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Écatomilie   Auteur: Herr_Magog Vue: 2409
[Publiée le: 2007-11-04]    [Mise à Jour: 2010-01-24]
G  Signaler MystèreCommentaires: 30
Description:
Je change de titre en passant du latin au grec ; "Écatomilie" vient de "εκατό ομιλίες" (= les Cent Discours).

Me voici donc dans l'épreuve des cent discours lancée par Opera... Vous trouverez ici de courts One-shots, en rapport aux thèmes spécifiés par ce dernier. J'essayerais de traiter les sujets dans l'ordre, et de finir... Avant d'y laisser ma vie !
S'il y a un classement qui doit être pris en compte, notamment au niveau de la maturité du public, je l'indiquerai à côté de chaque titre.

Bonne lecture à tou(te)s !

32/100
Crédits:
Encore une fois,
Tout est de moi,
Et cætera.
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Commenter: XIV - Exode (Sud) [G]

XIV - Exode (Sud) [G]

[2772 mots]
Publié le: 2008-07-17Format imprimable  
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EXODE (Sud) [G]

 

 

 

Le soleil tannait le petit groupe qui avançait au milieu des rochers déchiquetés par les vents, lors d’une époque lointaine où la tempête faisait rage toute la sainte journée. Maintenant, entre les rochers, commençaient à pousser des plaques d’herbe de quelques mètres carré, ça et là, où le soleil et le vent leur apportait de quoi se développer en paix. Symbole de renouveau sur cette terre ravagée et détruite.

 

Il y a de cela environ quatre-vingt ans, un immense cataclysme avait détruit la planète. Complètement. Tuant plus des trois quarts de la population mondiale, dans tous les pays, dans tous les milieux. Vents, pluies, orages, éruptions, typhons. Toute construction en avait eu pour son grade. Le « Grand Boum » comme on l’appelait maintenant, avait tout chambardé.

Pendant les dix premières années, tout avait été affaire de survie. De petits groupes s’étaient formés, par affinités, ou simplement par commodités géographiques. Pendant que la végétation reprenait ses droits, et que les animaux devenaient seigneurs de la Terre, les derniers humains survivaient. Et un jour, vint l’espoir de la Dernière Vallée.

 

La Dernière Vallée, au départ, n’était qu’une rumeur, qui enfla et se propagea. Il existait, au sud, une vallée où les hommes avaient réappris la douceur de vivre. Une sorte d’Eden, en gros. Où le temps était clair, où les gens qui avaient compris que le bonheur était dans la paix et l’entraide s’étaient réunis. Cette nouvelle était arrivée il y a environ un an ou deux, dans un petit groupe qui survivait dans la région de ce qui avait autrefois été Chicago. Il faisait froid là-haut, très froid même – car, avec les cataclysmes, une nouvelle ère glaciaire semblait avoir commencé ; les températures les plus douces et agréables se rencontraient bien plus au sud, dans l’ancien Texas, par exemple. Mais on s’était adapté. Il fallait bien, de toute façon.

Le groupe était constitué de sept personnes. Autrefois, ils étaient plus nombreux, mais hélas la mort arrivait plus tôt dans ces nouvelles conditions ; et ainsi, les générations mettaient moins de temps à disparaître. Le dernier ancien (façon de parler, il n’avait que cinquante-quatre ans) était mort quelque trois mois auparavant, dictant quelques instants avant tous ses secrets, ses recommandations, ses derniers conseils et comment accéder à la Dernière Vallée. Il fallait prendre au Sud. Au sud, tout au sud, rien qu’au sud ; et désormais, en mémoire de leurs grands-parents, chaque jour le groupe marchait. Le soleil se levait toujours à leur gauche et se couchait toujours à leur droite, et ils avançaient, encore et toujours, traversant des steppes et des forêts.

 

Ils portaient des vêtements solides et résistants. Avant de quitter Chicago même, ils avaient soigneusement fouillé la ville, prenant dans des vieux stocks militaires dévastés des habits qui avaient résisté au temps, enfermés dans des boîtes. Peu leur importait l’esthétique, il fallait avant tout du pratique. Ils avaient abandonnés certains de leurs gros manteaux et de leurs fourrures en cours de route, le temps se réchauffant. Maintenant, ils pouvaient presque se balader en chemise.

Le groupe comportait quatre filles et trois garçons, tous âgés entre vingt et trente ans. Leurs parents étaient tous morts dans un intervalle de moins de cinq ans. Trois parmi eux (un garçon et deux filles) étaient frère et sœurs. Lydia, malgré son jeune âge par rapport aux autres, s’était imposée petit à petit comme meneuse ; elle avait ce charisme et cette maturité qui n’appartient qu’aux chefs, et se faisait respecter dans la bonne humeur la plupart du temps. Tous avaient un profil athlétique ; dans ce monde régi par la nature, les individus faibles n’avaient pas leur place. Il fallait être prudent et en bonne santé, c’était le plus important.

