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Echec à la Dame
[Histoire En hiatus]
Auteur: Celebrian Vue: 3048
[Publiée le: 2005-07-13]    [Mise à Jour: 2008-01-20]
AP Romance/Drame/GénéralCommentaires: 94
Description:
L'Histoire est faite par les vainqueurs. Méfiez-vous de ce que l'on écrit, méfiez-vous de ce que l'on dit. Il existe plusieurs types d'histoires. Celles que tout le monde connait, que l'on peut lire dans les livres. Et il y a les autres, que la plume n'a pas froissé, mais tout aussi subjectives sous les mots de personnages bannis de la mémoire des pierres tombales. Cette mémoire qui fait les choix qui l'arrangent... Car en effet, il y a des choix lourds de conséquences sans que l'on puisse revenir en arrière. Il faut alors chercher le bonheur jusque dans l'Ombre. Narcissa et Lucius en font la douloureuse expérience. La vie va parfois à l'encontre de ce que l'on ressent. Ce qui aurait dû être la plus belle des histoires d'amour vire au drame. Mais au final est-ce le bien ou est-ce le mal qui rit de l'autre? Ces notions existent-elles vraiment...

Histoire anciennement nommée: "Pour toi, et malgré toi..."
Crédits:
Aucun des personnages de cette histoire ne m'appartient. Ils sont la propriété de leur auteur J.K.Rowling.
Et je tiens à rapeller que je ne tire aucun profit financier de cette fic dont le scénario, et l'histoire en général, m'appartiennent.

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Commenter: Mon nom...

Mon nom...

[2857 mots]
Publié le: 2005-10-25
Mis à Jour: 2007-01-13
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Merci pour votre soutient à tous. Ca fait plaisir d’avoir des commentaires, surtout que cette fic me tient énormément à cœur. J’espère donc que vous continuerez de la lire et de la commenter.

 

Merci à Cece :je confirme on a envie d’être à la place de Narcissa, et cela va être plus fréquent comme envie…Mais je te laisse lire ce chapitre là pour t’en convaincre.

 

Merci à Serena :18 chapitres d’un coup je suis impressionnée…et ravie ^^ Si tu as réussit à voir Narcissa sous un nouveau jour alors cela veut dire que je n’écrit pas si mal que ça et ça me réchauffe le cœur. J’espère que tu continuera à lire cette histoire.

 

Merci bien sûr à ma chère Eifer : Je sais que toi aussi tu rêve de danser avec Lucius mais je suis dans le même cas que toi…c’est Narcissa qui a tiré le bon numéro…

Ps : je n’ai pas pris de cour avec Feylie, même si j’adore ses fic…je n’ai tout simplement pas osé lui demander son avis sur ma fic…Après tout c’est une de mes idoles, ça ne se fait pas…

 

Quant à renouer avec Sophocle…c’est un rêve ^^ J’adore les tragédie antiques…c’est vrai que ça y ressemble par moment.

 

 

Au fait vos réflexions sur l’identité du narrateur sont très intéressantes mais il serait mal venu de vous la révéler avant l’acte final….^^

 

Je remercie aussi Dyola et Celeb_Angel qui dans le cadre d’une thérapie de groupe sont venue voir ma fic et ont laissé une trace de leur passage. C’est gentil les filles ^^ Je suis très touchée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mon nom…

 

 

 

 

 

 

 

Les Black avaient voulu cette soirée mémorable. Elle le fut. Le lendemain, Narcissa Black était décrite partout comme la plus belle des sorcières.

 

Qui prétendrait le contraire ?

 

En montant se coucher, Narcissa avait pris une potion de sommeil sans rêve dont Severus lui avait fait cadeau. Et elle avait parfaitement bien dormi, sans que rien ne vienne troubler ses pensées.

 

Lorsque les premiers rayons du soleil vinrent la sortir de sa douce torpeur, il était presque midi. Dans l’eau chaude de son bain elle essayait de mettre de l’ordre dans son esprit : Tant de choses s’étaient passées la veille.

La révélation sur ses origines. Révélation à laquelle elle ne voulait accorder aucune importance. Et pourtant, ça en avait… trop même. Comment en serait-il autrement dans un milieu où l’on apprend que l’honneur du nom prime sur tout ? Même sur l’individu.

