[ Nos Partenaires ]
| From 1975 to 1995 | Auteur: Aredhel_Mustang | Vue: 359 |
| [Publiée le: 2008-03-15] [Mise à Jour: 2009-02-22] | ||
| 13+ Signaler | Mystère/Humour/Suspense | Commentaires: 15 |
|
Description: Ils s'appellent Maïa Moroz et Jake Stanfield, vivent respectivement en 1975 et 1995, ne se connaissent pas, n'ont pas de lien et évoluent dans des périodes sombres. Deux simples pions qui observent l'Histoire de l'Angleterre magique... Qui sont-ils ? Pourquoi sont-ils ici ? Pourquoi leurs histoires pour se compléter et observer ? Pourquoi tout ce sang, ce secret et cette tension dans leur deux époques ? Trop de questions qui devront être éludées... | ||
| Crédits: Maïa et Jake sont à moi; j'ai également créé Emma, Asphodèle et le petit frère de Maïa, Matt et la famille Stanfield. Le reste, tout l'univers de Harry Potter, est à J.K. Rowling. |
||
| << ( Préc ) | ( Suiv ) >> |
Chapitre 2 : Partie 2[2314 mots] |
Publié le: 2008-06-01 | |
| Taille du Texte: (+) : (-) | ||
Réponses aux commentaires :
Tokiko : Raaaah arrêteuh ! *Pique sa coquille à Caliméro à son tour* :P C'est trop de compliments !
Le côté gore et sombre ?... C'est la faute à Stephen King ! J'adore ce type et sa façon de voir les choses et de les exploiter pour tirer d'elles le plus que l'on peut tirer, aussi bien d'un point de vue psychologique que... Physique. Surtout s'il peut tirer les boyaux & Cie.
Oui, j'ai la classe !
Lectrice inconnue : Tu sais quoi ? J'ignore parfaitement qui tu es mais je t'adore, sérieux. Ton commentaire est très court mais il me fait un putain de bien, c'est phénoménal. En une ligne, tu m'as sauvé une journée, sans rire. Alors merci, petite inconnue que je ne reverrai sans doute jamais.
Pushy : Mais j'adore Remus, chaton ! Qui aime bien châtie bien, n'est ce pas ? C'est d'ailleurs pour ça qu'il est assuré de sortir vivant de cette fanfiction. Les autres sont encores sur la selette, pour la plupart... Novembre c'est triste mais c'est parce qu'octobre était joyeux. Il va falloir qu'ils apprennent à profiter des moments heureux qu'ils peuvent avoir, les pauvres n'enfants... Le tête à tête est capital pour la suite. Prochain chapitre pour comprendre !
Je remercie également ceux qui ont eu l'idée saugrenue (mais sympathique, je peux vous l'assurer) de suivre cette histoire depuis le dernier chapitre. Mimoo et Verity, en l'occurence. Merci beaucoup. Merci également à ceux qui la lisent, même si ce n'est qu'anonyme.
Bonne lecture à tous et à toutes. En espérant qu'on se retrouvera pour de nouvelles aventures...
CHAPITRE DEUX, DEUXIÈME PARTIE.
1995.
Jake.
Novembre. La neige tombe, semblable à des perles chutant doucement du ciel. Quand j'étais enfant, ma mère me racontait que la neige était du coton tombant pour panser le pauvre monde. C'est beau, non ?
Altaïr a un peu changé. Elle rit un peu moins, rêve un peu plus, sourit un peu plus en étant un peu moins sincère. Je ne dis rien pour ne pas la brusquer mais j'essaie d'être toujours là, quitte à ce qu'Angelina en soit jalouse. Je n'ai qu'une soeur, alors une fille de plus ou de moins... Oui mesdemoiselles, cela peut vous paraître totalement mesquin mais je suis ainsi. Ma soeur avant tout, le reste après.
Hier soir, alors que devant le feu de la cheminée il n'y avait plus que les jumeaux, Emma et moi, elle m'a dit qu'Alt' avait de la chance d'avoir un frère comme moi. Un frère tout court, en fait.
Je l'ai seulement remerciée et n'ai pas insisté. Emma n'est pas susceptible mais elle n'aime pas qu'on parle de sa naissance. A vrai dire, ça se comprend : avouer qu'on a été refourgué par sa mère à des amis alors qu'on a à peine trois jours, ce n'est pas génial. Alors on ne dit rien. On lui dit que si jamais elle a besoin de quoique ce soit, on sera à côté d'elle et on s'en tient là.
Pourtant, j'ai bien l'impression que les traits d'Emma, je les ai déjà vus quelque part. Ces petits yeux humides, ce nez en pointe, cette manière de savoir se faire toute petite... Mais je ne vois pas. Et puis, à quoi cela servirait-il ?
