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Legend of Zelda

 [Grimoire Chroniques d'Hyrule: Les Princesses Guerrières Auteur: usagi-chan Vue: 3006
[Publiée le: 2010-01-29]    [Mise à Jour: 2011-09-28]
13+  Signaler Action-Aventure/Heroic Fantasy/Romance Commentaires : 24
Description:
Sept ans après l'invasion d'Hyrule par le Crépuscule, le Héros de la légende remet les pieds sur sa terre natale. A l'instant où il franchit les portes du désert gérudo, il ne se doute pas qu'une ancienne prophétie est sur le point de se réaliser. Une prophétie vieille de cent ans, où princesses déchues et guerres civiles sont en cause.
Loin de là, au pied des sources sacrées du royaume, apparaissent trois jeunes femmes au passé mystérieux. Qui sont elles, et pourquoi le mal semble-t-il s'éveiller à nouveau alors qu'on le croyait endormi?

***"Quoi de plus seul qu'un Héros?" BORIS VIAN***
Crédits:
Les persos sont la propriété de Nintendo. L'univers également ne m'appartient pas.
Cependant, les personnages de Saïnee, Everlee et Shindel m'appartiennent totalement, ainsi que le royaume de Penthésilée qui est une invention de ma part.
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Commenter: Chapitre VI: Amphipolis

Chapitre VI: Amphipolis

[2807 mots]
Publié le: 2010-01-31
Mis à Jour: 2010-12-24
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Chapitre VI

Amphipolis

 

Les héros doivent toujours quitter la ville. Parce que nul n'est prophète en son pays…

                                                                                                          CHRISTINE ANGOT

 

 

La porte de l’auberge s’ouvrit, laissant entrer Colin qui sourit à Everlee, assise au piano. Il ignora Shindel qui passa à côté de lui pour se rendre au dehors, mais celle-ci lui adressa la parole.

- Où est Saïnee ? questionna-t-elle.

- Elle m’a dit qu’elle souhaitait se promener un peu seule en ville, répondit l’intéressé.

Shindel ne prit pas la peine de répondre, elle tourna les talons et quitta la pièce par la porte d’entrée.

- Elle est vraiment bizarre cette fille, fit remarquer Colin.

La mine boudeuse du jeune homme fit rire Everlee. Il vint s’assoir à ses côtés.

- Il n’y a pas grand-chose à faire ici, fit remarquer Colin. Est-ce que toi aussi tu veux aller te balader un peu en ville ?

- Oui, allons-y ! clama Everlee en se levant pleine d’entrain.

Colin eût un sourire amusé en se levant à son tour, puis il entraîna la jeune fille avec lui dans les rues de la cité d’Amphipolis.

 

Saïnee ne connaissait pas du tout cette ville. Mais peu importe, elle flânait sans se soucier de savoir où elle allait. De toute évidence, ses pas la conduiraient bien quelque part. La jeune fille avançait sans même prendre garde aux passants qui la dévisageaient. La mine sombre, elle réfléchissait. Pour ses compagnons de voyage, sa réaction face aux gobelins avait semblé tout à fait normale (tout du moins, elle le croyait), cependant elle s’en inquiétait. Quelques instants auparavant, jamais elle n’aurait pensé être capable d’accomplir ce genre de chose, car même si elle se montrait sûre d’elle devant les autres, au fond il en était tout autrement, et elle le savait. Mais en cet instant, ce fût comme si des instincts sauvages s’étaient tout à coup éveillé en elle. Tout comme le tonnerre qui s’abat sur la plaine fait gronder le ciel tout à coup puis fait encore trembler l’atmosphère quelques instants après, c’était arrivé subitement, et à présent elle en ressentait encore les échos.

- Un petit rubis pour un pauvre mendiant, lança un homme affalé contre le mur d’une maison.

Saïnee, toujours dans ses réflexions n’entendit même pas l’homme lui faire sa demande. Elle ne tourna pas même la tête et continua son chemin.

