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Echec à la Dame
[Histoire En hiatus] | Auteur: Celebrian | Vue: 3047 |
| [Publiée le: 2005-07-13] [Mise à Jour: 2008-01-20] | ||
| AP | Romance/Drame/Général | Commentaires: 94 |
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Description: L'Histoire est faite par les vainqueurs. Méfiez-vous de ce que l'on écrit, méfiez-vous de ce que l'on dit. Il existe plusieurs types d'histoires. Celles que tout le monde connait, que l'on peut lire dans les livres. Et il y a les autres, que la plume n'a pas froissé, mais tout aussi subjectives sous les mots de personnages bannis de la mémoire des pierres tombales. Cette mémoire qui fait les choix qui l'arrangent... Car en effet, il y a des choix lourds de conséquences sans que l'on puisse revenir en arrière. Il faut alors chercher le bonheur jusque dans l'Ombre. Narcissa et Lucius en font la douloureuse expérience. La vie va parfois à l'encontre de ce que l'on ressent. Ce qui aurait dû être la plus belle des histoires d'amour vire au drame. Mais au final est-ce le bien ou est-ce le mal qui rit de l'autre? Ces notions existent-elles vraiment... Histoire anciennement nommée: "Pour toi, et malgré toi..." | ||
| Crédits: Aucun des personnages de cette histoire ne m'appartient. Ils sont la propriété de leur auteur J.K.Rowling. Et je tiens à rapeller que je ne tire aucun profit financier de cette fic dont le scénario, et l'histoire en général, m'appartiennent. |
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Le temps passe et Noël arrive.[2205 mots] |
Publié le: 2005-09-15 Mis à Jour: 2006-10-06 | |
| Taille du Texte: (+) : (-) | ||
Merci à ceux qui me soutiennent pour que je termine cette fic. Je me plaint souvent de ne pas avoir autant de commentaires que je le souhaiterai mais je suis très heureuse d’en avoir ne serai-ce q’un seul (Que cela ne vous serve pas d’excuse pour ne pas en mette)
C’est pourquoi je remercie Ptitlilie, CeCe, liv et tout les autres.
Continuez à me lire et à me dire ce que vous en pensez. C’est important pour moi.
Merci.
Bellatrix avait été d’une humeur massacrante tout l’été. Plus que d’habitude pour être plus précis. Elle semblait attendre quelque chose qui n’arrivait pas.
Narcissa n’avait pas cherché à savoir. Elle n’en avait cure à vrai dire. Que lui importait les états d’âmes de sa sœur aînée, si tant est qu’elle en ait une, ce dont doutait la jeune fille.
La seule chose qui importait c’était que Bellatrix ne reviendrait pas à Poudlard à la rentrée. Quel soulagement ! De plus, Bella était rarement au manoir cet été-là… Trop occupée à d’obscures et inavouables activités.
Les attaques de Voldemord avaient repris en intensité. Ceux qui s’opposaient à lui étaient traqués puis tués. On déplorait la perte de nombreux Aurors, et sorciers d’origines moldus. Narcissa s’inquiétait pour Ted et Andromeda.
Qui savait s’ils n’étaient pas la prochaine cible du Seigneur des Ténèbres ?
Mais elle n’avait pas peur.
Etrangement, rien ne lui faisait peur.
Lors de sa quatrième année à Poudlard, notre petite princesse renforça ses liens d’amitiés avec Lily, Remus et Severus en particuliers. Lily refusait toujours d’adresser la parole à James et la vie suivait son cours…
A la fin de cette année-là, Andromeda et Ted quittèrent Poudlard et s’installèrent définitivement ensemble avec leur fille, alors âgée de trois ans.
Sirius quitta le domicile familial suite à une énième altercation avec Sinistra, sa mère. Il alla vivre chez les Potter.
Mais cela n’empêchait pas nos jeunes gens de se voir. En effet, Elladora n’avait rien contre son neveu et l’acceptait volontiers chez elle.
Un matin d’août, Sirius et James vinrent chercher Narcissa pour une sortie. Ils devaient normalement se promener au Chemin de Traverse mais pour une raison qu’elle ignorait, ils la conduisirent en dehors de la ville.
