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Tout commença ce soir-là



Tout commença ce soir là
[Histoire Terminée]
Auteur: Adeline Vue: 7487
[Publiée le: 2007-08-10]    [Mise à Jour: 2008-10-19]
13+ Romance/Crossover/School-FicCommentaires: 58
Description:
Sasuke Uchiwa est obligé de recommencer une nouvelle vie en étant obligé d'abandonner petit à petit sa vie de ninja. Le village de Konoha ainsi que tous les autres pays au alentour ont été rasé par une force mystérieuse. Il est obligé de s'installer parmi les gens "normaux" avec le reste de la population ninja.

A cause de son frère Itachi, il sera obligé d'assister à des soirées mondaines plus qu'ennuyantes jusqu'à un soir où il va rencontrer une jeune femme assez spéciale, Huang Guihu.

Cette jeune fille qu'il rencontrera sur un simple balcon à Hong-Kong va complètement changer sa vie. Il va enfin apprendre ce que c'est que vivre. Il devra aussi apprendre à vivre dans le présent et non plus dans ce passé si noir et si troublant qui l'habite depuis la fin de cette affreuse guerre contre l'Akatsuki qui avait fait tant de victime parmi ses amis les plus proches. Tant de personne touché...notamment les filles du groupe d'ami qui ont perdu la mémoire. Il se sentit coupable de n'avoir rien pu faire, trop aveuglé par sa soif de vengeance qui n'avait aucune raison d'être en réalité.

Sasuke va enfin découvrir ce qu'est l'amour, ce que signifie aimer en l'apprenant lui-même à cette jeune fille, Guihu, qui ne sait plus ce qu'est un sentiment, une émotion à cause de son éducation trop strict.

Couple principaux: Sasuke/Guihu puis Gaara/Nadeshiko
Couple de fond légèrement présent: Shika/Tema; Naru/Saku

/!\ Rating R pour le dernier chap.
Crédits:
Les personnages ne m'appartiennent pas mais à Masashi Kishimoto et à CLAMP. Les autres personnages seront à moi.

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Commenter: Chapitre 19

Chapitre 19

[7955 mots]
Publié le: 2008-03-15
Mis à Jour: 2008-08-01
Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)

  Bon, j’ai eu un peu de mal avec ce chapitre mais bon…il est là. ^.^ Mais je pense que…vous allez me détester encore plus avec ce qui va se passer dans celui là… Oui…beaucoup…surtout toi Mokie. ^^'

  Sinon…bonne nouvelle, ma fic a été vue plus de 2200 fois! Merci à tous d’avoir lu ma fic ^^ (Même si j’aurai préféré avoir beaucoup de com avec…)

  Sinon…(Encore) il y aura un peu d’italique mais très peu. Cette fois, c’est quand un personnage repense à ce que lui a dit un autre personnage. ^^

 

  Bonne lecture à tous! ^^

 

* * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * *

 

Tout commença ce soir là

 

Chapitre 19

 

  Cela faisait maintenant quelques jours qu’ils étaient de nouveau ensemble, tous les deux. Tout allait bien. Depuis leur retrouvaille, assez passionnée, voir torride, sur le toit, du lycée évidement, tout allait bien. Ils s’étaient enfin retrouvés. Ils nageaient dans le bonheur total. Enfin! C’était ça le plus important à leur yeux, se retrouver de nouveau comme hier dans leur souvenir. Toute une période fut «effacée» de leur mémoire pour ne garder que les moments heureux, quand il était encore ninja de Konoha, quand elle était encore ambassadrice de Suna, quand ils étaient ensemble dans les rues de ce village magnifique qu’était Konoha. Ils respiraient le bonheur que ne connaissaient plus les autres, leurs amis ninjas. Eux, ils pouvaient enfin s’aimer en toute liberté, recommencer une autre histoire, encore plus belle que la précédente… Ils allaient enfin tourner la page sur ce passé si sanglant qu’ils ont vécu. Il ne la quittait plus. Elle ne le lâchait plus. Ils étaient enfin comme avant. Ils étaient encore mieux qu’avant. Ils étaient de nouveau heureux, voir même plus heureux encore à présent. Ils souhaitaient ce même bonheur à tous leurs amis.

 

  Malheureusement pour eux, cela n’était pas passé très inaperçu aux yeux des autres lycéens, bien que leur retrouvaille fut un grand mystère pour tous. La rumeur avait circulé à une vitesse encore jamais vu à ce jour. C’était hallucinant! La vitesse à laquelle elle c’était propagé dans cet établissement si calme habituellement. Elle avait fait tout le tour de cette école en moins d’une demi-journée, un nouveau record qui a battu le précédent à plate couture. Ils étaient si fatigués de devoir se cacher à longueur de journée afin d’éviter les mauvaises langues et les commérages. Cette rumeur les mettait vraiment dans l’embarras, surtout quand elle commençait à se déformer d’élèves à élèves. Chaque élève, qui en avait le courage, venait leur demander si le bruit qui courrait était fondé ou pas, s’il avait fait des bizarreries ensemble, et plein d’autre question de ce genre là. Est-ce que le couple allait pouvoir rester un peu tranquille tous les deux, un peu seul en tant qu’amoureux, au moins une journée, une petite heure, comme n’importe quel élève qui sort avec quelqu'un?

 

  Ce n’était pas vraiment, quoi qu’un petit peu quand même, le fait que la nouvelle qu’ils sortent ensemble qui les avait le plus dérangée, mais plutôt le fait qu’on en parle ainsi à longueur de journée à travers les couloirs. C’était très lassant. C’était donc si surprenant que ça qu’ils sortent ensemble, ces deux là? Non, ils avaient le droit d’être ensemble. Ce qui était vraiment le plus surprenant, c’est qu’elle bafouait LA règle des «beaux gosses». La règle, très importante, du groupe stipulait bien: Ne jamais ramener une fille ou une petite amie au sein du groupe si la relation n’était pas sérieuse et si ça ne durerait pas pendant plus de deux mois. Et qui pourrait prouver que cette relation était si sérieuse que ça? Prouvé ou pas n’était pas le problème. Ils pouvaient très bien être sérieux depuis le début de leur relation, surtout qu’ils n’avaient pas l’air de rigoler. Non, c’était l’autre moitié de la règle qui les dérangeait. Tout le monde pouvait dire que la relation ne durait que depuis deux jours à peine, même pas une semaine. Moins d’une petite semaine qu’ils étaient ensemble! Il n’avait pas l’air de trouvé cela dérangeant, les autres membres non plus. Pourquoi elle? Pourquoi cette blonde et pas un autre type de fille? Pourquoi avait-elle le droit, et pas elles, leurs fans? Ce n’était pas juste. Ils étaient ensemble depuis si peu de temps. Ce n’était même pas proche d’un mois! C’était inadmissible pour les jeunes filles du lycée. Comment cette blonde avait-elle réussit à le séduire et pas elle?