- Ne prends pas la peine de me regarder sale traînée ! cracha le mendiant, visiblement ivre.

Cette fois-ci, les mots avaient résonné dans l’esprit confus de Saïnee comme un signal d’alarme. Une lueur de rage dans le regard, elle détourna la tête et vit l’homme en question. Il avait de longs cheveux noirs et crasseux qui encadraient un visage émacié aux sourcils épais. Entièrement vêtu de noir, on voyait que ses bras portaient de nombreux tatouages dont on ne devinait plus le thème tellement ils se rapprochaient, se chevauchant presque.

- Qu’est ce que tu as dit l’ivrogne ? lança la jeune fille d’un air dédaigneux.

L’homme en voyant cette curieuse flamme qui brillait au fond du regard de la rousse, prit peur et voulu se ressaisir.

- J’ai juste demandé une petite pièce, je suis affamé.

- Dis plutôt que tu voulais de l’argent pour aller te saouler à l’auberge ! jeta Saïnee à la figure du mendiant.

Elle le saisit par le col, le souleva de terre avec une force étonnante et le plaqua contre le mur sous le regard effaré des passants.

- Tu mériterais que je t’arrache les yeux de leurs orbites pour m’avoir manqué de respect, espèce de sale vermine. Les hommes comme toi  ne méritent que ça de toute évidence.

- Poses le immédiatement, trancha une voix derrière elle.

Saïnee sourit. Elle savait que Shindel se tenait derrière elle.

- J’ai bien l’intention de lui faire payer son affront, rétorqua-t-elle.

- C’est un mendiant, il est complètement ivre, laisse le.

- Je ne vois pas pourquoi j’aurai pitié de lui sous prétexte qu’il est ivre ou clochard.

La jeune fille sortit son katar et menaça l’homme en le plaçant sous sa gorge. Visiblement le pauvre n’allait pas tarder à tourner de l’œil. Les badauds commençaient à s’attrouper autour de la scène, et Shindel sentit qu’elle allait finir par perdre son calme si la situation s’éternisait. Elle  posa une main sur l’épaule de Saïnee.

- Saïnee, calme-toi. S’il y avait effusion de sang ici, tout le monde le verrait bien évidemment et ce n’est pas cette bande d’idiots qui défendrait ta cause.

Saïnee soupira et abaissa son arme, vaincue, puis elle balança l’homme au sol, le foudroyant du regard. Elle s’éloigna à grand pas, les badauds s’écartant tous sur son passage, certains courageux (ou plutôt stupides) sifflant même la jeune fille talonnée par Shindel.

- Tu me surveilles, c’est ça ? pesta Saïnee.

- Je voulais m’assurer que tu n’allais pas faire de choses stupides comme celle-ci par exemple, et j’ai bien fait. Si tu avais tué cet homme, on ne serait pas plus avancées.

La rousse s’arrêta, puis elle fit face à Shindel.

- Et pourquoi étais-tu persuadée que j’allais faire une telle chose ? Tu lis dans les pensées peut-être ? Ou alors tu cherches à me pousser à bout, c’est toi qui va me rendre folle !

- Pas du tout, je l’ai fait parce que nous sommes parties toutes les trois voir ce bibliothécaire,  et je veux que nous soyons trois à notre arrivée à Hyrule, ce n’est pas plus compliqué.

- Et c’est toi qui disais que tu n’avais pas besoin d’un petit chien il y à a peine deux jours !

Saïnee partit d’un grand éclat de rire. Elle tremblait de rage, visiblement en proie à une profonde agitation.

- Et on peut savoir pourquoi on t’intéresse tout à coup ?

- Parce que je te connais ! Non, on se connait toutes les trois ! Rappelle-toi Saïnee, au passé sont les beaux rêves riants…

Saïnee écarquilla les yeux de stupeur. Aussi soudainement que cela était apparu, la lueur rouge de ses yeux s’effaça pour faire place à leur naturelle couleur ambrée.

