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Harry Potter



Mésalliances   Auteur: feylie Vue: 10029
[Publiée le: 2005-04-11]    [Mise à Jour: 2007-08-15]
13+ Général/Romance/Action-AventureCommentaires: 189
Description:
Faire un résumé ? Ca va être dur pour cette fic... Bon, on peut déjà dire que c'est du DMHG. Ensuite, que l'histoire ne se passe pas à Poudlard. Nous sommes au 14 e siècles et l'Angleterre et la France vont bientôt se trouver aux portes de la guerre de cent ans.Mais, revisitons l'Histoire, voulez-vous bien. Imaginez que ceux qui tirent les ficelles ne soient pas les rois mais des sorciers ? Des sorciers dont le but est de détruire les moldus sans devoir passer par la magie ? A vous de lire, chers lecteurs ! J'ai peur que ça ne plaise pas mais bon... on verra ^_^
Crédits:
Les persos de Harry Potter ne sont pas à moi mais à l'illustre J.K.Rowling, que je salue au passage, lol. Ensuite, les persos d'Histoire ne sont pas fictifs mais on bel et bien existé sauf quelques persos que je vais inventer au fur et à mesure. Que c'est compliqué déjà, lol.

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Commenter: Bien perdu à retrouver

Bien perdu à retrouver

[4499 mots]
Publié le: 2005-04-11Format imprimable  
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Chapitre 1 : Bien perdu à retrouver

 

 

Angleterre. L'An 1337.

 

« - Espèce de grosse fainéante ! Tu vas enfin te lever ?! »

 

Avec difficulté, la jeune fille s'extirpa de son lit - si bien sûr on pouvait donner ce nom à ce misérable et pauvre matelas - posé à même le sol. Il n'avait pour seul ornement qu'un seul et unique drap râpeux dont on devinait le grand âge à la seule vue des déchirures qui le parsemaient. Les nuits de grand froid, elle se pelotonnait tel un chat pour ne pas perdre une seule once de chaleur. Sa chambre... Elle n'en possédait pas. Elle dormait dans un coin de la cuisine avec pour seule porte un drap qui la séparait du reste de la pièce.

 

« - Pardon ma tante », dit-elle en attrapant le tablier qu'elle avait posé la veille sur une chaise.

 

« - Va me chercher de l'eau et fais la vite bouillir ! Victoria, ma tendre p'tite fille se lèvera dans une heure et j'tiens pas à ce qu'elle prenne son bain froid ! Allez vite ! »

 

« - Oui, j'y vais », répondit-elle la tête baissée.

 

Elle vivait ainsi depuis la mort de ses parents, les Granger. Sa tante l'avait accueillie mais seulement parce qu'elle craignait les commérages et les blâmes de ses voisins, des nobles catholiques qui crieraient au scandale s'ils apprenaient qu'elle répugnait à faire preuve de charité envers sa nièce. Comment un parent oserait-il abandonner un membre de sa famille ? La grosse femme acariâtre et jalouse avait donc accepté - de mauvais coeur cela va sans dire - de prendre sous son aile sa nièce.

 

Mais Hermione aurait préféré que sa tante ne la prenne jamais sous son toit. Car depuis son arrivée dans cette maudite maison, il y a deux ans, sa vie était devenue un vrai cauchemar.

 

A peine l'aube pointait-il son nez à l'horizon que déjà ses tâches ménagères l'accaparaient. Elle devait se lever pour se rendre à la rivière et chercher de l'eau pour les besoins de sa tante et de sa famille composée d'un mari, d'un fils aîné de dix-neuf ans et d'une fille, Victoria - du même âge qu'elle, c'est à dire de seize ans. Ensuite, elle aidait la mauvaise cuisinière, payée à bas prix par sa tante, aux fourneaux. Puis, elle s'affairait au ménage et aux courses qui nécessitaient de faire des kilomètres à pieds pour se rendre en ville.

 

Elle ne se couchait que lorsque ses lourdes besognes étaient enfin terminées et que toute la famille dormait depuis au moins deux bonnes heures.

 

Toutes les journées se déroulaient ainsi, sans joie et sans repos. Qu'il grêle ou qu'il vente, qu'il neige ou qu'il pleuve, elle se tuait au travail malgré les trois autres domestiques qui avaient reçu comme consignes de ne jamais la laisser se reposer.

