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Echec à la Dame
[Histoire En hiatus]
Auteur: Celebrian Vue: 3044
[Publiée le: 2005-07-13]    [Mise à Jour: 2008-01-20]
AP Romance/Drame/GénéralCommentaires: 94
Description:
L'Histoire est faite par les vainqueurs. Méfiez-vous de ce que l'on écrit, méfiez-vous de ce que l'on dit. Il existe plusieurs types d'histoires. Celles que tout le monde connait, que l'on peut lire dans les livres. Et il y a les autres, que la plume n'a pas froissé, mais tout aussi subjectives sous les mots de personnages bannis de la mémoire des pierres tombales. Cette mémoire qui fait les choix qui l'arrangent... Car en effet, il y a des choix lourds de conséquences sans que l'on puisse revenir en arrière. Il faut alors chercher le bonheur jusque dans l'Ombre. Narcissa et Lucius en font la douloureuse expérience. La vie va parfois à l'encontre de ce que l'on ressent. Ce qui aurait dû être la plus belle des histoires d'amour vire au drame. Mais au final est-ce le bien ou est-ce le mal qui rit de l'autre? Ces notions existent-elles vraiment...

Histoire anciennement nommée: "Pour toi, et malgré toi..."
Crédits:
Aucun des personnages de cette histoire ne m'appartient. Ils sont la propriété de leur auteur J.K.Rowling.
Et je tiens à rapeller que je ne tire aucun profit financier de cette fic dont le scénario, et l'histoire en général, m'appartiennent.

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Commenter: L'affront.

L'affront.

[1663 mots]
Publié le: 2005-07-28
Mis à Jour: 2006-10-04
Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)

Merci à ptitelili, la seule qui me laisse encore des coms…( T_T )…Mais bon j’espère que toutes les personnes qui on lu ma fic n’ont pas trouvé ça trop minable… Voici un nouveau chapitre, un peu long, mais bon…c’est pour compenser mon futur départ en vacances…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’affront

 

 

 

 

Narcissa Black à Serdaigle.

Les choses étaient étrangement faites.

Après Sirius, un autre membre de l’illustre lignée échappait à son destin et n’allait pas à Serpentard comme les siens.

 

 

 

Mais « échapper » à son destin est une chose qui ne se fait pas.

Au contraire, c’était le destin qui avait placé Narcissa dans la maison bleue.

 

La question que tu te poses cher directeur c’est :

 "Pourquoi ?"

 

 

 

 

Depuis des heures déjà, Dumbledore tournait en rond dans son bureau.

 

— Albus ?

 

Une femme sans âge était entrée dans la pièce et observait avec une pointe d’amusement l’homme aux longs cheveux et à la barbe grise.

 

— Oh ! Minerva… J’ai trouvé…

 

Mac Gonagall rejoignit le directeur. Ils étaient devant un petit portrait presque caché au milieu de plus grands, représentant les directeurs successifs de Poudlard.

 

— …En effet, c’est saisissant. Saisissant mais impossible…

 

— Si elle le souhaitait, je suis sûr qu’Elladora pourrait nous renseigner mais je ne pense pas que ce soit dans ses intentions… En tout cas, j’ai bien l’impression que nous ne sommes pas au bout de nos surprises…

 

 

 

 

 

 

Depuis son arrivée à Serdaigle, la jeune Narcissa découvrait chaque jour un peu plus, le monde qui l’entourait.

Elle avait l’impression d’avoir été enfermée pendant de longues années sans pouvoir connaître la vraie vie.

Elle se rendait souvent à la bibliothèque…

Ce jour là, elle fut attirée par un vieux livre, poussiéreux, qui ne devait pas avoir vu le jour depuis une quarantaine d’années…

Elle l‘ouvrit…et put lire le titre :

Serdaigle, Serpentard, deux pensées, deux vies, un destin.

 

Avide de connaître la suite, la demoiselle s’installa à une table…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Rowena était inquiète.

La belle jeune femme était installée dans sa bibliothèque et semblait préoccupée.

A forte raison d’ailleurs.

Quelque chose n’allait pas, elle le sentait.

Depuis quelques mois déjà, elle n’avait plus de nouvelle de Lilian, sa meilleure amie, qu’elle considérait comme une sœur.

Celle-ci avait comme…

disparu… 

Or, ce n’était pas dans ses habitudes.