 

  Il était LE Shikamaru Nara, le seul et l’unique. Il était le plus grand dormeur chez les «beaux gosses», les BG pour les intimes, et par la même occasion le plus grand dormeur du lycée. Il ne fallait pas non plus oublier ses autres défauts qui le rendaient si unique. Il était un grand fainéant, particulièrement macho et de surcroît, râleur qui utilise pratiquement à tout bout de champs ses «Galère!» pour exprimer sa pensée le plus simplement possible. Mais il avait aussi de bon côté malgré son caractère. Il était aussi le plus intelligent du lycée, car il était le premier partout, à tous ses examens, d’entré et trimestriels par exemple… Il était beau, musclé malgré les apparences… Bref, en un mot, il était merveilleux dans sa façon d’être tout simplement.

 

  Elle, elle n’était que Temari no Sabaku, une fille quelconque qui avait juste une forte poitrine, même s’il était vrai que c’était la grande sœur du beau, du merveilleux, du magnifique Gaara no Sabaku, l’un des membres des BG. En plus de cela, elle était dans la même classe que son «petit ami» malgré son âge assez avancé par rapport à lui. C’était honteux! Elle était en plus doublée d’une folle furie violente et forte au mauvais caractère. Elle passait son temps à se disputer à propos de rien avec lui. Elle ne lui arrivait pas à la cheville dans tous les domaines. Il la battait dans chaque discipline. Elle était aussi très autoritaire et pas extraordinairement belle, pas plus que la moyenne en tout cas. Beaucoup de filles pourraient rivaliser avec elle dans n’importe quel domaine, physique ou intellectuel. Qu’avait-elle donc de plus que les autres celle là? Rien. Absolument rien. Alors pourquoi? Pourquoi elle et pas une autre? Pourquoi pas elles? Elle passait son temps à crier pour un rien, sa voix était désagréable, elle n’était même pas féminine…cette Temari! Bref, elle était une fille insupportable qui ne méritait pas d’être avec Shikamaru Nara.

 

  Ils n’avaient absolument rien en commun vu de l’extérieur, et pourtant, ils sortaient bels et bien ensemble. Il n’y avait pas à dire, ils formaient un couple assez étrange. Ils étaient toujours opposés l’un à l’autre sur vraiment n’importe quoi. Ils continuaient à se disputer à longueur de journée, à se demander qu’est-ce qu’ils faisaient ensemble tellement ils sont différents, et pourtant ils sortaient ensemble. Ils étaient inséparables, toujours main dans la main, même en se disputant pour des broutilles, des broutilles sans grande importance, parfois même ridicule, juste pour ne pas briser la routine. Ils étaient sans doute l’un des couples les plus étranges, avec ceux qui étaient au fond de la classe, avec de Sasuke Uchiwa et Huang Guihu, près de la fenêtre, et Gaara no Sabaku et Takagi Nadeshiko, plus près de la sortie. Décidemment, cette classe de deuxième année abritait vraiment des couples bizarres.

 

  Plus que deux petits jours à attendre avant que les vacances n’arrivent enfin, plus que deux petits jours seulement. Ce n’était plus très long. Les cours ennuyeux et fastidieux torturaient les esprits des pauvres élèves. Bientôt, la liberté sera là. Il ne restait plus que deux petits jours à attendre. La seule chose positive à tirer de toute cette histoire de rumeur sur les couples aussi insolites les uns que les autres, c’était qu’on laissait enfin les quatre élèves du fond de la classe, ninja pour la majorité, tranquilles pour s’occuper du couple naissant. Bonheurs des uns mêlés aux malheurs des autres, voilà ce qui était dans la classe.

 

  Pendant ce temps de bonheur entre le flemmard et la furie blonde, nos deux couples de fiancés n’avaient toujours pas arrangé leurs affaires de cœur, devenues bien trop compliqué à présent. Heureusement, les vacances approchaient mais la situation ne s’améliorait guère entre eux, malheureusement. Comment faire pour se sortir de cette position si délicate et impossible? Plus personne ne se parlait. Plus aucune amitié ni aucun sentiment ne passait entre eux quatre. Que faire alors? Chacun reprenait son quotidien, comme si de rien n’était, mais plus froidement qu’autrefois. Ils étaient, presque, hostiles enter eux. Leurs cœurs saignaient, ne pouvant se cicatriser tout de suite. Leurs cœurs pleuraient. Toute relation d’amour ou d’amitié était-elle terminée? Comme ça? A jamais? Pour toujours? Un amour aussi pur était-il déchiré sans espoir d’être recollé un jour? Une amitié aussi douce était-elle donc devenue si amer? Un espoir pouvait-il survivre? Ils n’y croyaient plus. Une amitié aussi belle était-elle donc ainsi gâchée? Tous ces efforts n’auront donc servi à rien? Des heures passées ensemble ne signifiaient-elles plus rien?  Ils avaient passé leurs enfances ensemble. Ils se sont retrouvés après bien des années, mais leurs complexités étaient toujours là, alors pourquoi? Pourquoi ça se passait ainsi? Tout ce temps aura-il donc été gaspillé? Ils ne pouvaient pas y croire. Ils ne pouvaient plus faire comme si de rien n’était. Leur relation ne pouvait pas être vaine depuis le début, pas après tout ce temps passé ensemble. Ils ne pouvaient pas oublier leur passé et leur présent. Mais l’avenir…que leur réservait-elle donc à présent? Pourquoi tout ce terminait ainsi? Ils ne faisaient rien pour arranger la situation. Que pouvaient-ils faire après tout? Ils restaient tous là, à attendre que tout cela passe, lentement, que leurs sentiments reviennent petit à petit. Ils devaient reprendre confiance en eux mais ils ont tous abandonné avant même d’avoir essayé. Qu’avaient-ils fait de mal pour en arriver là? Leurs sentiments…n’étaient donc pas aussi forts qu’ils le pensaient? Ils étaient tous pitoyables, aussi bien les uns que les autres.