Les parfums qui s’élevaient du liquide réparateur la délassaient merveilleusement bien. Si bien qu’elle faillit se rendormir. Mais ce n’était pas dans ses intentions. Elle s’habilla et, n’ayant pas faim, elle se rendit directement dans le salon. Elle pensait y trouver son père mais en vain. Il devait donc être à travailler dans son bureau.

La jeune fille se rendit donc dans le parc. Rien n’était plus apaisant qu’un beau jardin… A part peut-être se trouver dans les bras de l’être aimé.

Quoique, à bien y réfléchir, cela n’était pas vraiment de tout repos pour le cœur. A cette pensée, Narcissa se mit à sourire. Elle passa ses doigts sur ses lèvres comme pour vérifier qu’elle n’avait pas rêvé. Pourtant le baiser de la veille n’avait rien d’un songe.

 

Les fleurs avaient recouvert les bosquets verdoyants du parc des Black. Narcissa s’approcha de l’un d’entre eux.

 

— Ce sont des Narcisses Pink Pride. Les plus belles qui soient.

 

La jeune fille  observa attentivement la fleur blanche et sa corolle saumon clair. C’était vrai cette fleur était très belle. Elle se retourna pour faire face à Arthus Black.

 

— Bonjour père.

 

— Bonjour ma chérie. Tu as bien dormi ?

 

— Merveilleusement bien.

 

— J’en suis ravi… La fête d’hier a été une vraie réussite. Il y a même un article sur toi en première page de la Gazette du Sorcier. Tu es, je cite, « La plus belle sorcière du moment et gageons qu’elle n’a pas fini de s’embellir… »

 

Arthus dévisagea son enfant adorée. Il se souvenait comme de la veille, des fois où la petite fille venait à lui, après une dispute avec Bellatrix, pour vérifier la véracité des propos de son aînée, Bellatrix qui ne cessait de dire qu’elle n’était pas digne d’être une Black.

Cette petite fille qui courait dans la neige pour le rattraper… Qu’elle avait grandi. Bientôt un homme viendrait la cueillir et l’enlever de son jardin. Très bientôt.

 

—A propos, j’ai déjà reçu plusieurs hiboux à ton sujet…

 

— Des hiboux père ?

 

— Oui. Des demandes en mariage pour être exact.

 

Un instant, Narcissa trembla. Elle venait de se rappeler que son éducation avait été faite dans ce but. La marier du mieux possible. Le vieil homme prit les mains de sa fille dans les siennes.

 

— Ne frémis pas comme ça. Aucune de ces lettres ne mérite une réponse de ma part. Je vais même te faire une promesse que je n’aurais jamais faite à ta sœur : Je ne te marierai pas contre ton gré. Tu seras libre d’élire celui que tu veux.

 

— Père je…

 

— Je ne veux pas que tu sois malheureuse. Tu choisiras toi-même ta destinée.

 

Arthus

La définition même de la destinée n’est-elle pas que l’on ne peut y échapper ?

 

On ne peut donc pas choisir.

 

Tout est décidé par avance.

 

Mais je te rassure avant que tu ne trépasses,

Bien que le malheur soit prédestiné à être son lot,

Il ne sera pas son quotidien.

 

 

— Merci père.

 

Il serra Narcissa sans ces bras.

 

— Peux-tu me rendre un service ma chérie ?

 

— Bien sûr.

 

— Ta mère est sortie et j’ai une urgence. Mais j’ai rendez-vous avec quelqu’un d’important. Je ne pourrais pas l’accueillir, fais-le patienter veux-tu ? Je suis certain qu’une promenade dans le parc sera parfaite…

 

— Bien. Dans combien de temps environ cette personne doit-elle arriver ?

 

— D’ici une trentaine de minute.

 

— Vous pouvez y aller, je saurai m’en occuper.

 

Sur ces paroles rassurantes, Arthus transplana. C’était à présent l’heure de vérité.

 

Doutes-tu vraiment de l’issue de cette entrevue ?

Toi le père aimant qui as tout planifié ?

Es-tu prêt ?

