nuit s'était depuis quelque temps emparée de l'horizon  lorsqu'ils parvinrent enfin à une auberge.

 

Hermione soupira d'aise lorsqu'elle put enfin mettre les pieds à terre. Précédée de Mary, elles suivirent Henri qui entra dans l'auberge. Il  les mena à une table avant de les laisser pour aller s'entretenir  avec l'aubergiste.

 

Pendant ce temps, Hermione glissa son regard sur la salle. Autour des tables, les discussions allaient bon train. Les esprits échauffés par l'alcool ne donnaient pas plus d'importance que cela à leur venue. Tant  mieux, il ne fallait pas que leur arrivée soit ébrutée et que des voleurs n'en profitent pour les détrousser durant la nuit, ou les prennent en embuscades à leur départ au petit matin.

 

Hermione s'amusait du spectacle de trois hommes qui se disputaient les faveurs de la servante qui gloussait devant leur comportement.  Elle faisait mine de s'outrager, lorsqu'une main venait taper sur son  postérieur, et frappait avec le pichet vide qu'elle prenait soin de  toujours remplir ensuite.

 

« - Ceux-là, ils vont vite se retrouver délester de leurs quelques  pièces de monnaie. Elle va leur faire boire et les faire payer. Qu'ils sont stupides, se moqua Mary, comme tous les hommes. »

 

Henri arriva à cet instant à leur table.

 

« - Voulez-vous vous restaurer ou montez directement vous  coucher, dame Hermione ? »

 

« - Et bien... »

 

A ce moment-là, la porte de l'auberge s'ouvrit dans un coup d'éclat,  faisant sursauter toutes les personnes présentes dans la salle.

 

Un homme encapuchonné entra avec à la main deux bagages. Il ne pleuvait pas pour qu'il se couvre du capuchon de son manteau. Un espion français ? Cette question passa dans les esprits de tous ceux qui connaissaient la situation délicate dans laquelle se trouvaient  actuellement l'Angleterre et la France.

 

Tous les regards inspectaient ce drôle de visiteur avec la volonté de le renvoyer chez lui s'il s'agissait d'un de ces maudits espions français.

 

L'homme posa son regard sur la salle. Il semblait analyser les gens qui peuplaient cette salle.

 

Lorsque son regard croisa celui de Hermione, elle frissonna sans savoir si elle devait cette impression à un coup de froid soudain ou à  la peur. Elle n'avait jamais vu des prunelles aussi glacées. Aucune chaleur ne semblait vibrer en lui.

 

Son examen terminé, le jeune homme se dirigea vers l'aubergiste derrière son comptoir.

 

« - Je voudrais une chambre », demanda-t-il froidement.

 

« - Ici, on est en Angleterre mon gars et pas en France. Alors, il va falloir se montrer plus poli. »

 

« - Moi, me montrer poli envers un moldu ? La bonne blague. Donne-moi  une chambre avant qu'il ne t'arrive malheur ! As-tu compris ? »

 

« - Désolé, mais... »

 

L'étranger le prit à la gorge et le regarda droit dans les yeux.

 

« - Sais-tu quels sont les efforts que je déploie en ce moment pour ne  pas te tuer ? Non, je ne pense pas que ton misérable cerveau  prenne la pleine mesure de mon aversion pour toi, moldu. Je vais être bon prince et ne pas me fâcher. Tu es un privilégié car un Malefoy n'a pas pour habitude d'épargner un moldu… Mais, il faut savoir mettre sa répulsion de côté comme le dit si bien Lucius. »

 

« - Arrête ton charabia et va espionner ailleurs ! » cria l'aubergiste.

 

Deux hommes s'étaient levés et entouraient désormais Drago.

 

Il sourit  narquoisement devant tant de stupidité. Eux, réussir à lui faire renoncer à cette chambre ? Ils ne savaient pas à qui ils parlaient.

 

Il allait sortir sa baguette de sorcier pour leur donner une petite leçon bien méritée, lorsqu'il se souvient que son père lui avait formellement  interdit d'utiliser la magie à tord et à travers dans le monde des moldu surtout devant témoin. Il devait se débrouiller avec les moyens du bord, ce qui signifiait pour Drago des armes rudimentaires alors que la magie était bien plus efficace.

 

Hermione regardait la scène avec intérêt. Qu'allait-il advenir de cet étranger ? Elle avait hâte de la savoir mais Henri, une fois de plus, réussit à lui gâcher son plaisir.