 

  Le froid qui régnait entre Sasuke et Guihu, ainsi que chez Gaara et Nadeshiko n’était pas apaisé, loin de là. C’était un vrai cataclysme. Encore, le Kazekage et sa fiancée pouvaient s’éviter aussi bien au lycée que chez eux car ils y avaient deux personnes en plus, mais ce n’était pas le cas pour le premier couple. L’Uchiwa et la chinoise habitaient ensemble. Ils étaient seuls, seuls dans cette maison, sans jamais avoir une personne qui pourrait venir les déranger pendant que ce silence pesant régnait entre eux. C’était beaucoup plus inconfortable pour eux de vivre seuls qu’avec quelqu'un d’autre. Ils ne se regardaient même plus en face. Ils ne s’échangeaient plus aucune parole, à part peut-être les usages à table. Ils étaient, aujourd’hui, particulièrement mal à l’aise en présence de l’autre, alors qu’un mois plus tôt, tout allait bien entre eux. L’amour les avait quittés du jour au lendemain, sans prévenir. Comment sont-ils arrivés à une telle relation? Leur amour était donc si faible que ça? Oui…sans doute…

 

  Mais ce soir-là, la veille du dernier jour de cours avant les vacances, Sasuke craqua complètement. Plus rien n’allait à présent. Il n’en pouvait plus de cette situation. Elle était si…si étouffante, si suffocante et si accablante. Il n’en pouvait plus. Il devait faire le premier pas. Il fallait absolument qu’ils en discutent tous les deux, ensembles. Ils faillaient qu’ils trouvent une solution à tout ça. Ils ne pouvaient pas rester ainsi. Il ne savait pas encore quoi, mais il devait au moins lui dire ce qui s’était passé ce soir-là. Il se devait d’être honnête envers elle. Cette situation était si stressante pour lui ainsi que pour elle. Il ne fallait pas qu’elle retombe malade à cause de quelque chose comme le surmenage. Il ne supporterait pas de la voir s’écrouler une seconde fois. Il avait eu si peur, et encore aujourd’hui, de la perdre définitivement. Il était sur les nerfs depuis quelque temps. Il l’aimait mais…cette situation devait cesser immédiatement. Même si elle voulait qu’il disparaisse de sa vue, il lui parlerait. Il lui ouvrirait son cœur une nouvelle fois et peut-être…qu’elle pardonnera à la personne qu’elle avait aimé. Il espérait que ses sentiments à son égard n’aient pas changé depuis la dernière fois.

 

  Il était devant la porte de la chambre de Guihu. Il fixait cette porte depuis un moment déjà. Il n’osait pas y entrer. Que lui dirait-il en entrant? Le laisserait-elle entrer dans sa chambre? Il respira un bon coup, rassemblant tout  son courage, et entre sans même penser à frapper pour se signaler. Il avait eu si peur de se faire rejeter qu’il y entrait directement. Il ouvrit la porte en grand et il la vit entrain de pousser un peu sa couverture pour pouvoir pénétrer dans son lit. Elle avait une main sur la couverture, l’autre lui servait d’appuis. Sa vision ne s’arrêta pas là. Il baissa un peu son regard, et là, il la vit. Elle avait un genou posé sur la couette. Sa nuisette ne cachait presque rien mais la cachait quand même, ce qui la rendit immédiatement très désirable dans cette position là. En plus, il était en manque. Déjà qu’elle lui faisait de l’effet, mais là… Comment avait-il fait pour vivre avec elle sans jamais lui sauter dessus? Il n’avait vraiment pas l’habitude de la voir ainsi. De plus, elle portait encore une de ces nuisettes qui épousait parfaitement bien ses formes et qui la mettait en valeur. S’il ne se retenait pas, il…

 

  Elle arrêta son geste et ne bougea plus pendant un moment, même dans sa position. Elle ne se rendait pas compte que près d’elle, il y avait un homme parfaitement bien constitué. Que devait-elle faire? Devait-elle l’ignorer ou bien devait-elle se retourner? Elle ne savait pas quoi faire. Elle doutait d’elle, doutait de lui. Et si jamais…il avait envi de lui parler un peu, de lui raconter de ce qui c’était passé ce soir-là pour arranger les choses entre eux? Le supporterait-elle? Est-ce qu’elle supporterait le fait qu’il ait passé une nuit avec une autre fille? Avec sa meilleure amie? Il fallait bien passer par là, non, s’il voulait arranger les choses? Elle pesa le pour et le contre dans son esprit troublé pendant près d’une à deux minutes. Ce n’était pas la première fois qu’elle avait ce genre d’absence…non…mais c’était si troublant… Finalement, elle se redressa, retirant partiellement la vision de rêve qu’avait le brun, et elle lui fit face. Il se réveilla à ce moment là. Reprenant ses esprits, il s’avança jusqu’à elle. Qu’allait-il faire maintenant? Il était déjà si tard. Il la regarda droit dans les yeux et lui caressa doucement et tendrement la joue, comme avant… Il la regarda droit dans les yeux, même si elle n’aimait pas cela. Avec lui, elle n’y arrivait pas. Il l’empêchait tout à coup de regarder ailleurs en augmentant un peu la pression de ses doigts. Elle avait un peu mal mais elle avait connu pire… Il lui parla d’une voix douce et douloureuse à la fois.

 

Sasuke: Pourquoi lui et pas moi? Qu’est-ce qu’il a de plus que moi? Pourquoi est-ce que tu l’as choisi, alors que je suis là pour toi? Pourquoi avoir donné ma place qui est dans ton cœur à lui alors que je suis toujours avec toi? Pourquoi es-tu si cruelle avec moi? Répond-moi… Pourquoi lui et pas moi? Il doit bien s’amuser de cette situation, hein? Mais pas moi. Je t’aime tellement tu sais.

 

  Ca se voyait dans ses yeux. Ca s’entendait dans sa voix. Ca se sentait dans ses gestes. Il souffrait tant, mais pourquoi? Pourquoi lui et pas moi? Qui était donc ce «lui» dont il parlait à l’instant? Il souffrait donc tant que ça pour un inconnu qu’elle ne connaissait pas? Pourquoi se torturait-il tant l’esprit? Pourquoi aurait-elle choisit quelqu’un d’autre que lui? Son cœur lui appartenait, que ce soit ce qu’elle pense ou bien sa famille, elle lui appartenait déjà. Alors pourquoi? Qui avait-elle choisi d’autre pour la place qui lui été réservé dans son cœur? Pourquoi tant de doute planait sur elle? Elle ne comprenait pas ce qu’il pouvait dire. Non…ce n’était pas cela… Elle ne pouvait absolument plus le comprendre depuis un mois. Tout le monde autour d’elle agissait si bizarrement. Pourquoi? Elle ne savait plus du tout ce qui se passait. Ils lui disaient tant de chose… Elle ne comprenait pas. Elle se savait plus comment ce comporter. Pourtant, c’était simple, non? Elle devait se comporter comme d’habitude, comme tout ce que son éducation lui avait appris depuis qu’elle était toute petite, comme ce qu’on lui avait inculqué à son arrivé dans le domaine, son adoption…alors pourquoi? Pourquoi n’y arrivait-elle pas au moment où elle avait le plus besoin de ces règles? Pourquoi est-ce qu’à cause de cet homme en face d’elle, elle n’y arrivait pas? Ils ne s’entendaient plus du tout. Il doit bien s’amuser de cette situation, hein? Qui est celui qui s’amusait? Elle ne comprenait rien du tout. Pourquoi es-tu si cruelle avec moi? Elle était cruelle? Non, c’était lui le plus cruelle des deux, pas elle. Comment osait-il lui parler ainsi après ce qu’il avait fait?

