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Echec à la Dame
[Histoire En hiatus] | Auteur: Celebrian | Vue: 3042 |
| [Publiée le: 2005-07-13] [Mise à Jour: 2008-01-20] | ||
| AP | Romance/Drame/Général | Commentaires: 94 |
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Description: L'Histoire est faite par les vainqueurs. Méfiez-vous de ce que l'on écrit, méfiez-vous de ce que l'on dit. Il existe plusieurs types d'histoires. Celles que tout le monde connait, que l'on peut lire dans les livres. Et il y a les autres, que la plume n'a pas froissé, mais tout aussi subjectives sous les mots de personnages bannis de la mémoire des pierres tombales. Cette mémoire qui fait les choix qui l'arrangent... Car en effet, il y a des choix lourds de conséquences sans que l'on puisse revenir en arrière. Il faut alors chercher le bonheur jusque dans l'Ombre. Narcissa et Lucius en font la douloureuse expérience. La vie va parfois à l'encontre de ce que l'on ressent. Ce qui aurait dû être la plus belle des histoires d'amour vire au drame. Mais au final est-ce le bien ou est-ce le mal qui rit de l'autre? Ces notions existent-elles vraiment... Histoire anciennement nommée: "Pour toi, et malgré toi..." | ||
| Crédits: Aucun des personnages de cette histoire ne m'appartient. Ils sont la propriété de leur auteur J.K.Rowling. Et je tiens à rapeller que je ne tire aucun profit financier de cette fic dont le scénario, et l'histoire en général, m'appartiennent. |
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Premières larmes, première grande joie.[2473 mots] |
Publié le: 2005-09-16 Mis à Jour: 2006-10-06 | |
| Taille du Texte: (+) : (-) | ||
Oua ! Des commentaires !!!Attention je pourrais m’y habituer…LOL
Merci donc à tous ceux qui m’ont laisser des commentaires et à ceux qui ont lus ma fic…
Un merci particulier à Eifersucht, je suis très flattée par tes compliments, dire que j’écrit merveilleusement bien est peut-être un peu exagérer mais bon…
Pour ta remarque concernant le spoiler je t’ai déjà expliqué il me semble mais je vais le refaire pour les autres…
Pour l’instant il n’y a que deux éléments du tome 6, le prénom de Mr Malefoy père et un autre élément concernant Rogue.
Je ne sais absolument pas si R.K.Rowling a placé Narcissa à Serpentard ou à Serdaigle et à vrai dire je m’en contrefiche. Comme je l’ai déjà dit, ceci est mon histoire et elle ne ressemble pas à celle que vous pourriez connaître…
Bref vivement que le tome 6 paraisse enfin en français^^
Merci encore.
Premières larmes, première grande joie
Lucius avait prétendu avoir une annonce à faire à Bellatrix. Celle-ci attendait dans le petit salon. Cela faisait même des mois qu’elle attendait cet instant. Presque deux ans.
Elle attendait. Certes. Mais elle ne s’attendait pas à cela.
*****
— J’espérais plutôt à une décision officielle mais j’aurais dû m’en douter. Tu étais trop hésitant. Je pourrais presque dire que j’ai perdu mon temps avec toi mais ce serait un bien vilain mensonge…
La brune passa sa langue sur ses lèvres de façon pour le moins explicite.
— …C’était très agréable d’être à tes côtés.
— C’est ce que disent mes conquêtes, le plus souvent.
— Quelle arrogance ! Tu es bien un Malefoy… Soupira Bellatrix. C’est dommage. Une alliance entre nos deux familles aurait été très bien vue.
— Je n’en doute pas.
— C’est d’ailleurs pour ça que tu as décidé de me séduire... Pour faire plaisir à ton père, ce cher Abraxas.
— Ne t’inquiète pas pour mon père, Bella. Il aura ce qu’il souhaite… Mais pas tout de suite.
— Je la connais ?
— Qui ?
— Celle que tu as choisie.
— Je n‘ai choisi personne.
Les deux jeunes gens se défièrent du regard un moment.
— Je possède les clés de ton esprit tortueux… Tu n’aurais pas changé tes intentions sinon.
— Tu le sauras bien assez tôt Bellatrix. Maintenant j’ai à faire. Présente mes hommages à ta mère.
Lucius venait bel et bien de mettre un terme à sa relation avec Bellatrix Black. La demoiselle ne s’en émouvait pas outre mesure. Elle avait d’autres proies en liste. Elle avait même une idée de l’identité de celui qui lui offrirait la position sociale qu’elle souhaitait.
