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Echec à la Dame
[Histoire En hiatus]
Auteur: Celebrian Vue: 3043
[Publiée le: 2005-07-13]    [Mise à Jour: 2008-01-20]
AP Romance/Drame/GénéralCommentaires: 94
Description:
L'Histoire est faite par les vainqueurs. Méfiez-vous de ce que l'on écrit, méfiez-vous de ce que l'on dit. Il existe plusieurs types d'histoires. Celles que tout le monde connait, que l'on peut lire dans les livres. Et il y a les autres, que la plume n'a pas froissé, mais tout aussi subjectives sous les mots de personnages bannis de la mémoire des pierres tombales. Cette mémoire qui fait les choix qui l'arrangent... Car en effet, il y a des choix lourds de conséquences sans que l'on puisse revenir en arrière. Il faut alors chercher le bonheur jusque dans l'Ombre. Narcissa et Lucius en font la douloureuse expérience. La vie va parfois à l'encontre de ce que l'on ressent. Ce qui aurait dû être la plus belle des histoires d'amour vire au drame. Mais au final est-ce le bien ou est-ce le mal qui rit de l'autre? Ces notions existent-elles vraiment...

Histoire anciennement nommée: "Pour toi, et malgré toi..."
Crédits:
Aucun des personnages de cette histoire ne m'appartient. Ils sont la propriété de leur auteur J.K.Rowling.
Et je tiens à rapeller que je ne tire aucun profit financier de cette fic dont le scénario, et l'histoire en général, m'appartiennent.

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Commenter: Révélation.

Révélation.

[2512 mots]
Publié le: 2005-10-04
Mis à Jour: 2007-01-12
Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)

Comme toujours je tient à remercier ceux qui lisent ma fic et en pense du bien. Encore plus ceux qui en dise du bien, cela va sans dire ^_^

Ce chapitre à été écrit avant les grandes vacances et j’ai donc du le remodeler afin qu’il se fonde mieux avec les premiers chapitres. J’espère que la qualité du récit ne s’en trouvera pas altérée et que vous l’apprécierez autant. C’est un chapitre capital. Mais ils le sont tous ^^

 

 

CeCe : Alors tu trouve que l’étau se resserre…hum…je dirait que c’est un nœud coulant qui se desserre à l’envie de l’auteur…(qui soit dit en passant n’est pas une poule pondeuse ^^ ;;;)

Bref merci de ton commentaire et vois que je ne me repose pas sur mes lauriers…^^

 

Continuez à me lire et à laisser des commentaires s’il vous plait.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Révélation.

 

 

 

 

 

 

Toute cette première partie de sixième année s’était déroulée d’une façon banale. Narcissa se donnait beaucoup dans ses études. Elle était adulée de tous et pourtant, elle ne se mêlait pas à eux. Le directeur de Poudlard n’avait plus essayé de lui parler comme au jour de la rentrée. Elle avait remporté haut la main, avec son équipe dont elle avait été promue capitaine, les deux premiers matches de Quidditch de la saison.

La jeune préfète de Serdaigle s’était rendue seule au bal de février. Ce qui ne l’avait pas empêchée de danser avec quelques garçons, en tout bien tout honneur.

Certains auraient souhaité plus, mais ils furent éconduits d’un geste.

 

 

Une chose était certaine, elle avait bien reçu l’éducation des Black.

 

 

C’était même l’un de ces grands objectifs :

Etre digne du nom qu’elle portait.

 

Comme le lui avait enseigné cette chère Elladora.

 

 

Plus on se porte haut

 

 

Plus la chute est rude.

 

On a tous à y faire face.

Tous

Même

….

 

 

 

 

 

 

Ses amis lui écrivaient régulièrement, Remus surtout. Il n’y avait pas vraiment de progrès dans le traitement des médicomages mais ils gardaient espoir.

 

Malgré la déception qu’elle avait ressentie lors du mariage de Bellatrix, la jeune fille continuait d’éplucher attentivement les pages mondaines de la Gazette du Sorcier.

 

Journal qui, jour après jour, publiait les nouvelles alarmantes du monde sorcier. Le monde des sorciers était au bord de la guerre civile.

 

 

 

     La pire de toute.          

 

Une guerre qui restera dans les anales.

 

Vous le savez aussi bien que moi.

 

 

 

 

………..

 

 

 

C’était les vacances de Pâques et comme chaque année, elle rentrait chez elle pour fêter son anniversaire. Les préparatifs allaient bon train et son père, Arthus Black, était d’excellente humeur. Mais ce n’était pas le cas de la jeune fille. Pour elle le manoir était comme mort sans la présence chaleureuse d’Andromeda. De plus, son anniversaire qu’elle avait attendu avec impatience, elle ne pourrait le célébrer avec tous les êtres qui lui étaient chers. C’est donc d’un pas morose qu’elle se rendit dans le boudoir de sa mère qui l’avait demandée.