 

  Pourquoi disait-il cela? Il voulait lui parler de la soirée, alors pourquoi lui disait-il ces choses là? L’avait-elle troublé à ce point? Il devait juste lui dire la vérité…mais il disait la vérité! Il était si mal. Il avait si mal. Quand il repensait à ça il…il voulait crier, évacuer toute cette colère, cette tristesse accumulé en lui. Il voulait l’aimer librement. Si seulement tout cela n’était pas arrivé. Si seulement elle n’avait pas… Pourquoi avait-elle fait ça? Pourquoi ne lui avait-elle pas dit que Gaara allait passer la nuit chez lui? Il serait alors revenu tout de suite à la maison, malgré son ivresse, et il aurait… Non…on ne pouvait pas changer avec des «si seulement». Non, il devait aller de l’avant. Il devait lui parler…même si ce n’était pas ce qu’il cherchait au départ, il lui dirait la vérité. Il lui dirait ce qui pesait sur son cœur. Il supportait assez mal cette situation. Il voulait qu’elle s’arrête immédiatement. Il souffrait tant. Pourquoi lui avait-elle fait ça? Pourquoi, alors que tout allait bien, pourquoi l’avait-elle trahi? Il lui avait attrapé le bras et le serrait de plus en plus fort. Il n’était plus lui même. Il ne se rendait même plus compte qu’il lui faisait mal ainsi.

 

Sasuke: Pourquoi lui? Alors que je t’aime tant. Pourquoi me fais-tu souffrir aussi facilement? Pourquoi ne veux-tu plus me parler aujourd’hui? Pourquoi ne m’adresses-tu donc plus un de ces regards dont tu avais le secret malgré tes yeux si vides et froids? Pourquoi n’y a-t-il plus cette chaleur qui se dégage de toi lorsque tu cuisines pour moi? Pourquoi as-tu changé, Xiaohu? Pourquoi?

 

  Pourquoi répétait-il toujours la même question? Elle n’était pas sourde. Elle entendait très bien et comprenait ce qu’il disait. Il l’aimait? Il l’aimait vraiment? C’était ce qu’il avait dit? Deux fois de plus qu’il le disait «Je t’aime». Combien de fois lui avait-il dit ces mots déjà? Ces mots qui lui faisaient tant de bien autrefois mais qui lui faisaient tellement de mal maintenant. Elle ne pouvait plus le croire. Elle n’y croyait plus. Si elle ne lui parlait plus, ce n’était pas qu’elle s’y obligeait pour lui faire du mal, mais parce qu’il y avait une telle atmosphère qu’aucun mot ne pouvait le briser. C’était si pesant qu’elle n’osait le briser. Lui non plus, il n’avait pas cherché à lui parler. Plus il essayait de croiser son regard, plus elle se sentait mal en sa présence. Elle ne pouvait plus rester dans la même pièce que lui. Pourtant, elle devait être une parfaite épouse. Elle le devait pourtant, si elle ne voulait pas désobéir aux règles qui étaient imposées par sa belle-mère. Pourquoi n’y a-t-il plus cette chaleur qui se dégage de toi lorsque tu cuisines pour moi? Quelle sorte de chaleur parlait-il? Elle refaisait les mêmes gestes, chaque jour, avec la même attention. Etait donc si différent que cela? Avait-elle donc tant changé? Non, ce n’était pas elle qui avait changé mais lui. C’était lui qui avait changé. Il mentait… Il lui mentait depuis le début. Elle le savait maintenant. Il lui mentait. Il voulait faire porter la faute sur elle, alors que c’était lui qui avait changé. Aucune de ses paroles n’ont été sincère depuis leur rencontre. Tout était faux, alors qu’elle… Il en avait bien profité d’elle jusqu’à maintenant. Elle n’y croyait plus. Et pourtant…elle y avait cru…à ses sentiments pour elle. Elle avait voulu y croire, jusqu’au bout, mais finalement, c’était impossible. Le mensonge était bien différent de la vérité…

 

  Elle prit doucement la main de Sasuke dans la sienne. Une lueur apparut dans son regard. Il croyait sans doute au tout nouvel espoir qui naissait en lui. Il espérait qu’elle lui pardonne enfin. Oui, si elle lui pardonnait, il lui pardonnait aussi pour cette nuit là. Un petit sourire commença à naitre sur ses lèvres jusqu’à ce qu’il se rende compte de son erreur, une énorme erreur de sa part. Il n’y avait donc plus aucun espoir? Elle était entrain de retirer sa main qui était sur sa joue et qui soutenait son menton. Elle retira aussi celle qui était sur son bras. Une fois les mains de Sasuke retirées, elle baissa légèrement la tête afin de ne plus affronter son regard. Elle n’avait jamais pu le faire de toute façon. Tout était terminé maintenant. Il n’y avait plus aucun espoir. Elle le savait depuis longtemps déjà, mais elle avait voulu y croire. Même si ses sentiments étaient resté les même, elle n’était plus sûre de rien. C’était de sa faute et pas de la sienne si la situation était devenue ainsi.

 

Guihu: C’est faux. Je n’ai pas choisi quelqu'un d’autre. Tu mens.