 

« - Je vous ferai monter votre repas dans votre chambre. Je ne voudrais pas que vous  assistiez à une telle représentation qui ne serait pas digne d'une dame. »

 

Hermione réprima son soupir - une dame ne devait pas soupirer devant  témoins - et monta malgré elle à l'étage avec Mary.

 

Elle ne remarqua pas le regard que Drago avait posé sur elle avant qu'elle ne disparaisse dans les escaliers.

 

Mary referma la porte de la chambre. Les bougies avaient déjà été  installées pendant qu'ils étaient dans la salle.

 

« - J'aurais tant voulu voir la suite de cette altercation », soupira la  suivante.

 

« - Moi aussi », avoua Hermione en s'asseyant sur le lit qu'elle trouva  bien plus moelleux que celui qu'elle possédait chez tante Rosalie.

 

« - Avez-vous vu les prunelles de cet homme ? »

 

« - Froid. »

 

« - Ils sont d'un gris glacé tout comme l'argent, s'extasia Mary. Il est dommage qu'il n'ait pas daigné retirer son capuchon. Je suis certaine qu'il est bel  homme. »

 

« - Mary ! »

 

« - Ne me dites pas maîtresse, que vous n'y aviez pas pensé ?  Je ne vous croirais pas. »

 

« - Est-ce une manière de parler à sa maîtresse, Mary ? »

 

« - Non, mais je sais que vous ne m'en voudrez pas. »

 

« - Tu as raison, dit-elle en souriant. »

 

Des coups frappés à la porte interrompirent leur conversation.

 

Mary ouvrit la porte et prit le plateau que Henri avait apporté et qui contenait le repas de sa dame. Mary la posa sur une table et  rapprocha une chaise.

 

« - Restaurez-vous tranquillement, maîtresse. En attendant, je vais faire monter une bassine et de l'eau pour votre bain. Vous en avez besoin pour vous décrasser de toute cette maudite poussière des routes d'Angleterre. »

 

Et sur ce, Mary fila hors de la chambre. Hermione aurait parié que son départ précipité avait un rapport avec le mystérieux étranger.

 

Hermione se leva et s'approcha de la table. En voyant toute cette  nourriture pour une seule personne, elle faillit éclater de rire. Si elle tentait d'avaler ne serait-ce que le tiers, elle exploserait. Elle était  habituée à ses petites rations  chez tante Rosalie. Elle avait quitté sa maison, et malgré sa colère contre sa tante, elle ne cessait de songer à elle. Comme si  elle regrettait. En fait, elle ne voulait pas retourner travailler comme  une esclave mais elle s'était habituée à la présence tranquille de son  oncle, des cris de folles de sa tante, des coups montés de sa cousine et de l'attention exagérée de Colin. Ici, elle ne connaissait  personne.

 

Elle arracha un morceau de pain et le mit dans sa bouche. Pas  aussi bon qu'elle l'imaginait mais cela ferait l'affaire. Elle allait s'attabler lorsqu'elle entendit quelqu'un gratter à la porte.

 

Elle s'approcha, intriguée. Encore ce bruit. Et un bruit qu'elle connaissait mais qu'elle ne réussissait pas à définir. Curieuse -  comme toute les femmes, aurait ajouté les prêtre de l'église qu'elle fréquentait le dimanche avec sa famille - elle ouvrit  brusquement la porte.

 

Elle tomba nez à nez sur un gros chat.

 

« - Tu m'as fait peur », dit-elle.

 

Elle s'agenouilla pour le saisir mais il lui échappa en passant sous ses jambes.

 

« - Attends ! » cria-t-elle en le voyant courir à travers la chambre.

 

Elle tomba sur le lit lorsqu'il monta dessus, se cogna contre les pieds de la table, renversa sa soupe sur sa robe. Mais pas moyen d'attraper ce chat !

 

Elle le vit filer vers les fenêtres grandement ouvertes. Il semblait la narguer. Il semblait lui dire qu'elle ne réussirait jamais à lui mettre la main dessus.

 

Elle sourit.

 

« - Tu crois que je vais te laisser filer, n'est-ce pas ? Je vais t'avoir ! »

 

Elle réussit à s'approcher de lui sans qu'il ne bouge d'un centimètre,  mais quand sa main s'avança vers lui, il sauta par la fenêtre.