 

*              *              *

 

                Un jour qu’ils marchaient tranquillement dans un endroit assez bucolique qui commençait à sentir le sud (en effet, une brise fraîche leur disait qu’ils n’étaient pas encore tout-à-fait arrivés), ils firent une rencontre. Un jeune homme seul pêchait dans une petite rivière qui serpentait entre des hauts arbres, aidé d’une canne à pêche rudimentaire et d’un fil de pêche assez grossier. Le groupe se disloqua, décidant de voir si d’autres personnes n’étaient pas dans les environs. En effet, la concurrence était rude entre les meutes, et mieux valait se rassurer que foncer tête baissée dans un hypothétique piège, où ils se feraient voler leurs quelques objets de valeur (vêtements, outils). Mais visiblement, cet homme était bien seul. Lydia, flanquée d’un gars et d’une fille, s’avança en parlementaire.

-          Euh… salut !

Pas une réaction.

-          T’es tout seul ?

Cette fois-ci, le jeune se retourna, regardant le petit groupe d’un air assez ahuri. Puis son visage s’orna d’un sourire goguenard.

-          Ben apparemment ouais, comme vous le voyez… C’est gentil de vous en inquiéter.

Il était sans doute du coin, ils ne reconnurent pas sa façon de parler comme étant celle du nord-est. Il avait un accent, une prononciation différente. Mais il ne paraissait pas méchant.

-          Et tu fais quoi en ce moment ?

-          Ben je pêche. C’est bizarre que tu demandes ça, t’avais pourtant l’air observatrice.

Devant le sarcasme, Lydia grogna.

-          Je parle en général.

-          Ah, ben je…

Il s’interrompit, et souleva sa canne. Avec surprise, le petit groupe s’aperçut qu’il tenait un beau poisson frétillant et argenté au bout de sa ligne.

-          Mais comment il fait pour pêcher avec ce truc ? C’est pas possible… chuchota le garçon à Lydia.

En sifflotant, le jeune homme sortit le poisson, le déposa sur une souche et le matraqua avec le dos d’une vieille serpe.

-          Parfait… ajouta-t-il en le glissant dans un petit bac rempli d’eau fraîche.

Il s’interrompit, regardant à nouveau le groupe comme s’il venait de s’apercevoir de leur existence. Puis il poursuivit :

-          Ah oui ! Euh ben, je vis, quoi. J’ai rien d’autre à faire. Et vous ?

-          On cherche la Dernière Vallée. Ça te dit quelque chose ?

Il tordit la bouche dans une mimique perplexe qui fit sourire Lydia malgré elle.

-          Oh, ouais, vite fait.

-          Tu sais où c’est ? réagit le garçon du groupe, plein d’espoir.

-          Ouais. C’est par là… répondit l’autre, désignant avec son bras tendu une haute montagne qui pointait au sud de la forêt.

-          T’y es déjà allé ?

-          Ouais… enfin, pas vraiment. Je sais comment on y va, quoi.

-          Et t’as jamais voulu y vivre ? lança l’autre fille d’un air surpris.

-          J’y connais personne. Je préfère connaître personne parce qu’il y a personne que connaître personne au milieu d’une foule.

-          Comme tu veux, reprit Lydia d’un air décidé. Est-ce que tu pourrais nous rendre un grand service ?

-          Vous voulez que je vous y emmène, c’est ça ?

-          Oui ! s’exclamèrent le garçon et la fille, enthousiaste.

Le jeune homme baissa les yeux, fit une moue perplexe, les yeux dans le vague.

-          Je sais pas… je suis bien là, moi.

-          S’il te plaît ! supplièrent-ils.

Le jeune roula les yeux, pis regarda le petit groupe suspendu à ses lèvres, et s’exclaffa.

-          Okay, okay, c’est bon, faites pas cette tête !

Ils poussèrent un soupir de soulagement.

 

                Ils arrivèrent dans la clairière où le groupe au complet s’était rassemblé en attendant les parlementaires.

-          Voilà le groupe…

Le jeune fit une petite grimace, apparemment contrarié par le fait que le groupe soit aussi nombreux.

-          Tout le monde, voici euh…

Elle regarda le jeune, qui répondit en haussant les épaules:

-          Ian. Mais vous pouvez m’appeler Ian, si vous voulez.

-          Ian, reprit Lydia sans relever le trait d’humour. Il connaît apparemment le chemin de la Dernière Vallée, et il veut bien nous y emmener.

Divers grognements et hochements de tête approbateurs, accompagné d’un pouce levé, accueillirent le jeune homme, qui parut un peu moins tendu.