 

La blonde Everlee s’émerveillait à chaque coin de rue. Que ce soit la simple échoppe de l’artisan, ou la somptueuse église au clocher touchant presque le ciel, absolument tout éveillait sa curiosité. Colin lui offrit un petit pain rond et doré au miel, spécialité de la région. Amphipolis était une petite ville marchande située à la frontière de Lanelle et Ordinn, aussi était-elle une cité commerçante avec de nombreux passages, ce pourquoi il y avait des auberges également à chaque coin de rue. Everlee remarqua que par rapport à l’établissement calme et reculé dans lesquels ils allaient passer la nuit, d’autres étaient beaucoup plus agités et fréquentés. Elle mordit avec délice dans son pain au miel et Colin rit de voir la jeune fille dévorer celui-ci avec l’appétit gourmand d’un enfant.

- Tu as l’air affamée ! Tiens, allons manger dans cet endroit, dit-il en désignant une auberge à l’aspect accueillant.

- Mais les autres ne vont rien dire si on mange de notre côté ? s’étonna la jeune fille.

- Mais non, de toute façon, on en sait même pas où les filles sont parties. Et puis tu ne pourrais pas tenir jusque notre auberge je suis sûr, plaisanta Colin.

Everlee baissa les yeux.

- Mais je n’ai pas d’argent, et tu m’as déjà payé ça… Non, rentrons plutôt.

- Ne fais pas l’enfant, allez viens je t’invite !

Colin saisit la blonde par la main et l’entraîna derrière lui. Ils s’installèrent à une table à l’intérieur de l’auberge qui était déjà remplie de monde.

- La nourriture doit être bonne ici, remarqua Colin.

Ils profitèrent d’un bon repas accompagné de ces délicieux pains au miel qu’Everlee aimait tant, parlant de tout et de rien, émettant sur ce que Jehd pourrait bien leur raconter, des hypothèses des plus sérieuses aux plus loufoques (ce qui les fit bien rire), puis ils quittèrent les lieux après que Colin eut réglé la note au patron. Lentement, sous la lumière chatoyante des lampions accrochés un peu partout, ils retournaient vers l’auberge.

- Je me demande où sont les filles, se questionna Everlee à voix haute.

- Elles sont peut-être déjà rentrées… Je me demande pourquoi tout à l’heure Shindel a quitté l’auberge quand je lui ai parlé de Saïnee…

- Elle ne semble pas lui faire confiance, répondit Everlee. Elle trouve son comportement étrange, je pense qu’elle l’a suivit.

- Moi c’est elle que je trouve étrange, répliqua Colin. Tout d’abord elle ne voulait pas entendre parler de nous, et puis voilà qu’elle s’intéresse à Saïnee. Je ne vois pas en quoi Saïnee est plus étrange qu’elle !

- Tu n’as pas vu comme elle s’est battu cet après-midi…

- Non, mais je ne vois pas pourquoi il serait étrange qu’une femme ai appris à se battre après tout.

Everlee resta silencieuse face à cette remarque pertinente. Ils continuèrent leur chemin à travers les rues de la cité. En empruntant une ruelle sinueuse, la jeune fille se rapprocha de Colin un peu effrayée par ce qu’elle voyait autour d’elle à présent. La nuit était tombée, les échoppes des artisans étaient fermées, d’autres établissements ouvraient leurs portes. Everlee voyait des hommes parfois un peu trop éméchés rentrer  à l’intérieur de ceux-ci en compagnie de femmes plus ou moins jolies, mais toujours habillées de façon peu conventionnelle pour une soirée tenant des bonnes mœurs.

- Elle est jolie celle-ci, où l’as-tu trouvée mon gars ? demanda un homme crasseux et refoulant l’alcool à plein nez à Colin.