 

  Elle venait de lui dire…que c’était faux? Il avait bien entendu? Je n’ai pas choisi quelqu'un d’autre. Elle avait osé lui dire qu’elle n’avait choisit personne d’autre que lui? Tu mens. Il mentait? Comment osait-elle dire ça? Comment ne pas se sentir trahi après ça? Il ne s’était jamais sentit aussi trahi de toute sa vie. Elle était tout pour lui, sa vie, et il mentait? Il l’aimait à en perdre la tête, et elle lui disait que c’était faux? Il serra ses poings. Ce qu’elle avait fait avec cet homme, le Kazekage, était faux lui aussi? Pourtant, il l’avait bien vu de ses yeux. Il était redescendu de l’étage, là où étaient les chambres, torse nu, une serviette autour du cou et avec ses vêtements. Il mentait quand il disait qu’il l’aimait? Elle était si cruelle avec lui. Pourquoi était-elle devenue ainsi? Il avait tant espéré. Elle avait parlé. Il avait attendu ce moment un certain déjà. Elle avait fait des phrases. Depuis cette dernière soirée, il y a déjà quelque mois, il les avait attendues. Ces phrases réunis pour la première fois…ces phrases qu’il attendait depuis si longtemps… il y avait pensé… Elles seraient si douces, si tendres…mais la réalité était tout autre. En fait, elles n’étaient là que pour le faire souffrir plutôt que de lui dire des douceurs, comme il n’y attendait depuis qu’il la connaissait. Elle le torturait de toutes les façons possibles… Il supporterait ça encore longtemps? Non. Il était humain. Il était un homme. Il avait des émotions comme tout le monde. Mais elle…elle ne faisait que le détruire à petit feu, et pourtant, il l’aimait toujours. Il n’avait jamais était aussi sincère avec quelqu'un, et elle… Il soupira ultérieurement. Ils étaient si différents l’un de l’autre… Après tout, comment est-ce qu’elle pouvait savoir ce qu’il pensait…ce qu’il ressentait réellement pour elle? Lui…lui, il le savait parfaitement bien puisque c’était lui qui le ressentait. C’était unique. Il n’y avait pas deux sentiments pareils. Il n’y avait qu’elle pour lui, et personne d’autre qu’elle. Il ne voyait qu’elle. Il n’y avait qu’elle dans son cœur. Elle était unique. Ses sentiments qui lui avaient permis d’avancer, ses sentiments qui étaient là dans son cœur pour le réconforter…lui faisaient si mal. Cette sensation était si horrible. Il savait ce qu’il ressentait pour elle, plus que quiconque, il le savait parfaitement bien. Tout était clair dans sa tête. Il l’aimait plus que tout au monde. Il donnerait sa vie pour elle. Alors pourquoi? Elle n’avait pas le droit de dire ces mots aussi cruels si froidement, si indifféremment… Elle n’en avait pas le droit…

 

  Enervé par ses paroles si horrible, si mensongère, il la poussa et la plaqua violemment sur le lit, bloquant par la même occasion tous ses mouvements. Il savait qu’il allait sans doute le regretter plus tard, mais il ne pensait plus. Plus rien ne comptait pour lui. Il ne pensait plus à rien d’autre qu’à elle, qu’à ses sentiments pour elle, qu’à reprendre ce que Gaara avait osé lui volé un soir. Il lui cria dessus. Pourtant, il savait qu’elle risquait d’avoir peur, peur de lui à nouveau.

 

Sasuke: Comment ça «faux»? J’ai menti? As-tu la preuve de ce que tu avances? Est-ce qu’au moins tu sais combien je t’aime, Guihu? Sais-tu combien j’ai souffert par ta faute quand j’ai su que tu avais passé une nuit entière, toute seule en compagnie de Gaara? Sais-tu combien je souffre quand tu es aussi distante avec moi? Est-ce que tu te rends compte de tous les efforts que je fais rien que pour toi? Rien que pour voir un petit sourire inexistant sur ton visage si indifférent? Tu n’as pas le droit de dire que c’est faux car mes sentiments pour toi sont plus que réelle! Tu n’as pas le droit!

 

  Il avait crié de plus en plus fort. Il avait augmenté sa force contre elle à chaque seconde qui passait. Il avait déversé sa colère contre elle. Il en avait marre. Il en avait marre d’attendre pour rien. Il en avait marre de tout ce qui lui arriver en ce moment, depuis un mois. Elle ne le comprenait pas. Elle ne cherchait pas à le comprendre, alors que lui, il faisait un effort pour la comprendre. Ce n’était pas lui. C’était elle…elle qui mentait depuis le début. Après tout, elle pouvait très bien le faire. Même s’il cherchait à la comprendre, il n’avait jamais réussit à lire sur son visage. Non…jamais. Il…il ne faisait qu’interpréter, à sa façon, ce qu’elle pouvait bien ressentir pour lui. La première fois qu’ils se sont déclarés, elle lui avait dit: «Je crois». Ce n’était qu’une hypothèse, qu’une simple hypothèse de sa part… Elle n’était même pas sûre de ses propres sentiments pour lui. Elle ne lui avait jamais redit qu’elle l’aimait. Jamais. Elle ne l’avait jamais confirmé non plus. Il était misérable. Il y avait cru pendant si longtemps pourtant. Il faisait fausse route depuis le début.

 

  Après sa petite tirade de colère, il plaqua violemment ses lèvres contre les siennes. Il en avait marre d’attendre. Il était si impatient. Il attendait depuis si longtemps. Il la sentit se débattre sous lui, mais il n’en avait rien à faire. Il la voulait, maintenant. Il ne pouvait plus attendre une seconde de plus. Il avait attendu pendant si longtemps, alors il allait… Cela allait le libéré de tout ça. Il allait la faire sienne, enfin. Le grand jour était arrivé. Il avait résisté pendant si longtemps à cet instant…tout ça pour elle pendant si longtemps… Mais le méritait-elle? Et elle? Qu’avait-elle fait pour lui pendant tout ce temps? A part lui torturer l’esprit d’une manière ou d’une autre avec ses manières si innocentes et inconscientes  ainsi que provocatrices qui la rendait si désireuse? Elle saura ainsi à la fin, qu’avant d’être son fiancé, il était avant tout un homme. Un homme avec des désirs et des envies, des sentiments comme n’importe quel homme sur cette Terre. Cet homme en face d’elle ne pouvait plus attendre. Il avait bien le droit d’être égoïste un jour, non? Juste cette fois là…une fois…

 