 

Tu crois m'avoir comme ça,  se dit-elle en évalua rapidement la  hauteur. Je sais ce que c'est de sauter d'un arbre ou d'une fenêtre.

 

Ni une ni deux, elle sauta à son tour. Elle se réceptionna sans mal.  Et elle eut la surprise de voir le chat devant elle qui semblait bien intrigué de voir un tel spécimen capable des mêmes prouesses que lui.

 

Cette fois-ci, elle n'eut pas de mal à le saisir. Il se laissa faire et  ronronna entre ses bras.

 

« - J'ai gagné ton estime, c'est ça ? »

 

Il miaula pour toute réponse.

 

« - Voyez-vous cela ? railla une voix masculine. Un être inférieur qui discute avec un être inférieur. Très instructif ce petit dialogue. »

 

Hermione se raidit sous les mots de l'inconnu.

 

Elle se retourna pour lui  faire face et lui dire ce qu'elle pensait de sa vision des choses, mais lorsqu'elle tomba sur ses prunelles grises, elle déglutit.  Néanmoins, en voyant son sourire narquois, elle songea aussitôt à lui arracher ses lèvres.

 

La lune éclairait ses cheveux d'un blond qui allait très bien avec son teint pâle.

 

« - Tu as raison de ne pas... »

 

« - Vous n'avez pas à me tutoyer ! coupa Hermione. Je ne vous en donne pas le droit et encore moins celui de vous montrer grossier envers moi, messire ! »

 

« - Je veux bien faire preuve d'un semblant de politesse envers le roi  et ses conseillers mais là... je ne vois pas pourquoi je devrais  montrer un quelconque respect envers une moldue ! »

 

« - Une moldue ? Serait-ce une insulte dans votre pays ? »

 

« - Pour moi s'en est une, mais ce n'est  pas ce qui nous préoccupe pour l'instant. »

 

« - Je suis désolée, messire, mais je vais devoir prendre congé de vous. Je ne pense pas que vous regretterez mon départ, tout comme je ne regretterai pas le votre. »

 

Elle fit volte face et marcha vers l'entrée de l'auberge lorsqu'il  l'interpella :

 

« - N'oublieriez vous pas un certain point ? »

 

« - Non, rétorqua-t-elle sans se retourner. Je vais de ce pas entrer dans cette auberge et regagner ma cham... »

 

Mon Dieu ! songea-t-elle paniquée.

 

« - Un éclair de génie ! Finalement, vous n'êtes pas aussi idiote que je le pensais. Mais il a fallu tout de même que je vous y aide. »

 

Hermione se retourna pour incendier du regard l'étranger, puis elle reporta  son attention sur la fenêtre à l'étage.

 

Comment expliquerait-elle le fait qu'elle ne soit plus dans sa chambre ? Comment faire croire à Henri qu'elle avait voulu attraper un chat errant ? Elle allait compromettre sa vertu pour une lubie de petite fille. D'un  côté, cela lui permettrait d'échapper à ce mariage. Mais elle entacherait de honte son nom et celui de son oncle.

 

Mais qu'est-ce que j'ai fait ? songea-t-elle en se mordant la lèvre.

 

« - Et si l'on vous trouve avec moi, continua l'étranger, je n'imagine pas la tête de votre  époux. »

 

« - Henri n'est pas mon époux ! »

 

« - Qui est-ce  alors ? »

 

« - Cela ne vous regarde en rien », rétorqua-t-elle froidement.

 

« - Est-ce votre frère ? »

 

« - Non ! »

 

« - Je me disais aussi que vous ne vous ressembliez pas. Serait-ce votre oncle ? »

 

« - Non ! répondit-elle agacée. Henri n'est rien d'autre que l'homme de main de mon futur époux  Lord Clayburn ! »

 

Drago sembla tilter sur le nom mais ne dit rien.

 

« - Si vous ne souhaitez pas avoir d'ennuis, cessez de parler et  laissez-moi donc réfléchir en paix, messire ! »

 

« - Savez-vous qu'une dame digne de ce nom ne doit, sous aucun prétexte, élever la voix ? dit-il en pensant directement à sa mère qui jamais n'aurait crier de cette façon. »

 

« - Cessez donc ! »

 

Au grand soulagement de Hermione, mais aussi à son plus grand étonnement, il garda le silence. Si elle pouvait obtenir de l'aide, elle pourrait se hisser jusqu'à la fenêtre. Mais qui l'aiderait sans lui demander ce qu'elle faisait ?