 

La pièce reflétait la personnalité de sa propriétaire : étrange. Des objets magnifiques et d’un goût sûr en côtoyaient d’autres qui étaient, eux, sordides. Des yeux de gobelins et un crâne de moldu ornaient la cheminée. 

 

Narcissa haïssait cette pièce. Elle ne s’y sentait jamais bien. Sa mère devait avoir quelque chose de très important à lui dire car elle l’invita à s’asseoir.

 

Peut-être un énième conseil pour lui dégotter un bon gendre ce soir…

 

 

Mais elle se trompait lourdement.

 

 

 

………

 

 

 

 

 

 

 

Ce que lui dit sa mère cet après-midi-là la choqua profondément. Elle lui avait menti. Toutes ces années, toute sa vie n’avait été qu’un mensonge. Elle en était horrifiée. Sa mère avait osé !

 

Elladora abordait un ton clame.

 

— …Tu n’as peut-être pas bien entendu. Alors je vais te le redire une fois de plus.

» Il y a près de dix-sept ans maintenant, j’ai eu une aventure avec un jeune et brillant sorcier du nom de Erwan Eaglet. C’est de cette liaison que tu es née. Et par le fait, tu descends directement, comme ton vrai père, de Rowena Serdaigle. Et tu es la dernière à ce jour….  Il fallait bien que tu l’apprennes un jour où l’autre, j’ai pensé que le jour de tes seize ans serait parfait pour ça.

 

 

Parfait…parfait…Elle prétendait que c’était parfait… Mais il n’aurait jamais fallu que cette histoire voie le jour... jamais !

 

 

— Non…je suis... Narcissa…Black. Je suis Narcissa Black! Troisième fille d’Arthus et Elladora Black !!!

 

 

Son âme criait cette vérité entendue comme un refrain appris par cœur. Comme un refuge face à une blessure taillée dans le vif de sa chair.

 

 

— Tu dis cela comme un automate.

 

Une pointe d’ironie marquait la voie de la marâtre.

 

— C’est ce que l’on me répète depuis mon enfance. Je ne peux pas être la descendante de Serdaigle. Vous devez vous tromper.

 

— Je ne me trompe jamais… Un teint blanc, aussi pur que la neige. Des yeux saphir et des cheveux fins or. D’où pensais-tu que celui puisse venir ? Des Black ? De moi ? Non tu es bel et bien sa fille. La digne descendante de Rowena Serdaigle.

 

En face d’elle la jeune fille tentait d’assimiler la nouvelle. Mais elle était trop dure à accepter pour elle.

 

— C’est faux ! Vous mentez ! Vous mentez !

 

Se contentait-elle de crier au visage de sa mère.

Elladora essaya de prendre sa fille dans ses bras mais elle fut repoussée violemment.

 

— Ce n’est pas possible. Je suis la fille d’Arthus Black ! La fille d’un Black !

 

Le corps de Narcissa tremblait.

 

— Et tous les Black vont à Serpentard depuis la fondation de Poudlard. Sauf toi.

 

— C’est faux. Sirius est à Gryffondor.

 

— Dans ce cas suis-moi. S’il n’y a que de cette façon que je puis te prouver mes dires…

 

Le ton qu’avait pris sa mère était sans réplique possible. Narcissa hésita un instant puis suivit la maîtresse de maison dans les dédales du manoir. Elle devait en avoir le cœur net.

 

 

Pauvre jeune fille, perdue par les mensonges des siens.

 

Comment croire l’incroyable ?

 

 

 

Arrivée devant un mur Elladora jeta un sort et un escalier fit son apparition. Elles gravirent les marches une à une pour parvenir dans une petite pièce. Il y avait là de nombreux ouvrages introuvables sur le marché, soit par interdit soit par rareté, comme L’Ambre et la mort de Cassam Cerberres et Folle nécromancie du Docteur Faustus. Des fioles de produits insolites et d’herbes ignorées de la plupart des sorciers. Narcissa n’en croyait pas ses yeux. Sa mère possédait un laboratoire qu’elle n’aurait pu imaginer, même dans ses pires cauchemars.

 

Elladora.

Adepte d’une magie aussi noire que son cœur.

 

Elladora s’arrêta devant un petit secrétaire, en ouvrit un tiroir secret et en sortit un cadre. Celui-ci n’était pas grand mais semblait posséder une grande valeur pour la sorcière. Elle plaça le portrait à hauteur des yeux de sa fille, car c’en était un. Narcissa en resta médusée. Le regard ébahi fixé sur le tableau.