  Elle continuait à se débattre. Elle y mettait toute ses forces. Rien à faire. Il était trop fort. Elle essaya de mettre plus de forte à un point précis pour pouvoir se dégager de sa poigne de fer, mais rien. C’était si difficile de se dégager de lui. Il était si fort. Elle ne voulait pas…elle ne voulait pas être avec ce Sasuke là. Elle voulait l’ancien Sasuke. Celui qui était si gentil avec elle, celui qui savait la rendre si…heureuse, celui qui avait su capturé son cœur dès le premier soir, dès la première rencontre. Elle ne voulait pas de ce Sasuke si brusque et si violent. Elle ne voulait pas admettre que celui là et celui qu’elle avait connu était la même personne. C’était impossible. Ce n’était pas celui là qu’elle aimait. Même si elle ne lui avait jamais dit, elle pensait qu’il l’avait compris. Elle voulait retrouver l’ancien Sasuke. Mais il avait tout gâché entre eux…ce soir là, avec Nadeshiko. Le gentil fiancé l’avait trompé. C’était celui là qui lui avait fait du mal. Après, il est devenu ainsi. Il avait tout gâché de leur…de leur bonheur? Sans doute… Elle avait apprit à apprécier chaque jour. Il lui avait apprit à goûter à la vie. Pourquoi avait-il tout gâché pour ensuite devenir ainsi? Elle ne le comprenait plus…

 

  Elle dépassait peut-être ses maîtres en technique, mais elle ne pouvait faire face à un homme au niveau de la force. Le brun était si fort. Il était bien un ex-ninja. Il était beaucoup plus fort qu’elle. Elle ne pouvait pas bouger. Elle avait beau tourner la tête dans tous les sens, il reprenait toujours ses lèvres, sa nuque, son cou. Elle ne pouvait pas lui échapper. Il la contrôlait parfaitement. Elle ne voulait pas. Tous ses entraînements ne servaient à rien. Elle ne possédait pas la force nécessaire pour le battre. Il lui faisait si peur, tout comme ce soir-là. Ce soir où elle avait vu ces yeux rouges… Elle ne savait pas ce qu’il allait lui faire mais elle sentait bien qu’elle n’était pas prête. Elle avait toujours eu peur de lui quand il était dans un état second. Elle avait peur de ce Sasuke là.

 

  Il avait bloqué les mains de sa fiancée avec une seule main. L’autre se vagabondait sur le corps de la jeune fille. Il lui caressait maintenant la cuisse. Il la sentit frémir sous lui. Elle se débattait toujours. Mais il s’en fichait aujourd’hui. Il y avait des mois qu’il attendait ça. Son envi avait grand depuis qu’elle s’était évanouie dans la rue, depuis qu’ils s’étaient réconcilier. Ca faisait des mois qu’il s’abstenait devant elle, pour elle. Mais elle n’avait pas attendu, elle. Elle l’avait de suite fait avec lui. Il la voulait ce soir. Il n’attendrait pas plus longtemps. C’était ce soir qu’il… Il quitta les lèvres de sa douce et se dirigea plus bas, vers la poitrine. Il remonta sa main, qui était sur la cuisse, pour faire descendre la première bretelle.

 

Guihu: Non… Arrête… S'il te plaît… Sasuke…

 

  Sa voix était étrange et étouffé. Jamais encore, il ne l’avait entendu parler ainsi, même ce jour-là, sur ce balcon. Cette fois là, il lui avait fait peur… C’était son jour le plus triste et le plus beau qu’il n’avait jamais vécu. S'il te plaît… Elle a dit que… Elle ne l’avait plus vouvoyé, mais tutoyé cette fois. Il se décida à relever la tête, même s’il avait des craintes, et souleva par la même occasion un peu son corps. Il diminua par la même occasion la pression, et là, il la vit en larme, avec son regard effrayé. Cela lui fit un choc. Il se releva un peu plus. Il la revoyait en larme, encore une fois. Une autre image semblable lui revint à l’esprit. Encore… Il l’avait…encore fait pleurer…comme sur ce balcon, comme ce jour là après avoir dit qu’ils se quittaient. Comment avait-il fait pour oublier quelque chose de si important? Quel imbécile! Il ne faisait qu’enchaîner les bêtises avec elle. Il…il se l’était pourtant promis de…et lui, il… Décidemment il n’en ratait pas une.  Il ne méritait pas d’être avec elle. C’était lui qui ne la méritait pas, pas elle.

 

  Il reprit soudainement ses esprits, totalement réveillé, et il se retira de suite de sur elle. Devant son geste si brusque, il atterrit par terre, sur son derrière, et il recula jusqu’au mur à côté de la porte de la chambre. Comment avait-il osé? Il se prit ensuite la tête entre ses mains, choqué par lui-même, par un acte aussi abject venant de sa part, de son propre chef. Il avait, par son propre geste, montré son désir si longtemps enfouie. Comment avait-il pu…à elle… Même s’il était en colère contre elle…ce n’était pas une raison valable pour…

 

Sasuke: Désolé… Je ne voulais pas…te faire peur… Encore…désolé…

 

  Il n’attendit pas la réponse qui ne venait pas, et il ne s’attendait pas à en avoir une. Il s’enfuit jusque dans sa chambre. Qu’avait-il osé lui faire? Il était impardonnable. C’était bien pire que sa soirée avec Nadeshiko. Maintenant, c’était sûr et certain, elle allait le détester définitivement. Il était vraiment nul sur ce coup-là. De toute façon, il l’avait toujours été avec elle, toujours. Pas une fois, il n’avait fait quelque chose pour elle. Il avait toujours profité de la situation… Il avait toujours perdu ses moyens auprès d’elle, même devant ce sourire inexistant, cette chaleur peut-être imaginaire. Il avait toujours était si faible quand il s’agissait d’elle, si faible. Elle pouvait décider du blanc et du noir pour lui. Elle était, et l’est encore, tout pour lui. Il n’y pouvait rien…mais là…il… Maintenant, elle ne voudra plus jamais se réconcilier avec lui. Tout espoir était perdu. Il avait tout gâché…

  Pendant ce temps, Guihu n’avait toujours pas bougé. Elle était toujours entrain de pleurer, en continuant de murmurer la même phrase: «Arrête…arrête s'il te plaît…Sasuke». Elle n’avait pas encore comprit que tout était finit. Il était enfin parti. Il s’en voulait. Il s’était fait peur à lui-même. Il était parti. Tout était fini. Elle était toujours allongée sur le lit, les bras au-dessus de la tête, les pieds au pied du lit, la nuisette qui ne couvrait plus que jusqu’au bas de la poitrine. Elle ne montrait plus que son ventre et sa petite culotte. Ses larmes ne s’arrêtaient plus. Elle continuait de couler indéfiniment. Elle se mordit la lèvre pour ne pas crier ni gémir. Elle ne devait pas. Il était son fiancé, alors elle n’avait pas le droit…

 

  Après plus d’une demi-heure à pleurer silencieusement, en se mordant les lèvres pour ne pas gémir, sans bouger, elle se calma enfin, toute seule sans aucune aide, même s’il y avait toujours des hoquets par-ci, par-là. Elle reprit lentement une respiration normale. Elle se redressa tout doucement, bougeant petit à petit tous ses membres endoloris, meurtris et le cœur blessé, tout en étant sur le qui-vive. Une fois qu’elle fut assise, elle remit sa nuisette en place d’un geste lent, et elle regarda ses poignets ainsi que son bras rougis par la force de poigne du jeune homme. Elle les fixa très longuement avant de se lever. Dès qu’elle balança son poids sur un pied posait à terre, elle s’écroula. Ses jambes ne la supportaient plus. La peur était encore présente. Elle réessaya pourtant encore une fois. Elle devait réussir à se lever à tout prix. Elle ne devait pas se montrer faible. Elle y arriva enfin à la troisième tentative. Ses chutes étaient si bruyantes et inquiétante pour celui qui était dans la chambre à côté.

