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Harry Potter



Du sang noir dans les veines.   Auteur: lulu56 Vue: 1695
[Publiée le: 2007-07-23]    [Mise à Jour: 2008-01-02]
G GénéralCommentaires: 16
Description:
Harry Potter 6 ans, mène une vie misérable et horrible chez sa tante et son oncle. Tout change lorsqu'il rencontre un certain Tom Jedusort.
Crédits:
Rien n'est à moi bien sûr ^^ !

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Commenter: Chapitre 5

Chapitre 5

[2909 mots]
Publié le: 2007-10-23Format imprimable  
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Crac.

De nouveau devant le manoir, Harry se remit en marche et suivit silencieusement son père. Tandis qu'ils avançaient tous deux à même allure dans le seul son feutré d'un bruissement de cape, Harry ne pouvait nier qu'il ne s'était jamais senti aussi sûr et en paix avec lui même. À présent cette barrière abattue, il avait le sentiment que rien ne pourrait plus jamais entraver son chemin.

Lord Voldemort tapota de l'extrémité de sa baguette la grande porte du manoir qui s'ouvrit passivement pour laisser passer père et fils.

-#Merci, Père# » Siffla Harry en fourchelangue comme ils le faisaient toujours lorsque des Mangemorts se trouvaient à proximité. « #Je ne sais comment vous temoigner ma gratitude# »

Harry avait appris à respecter son père avec humilité et le vouvoiement était de mise autant que le fourchelangue. Ils avaient en effet pris l'habitude de s'exprimer dans la langue des serpents afin de pouvoir être certain que leur propos ne puissent être surpris indésirablement. Tom lui avait enseigné à ne faire confiance à personne.

Même ses propres serviteurs ne pouvaient être dignes de confiance. Chacun aurait été prêt à mettre fin aux jours de leur maître si cela leur aurait suffit pour prendre la place. Toujours rester sur ses gardes. Prudence. Méfiance. Voilà ce que Harry avait compris depuis bien longtemps.

Lord Voldemort esquissa un sourire appréciateur et indulgent à son fils, puis le laissa seul afin de régler d'autres affaires qui l'attendaient. Harry se dirigea à nouveau vers la bibliothèque dans la vague idée de lire un livre.

Il ne s'était jamais lié d'amitié avec des enfant de son âge. Cela ne lui avait jamais véritablement manqué ici : durant sa vie à Privet Drive, Dudley avait toujours défendu à quiquonque de devenir l'ami de Harry. Harry n'avait eu guère d'autre choix que de s'en accomoder.

Il avait pourtant déjà rencontré à plusieurs reprises les jeunes fils de certains Mangemorts, notamment celui de Lucius Malfoy, un blond, coincé, aussi blond et coincé que son paternel. En vérité, sa seule véritable amitié était sans nul doute celle qu'il partageait avec Nagini.

Cela pouvait paraître certes étrange au premier abord, mais Harry avait toujours aimé avec sincérité le serpent. Elle était toujours là quand il s'agissait de l'amuser où de le reconforter, et se révélait toute aussi précieuse en lui prodiguant d'utiles conseils.

Encore plus que cela, la capacité de Harry à s'exprimer en fourchelangue rendait l'amitié avec Nagini possible à lui seul -hormis de Tom bien sûr- . Cette spécialité propre lui donnait la sensation -sûrement puérile- d'avoir une amie unique et exclusive. Et ça l'enchantait.

Il chercha des yeux Nagini et ne la voyant pas, il en déduisit qu'elle devait sûrement être restée dormir sur son lit. Sa chambre se trouvant deux étages plus haut, il abandonna l'idée d'aller la chercher et entra dans la bibliothèque.

Elle était vide et Harry s'en trouva satisfait. Il n'était pas mysanthrope mais ne pouvait avouer en toute bonne fois qu'il appréciait la compagnie, en dehors de celle de son père et Nagini.

Les Mangemorts ne lui étaient pas non plus particulièrement antipathiques -à part ce Queudever qui lui collait aux basques comme si sa vie en dépendait, probablement dans l'espoir de s'attirer ses faveurs et du même coup celle de son maitre-, mais il Harry aimait être seul.

Peut-être étaient-ce les longues attentes dans le misérable placard exigüe des Dursley qui l'avaient rendus ainsi, quoiqu'il en soit il éprouvait instamment l'envie d'être tranquille.