— Je peux savoir où on va ?
— Voir quelqu’un que tu n’as pas vu depuis très longtemps…
— Sirius ! Dis-moi, je t’en prie.
— On y est…
Le regard insistant des deux garçons convainquit la fillette qu’il ne faudrait pas parler de cette virée à ses parents.
Puis elle regarda autour d’elle… On l’emmenait voir quelqu’un. Mais qui vivait dans un taudis pareil ? Cette… Maison… N’était d’un amas de ruines.
— On y est… Je veux bien… Mais où exactement ?
— Chez moi !
Narcissa observa attentivement l’homme qui s’avançait vers elle. Elle ne le reconnaissait pas.
Il était roux, arborait des tâches de rousseurs et semblait d’humeur joyeuse.
— Bienvenue jeune Narcissa… ma femme m’a beaucoup parlé de vous.
Sa femme ? Mais qui est-ce ?
— Allez… Rentre Princesse, je crois qu’on t’attend à l’intérieur.
La petite Black fixa son cousin du regard. Après tout, si elle entrait, elle saurait. Et puis cet homme ne semblait pas méchant. Tout juste nécessiteux, vu l’état déplorable de sa robe.
Narcissa suivit donc les trois hommes à l’intérieur de… Comment appeler ça ? Une chaumière ? On allait dire ça… Ou alors un terrier. Oui ça sonne plus juste.
Deux petits garçons d’environ trois et deux ans accueillirent les nouveaux arrivants. Tout comme l’homme qui précédait les invités, ils avaient les cheveux roux et des tâches de rousseur.
Ils couraient à travers toute la pièce.
— Bill ! Charlie ! Combien de fois devrai-je vous dire de ne pas faire de bruit comme ça ! Votre mère à besoin de repos. Et votre petit frère aussi.
— Mais papa… Percy ne fait que dormir ! Répliqua le plus petit des enfants.
— Il est ennuyeux ! Rajouta l’aîné.
Ainsi c’est leur père…j’aurais dû m’en douter.
— Arthur ? On peut monter ?
— Ah oui bien sûr James… Suivez-moi.
L’héritière des Black monta donc les escaliers, ou plutôt ce qui en faisait office, en priant pour ce celui-ci ne s’effondre pas sous son poids, pourtant insignifiant.
Ils arrivèrent dans une petite chambre où les livres, les vêtements et les fioles s’entassaient. Dans le lit se tenait une femme portant son nouveau-né.
— Molly !
— Oh, Princesse ! Alors Sirius a réussi…
Molly était une cousine éloignée de Narcissa et Sirius. Bien qu’un peu plus âgée, elle s’entendait assez bien avec eux. Jusqu’à ce que les Black décident de la tenir loin de leurs enfants suite à son mariage avec un Weasley.
Famille traître à son sang s’il en est.
Molly avait toujours adoré Narcissa, comme la plupart des personnes qui la connaissaient d’ailleurs.
La jeune Mrs Weasley venait de mettre au monde son troisième fils, Percy. Arthur, son époux avait demandé à James de lui ramener Narcissa.
— Princesse… Ca fait trop longtemps que je ne t’ai vue. Tu es devenue une belle jeune fille.
— Et toi tu as l’air si heureuse et épanouie.
— Je le suis. J’ai un mari formidable et trois beaux garçons.
— Tu as une belle famille.
— J’aimerais bien avoir une fille aussi…
— …Moi aussi… Un jour peut-être j’aurais une petite fille…
Sirius soupira.
— Alors prions pour qu’elle ne te ressemble pas… Les hommes ne survivraient pas à une seconde beauté diabolique.
Tous éclatèrent de rire. Puis ce fut le moment des adieux.
Une semaine plus tard, Narcissa et les autres reprenaient le chemin de Poudlard. Le premier trimestre n’a rien d’intéressant à donner comme information, aussi ne nous y attardons pas. Passons plutôt aux fêtes de Noël. Ce fameux bal donné chez Arthus et Elladora Black.
Celui après lequel rien ne sera plus pareil.