 

Une des filles s’approcha de Lydia alors que les autres mangeaient joyeusement autour du feu, posant des questions à Ian et entonnant des chansons à boire (même s’il n’y avait rien à boire).

-          Dis… tu penses pas à un piège ?

-          Comment ça ?

-          Ben le fait qu’il soit pas parti dans la Dernière Vallée me semble curieux.

-          Tous les êtres humains sont curieux. Et puis il m’a l’air vraiment solitaire, pas très à l’aise en groupe. Depuis qu’il est avec nous il a l’air un peu tendu. Par contre quand il pêchait, il avait l’air d’être le plus heureux des hommes…

-          Bon, ben on va le suivre, alors…

-          On n’a guère le choix.

-          T’as raison…

 

*              *              *

 

Le groupe se remit en marche le lendemain. Ian cavalait devant, s’arrêtant de temps en temps pour attendre ses congénères. Ils marchèrent ainsi un certain temps, dans la forêt. Quelques jours, une semaine sans doute, grosso modo. Et plus le temps passait, plus Ian semblait s’intégrer. Au début il faisait son sauvageon, restait un peu à part, sans doute parce que – le présumait Lydia – il n’avait jamais côtoyé autant d’inconnus de son âge. Quand ils arrivèrent au pied de la montagne, il marchait toujours en avance sur les autres – environ vingt mètres en amont – mais marchait au même rythme que les autres. Quand ils ralentirent, essoufflés par la pente, il se percha tranquillement sur un gros rocher au-dessus de la route, taillant un bout de bois en sifflotant. Quand ils arrivèrent, il releva la visière de son chapeau de brousse et eut un sourire encourageant.

-          Allez les minettes ! On y est presque !

Un garçon essaya de lui lancer un bout de branchette, mais il l’évita en rigolant.

 

À mi-chemin du sommet, un soir, devant un feu de camp, un garçon lança en se plaignant :

-          C’est encore loin ?

-          Pas vraiment, répondit Ian en avalant une bouchée d’un oiseau de montagne. De l’autre côté de la montagne.

-          Et t’appelles ça pas vraiment ?

-          Hey, vous êtes pas en sucre, vous en mourrez pas. Pis y a un raccourci.

-          Un raccourci ?

-          Ouais.

Il désigna de son couteau une sorte de piton rocheux, qui se dressait sur le versant ouest de la montagne.

-          C’est une espèce de col. C’est là que c’est le plus praticable, sinon on est obligé de contourner le massif montagneux, et je connais pas suffisamment pour ça !

-          Okay

-          Il va falloir grimper, je vous le cache pas, mais…

-          Tu me passes une cuisse, s’il te plaît ? demanda une fille, la bouche pleine.

-          Tiens. Il va falloir grimper, mais rien de terrible. Pas de falaises à pic ou de machin comme ça, vous voyez. Juste de la bonne vieille grimpette.

-          Y a de la neige là-haut ?

-          Plus haut, ouais. Mais au niveau du col, je ne pense pas. Il fait trop doux à cette époque de l’année. Ça devrait être très praticable.

-          Très bien ! termina Lydia, alors on repart demain à l’aube, les enfants. Alors extinction des feux ! J’ai dit !

En soupirant et levant les yeux au ciel, tous se couchèrent et s’endormirent rapidement.

 

*              *              *

 

Le col n’était pas recouvert de neige, mais il y faisait un vent effroyable. Ian était obligé de hurler pour se faire entendre.

-          Collez-vous au mur, et surtout marchez penchés ! Offrez pas de prise au vent !

Il montra l’exemple, un peu en avant, et ils virent tous que même lui qui sautait comme un cabri dans la montagne avait bien du mal à progresser. Il fit signe à un gars d’y aller à son tour, et montra le pouce en disant : « Un à la fois ! ». Le garçon comprit le message et le passa à ses congénères. Puis il passa dans le lieu exposé, progressant lentement. Puis le deuxième y alla, puis une troisième. Un par un, avec beaucoup de temps et d’efforts, ils finirent par tous passer. Une fois sur l’autre versant du col menaçant, ils se reposèrent un instant à l’abri dans une anfractuosité de rochers, correctement abritée du vent.

-          La vache !

-          Quoi ? hurla une fille.

-          Je disais : la vaaaache ! hurla à son tour un des gars.

 

Un peu plus loin, ils pouvaient de nouveau marcher à peu près tranquillement. En effet, suite à un dénivelé soudain et très important ainsi qu’un élargissement considérable de la route,  le vent soufflait à présent beaucoup moins fort.

Lydia s’essuya le front.

-          Bon, c’est par où maintenant ?

-          Maintenant, il faut passer dans le nuage, répondit Ian.

-          Dans le nuage ? s’exclama une fille, ahurie.

-          J’en ai marre, moi ! J’ai vraiment l’impression qu’on va nulle part ! Puis on a carrément dévié à l’est, là !