- Ne fais pas attention Everlee, chuchota le jeune homme en prenant la jeune fille apeurée par la taille pour la ramener vers lui, la rassurant et la mettant hors de portée du pervers qui la toisait de bas en haut.

Ils pressèrent le pas. La blonde regardait par les fenêtres des établissements et voyait l’alcool couler à flot, des femmes maquillées à outrance faire du charme à des hommes plus ou moins séduisants. Soudain elle s’arrêta. A travers la devanture d’un de ces grossiers établissements, elle reconnut un jeune homme en charmante compagnie. Il s’était débarrassé de son encombrante tunique verte de voyage et de son bonnet, laissant vagabonder à loisir sa chevelure dorée et indisciplinée. En pantalon et chemise blanche, Link se laissait charmer par une brunette aux formes voluptueuses.

- Que se passe-t-il Everlee ? demanda Colin.

- Rien, rien… Rentrons, je n’aime pas cet endroit.

 

            De retour à l’auberge, Saïnee s’était enfermée dans sa chambre. Shindel quant à elle, se contenta d’un maigre repas qu’elle piocha dans les vivres emportés avant de retourner vers sa chambre également. La jeune fille s’enferma dans la petite pièce, tout juste assez grande pour contenir le lit ainsi qu’une table sur laquelle elle déposa le chandelier qu’elle tenait à la main. Elle s’allongea sur le lit avec un curieux sentiment de mal-être. Elle ferma les yeux et repensa à tous ces événements qui avaient chamboulé sa vie nouvelle, et ces quelques images qui lui revenaient en tête : celle d’une blonde aux allures de gamine au pied d’un grand arbre entouré d’enfants, celle d’une jeune fille rousse sous un soleil de plomb, chevauchant dans le désert accompagnée par le vol sauvage d’un aigle royal, celui d’une blonde princesse aux yeux bleus dans lesquels les siens auraient pu s’y noyer… C’était comme si ces quelques images la narguaient alors qu’elle ne pouvait les atteindre vraiment, et cela l’exaspérait au plus haut point. Décidemment, elle n’arriverait pas à trouver le sommeil. Elle se redressa et balaya la pièce du regard. Le confinement de celle-ci commençait à l’étouffer. Shindel se leva pour atteindre la fenêtre : un peu d’air lui ferait le plus grand bien. Elle essaya de tourner le loquet, mais celui-ci restait bloqué malgré toutes ses tentatives. La jeune fille pesta et commença à perdre son sang-froid. Elle lança un juron et donna un coup de pied dans la table basse à côté d’elle. L’angoisse commença à monter en elle. Elle avait la sensation d’étouffer, la tête commençait à lui tourner. Comme si tout n’allait déjà pas assez mal, elle se souvint des quelques paroles d’Everlee assise au piano.

 

Les joies, les douleurs sous peu auront une fin,
la tombe, pour tout mortel, est la frontière !

 

Shindel porta ses mains à son visage. Elle avait la sensation de ruisseler d’une sueur glacée. Chancelante, elle s’adossa au mur de la petite pièce qui, elle en était persuadée, se refermait sur elle.

 

Pas de larmes ni de fleurs dans ma fosse,
Pas de croix avec le nom qui couvre ces os !

 

Lentement, elle se laissa glisser le long du mur et se retrouva assise au sol. Elle entoura ses jambes de ses bras et enfouit sa tête au creux de ceux-ci. A nouveau elle revit la jolie princesse blonde, elle semblait pleurer au dessus d’elle, allongée sur le sol sous une pluie battante qui ne suffisait pas à éteindre les flammes que l‘on voyait au loin. Le décor tournait, elle ferma les yeux, priant pour échapper à cette vision tourmentée. Elle entendit soudain un tambourinement persistant. Shindel sursauta tout à coup. Elle était toujours dans sa maudite chambre, et elle étouffait. On frappait à la porte avec insistance. Tant bien que mal, elle se leva. Tout tournait encore autour d’elle. Chancelante, elle se dirigea vers la porte derrière laquelle un homme s’époumonait, et avec angoisse, elle tourna la poignée.