— Lucius…
Le jeune homme s’arrêta mais ne se retourna pas.
— Oui.
— Je compte tout de même sur ta présence samedi soir.
— Je verrai.
— Sois là. Tu ne le regretteras pas.
*****
Le soleil se leva le lendemain comme à son habitude, surprenant la jeune Narcissa Black au réveil.
Dans sa longue chemise de nuit elle descendit les marches de l’escalier d’honneur.
C’est ainsi que les deux personnes qui se trouvaient alors dans le hall la virent, le visage défait, les yeux rougis d’avoir tant pleuré, les cheveux désordonnés, le regard absent.
Elle ne fit même pas attention à eux et se dirigea machinalement vers la salle à manger où déjà son père et sa mère l’attendaient.
Elle ne les avait pas remarqués. Pourtant, eux, n’avaient qu’elle en pensée.
Deux personnes qui ne la laisseraient plus jamais les ignorer.
C’en était vital.
— Qui est-ce ?
— Ma jeune sœur, maître, Narcissa. Je comptais en parler à la réunion de samedi.
Cette présence, je la connais, mais c’est impossible, ce ne peut être elle qui…pourtant elle a bien fait la une de la Gazette. C’est elle. Elle qui m’a repoussé dans l’esprit du griffon.
— Nous verrons cela samedi. Le jeune Malefoy a accepté de venir ?
— Il viendra.
— Tu en es sûre ? Il se trouve pourtant que tu n’as plus d’importance pour lui à ce qu’il se dit…
— Ne vous inquiétez pas maître. Lucius viendra.
*****
Bellatrix rejoignit sa famille dans la salle, les cadeaux étaient disposés, comme toujours près de la place de chacun. D’ordinaire Narcissa sautait sur les paquets. Force de constater, même de la part de l’arrogante Bellatrix, que quelque chose n’allait pas.
Mais ce fut Arthus, qui fidèle à lui-même, demanda à sa fille chérie ce qui la rendait si morose.
— Ce n’est rien père… Je dois être fatiguée… C’est tout.
Le père ne dit rien, il savait parfaitement qu’il n’était pas question de sommeil, mais il ne voulait pas attrister d’avantage sa fille préférée.
On procéda donc à l’habituelle ouverture des cadeaux.
Bellatrix agrandit sa collection déjà importante d’ouvrages sur la magie noire.
Arthus reçut une superbe plume venant de France pour ses travaux d’écriture ainsi que nombre de parchemins précieux. Elladora ajouta des bijoux à son coffret déjà rempli à ras bord. Les cadeaux les plus originaux étaient toujours réservés à la benjamine de la famille.
Elle les regarda à peine, il y avait là des livres, des bijoux, des étoffes et une multitude inimaginable…
Narcissa remercia ses parents et s’apprêtait à rejoindre sa chambre lorsque Napoléon arriva par la fenêtre.
Napoléon était l’aigle de la jeune fille. Arthus avait d’abord été surpris par le nom qu’elle lui avait donné.
— Napoléon, mais d’où vient ce nom ?
— C’est celui d’un empereur moldu. Il a mené son pays au sommet et s’est autoproclamé empereur. Mon aigle est comme lui, un spécimen unique et grandiose parmi ses pairs.
Le père bienveillant s’était mis à rire.
— Tu es bien la petite fille la plus étrange que je connaisse. Mais tu es aussi celle que je préfère !
L’aigle noir de la jeune Serdaigle attendait donc à la fenêtre. Il transportait plusieurs lettres.
La première venait de James et Sirius.
« Petite Princesse, nous te souhaitons un joyeux Noël.
Nous espérons que tu vas mieux depuis hier soir. Nous passerons te voir en fin d’après midi pour t’apporter tes cadeaux.
Nous t’embrassons très forts.
Affectueusement.
Ton cousin Sirius et ton dévoué James »
La seconde était de Lily et l’invitait à venir chez elle le lendemain.
— Père ?
— Oui ma Princesse ?
— Pourrai-je aller chez Lily demain ?
— Mais c’est une Sang-de-bourbe ! S’indigna Bellatrix.
Narcissa pointa immédiatement sa baguette sur sa sœur aînée.
— Je t’interdis de l’insulter, est-ce clair Bella ? Ne t’en prends pas à mes amis. Jamais !
— Les filles calmez-vous. Cissa range ceci.
Elladora parlait toujours d’un ton neutre contrairement à son époux.