 

Rien ne semblait faire plus plaisir à sa tante Rosalie que de lui rendre la vie impossible.

 

Agenouillée près de la rivière, Hermione resta quelques minutes à contempler son image dans les eaux. Elle se trouvait à peine jolie avec ses cheveux châtain foncés qu'elle portait toujours en chignon, car il lui était impossible de mettre la main sur une brosse sans que sa tante ne la traite de catin.

 

Sa tante n'aimait pas la voir ne serait-ce que épousseter ses vieilles robes. Elle l'accusait aussitôt de vouloir séduire tous les hommes des environs. Et pour la punir, elle n'hésitait pas à lui infliger des coups de fouet dans le dos.

 

Voilà pourquoi Hermione ne faisait guère preuve de coquetterie devant sa tante ni devant Victoria qui aurait tôt fait d'aller prévenir sa mère à grand renfort de beuglement. Car Victoria comme sa mère ne criait pas. Non ! Ces deux mégères braillaient et donnaient parfois l'impression d'être des animaux ' ce qui était une insulte pour ces pauvres bêtes.

 

Le regard de Hermione perdit vite l'éclat d'amusement qu'il venait de prendre en ces dernières secondes. Pourquoi rire ? Sa vie n'était pas drôle. D'ailleurs, elle entendait souvent les gens en ville la plaindre. Pauvre fille, lâchaient-ils avec compassion la plupart du temps.

 

Une larme coula le long de sa joue.

 

Ne pleure pas, idiote ! se gronda-t-elle. Tu crois que ta vie va changer parce que tu te mets à pleurer. Courage, Hermione. Un ange t'attend !

 

Toujours cette phrase qu'elle se répétait pour ne pas sombrer, pour ne pas franchir la limite qui la conduirait droit vers un royaume qui lui aurait pourtant apporté la paix. Cette paix qu'elle attendait depuis que ses parents adoptifs l'avaient accueillies il y a dix ans.

 

Elle ramassa ses deux seaux et prit le chemin de la maison, le coeur serré d'amertume et de tristesse. Comme chaque matin, il lui faudrait refaire plusieurs fois le trajet entre la maison et la rivière.

 

***************

 

Alors que la tante acariâtre chantonnait d'une voix de canard, signe qu'elle était de bonne humeur, elle retrouva très vite son aigreur en voyant sa nièce rentrer avec les seaux et se diriger vers la cheminée.

 

Pourquoi cette gamine affichait-elle un perpétuel sourire, comme si elle s'attendait d'un jour à l'autre à être délivrée de sa vie de pauvre orpheline ? Quelle prétentieuse ! Hermione, à son jugement, incarnait la parfaite sorcière. Sous ses apparences de gamine douce et naïve se cachait en réalité une femme avide de pouvoir, n'attendant que le moment propice pour mettre ses projets à exécution.

 

A n'en point douter, la tante Rosalie était une femme jalouse. Jalouse de côtoyer une aussi belle plante à peine éclose que les rayons de soleil venaient réchauffer chaque jour. Jalouse de voir que sa propre fille ne possédait pas autant d'attrait que sa nièce. Rosalie savait pertinemment ce que pensait les jeunes gens de la région.

 

Victoria était certes jolie avec ses cheveux blonds bouclés, telle une petite princesse, et ses yeux bleus. Mais elle avait un caractère exécrable. Egoïste, narcissique et pas gentille pour un sou, Victoria avait découragé tous ses prétendants sous prétexte qu'ils n'étaient soit pas assez beaux, soit pas assez fortunés ou soit pas assez intelligents pour elle. Et aujourd'hui, Victoria s'approchait dangereusement de l'âge fatidique qui vous cataloguait sans pitié au statut de vieille fille. Elle avait atteint les seize ans et il fallait absolument la marier cette année ! Mais qui la voudrait dans cette ville ?

 

La présence de Hermione ne l'aidait pas. Nombreux des prétendants de Victoria avaient été en premier lieu ceux de Hermione. Mais la grosse Rosalie veillait au grain. Elle refusait de voir sa nièce convoler en juste noce avant sa petite Vicky. Quelle honte ce serait pour elle si Hermione se mariait avant Victoria !