Il s'assit dans le même fauteuil où à peine quelques heures auparavant, ses cauchemars le tourmentaient encore. Il sentit ses paupières s'alourdir inexorablement, la fatigue finissant par avoir raison de lui. Ces cauchemars ridicules l'avait trop souvent privés de sommeil paisible.

Il bailla légerement et ses lunettes glissérent ostensiblement sur l'arête de son nez. Alors que son esprit divaguait lentement mais sûrement vers le royaume des songes, une main froide et gantée lui obstrua brusquement la bouche et sans même avoir l'occasion de réagir, il éprouva la sensation familière d'un transplanage. Mais encore plus désagréable si c'était possible: celle d'un transplanage forcé.

Ne sachant pas transplaner lui-même, il ne pu refrener ce transport contre son gré et Harry se sentit l'effet d'une douche froide, finissant de le reveiller totalement.

Un crac sonore et la fin de la sensation de compression typique au transplanage lui appris qu'il avait atteint la destination prévue par l'autre. La main gantée avide fouilla avec hâte dans la poche de sa robe et en retira fébrilement sa baguette.

Un traitre.

Ce fut sa première pensée claire. Son père avait décidement toujours raison. Ne jamais faire confiance à personne. A juste titre: seul un traitre avait pu mettre la main sur lui... Car pour avoir accès au manoir il fallait être, ou mangemort, ou lui-même, ou Lord Voldemort.

Et Lord Voldemort n'aurait jamais permis que son propre fils soit malmené de cette manière.

Harry pouvait sentir la main -d'un homme de toute évidence- plaquée avec rudesse et force sur sa bouche, l'empêchant par la même occasion d'émettre le moindre son. Bien décidé à se défaire de la puissante poigne de son agresseur, Harry sortit brusquement de sa lethargie momentanée et se mit à se débattre avec la sauvagerie d'un fauve.

Pendant l'espace d'une seconde, il crut que son stratagème improvisé avait fonctionné, car l'homme, surpris par un effarouchement aussi soudain, libera légerement son emprise. Hélas, l'offensseur se remit bien vite de sa surprise, et ressera Harry si fort que celui-ci eut l'impression de sentir ses côtes se briser une par une sous la pression.

Sans pour autant rendre les armes, le brun se remit à remuer frenétiquement avec l'ardeur d'un jeune poisson hors de l'eau. Peine perdue: une incantation mis brusquement fin à ses vains efforts tandis que de solides cordes venaient lui lier pieds et poings aussi étroitement que possible,un baillon l'empêchant désormais d'articuler la moindre parole.

Et sans baguette, aucune chance de faire quoi que ce soit.

Pour la première fois, il pu distinguer nettement le visage du traître.

Rogue.

Il ne l'avait jamais porté dans son coeur celui-là. Quoiqu'en dehors de Tom et Nagini il n'aimât pas grand monde à vrai dire...

Tel un poison glacé, une sourde rage emplit brusquement les veines du jeune sorcier. Rogue était un sorcier puissant, et un maître des potions encore plus aguerri... Mais s'il avait eut une baguette à la main en cet instant, il n'aurait pas hésité un seul instant à faire goûter à l'homme le salé du montant d'une traîtrise envers Lord Voldemort..

Pour qui se prenait-il pour oser trahir Lord Voldemort? Et dire que son père avait placé de grands espoirs sur ce mangemort.

Tom tuerait Severus Rogue lorsqu'il le délivrerait. Car il allait le délivrer. Evidemment. A ses yeux c'était tout naturel. Evident même. Son père allait venir ici et, ...

Ici?

Où se trouvait-il?

Aveuglé par sa rage il n'avait même pas pris la peine de regarder où on l'avait emmener. L'enfant leva lentement les yeux et son regard tomba sur un gigantestque château s'élevant majestueusement devant un parc tout aussi gigantesque.

Une grille à double battant en fer forgé fermait l'enceinte ainsi que le chemin qui menait au château. Les rayons du soleil, encore délicats à cette heure de la journée, tombaient sur les dernières gouttes de rosée matinale encore accrochées ça et là. Grandiose.

C'était magnifique, et Harry le remarqua, même si en cet instant il avait d'autres chats à fouetter que la beauté d'un parc.

Quant à lui, insensible au spectacle, Severus Rogue marmonna rapidement une formule magique et aussitôt, Harry s'éleva dans les airs comme si un brancard invisible le conduisait. Un deuxième coup de baguette de la part du maître des potions, et la somptueuse grille du château s'ouvrit avec délicatesse, crissant légèrment dans le gravillon gris de l'allée centrale.