 

Elle se retourna.

 

« - J'ai besoin de votre aide, messire », implora-t-elle avec une voix doucereuse.

 

« - Vous savez endosser le bon rôle au bon moment », se moqua-t-il.

 

« - Votre réponse, messire ! », répliqua-t-il sur un ton plus sec.

 

« - Non. Un Malefoy s'abaisser à aider une moldue... ? Et quoi encore  ?! Vous avez sauté seule de cette fenêtre, vous y remonterez  seule. »

 

Il s'éloigna.

 

« - Mais quel malotru ! »

 

Le chat miaula faisant rappeler sa présence.

 

« - Tout cela est de ta faute... Pattenrond ! Oui, vu que c'est à cause de toi que je suis dans une telle impasse, je te garde. Et tu vas hériter de ce nom ! Moi, c'est Hermione Granger ou Mione... mais ça fait  longtemps que l'on ne m'appelle plus comme ça. »

 

Soudain, une main se plaqua sur sa bouche.

 

« - Il faudra que tu apprennes que l'on ne doit pas insulter un Malefoy, murmura-t-il à son oreille. Stupéfix. »

 

Hermione se sentait tomber sans qu'elle ne puisse rien y faire. Le chat sauta de ses bras.

 

Drago soupira lorsqu'il la recueillit dans ses bras. Il passa sa main  sur sa joue pour en découvrir la douceur.

 

« - Je n'ai pas pour habitude de venir en aide à un moldu, ma chère Granger ou Mione, c'est cela ? C'est un prêté pour un rendu. Tu vas avoir du mal à payer ta dette envers moi. Pour le moment, je réfléchie...  et très sérieusement. Bon, voyons voir ce que je peux faire pour toi...  wingardium leviosa. »

 

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« - Il est temps de vous lever, maîtresse. Nous partons dans moins de deux heures ! »

 

Les paupières de la jeune fille se rouvrirent lentement alors que le soleil lui illuminait déjà la rétine. Hermione écarta les draps et se rassit.

 

« - J'ai fait un drôle de rêve, Mary. »

 

« - Et de quoi avez-vous rêver ? »

 

« - De cet étranger de la veille. »

 

« - Quel étranger ? »

 

« - Celui aux prunelles grise. L'aurais-tu oublié, Mary ? Toi qui semblais pourtant très intéressée par lui. »

 

« - Vous avez sûrement rêvé de tout cela. Nous sommes les seuls voyageurs à s'être présentés à l'auberge. »

 

« - Pourtant... Je t'assure que tout cela semblait si réel. »

 

Bien trop réel, pensa-t-elle intriguée. Cet homme... Cette tête de  fouine ! Oui, il avait une tête de fouine et un caractère exécrable !  Elle ne pouvait tout de même pas avoir rêver d'un tel homme ?!

 

Soudain, un chat sauta sur ses cuisses. Elle sursauta.

 

« - Qu'avez-vous ? »

 

« - C'est le chat de mon rêve ! »

 

« - Pattenrond était dans votre rêve ? Cela n'est pas étonnant, vu la  manière dont vous tenez à cet animal. »

 

« - Peux-tu répéter, Mary ? »

 

« - C'est le chat que vous refusiez d'abandonner à votre famille. Je  vous comprends. Il représente un peu de votre chez soi. Bien, je vais demander à ce que l'on vous monte le nécessaire pour votre bain. »

 

C'est un cauchemar, n'est-ce pas ? se dit Hermione en regardant  Pattenrond se faire une place douillette sur ses cuisses. Je n'ai  jamais vu ce chat avant la nuit d'hier. Je ne comprends plus rien.

 

Elle mit momentanément un terme à ses questions pour plonger dans son bain. Ensuite, elle fut préparée avec l'aide se Mary et descendit dans la salle prendre son petit déjeuner.

 

Tout se passa sans autres bizarreries. Ils sortirent de l'auberge peu après.

 

Sa jument fut avancée et elle y monta avec l'aide d'un des cavaliers qui les accompagnaient.

 

« - Où est donc messire Malefoy ? » demanda Henri à l'un de ses cavaliers.

 

Ce nom provoqua en elle le même effet que l'arrivée d'un orage et des éclairs lors d'une journée ensoleillée.