Celui-ci, qui ne pouvait jamais rien refuser à sa cadette prit alors la parole.
— Tu iras mais essaye de te faire discrète. Il n’est pas bon, en ces temps, lorsque l’on est un Sang-pur, de se faire voir chez des moldus. Je ne supporterai pas qu’il t’arrive quelque chose.
A cette dernière phrase, Bellatrix eut un frisson, elle savait que ça lui était destiné. Si l’on s’en prenait aux Evans au moment où Narcissa serait chez eux, il serait capable de la tuer. Bien qu’elle soit sa fille, il la tuerait sans aucune hésitation ni le moindre remord, comme il avait banni Andromeda.
Narcissa acquiesça puis passa à l’ouverture de la dernière lettre.
« Chère Narcissa…
J’aimerais te parler d’ici deux heures. Je t’attendrai près du lac au fond du jardin.
Ton ami fidèle, Remus Lupin »
La jeune fille allait monter mais sa mère lui tendit une quatrième lettre :
— Elle est arrivée avant que tu ne descendes.
De retour dans sa chambre, elle décacheta le pli. Il venait de Severus. Lui non plus ne l’avait pas oubliée. Il pouvait être adorable dans ses bons moments. (Rogue adorable ?? J’ai du me lever de bonne heure moi) Il lui offrait ses meilleurs vœux et espérait la voir bientôt.
*****
Narcissa attendait près du lac, il ne devait pas tarder.
— Princesse ?
— Remus ? Quelque chose ne va pas ?… Ta lettre était étrange.
— Je m’inquiétais pour toi. Hier tu es partie sans rien dire… Tu l’as rencontré non ? Celui qui devait faire battre ton cœur.
Narcissa était livide.
— Princesse, tu peux tout me dire tu sais.
Sa voix était si douce, un refuge rêvé. La jeune fille se précipita dans les bras de son confident. Et pleura à chaudes larmes.
— Je ne me suis pas trompé. C’est cet homme blond…
Comment rivaliser avec lui ?
— Remus c’est affreux…
— Pourquoi ? Je pensais que lorsque tu l’aurais trouvé tout irait bien, que c’était ce qu’il te manquait pour être parfaitement heureuse.
— …Mais Bellatrix est toujours là pour me gâcher la vie… Je la hais Remus, si tu savais à quel point… Il s’appelle Lucius Malefoy… Et… Et… il est fiancé à Bella…
Le jeune lycanthrope tentait de calmer les sanglots de celle qu’il aimait.
— C’est trop injuste !
— Je sais ce que c’est, Princesse… Pleure, pleure ça fait du bien.
*****
— Lily ?
— Oh Cissa tu es là… Je suis si heureuse de te voir.
La jeune Narcissa était arrivée par la cheminée au milieu des flammes vertes. Elle épousseta sa cape bleue.
— Et moi aussi Lily, si tu savais à quel point tu m’as manquée ces dernières heures…
— Je ne savais pas que tu viendrais par la cheminée…
— Mon père, grâce à ses relations a obtenu le raccordement temporaire de votre cheminée au réseau.
— Il doit vraiment t’adorer pour te permettre de venir chez nous…
Les joues de la rouquine rosirent.
— C’est bien vrai, j’en obtiens ce que je veux…
— A propos, je te présente mes parents, et ma sœur, Pétunia.
— Nous sommes heureux de vous rencontrer enfin Miss Black, Lily nous a énormément parlé de vous. Mais nous avions du mal à nous imaginer que vous étiez aussi belle, même d’après les photos.
— Je vous remercie.
— Vous êtes… Une… Une… Sorcière ?
Le mot avait du mal à passer les lèvres pincées de la petite sœur de Lily.
— Oui et l’une des meilleures, énonça fièrement l’aînée des Evans.
— C’est pour ça que vous avez créé ce… Physique…
— Oh non mademoiselle, cela nous est impossible… ou du moins pas durablement, une heure au maximum… Et puis cela ne présente aucun intérêt…
Lily prit la main de sa meilleure amie.
— Vient, on monte, tu vas tout me raconter de la fête d’hier…
Narcissa raconta tout. Même, et surtout, ce qui concernait Lucius.
La belle rousse eut du mal à réprimer un sourire.
— Je ne vois pas ce qu’il y a de drôle !
— Ne te fâche pas Princesse… J’ai de bonnes nouvelles pour toi… Tiens c’est la Gazette du Sorcier.