 

Voilà pourquoi la tante Rosalie mettait un point d'honneur à ce que Hermione cachât le plus possible ses formes sous des robes sans splendeur et difformes. De plus, dans l'espoir que Hermione devienne un corps squelettique et ingrat, la tante s'assurait à ce qu'elle ne reçoive que le strict minimum en matière de nourriture.

 

Mais malgré cela, Hermione ne dépérissait pas. Et Rosalie se demandait toujours pourquoi. Elle ignorait que son mari tenait Hermione sous son aile et tentait de compenser la méchanceté de sa femme en apportant, à sa nièce, des provisions dès la nuit tombée. Et de cela Hermione lui était reconnaissante.

 

En voyant Hermione chantonner son éternel et stupide berceuse, Rosalie se leva brusquement de sa chaise et se posta derrière la jeune fille, puis subitement lui empoigna son chignon qu'elle tira avec force, faisant crier la jeune fille.

 

Prise de panique par le comportement étrange de sa tante, Hermione se débattit avec rage. Qu'allait-elle encore lui infliger ? A cette pensée, elle tressaillit.

 

Au bon Dieu, pas le fouet ! songea Hermione.

 

« - J't'ai pas déjà dit de ne pas chanter quand tu travailles ?! Pour qui tu croies avec tes grands airs ? Une princesse ? T'es qu'une pauvre orpheline sans le sou qu'on a pris chez nous en bonnes gens qu'on est ! »

 

Hermione la supplia de la lâcher mais rien n'y fit, Rosalie lui infligea une claque magistrale.

 

« Maman ! »

 

Ce fut la trêve que Hermione attendait.

 

Rosalie reporta son attention sur sa fille qui dévalait les escaliers.

 

« - Ma chérie remonte donc dans ta chambre, gloussa-t-elle. Hermione va bientôt te monter de l'eau pour ton bain. »

 

« - Maman ! Colin ne cesse de se moquer de moi ! Il dit que je n'aurai jamais la dot suffisante pour appâter un milord. Est-ce vrai ?! »

 

« - Dis à ton frère que s'il recommence à propager de telles rumeurs, ton père le déshéritera ! »

 

Un sourire vainqueur se dessina sur les lèvres de Victoria. Elle s'amusait déjà à l'idée de rapporter ces paroles à son maudit frère Colin. Elle s'apprêtait à remonter à l'étage lorsque son regard se porta sur sa cousine, assise sur le sol, avec une trace rouge vive sur sa joue pâle. Sa mère avait encore fait des siennes. Ce qui n'était pas pour lui déplaire. Elle n'avait jamais particulièrement aimé cette cousine qui semblait plus ravissante qu'elle.

 

« - Je me demande qui voudra épouser cette souillon, ricana Victoria. Sans dot... »

 

« - Mes parents m'en ont laissé une ! » rétorqua Hermione sur le coup.

 

Mais, elle regretta vite ses paroles en voyant la lueur dangereuse dans le regard de sa tante.

 

« - Tu n'as plus rien ! »

 

« - Mais... »

 

Rosalie pouffa de rire à la manière d'une truie.

 

« - Tes parents m'ont laissé, c'est vrai, une somme bien confortable, mais malheureusement pour toi, on l'a utilisée en paiement de ta charge. »

 

Hermione serra les poings.

 

Au fond, elle se doutait bien que son héritage avait été volé par sa famille d'accueil.

 

Rosalie était une fille du peuple mais grâce à un beau mariage, elle était devenue une bourgeoise néanmoins cela ne lui ôtait pas sa façon vulgaire de parler pour une femme de son rang. Parfois, Hermione se demandait comment son oncle - le frère de sa mère adoptive - avait pu épouser une mégère pareille. Dans sa jeunesse, elle avait certainement eu des qualités qui avaient dû se perdre à force de côtoyer des gens superficielles... mais cela était peu probable. Rosalie était une femme méchant de nature. Point.

 

Au fond d'elle, la colère grondait. Son héritage avait permis de renflouer davantage les caisses de sa tante, qui tenait les cordons de la bourse, la laissant, elle, sous la paille.