-          Ferme-là un peu, ok ? gronda Lydia.

Elle se retourna vers Ian.

-          Je te fais confiance, Ian. Montre-nous le chemin.

Celui-ci sourit, un vrai sourire franc, comme il n’en avait que trop peu montré depuis qu’ils l’avaient rencontré. La plupart du temps, ce n’était que des sourires moqueurs.

-          C’est par là.

 

Ils dépassèrent une éminence, et se retrouvèrent face à une falaise à pic, d’environ dix mètres de haut.

-          Pas de falaises, hein ?

-          Ta gueule. Ian ?

-          Par ici, reprit tranquillement celui-ci en indiquant sa gauche.

Ils longèrent la falaise cinq minutes, et se retrouvèrent devant un étang. Il était complètement dans l’ombre. Il faisait très frais, et c’était très curieux, car en effet, un nuage de brume opaque recouvrait celui-ci, bouchant la vue de tout le monde.

-          Merde… mais c’est vraiment un nuage…

-          Ouais.

-          Et maintenant ?

Ian reprit sa marche et s’enfonça tranquillement dans le brouillard, en sifflotant.

-          Eh ! Attends-nous ! On va te perdre, on n’y voit pas à deux mètres !

-          Suivez le bord de l’eau, c’est pas bien dur, leur répondit la voix du jeune homme un peu en avant. C’est une espèce de sentier pas très large entre la falaise et l’étang. Vous pouvez pas aller ailleurs.

Ils parcoururent le sentier quelques minutes, puis il sembla disparaître sous les flots. Lydia stoppa brutalement, et appela, inquiète.

-          Ian ? Il n’y a plus de sentier.

Aucune réponse.

-          Ian ? IAN !

-          Oui, je suis là, répondit une voix au niveau du nombril d’une des filles.

Elle baissa les yeux pour découvrir soudainement la tête de celui-ci jaillissant du mur, et sursauta en poussant un cri de terreur.

-          Eh, du calme, c’est moi, maugréa le jeune homme. Il y a une petite ouverture tout en bas de la falaise. Elle est là, vous êtes passés devant sans la voir. C’est là qu’il faut entrer.

Ils s’exécutèrent tous pour se retrouver dans une salle souterraine assez sombre.

-          Allez, courage, on est presque arrivés. Tenez-vous par la main, il fait sombre.

Le jeune homme joignit aussitôt le geste à la parole en prenant le poignet de Lydia pour la guider dans le noir. De temps à autres, il lançait un « attention la tête ici ! » ou « y a une marche là, faites gaffe », et pour finir, ils distinguèrent mieux le décor.

 

                D’abord, Lydia crut que son regard s’adaptait à l’obscurité, mais en fait il s’agissait d’une lumière diffuse qui éclaira les parois. Elle sentit Ian lui lâcher la main.

-          Vous devez y voir plus clair, maintenant.

Ils arrivèrent devant un trou béant, inondé de soleil. La sortie. Sans hésiter une seconde, Ian y grimpa, fit quelques pas sur un tas de pierres, et huma l’air frais du dehors. Ils sortirent tous, un par un, et essayaient de regarder, mais le soleil était trop fort. Devant eux, le jeune homme remit son chapeau de brousse et dévala un talus, pour s’accroupir au bord d’un ravin.

-          C’est là !

Ils restèrent immobiles une seconde, puis cavalèrent en désordre jusqu’à Ian. Là, à quelques dizaines de mètres en contrebas, s’offrait la vue la plus incroyable qu’ils aient jamais vu : une vallée verte, parcourue de champs, où l’on voyait très bien les entassements de petites maisons de trois ou quatre villages. Ne pouvant retenir un cri de joie, un des garçons se rua sur le chemin qui descendait vers la vallée, hurlant et faisant de grands gestes. Les autres le virent arriver en bas et trotter au milieu d’un champ, pour se jeter dans les bras d’un paysan qui labourait à force coups de fourche. Devant la réaction bien peu agressive de l’agriculteur, les autres membres du groupe se précipitèrent aussitôt sur le petit chemin en riant et en criant. Mais au bout de quelques secondes, Lydia se retourna, constatant l’absence de Ian.

                Il était toujours perché sur son rocher, d’où il regardait la vallée d’un air serein.

-          Ian ! Tu viens ?

Le jeune homme tourna la tête vers son interlocutrice, sorti soudain de ses songeries.

-          Ah, euh, ouais, je vous rejoins !

Le sourire aux lèvres, Lydia reprit sa descente effrénée. Puis, elle se re-retourna, surveillant le haut du chemin. Ian escaladait le talus, vers la grotte.

 

Lydia hocha la tête négativement, puis eut un sourire triste. Mais le soleil dardait toujours ses rayons, et elle reprit sa descente vers la Dernière Vallée.


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