 

 

 

Narcissa marcha quelques instants dans le parc, l’air frais lui faisait du bien. Elle était assise sous un saule pleureur lorsque Napoléon vint se poser à ses pieds. Elle caressa l’aigle et prit le paquet qu’il transportait. C’était un colis assez volumineux emballé dans du papier kraft. Elle défit le paquet et en libéra une sorte de grimoire à la reliure de cuir fauve. Il était accompagné d’une lettre.

 

 

 

« Chère Narcissa,

Nous te souhaitons tous un bon anniversaire. La fête fut sûrement belle, mais pas autant que toi. Ceci est notre cadeau à tous. Pour que tu n’oublies jamais cette époque et ceux qui t’aiment…Les dernières pages sont pour toi, nous sommes certains que tu sauras les remplir.

 

Affectueusement pour notre princesse…. »

 

Lily Evans

 

Molly                      James Potter

 

Remus Lupin

 

Sirius Black

 

  Arthur Weasley

 

Alice

Frank Londubat 

 

 

 

 

 

 

Ainsi ils s’étaient tous regroupés pour lui faire ce présent. Cette intention la toucha beaucoup. Curieuse de savoir de quoi il retournait, elle ouvrit le livre. Il était rempli de photos d’elle et de ses amis, accompagnées de leurs commentaires. Il y avait même les photos d’un certain griffon avec comme note un : « Griffon heureux d’être en vacances en Grèce grâce à toi » de la part de James. Les dernières pages utilisées la montraient lors de la soirée de la veille avec Sirius. « Toujours pur… Peut-être pas. Mais toujours la plus belle, c’est certain. » Il restait encore quelques dizaines de pages vierges mais Narcissa avait déjà une idée sur la façon de combler ce vide. Elle refermait l’ouvrage lorsque Napoléon commença à s’agiter.

 

— Voyons, calme-toi Napoléon ! Qu’est-ce qui te met dans cet état ?

 

Elle n’eut pas besoin d’empathie pour deviner ce qui perturbait l’aigle car à cet instant précis cet élément se montra à ses yeux.

 

 

 

 

— Je suis navré… Pas tant que ça, mais bon…de vous déranger mais j’ai rendez-vous avec Monsieur votre père.

 

— C’était donc vous ? Mon père a eu une urgence et m’a chargé de vous faire patienter. Seulement j’ai perdu la notion du temps… Veuillez m’en excuser.

 

L’homme fronça un sourcil.

— Une urgence…tiens donc. Soit. Puisqu’il me faut attendre autant que ce soit en votre compagnie.

 

Ce sourire…

 

Il tendit sa main à la jeune fille qui s’y appuya pour se relever. Ils marchèrent côte à côte un certain temps, sans mot dire.

 

A quoi serviraient-ils ?

 

Puis il revinrent sous le saule pleureur du lac et s’assirent. Lui sur la hauteur de la bute légère, et elle à ses pieds.

 

— Votre rêve est d’être heureuse.

 

— Oui. Vous le savez ?

 

Mais c’était plus une affirmation qu’une question.

 

— Tout en vous le crie, vos yeux, votre sourire triste et même votre façon de danser.

 

— Et vous Lucius ? Que souhaitez-vous ?

 

— Atteindre l’objectif que je me suis fixé. Oui il n’y a que ça qui compte, peut importe le reste.

 

Un vol d’hirondelle passa dans le ciel. Le printemps revenait et l’amour avec.

 

— La première fois que je vous ai vue, vous n’aviez pas ce sourire triste. Pourquoi maintenant ?

 

Narcissa hésita. Qu’en penserait-il ? Changerait-il ? De toute façon il fallait qu’il sache. Un jour ou l’autre… Ses mains tremblaient.

 

— Ma vie a changé. Je ne suis plus celle que j’étais. Je ne suis pas celle que tout le monde croit. Les gens ne voient en moi que la merveilleuse sang-pur, « la plus belle des Black », mais c’est faux ! Je ne suis pas des leurs…

 

Elle marqua une pause sous l’œil inquisiteur de son interlocuteur.