 

« - Il ne devrait pas tarder. »

 

« - Henri ? »

 

« - Oui, dame Hermione ? »

 

« - Qui est ce messire Malefoy ? »

 

« - Il est le fils de lord Malefoy qui vit au nord de l'Angleterre. Il a dépêché son fils à Londres pour régler quelques affaires auprès de notre roi. »

 

Le serpent nommé fit son entrée sur son cheval.

 

« - Nous pouvons y aller Henri. »

 

« - Bien, messire. »

 

Et le convoi commença à avancer.

 

Hermione tenait ses rênes avec inattention. Elle regardait le dos de ce Malefoy qui était apparu du jour au lendemain dans sa vie. Elle le vit ralentir le train de son cheval jusqu'à ce qu'elle parvienne à sa hauteur.

 

« -  Faites-vous un agréable voyage, ma dame ? »

 

« - Qui êtes-vous ? » demanda-t-elle sèchement.

 

« - Henri ne vous a-t-il rien dit ? »

 

« - Si, mais je ne le crois pas. Hier soir encore, il ne vous connaissait pas. J'en mettrais ma main au feu. »

 

Ce n'est pas qu'il ne connaissait pas, songea Drago, mais cet idiot de moldu n'aime pas beaucoup les Malefoy.

 

« - Et alors ? dit Drago ? »

 

« - Et alors ? Je me demande pourquoi Mary ma suivante semble avoir tout oublié de votre arrivée si... si remarquée la veille. Et puis, comment ai-je fais pour regagner mon lit sans que Henri ou Mary  ne s'en aperçoivent ? Vous me devez des explications. »

 

« - Je ne vous doit rien, dit-il entre ses dents. Je n'ai pas de compte à vous rendre pas plus que des explications que vous ne comprendriez pas. Faites-moi une faveur : taisez-vous comme toutes bonnes dames qui se respectent. »

 

« - Je vais les avertir que... »

 

« - Ils vous prendront pour une folle, ma chère, se moqua-t-il. Vous êtes la seule à  savoir ce qui l'en est exactement de cette affaire. Je me demande ce que les moldus réservent aux femmes démentes. »

 

Il marqua un point. La folie était considérée comme une  possession.

 

« - Vous devriez opter plus souvent pour le silence. Je vous assure que vous êtes beaucoup plus supportable la bouche fermée », rajouta-t-il railleur.

 

« - Vous... ! »

 

« - Doucement, ma dame ! Voulez-vous que Henri rapporte votre comportement digne d'une paysanne à votre futur époux ?  Il m'est d'avis que lord Clayburn n'acceptera jamais une telle chose. Saviez-vous qu'il préfère les femmes dociles ? Je m'étonne de son choix actuel. Vous ne ressemblez pas aux autres péronnelles qui ont pu endosser le nom de Lady Clayburn. »

 

« - Je vois que vous êtes aussi pipelette qu'une dame devant sa tapisserie, rétorqua Hermione. J'ai hâte de voir comment vous vous débrouillez à la couture. »

 

« - Un conseil, dit-il, ne jouez pas à ce petit jeu avec moi ou vous risquez fort de le regretter, et cela… plus vite que vous ne le pensiez. »

 

« - A ce que je vois, vous aimez menacer les honnêtes gens. Heureusement, vous semblez être bien plus douée pour la parole que pour les actions. Un vrai serpent, en somme. »

 

Et sur ce, Hermione éperonna son cheval en direction de Henri.

 

Drago serra les rênes entre ses mains.

 

Il aurait dû la laisser se débrouiller seule la veille. Pourquoi avait-il fallu qu'il lui vienne en aide ? Elle serait en ce moment même en train de pleurer toutes les larmes de son corps en sachant que sa réputation était définitivement compromise pour avoir quitté sa chambre sans chaperon. Il aurait été ravi de voir ce sourire moqueur disparaître de son visage.

 

Il n'avait encore jamais été raillé de la sorte par une femme. Qu'on se moque d'un Malefoy, cela était intolérable !

 

Il garda son regard sur Hermione. Et si les éclairs lancés par Drago avaient pu atteindre Hermione, elle serait morte sur le champ.

 

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Lorsqu'ils arrivèrent à Windsor, le jour déclinait lentement à l'horizon, malgré tout, les gens se pressaient toujours autant dans les rues. Ils eurent du mal à passer dans les rues pleines de citadins et de leurs chariots qui ralentissaient leur avancée vers le château.

 

Hermione regardait avec curiosité cette foule de badauds, écoutaient attentivement le moindre des c