 

Elle n'avait plus aucune chance d'épouser un homme. Qui la prendrait pour femme si elle n'apportait aucune dot ? Seul un veuf l'accepterait comme compagne pour élever les enfants de son premier mariage, ou bien un gros pervers ravi de pouvoir déflorer une jeune épouse vierge.

 

Les larmes de Hermione lui montèrent aux yeux. Elle ne voulait pas de cet avenir !

 

Victoria remonta dans sa chambre satisfaite d'avoir brisé les rêves de sa cousine.

 

Cette nuit-là, en s'endormant après une journée harassante, le regard de Hermione resta longuement suspendu à la lune. Elle brillait majestueusement au milieu du ballet des étoiles.

 

Lasse et épuisée, Hermione enfouit sa tête dans son oreiller. Une douce berceuse la mena directement dans les bras de Morphée. Une douce berceuse qui chaque soir apaisait durant quelques minutes son coeur lourd.

 

"Petite fleur, ne pleure pas.

Maman sera toujours là

Toujours près de toi..."

 

Elle ne se souvenait plus de la suite... Elle ne s'en était jamais souvenue après cette étrange nuit de cauchemar. Elle se souvenait juste avoir perdu ses parents dans la forêt puis un ange et un trou noir.

 

Elle soupira. Il était temps de dormir, demain elle se lèverait tôt.

 

Et comme toujours, elle finit par s'endormir en serrant les deux seuls bien qu'elle possédait en ce bas monde. Deux pendentifs qu'elle dissimulait aux yeux de tous. Deux bijoux qu'elle chérissait plus que la prunelle de ses yeux, car ils appartenaient à un passé qu'elle refoulait au fond de son coeur pour ne pas souffrir davantage.

 

« Au secours, lâchez-moi ! »

 

Elle courait sans se retourner de peur de voir l'homme se rapprocher. Ses pieds s'emmêlèrent dans ses jupes. Elle tomba lourdement au sol. Les mains de l'homme remontèrent le long de sa cheville jusqu'à ses cuisses.

 

Elle cria.

 

Haletante, Hermione reprit peu à peu sa respiration. Puis, elle se rallongea en gardant ses deux mains fermées autour de ses pendentifs.

 

Rendors-toi, Hermione, parce que demain ta journée sera encore plus rude que celle d'aujourd'hui.

 

****************

 

« - Quelle malheur que la mort de Sir Kelsey ! »

 

« - Ne t'attriste pas, Rose », répliqua-t-il.

 

« - Excusez-moi, monsieur Andrew. »

 

Callé contre le fauteuil, Andrew noya son chagrin dans un verre d'alcool.

 

La tendresse s'en était allée il y a de cela dix ans, et la joie avec. Qu'attendait-il de la vie aujourd'hui ? La prospérité acquise depuis sa naissance avec son titre de lord ? Matériellement, il ne manquait de rien. De plus, sa physionomie - des cheveux châtains et des yeux marron -, son assurance et sa richesse lui assuraient l'amour des femmes. Rien ne le retenait sur cette terre si ce ne fut sa soeur. Pour elle, il devait survivre dans le but d'assurer le repos aux âmes de ses parents morts sans avoir jamais su ce qui était arrivé à leur petite fille.

 

« - Ne désespère pas, Rose. »

 

« - Mais dites-moi comment ? Mademoiselle votre soeur, ensuite Madame votre mère et enfin Monsieur...Le destin s'est injustement acharné sur cette famille. »

 

D'un geste brusque, Andrew envoya le verre qu'il tenait dans la main, faisant sursauter Rose. Le verre se brisa contre le mur y laissant la trace du liquide qu'il contenait.

 

« - Je ne crois pas au destin ! répliqua Andrew en se levant brusquement. Ce sont des criminels qui ont assassiné mon père, enlevé ma soeur et causé la mort de ma mère ! Sur ma vie, je les retrouverai ! Une personne s'acharne sur nous... et je découvrirai qui. »

 

« - Je vous rappelle que le notaire viendra vous rendre visite cet après-midi. Vous devez prendre connaissance du testament de votre père avant de partir. »

 

Andrew émit un rire amer.