 

— …Je ne suis pas une Black. Mais je ne suis pas non plus la fille de celui à qui je dois la vie. Je ne peux porter son nom. Je n’ai plus de nom. Je ne suis plus rien, je ne suis plus personne…

 

Elle disparaissait à présent dans une spirale sans retour, un gouffre de la pensée dans lequel le carcan de son éducation la poussait, fuyant les yeux du jeune homme. Lucius se pencha sur la jeune fille et prit son menton entre ses doigts pour l’obliger à se relever puis lui chuchota à l’oreille.

 

— Moi, je vous offre mon nom. Et personne ne pourra vous en disputer la légitimité.

 

Elle pleurait silencieusement.

 

— Vous ne savez même pas qui je suis…

 

De ses mains si fines, il essuya les larmes qui humidifiaient les joues de la jeune fille.

 

— La plus belle, la plus charmante, la plus douée des sorcières de ce temps : la future Mrs Lucius Malefoy.

 

Son cœur battait à la chamade. Elle leva les yeux, espérant découvrir quelque chose dans le regard du jeune homme. Elle y vit une flamme intense, un véritable brasier. A présent, s’y brûler les ailes était tout ce qui comptait pour elle. Vendre son âme au diable ne devait avoir que peu d’incidence en comparaison de tout ce qu’elle pouvait voir à travers ces magnifiques yeux aciers.

 

 

 

Mais l’enfer n’est pas pour toi, belle enfant.

 

 

Le diable jetterait tous les anges du paradis dans ses fourneaux plutôt que de croiser ton regard.

 

Ton regard limpide et rempli d’amour.

 

Amour pour cet homme que tous jalousent.

 

Amour pour tes amis.

 

Amour pour les autres.

 

 

Ceux qui voudront s’en prendre à toi ne le pourront pas.

 

Il y a plus belles cibles pour te faire souffrir.

 

Souffrir autant que…

 

 

Alors elle se laissa aller, elle ne craignait plus rien ni personne. Elle se hissa légèrement sur la pointe des pieds pour effleurer de ses lèvres la bouche de celui qu’elle aimait par dessus tout. Celui-ci, à peine surpris, répondit volontiers à ce baiser. Il n’avait rien dit mais elle voulait savoir. C’était une Serdaigle et le savoir était presque un besoin vital.

 

Le savoir

 

 

Il n’est pas toujours de bon ton de le posséder n’est-ce pas ?

 

Il y a des choses qu’on ne voudrait jamais savoir…

 

Narcissa l’a dit elle-même.

 

Alors pourquoi prendre ce risque ?

 

Est-ce pour ce bonheur après lequel elle ne cesse de courir ?

 

 

 

Narcissa savait ce procédé interdit. Elle s’en fichait, que quelqu’un vienne le lui faire remarquer qu’il en serait pour ses frais. Personne n’avait le droit de la priver de son bonheur. Sa décision était prise : son esprit s’insinua discrètement dans celui du jeune homme, espérant qu’il ne remarquerait pas qu’elle pratiquait la légilimancie sur lui. Elle fut submergée par une vague d’amour, de tendresse et de passion. Trop bouleversée, elle laissa échapper un sanglot. Il suffit à Lucius d’un regard pour comprendre ce qui s’était passé.

 

— P… Pardon… Pardon…

 

Narcissa s’amarra à la chemise de Lucius.

 

— … Il fallait que je sache…

 

Il eut un sourire en coin. Un de ceux qui prouvent qu’il a gagné. Un sourire de Malefoy.

— Je considère donc ça comme un oui.

 

Il serra sa future épouse dans ses bras, la laissant s'abandonner contre son torse. Tant pis si elle avait pénétré ses pensées. A priori, rien de ce qu’elle ne devait pas voir ne lui avait été révélé et après tout cela mettait bien des choses au point.

Et si ce qu’elle avait ressenti en lui n’avait pas été cette écume rassurante, qu’aurait été son choix ? Le même, pour rien au monde elle n’aurait refusé. Se serait-elle enchaînée à un homme qui ne l’aimait pas, elle l’aurait accepté … pourvu que ce soit lui.

 

 

Mais pourquoi faut-il que ce soit lui ?

Parce que l’histoire me l’a révélé ?

Le savoir est une chose bien cruelle en vérité.

 

 

 

………..