- Gabrielle, j’ai cru que tu n’ouvrirais jamais cette p… Ho, désolé, j’ai du me tromper de…

L’homme n’eut le temps de terminer sa phrase, Shindel l’empoigna par le cou avec un air rageur. (Pour une femme venant de faire un malaise, elle avait une force impressionnante.)

- Ça t’arrive souvent de déranger les gens en défonçant leur porte ? Pesta Shindel contre le jeune homme surpris.

Il était grand, une mèche sauvage de ses cheveux bruns en bataille cachait son œil droit ainsi qu’une partie de son visage. Autour de son front, il avait lacé un bandeau rouge. A sa tenue, Shindel devina qu’il était un soldat : pantalon et chemise de toile blanche par-dessus laquelle il portait une cotte de maille de bonne qualité qui protégeait son torse et l’arrière de ses jambes. Autour de la taille était fixé un ceinturon de cuir aux boucles dorées. A ses pieds il chaussait des bottes de cuir maintenues à la cheville par des boucles identiques à celles de sa ceinture. Enfin à ses mains étaient d’épais gants de cuir le protégeant jusqu’aux coudes. Le brun, quelque peu surpris par la réaction de la jeune fille parut stupéfait un instant. Cependant, il n’en perdit pas la tête pour autant.

- Et vous, êtes vous toujours aussi accueillante ou bien suis-je tombé sur un bon jour ?

Shindel lâcha le jeune homme et le foudroya du regard. Toujours aussi agitée, elle pesta puis bouscula le brun pour se diriger à grands pas vers les escaliers de l’auberge. Celui-ci sembla confus quelques instants, puis tourna les talons. « Quelle femme… » Pensa-t-il. «  Un peu hystérique, mais quelle poigne ! ». Il quitta les lieux en se massant le cou.

Shindel était en proie à une furieuse agitation. Elle traversa le restaurant de l’auberge d’une allure pressée et sortit prendre l’air. La lune était haute dans le ciel, et son éclat sembla tout à coup apaiser la colère et l’angoisse qui la tourmentaient. Elle alla s’assoir au pied d’un grand arbre et ferma les yeux, soupirant de soulagement. Elle sourit un court instant en repensant au soldat qu’elle venait en partie d’agresser. « Il a vraiment du me prendre pour une folle » se dit-elle en riant intérieurement. « Peu importe, je ne risque pas de le revoir… » Soulagée et à présent en paix, la jeune fille s’endormit.

 

Everlee avait tenté en vain de lutter contre le sommeil. Appuyée sur la rambarde de sa fenêtre, elle avait tenté de garder les yeux ouverts, mais la fatigue étant trop importante, elle avait fini par lui céder et elle avait donc rejoint son lit dans lequel elle s’était endormie aussitôt. La nuit passa d’une traite. Au petit matin, elle ouvrit péniblement les yeux et s’étira. Elle revêtit sa tunique et chaussa ses bottes puis se dirigea vers la fenêtre. Une belle journée ensoleillée s’annonçait. Il était tôt, mais déjà les artisans s’affairaient à ouvrir leur commerce, la ville s’animait. Des gens ressortaient de chez le boulanger avec du bon pain juste cuit, le maréchal allumait sa forge, un garçonnet courait après un porcelet échappé de la vente du marché, le barbier ouvrait les portes de son échoppe, et un jeune homme blond vêtu de blanc pénétrait dans la cour de l’auberge, se passant la main dans les cheveux d’un air las. La jeune fille à peine sortie de son sommeil se frotta les yeux et sourit. « Ce sera une belle journée » pensa-t-elle. « L'amour, même s'il me manque, réconforte et soutient l'âme fatiguée ».

 


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