Elle en avait parlé à Helga, mais la directrice de Poufsouffle l’avait rassurée en disant que Lilian devait être partie en voyage et qu’elle n’avait pas eu le temps de prévenir son aînée.

Au départ Rowena y avait cru, ou voulu y croire, mais cela faisait à présent sept mois et elle se faisait énormément de soucis.

Même Goldric s’était aperçu que quelque chose n’allait pas.

 

Il n’y avait bien que Salazar qui n’avait pas réagi mais cela n’étonnait plus personne.

Depuis que leur liaison s’était achevée, les relations étaient plutôt tendues entre Serpentard et Serdaigle.

 

Mais cela n’avait pas toujours été ainsi, en effet leur liaison bien que courte avait été brûlante et passionnée.

Au sommet de leur jeunesse, les deux amants avaient été pris de folie l’un pour l’autre.

Et bien que maintenant ce soit une page définitivement tournée, Rowena ne regrettait rien. Elle avait aimé Salazar comme personne auparavant… Ou après.

Elle en était folle, folle de ses yeux, de sa bouche, de son corps…

Rien que d’y penser, elle se sentait fiévreuse.

Salazar… Elle avait toujours su que cela ne durerait pas.

Le jeune homme ne s’attachait jamais à personne, il voulait tout maîtriser, et par tous les moyens…

Rowena était trop intelligente pour croire qu’il l’aimait, et elle ne voulait pas souffrir plus que de raison.

 

Mais c’est là qu’elle avait commis une énorme erreur…

 

Contrairement à ce qu’elle avait prévu, elle avait enduré un enfer…

 

 

Mais ce qu’elle ne savait pas c’est que cela n’était pas encore fini…

 

 

 

 

Alors que Rowena était plongée dans ses réflexions, un homme de grande taille, brun, les yeux verts, et particulièrement beau était entré.

 

— Tu ne changeras jamais ma chère.

 

Rowena releva la tête et fit face, médusée à celui auquel elle pensait à l’instant.

 

— Salazar…Mais qu’est-ce que…

 

Elle s’arrêta net… Serpentard venait de pénétrer dans sa pièce avec un enfant, un nouveau-né à vrai dire.

 

— Qui est-ce ?

 

— Mon fils.

 

Salazar avait l’air si fier… et si heureux. C’était la première fois que Rowena le voyait dans cet état.

 

Mais ce qui lui fit mal, c’était que cet enfant ne soit pas le sien. Pourquoi pensait-elle à ça ? Elle ne le savait pas elle-même.

L’homme lui tendit le bébé pour qu’elle le prenne dans ses bras.

Il était très beau, et ressemblait beaucoup à son père…

Mais il avait un air de …

Elle ne savait pas que qui il s’agissait mais elle était persuadée de l’avoir sur le bout de la langue…

 

Si quelqu’un était entré à cet instant précis, il aurait pensé à un jeune couple et son enfant…

 

 

Mais la réalité était toute autre…

 

 

 

 

Salazar confia le bébé à une nourrice. Les deux fondateurs restèrent seuls dans la bibliothèque.

 

Serdaigle n’osait pas lever les yeux vers son compagnon…

 

— Et…et la... mère ?

 

— Elle est morte en couche. Mais ça n’a pas d’importance…

 

Cette phrase, bien que choquante, n’étonna pas la jeune femme.

Après tout c’était Salazar Serpentard…

 

 

Elle lui tourna le dos.

 

— Et bien félicitations, tu es le premier d’entre nous à avoir un héritier.

Mais j’aurais voulu que ce soit notre enfant…si tu savais…

 

— Je le sais bien.

 

Il s’approcha doucement de la femme.

Sa beauté était légendaire, on chantait partout les yeux saphir, la peau douce et blanche, les cheveux blonds de la directrice de Serdaigle.

Il fit habillement glisser ses mains sur le ventre de sa compagne, la sentant frémir sous ses doigts.

Il avait toujours su s’y prendre, c’était comme une seconde nature chez lui.

Ses lèvres descendaient le long du cou de Rowena…

 

Elle faillit protester, mais elle ne le pouvait pas.

Ne le voulait pas.

Pourquoi fallait-il qu’elle l’aime autant ?

Elle se retourna pour embrasser le beau brun.

Une larme avait coulé sur sa joue satinée.

Elle savait que cela ne la mènerait à rien mais elle en avait envie.