 

  Sasuke, qui était dans la chambre à côté, entendait ces chutes répétées. Malgré son envi d’aller la voir, il ne pouvait y aller. Il n’en avait pas le droit. Après tout ce qu’il lui avait fait, il n’en avait pas le droit. Il s’était accroupi dans un coin de sa chambre, les jambes repliées contre lui et les bras qui les entouraient. Il devait méditer sur son acte si obscène. Il devait réfléchir à tout ce qui s’était passé depuis ce jour là. Il le fallait… Il devait refaire le point sur tout cela… Sinon, il la perdrait définitivement, et ça, il ne le supporterait pas. Il devait trouver la faille, l’erreur dans leur bonheur qui était si parfait. Un seul nom lui venait à l’esprit à cet instant précis, Gaara no Sabaku. Mais était-ce vraiment le cas?

 

  Une fois debout, Guihu se dirigea vers la salle de bain en s’appuyant sur le mur. Pour la première fois de sa vie, elle y avait recours pour s’aider à marcher. Habituellement, elle ne comptait que sur sa propre force physique pour se relever, et donc pour marcher, mais pas cette fois. Elle arriva dans la salle de bain et se dirigea vers le miroir. La vision qu’elle avait à cet instant dans le miroir la choqua plus qu’autre chose. Ses yeux était rougit. Elle s’approcha de plus près et se colla même dessus. Ses yeux exprimaient encore une telle peur et une telle tristesse. Il y avait encore quelque chose de nouveau. Un tout nouveau sentiment. C’était la première fois qu’elle voyait quelque chose dans ses yeux. D’ordinaire, il n’y avait que du vide, du néant dans son regard. Mais cette fois, il y avait autre chose, quelque chose de plus. C’était la première fois qu’elle se souvenait de quelque chose après une crise. Elle venait de se souvenir, à cause de Sasuke, de toutes ses crises passées. D’habitude, il fallait qu’on la lui raconte pour elle le sache, mais pas cette fois. Elle avait tant changé grâce à lui? Ou alors, c’était à cause de lui? Il y avait tant de chose à voir dans ses yeux…surtout cette émotion là. Elle pouvait le voir parfaitement bien. Elle toucha du bout des doigts le miroir, à l’emplacement même de ses yeux. Elle avait été très déçue par l’altitude de son fiancé. Mais il y avait tant de vie dans ses yeux que ça lui faisait peur…

 

  Soudain, le téléphone retentit à l’étage inférieur. Elle détourna son regard du miroir vers la porte et attendit un peu. Il n’y avait que le bruit du téléphone qui résonnait dans la maison. Sasuke ne semblait pas décider à aller décrocher. Elle allait devoir y aller elle-même. Y arriverait-elle avant que l’interlocuteur ne raccroche? Elle quitta la salle de bain, tout en s’appuyant sur le mur, avec toujours avec un peu de prudence dans ses gestes, sans qu’elle n’en ait conscience de ça  et elle prit le téléphone. Il sonnait toujours malgré le temps qu’il lui avait fallut pour descendre. Ca devait vraiment être important

 

Guihu: Résidence…

Voix: Xiaohu, bonsoir. Ca tombe bien, je voulais te parler justement. J’espère qu’il n’est pas trop tard. Tu as l’air assez fatigué.

 

  Sa voix avait quelque chose d’inhabituelle. Elle était faussement enjouée. Il lui cachait quelque chose de grave, c’était sûr, mais quoi? Est-ce que cela avait quelque chose à voir avec son neveu? C’était peut-être pour cela… Lui aussi avait l’air fatigué, mais elle, c’était pour une autre raison. Elle était faible et vulnérable en ce moment, mais lui? Est-ce qu’il allait bien? Ou bien était-ce sa belle-sœur, Shefa, qui avait un quelconque problème? Elle ne le savait pas. C’était assez étrange pour elle de s’inquiéter pour quelqu'un. Normalement c’était le contraire. C’était toujours elle qui inquiétait les autres. C’était une première pour elle. Elle essaya de parler le plus naturellement possible, mais sa voix, un peu rauque, laissa passer sa petite forme.

 

Guihu: Grand frère…

 

  Pendant ce temps, l’Uchiwa était resté enfermé dans sa chambre, à ressasser sa saute d’humeur si honteuse pour lui. Il repensa à ce jour où elle l’avait vu frapper les filles dans le parc. Il ressentait la même chose, mais en bien pire. Il avait osé la toucher… Il l’avait encore touché, mais en plus violemment cette fois. Il était indigne d’elle. Il ne la méritait pas. Mais en même temps, elle aussi…elle…ce soir-là. Il n’était pas le seul à être blâmé dans cette histoire, elle, aussi, était fautive. Tout était terminé entre eux. Il n’y avait plus aucune lueur d’espoir. Il était si désespéré. Il emmêla ensuite ses doigts dans ses cheveux. Il se mit à rire ultérieurement de sa faiblesse, de sa tristesse. Combien de fois déjà  avait-il dit cette même phrase aujourd’hui? Ils ne pouvaient plus se sortir de cette situation si catastrophique. Il avait aggravé leur cas. Il fallait qu’ils prennent de la distance, qu’ils éclaircissent cette affaire là. Ils ne pouvaient pas rester ainsi sans rien faire. C’était impossible à supporter pour eux. Malheureusement…les vacances arrivaient le lendemain après les cours. Comment faire pour l’éviter, elle? Il habitait ensemble. Si seulement ils n’habitaient pas ensemble. Que devait-il faire? Et s’il rentrait chez lui, dans cet appartement qu’il partageait avant avec Itachi? Peut-être accepterait-il de l’héberger le temps des vacances? C’était peut-être la meilleure solution à son problème…à moins qu’il ne fasse que des sorties. Ses amis voudront peut-être l’aider. Mais ils étaient sans doute occupés par autre chose. Surtout que maintenant Shikamaru avait retrouvé Temari et Naruto, lui, devait aller travailler avec Sakura pour gagner sa vie. Que faire?