 

— Stupéfiant n’est-ce pas ? On se croirait devant un miroir, non ? Il n’y en a que très peu d’exemplaires au monde. Rowena n’aimait pas poser pour les peintres. La seule copie que j’en connaisse se trouve à Poudlard dans le bureau du directeur. Il n’y a pas de doute possible. Tu es la fille d’Erwan Eaglet, le seul descendant de Serdaigle, mort en Roumanie il y a quinze ans face à un dragon à crête.

 

Narcissa n’en pouvait plus. Elle en avait assez entendu. C’était trop. Trop dur à accepter. Elle dévala les escaliers en pleurs et s’enferma dans sa chambre.

 

 

Son monde venait bel et bien de s’effondrer.

 

 

La chambre était grande et spacieuse. Très ensoleillée, elle était recouverte de tentures raffinées, blanches brodées de bleu. Tous les meubles étaient en fer forgé noir. En face de la porte à double battant se trouvait une porte-fenêtre de quatre portes vitrées donnant sur le balcon. Tout de suite à droite en entrant, on pouvait admirer un superbe bureau, en fer noir également. Sur celui-ci se trouvaient divers cadres contenant les photos préférées de la propriétaire des lieux. Il y avait celle où elle avait posé avec Sirius et James avant le bal de Noël il y a deux ans. A côté elle était au pied d’un arbre à Poudlard avec Lily Evans. Sur une autre elle était entourée par l’équipe de Quidditch de Serdaigle. Un quatrième montrait un bébé dans les bras d’Elladora et Arthus Black, visiblement très heureux. Le dernier était une photo de Narcissa et Andromeda prise peu avant le départ de celle-ci.

 

A gauche se trouvait le grand lit à baldaquin avec de part et d’autres deux tables de nuit. La pièce était chauffée en hiver par l’immense cheminée se trouvant sur le mur en face du lit. Ce lit sur lequel on pouvait distinguer, entre les voilages, le corps convulsé de sanglots de la jeune sorcière.

 

Elle ne s’était pas rendu compte que l’on avait pénétré dans sa chambre.

 

— Allons donc ! Qu’est-ce qui peut bien mettre dans un état pareil la petite Princesse que tu es ? Et le jour de ton anniversaire en plus.

 

La voix était douce et tendre. Narcissa se redressa et alla chercher refuge dans les bras de sa grande sœur adorée.

 

— Andromeda. Tu es revenue. C’est merveilleux. J’étais sûre que pè…père reviendrait sur sa décision.

 

Le regard de sa sœur s’embrumait.

 

— J’ai bien peur que tu n’aies de faux espoirs ma petite Princesse. J’ai été bannie. Si je suis là, c’est que je suis entrée en douce pour te souhaiter un bon anniversaire.

 

Elle eut un petit rire triste.

 

— … Moi qui croyais te faire plaisir, je te retrouve en pleurs. 

 

Elle remit en place l’une des mèches de cheveux de Narcissa.

 

— Dis-moi, qu’est-ce qui te chagrine autant ? 

 

 

La jeune Serdaigle se leva et se dirigea vers la cheminée. Elle savait qu’Andromeda la suivait du regard. Mais elle pouvait le lui dire. A elle, elle pouvait. Elle se retourna.

 

— Savais-tu ? Savais-tu que je n’étais pas la fille d’Arthus Black ?

 

— Non.

 

La réponse avait été nette. Trop.

 

— Pourtant tu n’as pas l’air étonné.

 

Andromeda soupira.

 

— En effet. Je m’en doutais un peu... Ma chère petite Narcissa, tu ne ressembles pas aux Black. Tu n’en as ni l’allure, ni le caractère. Tu es trop douce et trop gentille. Trop belle aussi.

 

Sirius et Severus avaient déjà dit quelque chose de similaire, mais elle n’y avait attaché aucune importance.

 

— Mais toi  non plus tu n’as pas le caractère des Black. Et c’est pareil pour Sirius.

 

— Tu te trompes. Nous avons tous deux l’esprit dur et impitoyable des Black. Même si, et heureusement pour nous, nous ne possédons pas toute la panoplie familiale.

 

Elle s’approcha de sa sœur et la serra contre elle.

 

— Tu restes tout de même ma sœur bien-aimée. Celle que je préfère d’ailleurs…Mais il va falloir que je m’en aille.

 

— Oh non ! Reste ! Viens à la fête. S’il le faut, je leur parlerai… Je…

 

Andromeda sourit.