La Serdaigle prit le journal dans ses mains
— Je ne vois pas ce qui pourrait me réjouir, un Auror est encore mort…
— Pas en première page, regarde les potins mondains… C’est écrit en gros… Bellatrix est fiancée à Rodolphus Lestrange.
« Nous pensions marier cet été la ténébreuse Bellatrix Black avec l’unique héritier Malefoy, le superbe Lucius, mais il en sera autrement. La charmante sorcière n’aura de cesse de nous étonner car elle a annoncé ce matin ses fiançailles avec l’aîné des fils Lestrange. Elle a maintenu que cela s’était fait lors du réveillon de Noël et qu’elle ne regrettait rien… »
— … Alors…
— Alors ton cher et tendre est libre comme l’air !
— Lily je t’adore !
— Je sais…
Les deux jeunes éclatèrent de rire.
— Au fait depuis quand lis-tu les potins mondains, Lily ?
*****
Narcissa rentra chez elle ravie et joyeuse comme jamais.
Elle croisa ses parents et Bellatrix dans le hall.
Elle les embrassa tous, même sa Bella, qui en fut extrêmement surprise.
— Félicitations grande sœur pour tes fiançailles…
Puis elle grimpa les marches quatre à quatre en chantonnant.
— On peut savoir ce qui lui arrive ? S’étonna Bellatrix qui n’en revenait toujours pas.
— Des histoires de cœur sans doute.
Arthus regarda sa femme incrédule.
— Mais elle n’a que …
— Quinze ans Arthus ! Ce n’est plus une enfant innocente (heu si quand même je proteste !!!)
— Peu importe, je préfère la voir heureuse que triste comme au jour deNoël.
— Vous la gâtez trop mon ami…
— Je vous en prie ma chère… J’ai l’impression d’entendre ma belle-sœur Sinistra…
*****
L’atmosphère était lourde, il se demandait s’il avait bien fait de venir mais son instinct plus que la curiosité l’avait poussé à s’y rendre.
Bellatrix l’attendait dans le vestibule étroit et lugubre.
— On t’attendait.
— J’aurais pu ne pas venir.
— Peut-être…
Ils s’engouffrèrent dans une série de couloir avant d’arriver enfin dans une salle enfumée.
— Ainsi vous êtes venu, jeune Malefoy… Je me présente, Lord Voldemort…
— Bellatrix m’a persuadé de venir me faire une idée…
Lucius n’était pas stupide, il savait qu’en fonction de ce qu’il serait dit ce soir il ne pourrait plus quitter la coupe des cagoulés indemnes. Qu’importe !
— Asseyez-vous à notre table dans ce cas. Je crois savoir que vous n’êtes pas partisan de l’éradication des moldus.
— Pour être franc, je me fiche pas mal des moldus, je ne les côtoie pas, qu’ils existent ne me gêne pas particulièrement.
— Et les Sang-de-bourbe ?
— Ils me sont inférieurs. C’est tout.
— … Bellatrix, je crois que tu voulais nous parler de ta sœur.
— Il serait grand temps de l’éliminer… Elle a déjà neutralisé le griffon il y a cinq ans, et son pouvoir ne cesse de se développer.
Lucius dressa l’oreille. De quelle sœur s’agissait-il ? Andromeda ou…Narcissa ?
— Narcissa… Nous verrons lorsqu’elle aura quitté Poudlard.
— Maître…
— Il suffit Bella. Passons au reste…
Deux heures durant, ils échangèrent leurs dernières prouesses, et les plans des prochaines attaques. A la fin de la réunion, Voldemort prit Lucius à part.
— Mon cher Lucius, j’ai l’impression que cette soirée ne vous a pas convaincu.
— Pas vraiment.
— Savez-vous de quelle manière mes partisans s’en prennent à mes opposants ?
Lucius sourit intérieurement… C’était presque une menace… Mais il aimait jouer avec le feu.
— Tout le monde le sait, vous utilisez les Sortilèges Impardonnables.
— Souhaitez-vous les apprendre ?
— Détenir le pouvoir et la puissance…
Le sombre maître cru voir se refléter sur le visage aristocratique de Lucius sa propre avidité.
Mais il ne vit que ce qu’il voulait voir.
Ce fut sa première erreur, ou plutôt la seconde de la soirée.
— Nous aurons donc l’occasion de nous revoir la semaine prochaine… Au fait Lucius… Vous êtes un excellent occlumens.
— Suffisamment.
Sur ces mots L’héritier d’Abraxas Malefoy rentra chez lui, songeur.
*****
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