 

Elle avait envie de lui…

 

 

 

C’est ainsi que Rowena s’offrit sa dernière nuit de folie.

La dernière où l’amour la comblerait autant, où la passion prendrait le dessus sur la raison.

Où elle dormirait dans les bras du seul homme qui lui avait fait perdre la tête.

 

 

 

En effet, le bonheur ne voulait pas lui tendre les bras.

 

 

 

Le lendemain, alors qu’elle se trouvait comme à son habitude dans sa bibliothèque, elle reçut un hibou, lui annonçant la mort de Lilian.

Rowena crut devenir folle de douleur.

 

Le corps avait été ramené à Poudlard car Rowena était sa seule famille, celle qui s’occupait d’elle depuis des années.

 

Ses trois amis se trouvaient déjà dans le hall lorsqu’elle descendit enfin. Les élèves avaient été cantonnés dans leurs dortoirs.

 

La jeune femme se précipita sur le cadavre, pleurant à chaudes larmes. On lui annonça que son amie était morte en couche.

 

Morte en couche…Morte en couche…

 

Rowena se releva brusquement

 

— C’est de ta faute Salazar !

 

Oui elle savait maintenant…l’enfant ressemblait à son père, certes, mais il avait des airs de Lilian, elle ne pouvait se tromper.

 

L’accusé comprit mais resta froid.

 

— La douleur te fait perdre la raison très chère. C’est vrai, Lilian est la mère de mon enfant mais nous nous aimions.

 

C’est impossible Salazar, tu es incapable d’aimer…

 

— C’est faux, tu lui faisais peur.

 

Rowena hurlait presque.

 

Elle le savait, Lilian avait toujours évité Salazar, elle lui trouvait un air malsain. De plus elle était amoureuse de Goldric, et ce depuis toujours.

 

— Elle t’a dit ça pour te protéger. Elle ne voulait pas que tu souffres ou que tu lui en veuilles d’être avec moi. Tout ça parce que nous avons eu une aventure.

 

Une aventure, oui, une aventure…si seulement ce n’avait été qu’une aventure pour moi…

 

Mais l’intelligence de Rowena était aussi célèbre que sa beauté… Lentement, elle commençait à entrevoir la vérité… Il l’avait abusée…

Abusée et cloîtrée jusqu’à la naissance de son cher héritier.

 

— Tu as profité d’elle !

 

— Tu délires… tu n’as aucune preuve…

 

Rowena sortit sa baguette et la pointa sur son ennemi.

 

— Alors je vais te faire avouer.

 

— Je te le déconseille.

 

Soudain, alors qu’elle allait lancer un sort, elle se sentit attirée vers l’arrière. C’était Goldric.

 

— Il a raison, tu n’as aucune preuve. Laisse, il faut s’occuper du corps de Lilian… Cela ne servirait à rien.

 

Mais ses mots, il ne les croyait pas lui-même. Il savait que Rowena avait raison. Mais ils ne pouvaient rien faire.

 

Rowena acquiesça.

 

— Soit ! Mais méfie-toi des miens… Ta lignée finira par s’éteindre Salazar…

 

Puis elle fondit en larmes dans les bras de Goldric Gryffondor, qui la berça comme une enfant. »

 

 

 

 

 

 

 

Narcissa referma le livre, triste et perdue.

C’était horrible… Pourquoi Rowena n’avait-elle eu le droit au bonheur ?

La vie est-elle toujours aussi injuste ?

 

 

 

Malheureusement, elle l’est souvent, chère Narcissa, tu en feras aussi les frais…

 

 

 

Vous croyez au hasard ?

Pas moi.

On dira ce que l’on voudra, que le futur est contingent, que voir dans le passé la cause du présent est une rétrospective…

 

 

Peu m’importe,

je connais la fin de cette histoire et quoi que puissent faire Narcissa ou Lucius, leur destinée ne va pas varier pour autant.

 

La vie est pareille à un tableau, on ajoute des touches de peintures au fur et à mesure,

mais au final,

la toile est toujours telle que le peintre l’avait décidée auparavant.

 

Or sur le chemin de la vie, il faut venir du passé pour comprendre le présent et envisager le futur…

 

 

Dans le bureau du directeur…

 

— A-t-elle pu lire le livre ?

 

— Oui.

 

— Alors vous aviez raison.

 

— Le tout est de savoir ce que cela aura comme incidence…

 


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