 

  Dans le salon, la conversation téléphonique prenait rapidement fin. C’était quand même un peu rapide pour des frères et sœurs de se parler et de se voir aussi peu souvent. D’habitude, ils prenaient des heures pour raconter n’importe quoi. Ils auraient dû parler pendant des heures durant. Mais après tout, avec le caractère de Guihu, ça allait bien être difficile de remplir quelques minutes. Enfin si c’était des frères et sœurs normaux bavards qui s’adoraient, ça aurait pu se faire. Mais elle l’avait juste écouté parler et montrait parfois sa présence avec des réponses brèves. 

 

Guihu: Je comprends…grand frère.

Zenlong: Excuse-moi de te l’avoir demandé aussi brusquement. Mais c’était assez urgent.

Guihu: Ce n’est rien.

Zenlong: Bien, passe une bonne nuit. Repose-toi bien. Tu as l’air fatigué. J’espère que ce n’est que passager.

Guihu: Merci. Toi aussi.

 

  Elle raccrocha le combiné et resta debout sans bouger devant ce petit meuble. Elle assimilait les données que lui avait son frère. La solution était là. Elle avait trouvé le moyen de s’éloigner de son fiancé pendant un temps. Le regretterait-elle plus tard? Pas vraiment… Cela ne pouvait leur faire que du bien. Ils avaient absolument besoin de cette solution là. C’était la meilleure solution pour leur problème actuel, même si le mieux aurait été de le régler ça eux-mêmes, mais ils n’avaient pas le choix. Ils étaient incapables d’y remédier eux-mêmes. C’était ainsi. Elle se retourna et elle remonta les escaliers pour aller se reposer un peu. Il était déjà très tard à présent. Demain serait son dernier jour de cours.

 

  Pendant ce moment, à Hong-Kong, dans le domaine Li, un jeune homme aux regards tristes raccrochait le combiné en soupirant. Il était sûr que sa sœur avait sentit qu’il lui cachait quelque chose. De plus, sa voix était bizarrement rauque. Lui cachait-elle quelque chose, elle aussi? C’était plus que probable. Elle lui avait toujours tout caché, absolument tout. Il fut rapidement rejoint par sa femme qui avait un enfant dans les bras. Il leur sourit tristement et s’assit sur le canapé. C’était la petit famille que c’était construit Huang Zenlong, le grand frère de Guihu. Sa femme lui parla doucement, un peu de réconfort dans sa voix.

 

Shefa: Alors?

Zenlong: Je n’aime vraiment pas ça… Je n’aurais jamais dû accepter…

Shefa: Tu as fais ce qui te semblais être le plus juste. Tu n’as pas à t’en vouloir.

Zenlong: Oui, je sais, mais…je commence déjà à regretter cette alliance… J’ai…j’ai l’impression que je ne fais que les détruire, les séparer… Je ne mérite pas d’être son grand frère. Je suis horrible. J’ai encore cette impression d’égoïsme.

Shefa: Ne dis pas ça. Je suis sûre qu’elle comprendra si tu le lui expliquais sa façon de penser.

Zenlong: Je l’espère… Je ne veux plus jamais la revoir ainsi…comme avant.

Shefa: Je sais.

 

  Zenlong sourit tendrement à sa chère femme et il lui prit doucement la main dans la sienne. Elle était toujours là pour lui, quelque soit la situation dans lequel il se trouvait. Elle lui rendit un sourire et lui passa son fils qui c’était endormi. Ils étaient une famille.

 

Zenlong: Merci d’être à mes côtés, chérie. [1]

Shefa: Ce n’est rien. Nous sommes une vraie famille maintenant. Tu peux compter sur notre soutient.

Zenlong: C’est vrai. Merci à tous les deux.

 

  Il prit sa femme dans ses bras, sans pour autant écraser leur fils, et il l’embrassa de tout son amour pour elle. Elle était là quand il en avait le plus besoin. Maintenant qu’il savait qu’il pouvait laisser sa petite, il pouvait enfin se consacrer à sa famille, sa famille si durement construite.

 

 

 

 

 

 

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  Alors? C’était comment? Envoyez-moi des coms afin d’avoir la suite, hein! S'il vous plait, ceux qui suivent ma fic et qui ne m’ont encore jamais envoyé de com, un petit encouragement serait le bienvenu. ^^

 

  Je préviens les lecteurs! S’il n’y a pas plus de com! Je casse tout et je ne fais pas de happy end! >_< Je vais tellement bien casser qu’on ne pourra plus rien réparer! >_< Je suis de caractère sadique en ce moment… ^^ D’après l’un d’entre vous qui n’apprécie pas mes méthodes…

 

Petit vocabulaire: ^^

 

[1] Alors, en chinois les hommes disent: «laobo» (Je ne suis pas sûre de l’orthographe), qui se traduit littéralement par «femme» et pour les femmes, elles disent «laocong», «mari». Mais je pense que chez les français, ça serait comme, ma chérie ou mon chéri. ^^ Enfin, c’était juste pour une petite info dessus ^^ Ce qui n’a rien avoir mais bon…je continue!

 

  Pour ceux que ça intéresse un peu, «xiao laobo», signifie littéralement, petite femme (Dans le sens d’épouse, hein ^^), qui veut dire maîtresse, donc, que l’homme a une maîtresse (Et pas l’inverse).

  Toutes les personnes qui sont au courant d’une affaire de tromperie offrent un chapeau vert à un homme. Ca veut dire que la femme est entrain de tromper son homme (Mari, petit ami…). Donc, n’offrez jamais, mais au grand, jamais un chapeau vert à un homme qui est chinois (Ca ne concerne pas les hommes qui trompent leur femme malheureusement) vous êtes prévenus. Pourquoi? Car il y aura beaucoup de sous-entendu dans ce geste si innocent pour vous ^^, même si vous ne le faite pas exprès. Donc, l’expression littéral c’est: Tu portes un chapeau vert, ou, tu vas porter le chapeau vert ^^. Imaginez que c’est la belle-mère qui n’aime pas sa belle-fille. XD

 

  Pour ce qui concerne la situation inverse, donc  l’homme qui trompe la femme, il me semble que cela avait un rapport avec du lait (Donc, à la poitrine XD), mais je ne m’en souviens plus trop… Voilà! ^^


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