Nous (Les jumeaux, notre couple préféré, Harry, Ron, Hermione, Ginny, ma soeur et moi) avons fait un tour chez Honeyduckes pour saluer le patron qui nous a fait il y a deux ans de cela, hilare comme jamais, une ristourne de 75% sur ses articles. Il disait qu'il avait pratiquement pu se refaire une façade grâce à ce que nous avions claqué dans sa boutique. Nous avons aussi acheté quelques friandises pour tenir jusqu'au soir et sommes allés prendre une table aux Trois Balais, commandant Bièraubeurre sur Bièraubeurre. Inutile de préciser que les courbes de Madame Rosmerta n'y étaient pas étrangères. Et nous avons parlé, parlé, encore et encore.
Harry est un gosse adorable. Il ne mérite pas tout ce qu'il vit, malgré tout ce que ma soeur peut dire à propos d'une prétendue crise d'adolescence de notre ami. J'espère sincèrement pour lui qu'on réussira à prouver que ce qu'il dit est vrai.
Altaïr et moi avons reçu une lettre de maman et de papa. Envoyée du boulot, sans doute, car sur le cachet, on pouvait lire :
Alicia et Cai Stanfield,
Bureau des Langues-de-Plomb,
Ministère de la Magie(Londres).
Pompeux, n'est-ce pas ? Maman a toujours été du genre à vouloir faire bonne impression. Papa, lui, est beaucoup plus calme, posé, rêveur. Il se fout de toutes les futilités si chères à Maman, de son goût prononcé pour l'ordre, la netteté, la routine. J'ignore sincèrement comment ils ont pu se marier, même si j'adore ma mère et sa manie de me couver moi et non ma soeur pourtant plus fragile physiquement.
La lettre était pleine de banalités, comme d'habitude. Maman m'intimait de me tenir à carreaux et de ne plus faire les quatre cents coups avec les jumeaux (Bien sûr !! Et le chocolat, où qu'elle le met, la marmotte, hein ? Où ça, les enfants ?), nous recommandait de bien nous couvrir (et nous avons seize ans, hein) et nous demandait si nous voulions venir à Noël.
Il y avait un deuxième mot, joint à la hâte au premier. J'ai tout de suite reconnu l'écriture hâtive et ferme de tonton Broderick, le frère de maman.
J'adore Broderick et son sens des responsabilités allié à un humour incroyable, ses mystères et son intelligence.
"Altaïr, Jake,
Un petit mot de tonton actuellement surchargé de boulot. Vos parents sont les pires têtes à claques que je connaisse, sincèrement. Impossible de leur faire lâcher prise sur un sujet, même quand ils ont tort. Enfin bref.
J'espère que tout se passe bien, dans ce bon vieux Poudlard. Comme je vois que ma chère soeur vous a demandé si vous passez Noël à la maison, je peux déjà vous dire que je ne serai pas là. Je ne peux pas m'expliquer ici, mais je le ferai dès que j'en aurais la possibilité, promis-juré.
Allez, bande de délinquants, je vous laisse, je ne voudrais pas vous interrompre pendant la fabrication d'un prototype de quoique ce soit avec les jumeaux Weasley...
Affectueusement,
Broderick."
N'est-il pas formidable, franchement ?
J'ai décidé de rester à Poudlard tandis qu'Altaïr allait rendre visite à Olivier. Je l'aurais bien suivie mais je sais que je n'en ai pas le droit et que je dois la laisser vivre sa vie. J'ai du mal à la laisser partir.
Le quatorze, nous avons dû faire face à un gros problème. Alors que le trio se rendait en potions (Je hais Rogue, je hais les potions, je hais Rogue ET les potions), Seamus Finnigan et Théodore Nott se sont gentiment battus dans un couloir au sujet d'un problème de pureté du sang de Seamus. Je n'aurais pas été préfet, j'aurais sans aucun doute prêté main-forte à mon condisciple mais voilà, je SUIS préfet alors il m'incombe de faire en sorte qu'il n'y ait pas de conflit.
Je me suis précipité pour attraper Seamus à bras le corps et je me suis rendu compte que Draco Malfoy faisait la même chose avec Nott.
- La prochaine fois que je vous revois vous disputer, dix points de moins pour celui qui a commencé ! ai-je tonné, furieux. Nott, tes idées sur le sang, tu les gardes pour toi et tu ne viens pas emmerder les autres ! Seamus, n'écoute pas des conneries pareilles !
- Qui te dit que ce sont des conneries ? a rétorqué Draco, ses yeux gris brillant d'une lueur malveillante.
Je me suis figé, sentant la colère monter en moins. J'ai maîtrisé ma voix et dit d'un ton calme à Ron de s'occuper de Seamus et aux Serpentards de Nott.
- Malfoy, tu viens avec moi.
Je l'ai chopé au collet et l'ai emmené dans un cachot à proximité, verrouillant la porte derrière moi tandis qu'il s'asseyait nonchalamment sur une table du fond. Nous sommes restés quelques secondes oeil gris dans oeil gris et j'ai pris la parole d'une voix posée :
- Si la surveillance qu'exerce ton père sur toi t'empoisonne la vie, c'est ton problème. Tu n'es pas obligé de m'agresser comme ça.
- Ca ne te regarde pas !!