Amusant de constater qu'il avait souvent voulu quitter un peu le manoir de son père, et qu'à présent, il aurait tout donné pour s'y trouver.

Bien que n'ayant jamais mis les pieds dans cet endroit, Harry se doutait où il était. Son père lui avait souvent décrit l'école de son enfance, et ce château impressionnant correspondait parfaitement aux echos d'une description pourtant peu flateuse qu'il en avait reçu. Si bien qu'à présent Harry n'avait plus aucun doute quant à l'identité du second maître de Rogue.

A n'en pas douter, Rogue s'était rangé comme un brave imbécile sous les ordres d'Albus Dumbledore. Tout à fait son genre.

Son accés de rage se tassant peu à peu, Harry redevenait plus calme, plus réfléchi. Montrer sa colère c'était montrer sa peur, et montrer sa peur était la plus grande erreur qui soit, face à l'ennemi.

Bien résolu à ne plus laisser filtrer aucune émotion quelle qu'elle soit, il se retint bien de continuer à se debattre ou même de pousser le moindre cri. Impassible, Harry regarda le décor defiler sous ses yeux, complétement impuissant à la tournure des évènements.

De toute façon, il était pris au piège, alors autant se comporter avec la dignité d'un Serpentard vaincu. Avoir raté un sort ne signifie pas avoir perdu le duel.

Ils entrérent dans le château, et même si Harry, toujours transporté sur le dos à quelques mètres du sol ne pouvait en voir que le plafond, il fut impressionné par les dimensions de la tapisserie qui s'y trouvait. Rogue le fit traverser dans un dédale de couloir au rymthe sonore de ses pas claquant sur les dalles de pierres. Plusieurs minutes plus tard, ils y étaient toujours. Le château devait être vraiment beaucoup plus grand que le manoir.

Il montèrent plusieurs escaliers, traversèrent de nombreux couloirs, et enfin, Rogue s'arêta devant deux gargouilles à l'air peu amènes.

-Citronelle. »

Légèrement surpris mais n'en montrant rien, Harry apercut du coin de l'oeil les gargouilles s'écarter en grommelant, dévoilant un escalier en colimaçon dans lequel Rogue s'engagea, devancé bien sûr de Harry toujours neutralisé et impuissant sur le chemin effectué à contre-coeur.

Enfin, ils atteignirent une porte, et Rogue leva l'enchantement avant de le pousser sans ménage à l'interieur de la pièce. Surpris d'être enfin libre de mouvement, il n'eut aucune réaction lorsqu'il fut poussé dans la pièce, abasourdi. La salle était circulaire, et devant lui, un large bureau comme ceux des gens important croulait sous les objets aussi diverses que d'apparence insolite.

Insolite. Le mot aurait presque pu épouser la pièce.

Elle regorgeait d'instruments étranges ou d'accessoires bizarres, et si Harry n'avait pas été dans cette position délicate, sa nature curieuse aurait pris le pas et il se serait précipté sur les objets pour les retourner dans tout le sens

Soudain, ses yeux verts émeraudes s'arrêtèrent sur l'homme derière le bureau. Vieux et pourtant l'air majestueux, un homme à la barbe blanche et aux lunettes en demi-lune l'observait conscieusement.

En vérité, depuis que Harry était entré dans le bureau, pas une seconde l'homme ne l'avait laché des yeux.

Harry n'avait jamais vu Albus Dumbledore de sa vie, et pourtant il savait parfaitemennt à qui il avait affaire.

-------

-Bonjour, Harry. » Fit le directeur de Poudlard d'un ton cordial en se levant, aussi jovialement que s'il s'agissait d'un rendez-vous amical prévu de longue date.

Les prunelles vertes de l'enfant flamboyèrent et bien que Dumbleodre eut la certitude qu'il brûlait d'envie de répliquer, le plus jeune se retint.

C'était le portrait de James. Impossible passer à côté: c'était James Potter tout craché. A part les yeux. Oui, c'étaient ceux-là même de Lily.

-Je suis navré que notre rencontre se fasse dans de telles circonstances, mais il fallait vraiment que nous nous voyons. »

Toujours silencieux.

-Tu veux un bonbon? »

Cette innoncente remarque eut le don de mettre Harry hors de lui qui cracha avec hargne:

-#Imbécile, est-ce que tu penses vraiment pouvoir m'amadouer avec de vulgaires BONBONS!? Mon père t'écorcheras vif lorsqu'il me retrouvera!# »

Dumbledore garda son air impassible et jeta un rapide coup d'oeil à Severus qui était resté posté devant la porte. Il ne semblait pas surpris outre-mesure, et Dumbledore eut la certitude que le maître des potions avait ommis de lui donner un élement d'importance.