 

« - Sans ma soeur tout est dénué de sens. Je devrais partager ce domaine et tous les trésors qu'il contient, avec elle... Hélas, elle n'est pas là... Depuis sa disparition, les murs sont ternes malgré la beauté des lieux. »

 

Il s'approcha su tableau qui se trouvait au dessus de la cheminée et passa sa main dessus. La toile représentait simplement une clairière éclairée par la lumière du soleil couchant.

 

« - En fait, Rose, d'où vient ce tableau ? Je crois me rappeler qu'il se tenait encore ici avant cette maudite nuit. »

 

« - Monsieur a tout à fait raison. D'ailleurs, je me souviens que notre petite Emma adorait le contempler. Souvenez-vous. Selon elle, des fées se cachaient dans le paysage et sortait de derrière les feuillages dès qu'elle tournait le dos. »

 

- Elle avait beaucoup d'imagination, dit-il avec un sourire triste.

 

Durant un instant, Andrew quitta le monde réel pour celui de l'imaginaire. Il se revit courir dans le même salon en compagnie de Emma qui, en vain, s'acharnait à vouloir le rattraper après qu'il lui ait fait une de ses sacrées blagues. Il revoyait Rose, leur nanny,  tenter d'attraper ses deux chenapans qu'elle adorait. Elle réussissait toujours à leur mettre la main dessus pour les ramener dans leur salle de jeu, sous l'oeil attendrissant de leur parent.

 

« - Allez-vous parler de votre démarche à monsieur votre oncle ? »

 

« - Non, c'est un homme débordé. En ce moment, le roi Edouard III a besoin de ses plus fidèles sujets. Le roi de France, Philippe VI, s'est montré déloyal en reprenant Bordeaux et la Guyenne. D'autant plus que notre roi Edouard lui avait rendu hommage, quelques jours plus tôt, pour indiquer qu'il acceptait que ces deux provinces reviennent à la monarchie française. C'est un affront que notre roi Edouard ne peut laisser passer ! »

 

« - Que compte faire notre roi ? »

 

« - Il attend que les rumeurs, selon laquelle le comte de Flandre serait prêt à prendre parti pour le roi de France, se confirment pour agir. »

 

« - Mais les bourgeois flamands ne vivent-t-ils pas grâce à notre laine anglaise qu'ils vendent dans toute l'Europe ? s'étonna Rose. Comment peuvent-ils prendre partis pour le roi de France ? »

 

« - Cela ne durera pas. Si vraiment les flamands trahissent notre roi Edouard, ils subiront son courroux. Et je peux t'assurer qu'ils ne s'en remettront jamais. »

 

« - Et c'est donc sur cette affaire que travail monsieur votre oncle ? »

 

« - Oui... Je ne peux pas le mêler à des affaires de famille alors que la royauté anglaise est en danger. »

 

« - Mais je n'aime pas l'idée de vous savoir dans la région des... sorciers », murmura-t-elle comme si ce mot constituait un blasphème. 

 

« - Rose ! Ce ne sont que des histoires ! »

 

« - Ces enfants du démons doivent tous périrent ! Ils n'apportent que désolations sur notre chère Angleterre ! »

 

« - Doucement Rose, dit-il amusée. Ce sont des gens comme toi et moi. Ils possèdent justes quelques connaissances sur les plantes, tout comme les druides en France. »

 

« - Ces connaissances ne sont pas un don de Dieu mais du diable, monsieur Andrew ! »

 

« - Ce sont des préjugés ! Et puis, si l'Angleterre devait engager une guerre contre la France, leurs connaissances nous seraient utiles. »

 

« - Que Dieu nous préserve et préserve ce pays si nous nous allions à ces scélérats ! Ce sont des barbares ! »

 

« - Rose, que t'ai-je dit ? Ce sont des préjugés. Personne n'a encore rencontré ces gens. »

 

« - Oh, si ! Apprenez que le forgeron a juré qu'il avait vu un de ces hommes alors qu'il s'était perdu dans la bruyère. Ils ont des yeux féroces aussi noir que du charbon, des visages balafrés et... »

 

« - Rose ! Si nous parlons du forgeron qui habite près de l'église, c'est un homme qui a longtemps succombé aux attraits de l'alcool. Ces dires ne sont que divagations d'un ivrogne. »