En cette noire époque, les sorciers tentaient de se divertir comme ils le pouvaient. La meilleure façon pour eux était de donner des fêtes. Les Black étaient de cet avis. Arthus et Elladora avaient donc organisé un bal somptueux pour célébrer Noël.
Nombreux étaient les invités. Le manoir était sans dessus dessous lorsque Narcissa revint de Poudlard pour les vacances. Mais elle aussi était surexcitée car pour la première fois elle serait présente à une réception mondaine. Il y aurait aussi les Potter et Sirius, accompagnés de Remus et Peter.
Elle avait beau eu faire, ses parents, à grand renfort de Bellatrix, refusèrent de faire venir Andromeda. Elle en avait été vexée mais sa sœur chérie avait elle-même protesté.
Je refuse de les revoir ! Tu m’entends Princesse ? Jamais plus je ne les reverrai, ce ne sont plus mes parents !
Lily passait ses vacances auprès de ses parents et n’avait pu venir. Mais elle avait pu faire les boutiques avec Narcissa pour trouver des cadeaux et une robe de bal pour la jeune héritière Black.
Les amis de Narcissa arrivèrent en début d’après-midi.
— Bonjour ma tante.
— Bonjour Sirius. Comment te portes-tu ?
Elladora affichait toujours un sourire bienveillant mais quiconque la connaissait ne s’y fiait pas.
— Je n’ai jamais été aussi bien.
— Tu m’en vois ravie. Ta mère et ton frère ne viendront pas. Sinistra a jugé déplacé de faire la fête seulement trois mois après la mort de ton père.
— Elle devait surtout souhaiter ne pas me voir.
— Possible. Au fait, James, tes parents seront bien des nôtres ce soir ?
— Ils viendront en début de soirée comme convenu.
— Bien. Maintenant vous devriez rejoindre Narcissa, elle est dans sa chambre.
Les quatre garçons montèrent les marches. Ils rencontrèrent la jeune Serdaigle dans le corridor. Elle resplendissait dans sa robe immaculée. Ses cheveux étaient retenus par un haut chignon et tombaient sur son épaule en une seule anglaise.
— Princesse, chaque jour nous te découvrons plus belle que la veille.
Narcissa sourit.
— Garde tes compliments pour Lily, James.
— Mais ce ne sont pas de simples compliments Cissa, tu es superbe, ce soir tu seras la plus belle. N’est-ce pas Remus ?
Le jeune homme rougit.
— Oui.
— Tu devrais avoir honte de garder pour cavalière la plus jolie sorcière de Poudlard… Heureusement James et moi sommes là pour éviter que l’on ne te tue pour cela.
— Il ne manquerait plus que l’on s’entretue pour ma personne ! Allons dans le jardin avant que les premiers invités n’arrivent.
Narcissa adorait le jardin, c’était l’endroit qu’elle préférait. Bien que l’on soit en décembre, il ne faisait pas froid et quelques fleurs hivernales s’étaient parées de leurs plus beaux atours pour accueillir leur princesse.
Narcissa et James parlaient de Lily, le jeune homme souhaitait que la Serdaigle l’aide à approcher l’élue de son cœur. Il avait bien mûri.
Qui ne l’eut pas fait en ces temps de malheurs ?
Il ne se passait pas une semaine sans que l’on ne pleure la disparition brutale d’une personne qui s’était opposée à celui dont on n’osait déjà plus prononcer le nom.
Les Maraudeurs s’étaient faits plus discrets, le seul à subir encore nombre d’affronts était Severus Rogue, malgré l’amitié profonde qu’avait Narcissa pour lui, cela n’empêchait pas Sirius et ses amis de s’en prendre à lui.
Peter était parti voir à la cuisine s’il pouvait grignoter quelque chose.
Remus avait pris Sirius à part.
— Patmol, j’aimerais que tu arrêtes.
Sirius prit un air faussement innocent.
— Arrêter quoi ?
— Tu le sais bien !
— Non justement tu ne me l’as jamais dit…
— Parce que ça n’a aucune importance.
— Que tu te morfondes d’amour pour ma cousine ? Ca n’a aucune importance ?