Qui aurait cru que Harry Potter parlait la langue de Salazar Serpentard? Fils de Gryffondor pur souche ?

Pas lui.

A première vue, l'enfant semblait completement dérangé et même de toute evidence instable. Ce n'était pas seulement la rage dont il bouillonnait actuellement, mais l'air dément dont il avait été parcouru tout à l'heure ne lui faisait que trop penser à Tom lorsqu'il parlait de puissance et de pouvoir.

-Harry, je t'assure que je ne te veux pas de mal. »

-Ah oui vraiment? Dites-moi la vérité. »

A cette phrase précise, Dumbledore se figea et fixa de son regard bleu métal avec plus d'intensité que jamais, l'enfant devant lui. Tom. C'était bel et bien l'incarnation de Tom dans les traits du petit à peine âgé de sept ans. Lord Voldemort avait-il déteint sur lui au point que les dommages soient irréparables?

-Oui, Harry, c'est la vérité et je te le jure. »

Dumbledore fit une pause et soutint le regard à la fois haineux et dément que lui lançait l'enfant.

C'était le diable.

Ce fut la pensée immédiate qu'il eut. Il se resaisit aussitôt. C'était idiot. Il n'avait pas à penser ça. Harry avait simplement subit trop longtemps l'influence néfaste de Lord Voldemort à ses côté. A cet âge facilement influençable, il était logique que Harry se soit mis à aduler cet exemple impressionant.

Il était là pour rattraper les pots cassés et tenter de repartir d'un bon pied. Même si ça ne s'averait pas gagné.

-Dis-moi Harry... » Commença Dumbledore en parlant lentement et en choisissant bien ses mots. « Est ce que tu es... heureux, avec Tom? »

-#Ne salis pas son nom dans ta bouche indigne# » Siffla avec hargne Harry.

-Harry, je sais que tu n'est pas très content d'être dans cette position. » Consentit Dumbledore qui n'entendait evidemment pas le Fourchelangue. « Mais j'aimerais que tu me donnes une reponse que je puisse comprendre, aussi je répète ma question: est-ce que tu es heureux avec Tom? »

Alors que n'importe quel homme se serait sentit pétrifié par les éclairs de pure haine que lui lançait un enfant pourtant si jeune, Dumbledore avait posé la question sur le ton professoral d'un Directeur à son élève.

Harry esquissa un sourire. A la fois cynique et moqueur.

-Bien sûr que je le suis... » Siffla t-il. « Tom est la meilleur chose qui me soit arrivée. La meilleur chose depuis que VOUS m'ayez reclu chez les Dursley. »

Il fit une pause et aprés avoir massacré du regard le vieil homme qui se tenait face à lui, il reprit d'un ton où se mélaient fierté et dévotion:

-Je doit tout à mon père. »

Ainsi était-ce cela que Tom lui avait mis dans le crâne. Lui, le méchant Dumbledore, avait enfermé Harry chez les horribles moldus, et par miracle, le gentil Voldemort l'avait délivré de l'enfer. C'était simple et faux, et pourtant d'une limpidité absolue dans l'esprit de l'enfant.

Albus se rappelerait toute sa vie le déchirement qu'il avait lorsqu'il avait dû laisser à contrecoeur Harry Potter sur le pas de la porte du 4 Privet Drive. Il s'était alors demandé s'il faisait la bonne chose. Aujourd'hui il avait la réponse sous les yeux: il avait fait la plus grande erreur de sa vie.

Le plus vieux soupira et planta ses yeux bleus dans les emeraudes de son vis-à-vis. Peut-être aurait-il une seconde chance?

-Je me rends compte à présent que je n'aurais jamais dû te laisser chez ta tante et ton oncle, ils n'étaient visiblement pas à la hauteur de mes ésperances. »

Harry lâcha une exclamation méprisante, puis Dumbledore reprit doucement:

-Mais la seule véritable origine de tout cela, est: le déplorable décès de tes parents. »

Harry ne cilla pas sur le sujet. Il semblait totalement imperméable aux sentiments exeptés ceux de l'hostilité.

-Tu dois savoir qui est le meutrier de tes parents, je présume? »

Harry fronça légerment les sourcils et Dumbledore sentit un profond scandale l'envahir. Tom ne lui avait-il même pas dit la vérité sur CE sujet?

-Harry. » Commença Abus avec prudence. « c'est Tom qui les a tué... »


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