 

« - Mais il n'est pas le seul ! La famille Creek n'a jamais pu retrouver leur fille qui s'était égarée dans les bois qui séparent nos deux régions. Et puis ce... »

 

« - Cette discussion est close, Rose ! Je dois ratisser tout le pays pour retrouver ma soeur ! »

 

« - Mais, nous ne sommes même pas certains que mademoiselle Emma soit vivante ! Imaginez que vous succombiez à votre tour ?! Monsieur Andrew, je vous en supplie... ! »

 

« - Non, Rose ! Ma décision est prise ! Tant que je ne serai pas certain de la mort d'Emma, je ne reviendrai pas ! »

 

« - Que Dieu vous aide dans votre quête, monsieur. »

 

« - Merci, Rose. »

 

Il déposa un baiser sonore sur la joue de son ancienne nanny, puis sortit du manoir. Rapidement, il atteignit la cour où l'attendait son cheval, scellé, et ses affaires de voyages.

 

Il monta en scelle puis éperonna le cheval.

 

Rose regarda son protégé s'éloigner à l'horizon, franchir les grilles du domaine et ne devenir qu'un point minuscule dans le paysage.

 

Que Dieu soit avec vous, monsieur Andrew. Et qu'il soit avec notre petite Emma.

 

 

*******************

 

« - Drago ! Bon sang où es-tu ?! »

 

Perché dans son arbre, le jeune homme rouvrit les yeux. Il s'assit sur la branche et regarda vers le sol. Un jeune homme empoté et lourd, le cherchait.

 

Drago soupira.

 

Lui qui voulait fuir, durant une journée entière, l'étau du manoir Malefoy, voilà que son ami d'enfance - pas vraiment un ami, plutôt un valet - venait le ramener à la dure réalité après seulement une heure de solitude.

 

Il soupira, une nouvelle fois, puis sauta de branche en branche avant d'atterrir sur le sol, près de son gorille numéro un qui sursauta de peur.

 

« - Drago ! cria Crabble. Est-ce ma mort que tu souhaites ? »

 

« - Si seulement cela pouvait être rendu possible, dit-il en s'éloignant sans donner la moindre attention à Crabble qui le suivait au pas. Cesse de respirer comme un porc et dis-moi ce qui me vaut cette mauvaise visite ! »

 

« - Tu ne le devines pas ? »

 

« - J'ai passé l'âge de jouer aux devinettes, alors parle ! », rétorqua-t-il en stoppant sa marche.

 

Crabble se cogna contre son dos.

 

« - Ne me colle pas espèce d'abruti ! »

 

« - Je suis désolé, Drago », bredouilla-t-il.

 

« - Vas-tu me enfin me dire ce que tu me veux ?! »

 

« - Tu es l'héritier Malefoy et tu oses déserter le manoir sans prévenir quiconque ! Imagine un peu que tu ais rencontré les hommes du ministère de la magie ? Tu sais que certains seraient capables de tout pour faire pression sur les Serpentard ! S'ils parviennent à mettre la main sur le Drago Malefoy qui ait censé reprendre le flambeau aux côtés de notre seigneur Voldemort, que ferons-nous ?

 

« - Et bien, vous trouverez un autre idiot pour ce rôle ! Je ne suis pas irremplaçable à ce que je sache ! »

 

« - Comme homme tu n'es pas irremplaçable, je te le concède. Mais en tant que dépositaire du pouvoir des Serpentard, tu es notre avenir ! »

 

« - Merci de me le faire remarquer, Crabble ! Je sais que ma vie est précieuse tant que je n'aurai pas eu ma propre descendance ! »

 

« - Exact ! Tu sais que notre région est protégée par la magie de Voldemort. Et c'est dans cette clairière sacrée que tu devras épouser ta future femme afin que par votre sang, l'enfant mâle qu'elle portera puisse faire perdurer la magie de Voldemort jusqu'à ce qu'il revienne ! »

 

Sous le discours pompeux de Crabble, Drago perdit patience. Il saisit brusquement le garçon par le col de sa chemise.

 

« - Tu as de la chance que j'ai laissé ma baguette dans ma chambre », dit-il avec un air menaçant.