Le jeune loup-garou se tordait les mains.
— Non ! Mais je ne suis pas celui qu’elle attend.
— Tu lui en as parlé au moins ? Elle t’adore, peut-être même plus que moi ou James, elle passe beaucoup de temps en ta compagnie, …
— C’est ce qu’on appelle l’amitié. Ecoute, elle m’a avoué ne pas avoir encore rencontré celui qui la rendrait heureuse.
— Tu es sûr de ce que tu dis ?
— Ne te fais pas de soucis. De toute façon marier une princesse à un loup-garou… même dans les contes de fée on ne trouve pas de pareilles sottises. Etre son ami, ça me suffit.
Sirius souffla.
— Je suppose que c’est mieux ainsi ?
*****
Enfin les premiers invités se présentèrent. Ils firent leurs compliments aux maîtres de maison sur la beauté de leurs filles.
Notamment Narcissa, vous pouviez vous en douter.
Bellatrix n’était pas laide mais elle abordait un air sinistre, souligné par la noirceur de sa tenue.
Noirceur identique à celle de son âme.
Noirceur qui contraste tant avec la blancheur de sa jeune sœur.
Bellatrix, comme toujours depuis quelques temps, semblait attendre quelqu’un.
La fête était très réussie. Le buffet délicieux et la musique envoûtante.
Narcissa dut accorder, à sa plus grande joie, plusieurs danses à ses amis.
Elle était en train de discuter avec eux lorsqu’elle s’interrompit soudain.
Un invité venait juste d’arriver. Une personne qu’elle n’avait jamais vue auparavant…
— Tu vas bien Princesse ?
Etrange question…
Comment se porte-on lorsque l’on rencontre la destinée ?
Comment doit-on réagir ?
Oui, comment ?
Surtout lorsque vous êtes une jeune fille n’ayant pas encore atteint ses quinze printemps et que face à vous se dresse la réponse à la question qui vous hante depuis toujours.
Comment être heureuse ?
Les « pourquoi» et les « comment» se précipitent tout d’un coup.
Vous êtes submergée.
Je comprends.
Trop bien peut-être.
Mais ici il n’est question que de Narcissa.
Narcissa qui vient de rencontrer celui qui lui fut désigné par le Ciel.
Lucius Malefoy.
Il était grand, bien fait de sa personne, il avait les yeux bleu-gris, elle ne les voyait pas de loin, mais elle le savait. Il devait avoir une vingtaine d’année
Elle n’entendait plus les quatre garçons qui l’accompagnaient. Elle n’entendait plus personne d’ailleurs.
Elle s’avança vers celui qui avait fait son apparition.
Il conversait avec Bellatrix.
— J’ai bien failli t’attendre, Lucius… Ton père n’est pas venu.
— Non, il ne sort plus beaucoup, les mondanités l’ennuient.
Lucius, c’était donc lui… la jeune fille sentit un courant d’air froid pénétrer dans son corps, glaçant son cœur depuis peu réchauffé.
Bellatrix s’éloigna pour prévenir sa mère du désistement d’Abraxas Malefoy.
Le jeune homme prit soudain conscience qu’on l’observait.
Il se retourna pour mieux voir la curieuse personne. Il fut agréablement surpris.
Bien que très jeune, la demoiselle était d’une beauté parfaite, absolument sans défaut.
— Votre nom ? Demanda-t-il
La belle Serdaigle s’étonna presque qu’il lui adresse la parole. Elle parvint tout de même à répondre.
— Narcissa Black.
— Black ? Lucius fronça un sourcil.
— Je suis la troisième fille d’Arthus et Elladora Black.
— Narcissa… Je n’oublierai pas.
Il affichait un étrange sourire en coin impossible à déchiffrer. Cet homme était une énigme.
Mais Narcissa n’avait plus le cœur à faire la fête, elle s’excusa auprès de ses amis et monta se coucher.
Maintenant qu’elle l’avait enfin trouvé, il fallait qu’elle découvre qu’il sortait avec sa propre sœur, Bellatrix.
Elle s’endormit, malheureuse dans ses draps blancs, bercée par la douloureuse musique venant de la grande salle.
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