 

— Non. Tu n’y parviendras pas. Même toi, l’enfant chérie de nos parents… Tu as toujours été leur favorite…

Maintenant il faut que je te donne ton cadeau avant de partir.

 

La brune sortit sa baguette et fit apparaître une robe somptueuse.

 

— Je suis navrée mais je n’ai pas eu le temps de trouver un emballage approprié.

 

Narcissa était émerveillée. Sa sœur avait toujours eu un goût sûr pour les vêtements.

 

— Essaye-la ! Il faut que tu sois à ton avantage le jour de tes seize ans.

 

Deux minutes plus tard Narcissa avait revêtu son présent. C’était une robe de bal sorcier à la coupe simple et sans fioriture. Le décolleté laissait ses épaules superbement sculptées à la vue de tous. La soie moulait son buste jusqu’à la taille à partir de laquelle elle tombait jusqu'au sol. Les manches serrées jusqu’aux coudes pendaient le long des bras blancs de la Serdaigle. La couleur bleu nuit soulignait les yeux de la jeune fille. A la voir ainsi, Andromeda était émue.

 

— Tu es vraiment une princesse.

 

 

Une princesse dans toute sa splendeur.

 

 

Elle embrassa sa sœur sur le front.

 

— Bon anniversaire ma chérie. Sois heureuse. Toute ta vie. C’est le vœu que je fais pour toi.

 

— Toi aussi, sois heureuse.

 

— Moi ce n’est pas difficile, Ted et Nymphadora m’attendent. Ils t’embrassent…. Quant à cette histoire de parenté, dis-toi bien que cela n’ait aucune importance. Celui qui t’a élevée et aimée comme sa fille est Arthus Black.

 

— Oui. Embrasse Ted et Nymphadora pour moi.

 

Puis Andromeda disparut.

 

Merci ma chère sœur.

 

C’est alors que l’on frappa à la porte.

 

— Narcissa, ouvre-moi.

 

Mère.

 

La jeune fille souffla. Elle sortit sa baguette et défit l’enchantement qui maintenait les portes closes. Elladora entra et s’arrêta en voyant sa fille.

 

— Je vois que tu es habillée pour le bal. Bon dépêchons-nous. Il faut encore te coiffer.

 

Narcissa s’assit sur la chaise du bureau pendant que sa mère faisait apparaître un miroir. Puis Elladora commença à coiffer les longs cheveux soyeux de son enfant.

 

Elle a si vite grandi. Il fallait que je lui dise.

 

— Mère…

 

— Oui ?

 

— Est-ce…est-ce que... père est au courant ?

 

Mrs Black s’arrêta. Les deux femmes se dévisageaient à travers le miroir.

 

— Je ne l’ai jamais dit à Arthus. Mais ce n’est pas un imbécile. Il doit déjà y avoir songé.

 

— Et pourtant…

 

— Et pourtant il fait comme si de rien n’était et il t’aime plus que ses propres filles.

 

Elladora reprit sa tâche là où elle l’avait laissée. Le silence s’installa entre elles.

 

— Voilà j’ai fini. Tu es resplendissante. Tu vas couper le souffle à tous les invités.

 

Mrs Black s’était toujours sentie fière de la beauté de sa fille. Cela ne voulait pas pour autant dire qu’elle l’aimait. Mais c’était, pour cette femme, ce qui s’en rapprochait le plus.

 

Les longs cheveux de la jeune fille avaient été retenus en hauteur et tombaient en larges boucles ordonnées sur ses épaules et dans son dos. Elladora observa son enfant dans la glace puis laissa échapper un soupir.

 

— Finalement c’est au naturel que tu es le mieux. Elle prit sa baguette et défit son œuvre. Narcissa retrouva ses cheveux lisses encadrant à leur gré son beau visage.

 

— Va, ton père désire te voir avant de descendre.

 

Elle se dirigea vers la porte.

 

— L’aimiez-vous ?

 

Elladora se retourna.

— Que dis-tu ?

 

— Mon vrai père. L’aimiez-vous ?

 

— L’amour, ma fille, est un sentiment bien illusoire. Ce n’est qu’un mot. Maintenant dépêche-toi. Arthus n’aime pas attendre.

 

 

Elladora…

Froide…

Dénuée de sentiments…

Je te reconnais bien là.

 

Mais es-tu certaine que l’amour n’est qu’un mot ?

 

Pauvre de toi….

Il conditionne complètement ta fille.

Elle lui obéit au doigt et à l’œil.

 

Et tu ne t’en es pas rendue compte…

 

Tu es bien une ancienne Serpentard

Mais même dans cette maison, il y en a de plus perspicaces que toi.

 


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