 

« - Mais Drago... C'est pour ton bien que... »

 

« - J'en ai plus qu'assez que l'on me rappelle encore et toujours ce devoir ! Ils devront attendre parce qu'il n'est pas question que j'épouse la première venue ! »

 

« - Euh... Pour...Pourquoi ne choisis-tu pas Pansy ? »

 

« - Pourquoi ?! Tu oses me demander pourquoi ?!! »

 

Il relâcha Crabble en faisant une grimace de dégoût.

 

« - Par merlin ! Je ne suis pas encore désespéré au point de me lier avec cette...! Imagine un peu la tête de mes descendants, si je faisais une telle union ! Un Malefoy est la beauté incarnée, pas un monstre de la nature ! »

 

« - Et si tu choisissais... »

 

« - Non ! Le sujet est clos ! Remet-le sur le tapis et je te transforme en vulgaire crapaud ! Est-ce clair, Crabble ? »

 

« - Euh…. Oui. Mais… il te faudra pourtant y penser, Drago. Tu dois épouser ta femme, la mère de ce fils que nous attendons, avant la nuit de Samhain de ton dix-huitième anniversaire. C'est à dire la nuit du trente et un octobre. »

 

« - Crabble... »

 

« - Euh... Il est vrai que tu as largement le temps. Nous ne sommes qu'en été, l'automne ne s'est pas encore annoncé. Mais veux-tu que j'organise un bal pour... »

 

« - Non ! Et oublie cette idée saugrenue ! Ce que tu me proposes c'est une sorte de foire où se tiendrait des centaines de filles à marier. Non, merci ! Je ne vais pas faire mes courses ! »

 

« - Si tu as une meilleure idée, dis-le. Car je ne vois pas comment tu parviendras à trouver, séduire, et convaincre une femme noble de t'épouser en ce laps de temps si cours. »

 

« - Tu oublies que je suis un Malefoy. Aucune femme, digne de ce nom, ne refuserait un homme tel que moi » se vanta-t-il en croisa ses bras sur sa poitrine. »

 

« - Ton optimiste me sidère, Drago. »

 

« - Seul les perdants doutent, répliqua-t-il. Moi, je sais ce que je veux et je l'aurai ! »

 

Il savait très bien ce que lui imposait ses devoirs. Rien n'aurait pu lui faire plus plaisir que de se plier aux exigences des siens, mais encore fallait-il qu'il retrouve le trésor de sa famille. Ce trésor qu'il avait abandonné, il y a dix ans, entre les mains d'une petite fille, sans vraiment comprendre pourquoi. Il n'en avait d'ailleurs jamais parlé à personne et ni à ses deux sois disant meilleurs amis, Crabble et Goyle.

 

Mais malheureusement, le jour de la cérémonie de son mariage, il aurait besoin de ce pendentif. Et il ne l'avait plus. Mais pourquoi personne ne lui avait dit que ce maudit bijoux lui servirait un jour ? En fait... si... Son père Lucius, lui avait fait bien comprendre qu'il devait prendre soin de ce pendentif. Mais allez savoir pourquoi, l'idée que le grand Lucius découvre que son fils avait perdu le trésor des Malefoy lui procurait une certaine joie malsaine.

 

Mais, le jour de la cérémonie... il rirait moins. Oh, oui… il rirait beaucoup moins. Lucius ne lui pardonnerait pas cette perte.

 

Je suis donc condamné à retrouver cette petite fille, devenue une femme, et lui demander de me rendre mon bien. Ce qui ne devrait pas être difficile pou un Malefoy !

 

 

A suivre…

 

Ecris, lu et approuvé pour le moment par Feylie. Et vous ? Ca vous plait ou pas ?

 

J'ai besoin de savoir car j'ai d'autres fics qui ont débuté. C'est pas malin, je le sais… Mais, je ne savais pas laquelle travailler en priorité. Donc, je vous balance les premiers chapitres de mes fics, et ensuite, je verrai qui gagnera la course grâce au compteur que sont les commentaires ! En un mot, vous êtes mes « testeurs ». Donc, si vous avez bien aimé ces chapitres, laissez-moi vos commentaires et je m'atèle à l'écriture de la suite !!!!

 

Bisou et à plus !!!!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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