 

 

Lucius était dans le hall d’entrée, Narcissa à son bras, lorsque le maître des lieux, Arthus Black fit son apparition.

 

— Lucius ! Je suis heureux de vous voir.

 

Ca ne m’étonne pas. c’est vous qui avez tout organisé en fait…

 

— Arthus,  c’est toujours un plaisir. Surtout ces derniers temps.

 

— J’espère que l’attente ne vous fut pas trop pénible.

 

— Nullement, au contraire. Si c’était pénible, je veux bien allez voir en enfer.

 

— Bien alors si nous allions dans mon bureau pour parler affaire. L’héritage d’Abraxas ne devrait pas attendre autant. De toute façon vous êtes le seul bénéficiaire.

 

— On ne vous appelle pas le Royal Arthus Black pour rien.

 

Les deux hommes prirent le chemin du sombre cabinet de Mr Black, laissant derrière eux la jeune Narcissa. La jeune Serdaigle monta dans sa chambre en emportant avec elle son précieux album. Elle s’installa à son secrétaire sous l’œil attentif de Napoléon qui l’avait rejointe. Elle sortit de l’un de ses tiroirs plusieurs photos. La première qu’elle rajouta fut celle qu’elle avait prise de Severus à son insu. Il détestait viscéralement que l’on puisse avoir une représentation de sa personne. Sûrement à cause des fréquentes remarques des Maraudeurs, remarques qui se répandaient comme une traînée de poudre à travers tout Poudlard. Heureusement, maintenant, tous avaient mieux à faire qu’à poursuivre de vaines rancœurs d’adolescents. Puis ce fut des photos d’Andromeda, Nymphadora et Ted. Il n’en restait qu’une. Celle qu’elle avait découpée un jour dans la gazette du sorcier à la rubrique mondanité. Celle de Lucius, le jour de l’enterrement d’Abraxas. C’était quelques mois auparavant…

 

 

 

………..

 

 

— Etes-vous certain de ce que vous m’avez affirmé hier ?

 

— Certain.

 

Le vieil homme se fit soudain plus vieux encore. Achevé par un fardeau supplémentaire qu’il ne pouvait pas supporter.

 

— Me renouvelez-vous votre promesse ?

 

Son regard s’attarda sur le jeune homme qui lui faisait face, si jeune et pourtant si arrogant.

 

— Je n’ai qu’une parole. Je la protègerai.

 

— Bien alors il ne me reste qu’une dernière formalité. Ne bougez pas, je reviens.

 

L’homme disparut.

 

 

……….

 

 

On frappa à sa porte. Son cœur s’emballa. Etait-ce possible que… Elle préféra ouvrir rapidement pour en avoir la certitude. Arthus avança dans la chambre claire.

 

— Ma Princesse, assieds-toi, veux-tu.

 

La jeune fille s’installa sur le rebord de son lit après son père.

 

— Narcissa, tu te souviens bien sûr de la promesse que je t’ai faite tout à l’heure. Aussi je viens te demander ton accord avant de donner une réponse définitive.

 

L’adolescente acquiesça.

 

— Il m’a dit t’en avoir déjà parlé mais je tenais à l’entendre de ta bouche. Ma chérie, souhaites-tu épouser Lucius Malefoy ?

 

Narcissa prit les mains de son père dans les siennes.

 

— Père, vous ne sauriez me donner meilleur époux.

 

Les yeux du patriarche s’humidifiaient.

 

— Tu en es certaine ? Tu ne pourras revenir sur cette décision…

 

Mais elle avait fait un choix. Et ce depuis bien longtemps. Arthus s’en doutait bien. Il étreignit sa fille adorée contre lui.

 

 

 

Le syndrome du père qui vieillit.

Il doit donner sa fille.

Mais aucun homme n’est jamais à la hauteur.

Pas assez fort.

Pas assez riche.

Trop volage.

Trop sûr de lui.

Trop ambitieux.

Ou pas assez

Pire

Crackmol.

Ou

Moldu.

 

 

 

C’est ainsi que dès le lendemain on pouvait lire dans les pages mondaines de la Gazette du Sorcier l’annonce des fiançailles de Lucius Malefoy et de Narcissa Black.


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