
|
L'Obsession
[Histoire Terminée] | Auteur: CrazyJane | Vue: 672 |
| [Publiée le: 2008-08-16] [Mise à Jour: 2008-08-16] | ||
| 13+ | Général/Drame/Suspense | Commentaires: 2 |
|
Description: Alors que Don enquête sur un tueur en série, il apprend que sa petite amie a echappé de justesse à un enlèvement... (Suite de "Le Témoin") | ||
| Crédits: Les personnages de la série ne m'appartiennent pas. Je ne fais que les réutiliser sans en tirer bénéfice. |
||
| << ( Préc ) | ( Suiv ) >> |
Chapitre 6[1034 mots] |
Publié le: 2008-08-16 | |
| Taille du Texte: (+) : (-) | ||
6
Elle était enfin rentrée. David Sinclair avait vérifié chaque pièce. Puis il l’avait laissé vaquer à ses occupations. Elle avait prit une douche. Elle se regardait dans la glace. Elle portait l’une des chemises de Don. Ça la rassurait de sentir son odeur, c’était comme s’il était là. Elle coiffa ses cheveux encore mouillés.
La musique retentit soudain. C’était la chanson que Don écoutait à longueur de temps. Elle ne l’appréciait pas vraiment mais Don l’aimait alors elle s’en accommodait. Elle se mit à sourire à son reflet dans la glace.
– Don, murmura-t-elle.
Elle déverrouilla la porte et l’ouvrit. Un homme se trouvait derrière. Il bloqua la porte avec son pied pour qu’elle ne puisse pas la refermer. Elle était pétrifiée. Elle ne parvenait pas à ordonner ses pensées. Comment avait-il fait pour la retrouver ?
– Bonjour, lâcha-t-il. Susan.
– David, hurla-t-elle en tentant de se jeter sur la porte.
Il la ceintura et la jeta sur le lit. Elle tentait de se soustraire à lui. Elle se battait comme jamais elle ne s’était battue contre lui. Il était impressionné. Il lui plaqua le canon de son arme contre la joue. Elle se calma.
– Appelles de l’aide autant que tu le voudras, s’amusa-t-il. Personne ne peut venir à ton secours.
– Je t’en prie…
– Ça ne sert à rien de supplier. Tu t’es enfui, je t’avais prévenu là-dessus. Un conseil si tu ne veux pas être retrouvée : évites de passer à la télé.
Elle garda le silence. Il alluma une cigarette et tira dessus lentement. Susan était complètement paralysée par la peur. Il souleva sa chemise et commença à lui brûler le ventre. Elle serra les dents. Non elle ne lui ferait pas le plaisir de crier. Il écrasa finalement sa cigarette contre son abdomen.
– Tu m’as volé, poursuivit-il.
Il la gifla. Susan laissa échapper des larmes mais elle ne pleurait pas, non c’était finit tout ça. Elle n’était plus une adolescente.
– Tu me dois cinq mille balles, va falloir me rembourser.
Il lui caressa les cheveux. La jeune femme le défia du regard. Il ne perdait rien pour attendre. Il se pencha pour l’embrasser. Un sourire se dessina sur les lèvres de Susan. Il se méfia mais trop tard. Elle venait de le frapper.
Elle se dégagea de son emprise et tenta de rejoindre David. Il lui attrapa le pied et elle s’écroula sur le sol. Il se jeta sur elle, ses mains se refermant sur sa gorge. Elle ne parvenait plus à respirer. Ses mains battaient l’air, tentaient de se dégager, le frappaient mais il serrait de plus en plus fort. Ses poumons la brûlaient. Encore quelques minutes et elle ne pourrait plus lutter.
Don entra prudemment. David gisait, inconscient, sur le sol. Colby prit son pouls, tandis que Megan et Don avançaient lentement vers la chambre. Don tentait de ralentir son pas. Il avançait trop vite et risquait de devenir une cible trop facile mais il avait tellement peur pour Susan.
– Il est vivant, murmura Colby.
Don fit un décompte silencieux et ouvrit la porte de la chambre. Il vit Susan, étendue sur le sol. Elle toussait, luttant pour retrouver de l’air. Ils sécurisèrent la chambre. Une voiture démarra en trombe. Megan se précipita sur la fenêtre.
– Il est partit, affirma-t-elle.
– Susan ? s’enquit Don en lui tenant la visage entre ses mains. Tout va bien maintenant, je suis là.
– Don, articula-t-elle.
– N’essayes pas de parler ! L’ambulance arrive !
La jeune femme ferma les yeux et perdit connaissance. Don s’assura qu’elle n’était pas en danger.
– Comment va-t-elle ? s’enquit-elle.
– Elle est inconsciente.
– L’ambulance va arriver, Don.
Une odeur le dérangea. Elle n’était pas habituelle et il détestait cette odeur. Il chercha du regard d’où elle pouvait provenir. Ses yeux s’arrêtèrent sur un mégot de cigarette. Il se leva.
– Qu’est-ce que c’est ? demanda Megan.
– Une cigarette, répondit-il. Elle n’a rien à faire ici, on ne… oh mon dieu.
Il se laissa de nouveau glisser aux côtés de Susan. Il la regarda se suppliant lui-même de se tromper. Il souleva lentement la chemise et les vit. Il ferma les yeux. Il attrapa une couverture et couvrit la jeune femme.
– Qu’est-ce qui se passe Don ?
Le jeune homme resta silencieux. Il réalisa qu’à partir de maintenant, il n’avait plus à faire à un psychopathe mais à deux.
– Don, appela Charlie. Qu’est-ce qui s’est passé ?
– T’avais raison, il était là-bas.
– Je suis désolé. Comment va-t-elle ?
– Elle est inconsciente pour le moment. Il a essayé de l’étrangler.
– Don… je vais… je vais utiliser un autre algorithme, je vais le trouver. Je te le promets.
– Je te remercie Charlie mais ça ne servira à rien.
– Pourquoi ?
– Parce que ce n’est pas le même homme.
– De quoi tu parles ?
– Tu te souviens quand je t’ai dis que je pensais que Susan avait été agressé par un homme, qui lui avait laissé des cicatrices sur le ventre ?
– Ouais, acquiesça-t-il. Les brulures de cigarettes ?
– Elle en a trois de plus.
Charlie se passa la main dans les cheveux. Il secoua la tête incrédule.
– Je vais faire des calculs, je vais trouver ce type, je…
– Non, Charlie, tu dois trouver nôtre meurtrier. C’est moi qui vais m’occuper de ce type.
– T’es sûr ?
Il acquiesça. Il vit son frère déglutir. Susan comptait beaucoup pour lui aussi.
– Don, s’écria Liz en le rejoignant.
– Merci d’être venu.
– David va bien ?
– Il a une commotion et l’interdiction de bouger. J’ai besoin de toi, Liz.
– D’accord dis-moi !
– J’ai besoin que tu protèges la femme qui se trouve dans cette chambre.
– Ok, qui est-ce ?
– Susan Preston, affirma-t-il. C’est ma…
– Ta petite amie.
– T’étais au courant ?
– Avec votre petit passage à la télé, toute la Californie est au courant.
– Oh mon dieu, souffla-t-il.
– Quoi ? Don ?
– C’est comme ça qu’il l’a retrouvée.
| << ( Préc ) | ( Suiv ) >> |