Je ne m'attendais pas à une autre réponse. Sincèrement, vous vous imaginez vraiment voir Draco me confier tous les problèmes qu'il rencontre avec son père à cause du fait qu'il n'adhère plus trop aux idées des Mangemorts depuis que sa nouvelle petite amie est née de parents moldus ? Vous le voyez vraiment me dire qu'il n'en peut plus de devoir donner le change parce qu'il sait que Nott répète tous les faits et gestes de Draco à son père ? Franchement, ça vous paraîtrait crédible ?
Nous sommes restés une dizaine de minutes à parler (enfin plutôt JE suis resté à parler tandis qu'il me répondait avec hargne) jusqu'à ce que Rogue (connard graisseux connard graisseux connard graisseux !) vienne sur le pas de la porte me menacer que si dans les secondes qui suivaient je n'ouvrais pas la porte, ce ne serait pas la retenue mais la convocation chez McGo.
Je suis sorti en regardant bien dans les yeux cet enfoiré qui me hait sans aucune raison tout en montrant que Draco était intact. J'ai eu droit à ma retenue pour la semaine prochaine, de six heures à minuit.
Je me répète si je dis connard graisseux ?
Hier, le 24, Dumbledore nous a convoqués, Altaïr et moi. Dans le message transmis par McGonagall, il était clairement précisé que nous ne devions parler de cette convocation à personne, étrangement. Nous avons été surpris mais n'avons rien dit, pensant qu'il était possible que Dumbledore nous interroge à propos d'une fâcheuse histoire concernant un Serpentard un peu trop bavard que j'avais séquestré...
Mais non. En fait, il voulait nous parler (et mes convictions qu'il avait besoin de nous en avaient été renforcées) de Harry. Il souhaitait qu'on l'aide discrètement sans qu'il s'en aperçoive, nous expliquant que Harry n'avait pas été ravi de savoir que ses moindres faits et gestes étaient épiés. Il nous demandait de reprendre ceux qui se moquaient de lui et l'agressaient verbalement. Pas grand-chose de plus que nous ne faisions déjà, mais seulement une certitude encore plus grande que notre condisciple nécessitait vraiment du soutien.
J'ai eu un mal de crâne épouvantable, aujourd'hui. Je suis monté sans réfléchir dans mon dortoir (qui en fait n'est pas le mien. Je squatte celui de Lee et des jumeaux, chose que je ne devrais pas faire vu que j'ai un an de moins qu'eux. Mais comme mes condisciples de chambrée me prenaient un peu trop la tête et que mes amis m'encourageaient à squatter gaiement leur chambre, je me suis précipité) et me suis allongé sur mon pieu, priant pour qu'une éclipse de soleil imprévue arrête ces foutus rayons de soleil qui n'amélioraient pas mon état. Je suis resté toute la journée ainsi, dormant un peu, prenant beaucoup d'aspirine. Mes potes sont rentrés vers quatre heures pour m'apporter de la bouffe et pour se changer pour le Quidditch.
A ce moment-là, on a toqué à la porte.
- Je peux entrer ? a demandé ma soeur.
- Si les calbuts et les fringues en vrac ne te font pas peur, vas-y ! a crié George.
La tête d'Altaïr est passée entre la porte et son encadrement et elle a froncé le nez tout de suite, sans doute à cause d'une odeur masculine un peu trop forte. Je ne comprendrais jamais les filles et cette foutue odeur qu'elles inventent... Son regard s'est porté vers les jumeaux et Lee, présentemment torse nu, une lueur amusée dans le regard.
- Je ne regrette pas d'être venue ! s'est-elle exclamée en riant.
- Tu as vu les dieux ? a fait Fred en contractant les biceps qu'il n'a pas (étant donné qu'il est semblable à un fil de fer : tout grand et tout fin), lui aussi mort de rire.
Je n'aurais pas eu la migraine, j'aurais sans doute pu mieux détailler le visage de ma soeur. Cela aurait pu être une bonne chose.
Novembre s'est terminé par une tempête de neige pour notre plus grand bonheur à nous, élèves, qui pouvions désormais patiner sur le lac, faire des batailles gigantesques, envoyer des boules de neige sur les fenêtres de la salle commune... D'ailleurs, Emma en a envoyé une magnifique au visage de Ron, il était absolument dégoûté.
Nous profitions, sans le savoir, des derniers moments de quiétude avant longtemps. Oui, les prochains mois seraient chargés de surprises, de bonheurs, de tristesse... De combats, de morts, de sang et de vies gâchées, de vies qui basculeraient en découvrant la vérité.
La vérité n'est pas toujours si bonne que ça à savoir. Beaucoup regrettent de la connaître et aurait préféré rester dans l'ignorance. Et au moment même où je parle, la baguette tremblante, tendue vers celui qui vient de me dire ce que je voulais savoir, la boule qui me paralyse la gorge est bien là pour témoigner de ça.
J'aurais préféré tout ignorer, finalement.
| << ( Préc ) | ( Suiv ) >> |