
Salut !
Dans l'espoir d'attirer un peu plus de monde, je me permets de faire un peu de pub pour mon nouveau concours de fanfictions ^^.
Il s'agit d'écrire une fanfiction sur n'importe quelle série de la Trilogie LVDLA ("Hélène et les Garçons", "Le Miracle de l'Amour" et "Les Vacances de l'Amour") et qui se termine obligatoirement par ces mots : "Laly jeta un dernier regard aux ruines encore fumantes, et pleinement satisfaite, elle tourna définitivement les talons, un sourire radieux sur les lèvres ..."
Pour plus de renseignements, tout se passe ici :
http://sayana.frbb.net/concours-f16/lg-concours-n12-fanfictions-t212.htm
Merci d'avance pour vos participations éventuelles !
SAYANA
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| Tout commença ce soir là | Auteur: Adeline | Vue: 5582 |
| [Publiée le: 2007-08-10] [Mise à Jour: 2008-08-05] | ||
| 13+ | Romance/Crossover/School-Fic | Commentaires: 53 |
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Description: Sasuke Uchiwa est obligé de recommencer une nouvelle vie en étant obligé d'abandonner petit à petit sa vie de ninja. Le village de Konoha ainsi que tous les autres pays au alentour ont été rasé par une force mystérieuse. Il est obligé de s'installer parmi les gens "normaux" avec le reste de la population ninja. A cause de son frère Itachi, il sera obligé d'assister à des soirées mondaines plus qu'ennuyantes jusqu'à un soir où il va rencontrer une jeune femme assez spéciale, Huang Guihu. Cette jeune fille qu'il rencontrera sur un simple balcon à Hong-Kong va complètement changer sa vie. Il va enfin apprendre ce que c'est que vivre. Il devra aussi apprendre à vivre dans le présent et non plus dans ce passé si noir et si troublant qui l'habite depuis la fin de cette affreuse guerre contre l'Akatsuki qui avait fait tant de victime parmi ses amis les plus proches. Tant de personne touché...notamment les filles du groupe d'ami qui ont perdu la mémoire. Il se sentit coupable de n'avoir rien pu faire, trop aveuglé par sa soif de vengeance qui n'avait aucune raison d'être en réalité. Sasuke va enfin découvrir ce qu'est l'amour, ce que signifie aimer en l'apprenant lui-même à cette jeune fille, Guihu, qui ne sait plus ce qu'est un sentiment, une émotion à cause de son éducation trop strict. Couple principaux: Sasuke/Guihu? puis Gaara/Nadeshiko? ...pas sûr ^_^ ça ne dépend plus que de vous ^_^ Couple de fond légèrement présent (je les mettrais au fur et à mesure): Shika/Tema; Naru/Saku /! Fan de Shika/Tema! La fin du chapitre 18 et le début du 19 est pour vous! ^^ /! Fan de Naru/Saku! Le chapitre 22 est pour vous! ^^ | ||
| Crédits: Les personnages ne m'appartiennent pas mais à Masashi Kishimoto et à CLAMP. Les autres personnages seront à moi. |
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Chapitre 7[6419 mots] |
Publié le: 2007-09-17 Mis à Jour: 2008-07-25 | |
| Taille du Texte: (+) : (-) | ||
Désolé du retard mais avec la rentrée et les devoirs qui tombent, je n’ai pas trop eu le temps d’écrire. Surtout que j’ai cours le samedi aussi maintenant… Enfin, voilà le chapitre tant attendu! ^^
Bonne lecture à tous!
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Tout commença ce soir là
Chapitre 7
Voilà déjà un long mois qu’ils étaient séparés l’un de l’autre d’une façon bien brusque à leur goût. Voilà déjà un long mois interminable et invivable pour ces deux êtres là. C’était si triste et douloureux pour eux. Ils savaient parfaitement bien qu’ils ne pouvaient plus jamais se revoir, ni même croiser leur regard une dernière fois par hasard quelque part, ne serait-ce que par l’intermédiaire d’une image quelconque et grotesque. Absolument rien. Ils n’avaient aucun moyen de se revoir même par image, alors se revoir en vrai, ce n’était même pas la peine d’y penser. Pourquoi étaient-ils séparés d’ailleurs? Etait-ce par leur condition sociale différente? Non, ils avaient tous les deux à peu près le même statut social. Alors…était-ce par leur différence de liberté? C’était sûrement cela. Leur définition de liberté était bien différente, l’un était libre comme bon lui semblait. Il n’avait aucune entrave qui ne se mettait en travers de sa route. Il pouvait aller où il voulait, quand il voulait, peu importe l’heure ou l’endroit. Cela n’avait pas d’importance. Et puis quand à l’autre, elle était prisonnière dans sa propre famille, dans sa propre demeure. Ils étaient dans un pays différent séparé par la mer. La mer si vaste et bleu. Pourtant, il suffirait de prendre le bateau ou même l’avion pour rejoindre l’autre pays pour pouvoir se rejoindre mais, cette même mer semblait si grande, si infranchissable. Comme s’il n’y avait que de l’eau à l’horizon. Ces deux là attendaient que les jours passent lentement, sous leurs yeux. Ils voyaient chaque minutes, chaque secondes qui passaient, peu importait le temps qui s’écoulait encore et encore, ils auraient tant voulu se revoir. Leur dernière fois n’était pas suffisante. Ils auraient voulu qu’elle dure pour l’éternité.
Mais lui, il le savait. Il connaissait cette souffrance. A présent, il la comprenait mieux que personne. Il les comprenait parfaitement bien. Il savait aussi qu’ils se revoyaient tous les soirs en rêve. Ils se revoyaient sur leur balcon à eux mais ce n’était pas vraiment la même chose. Entre le rêve et la réalité, ce n’était pas la même chose, pas du tout. Il y avait un écart considérable entre les deux, même si parfois, la frontière était mince, si facile à franchir. Seul leurs cœurs et leurs pensées étaient réunit à jamais mais pas leur corps réel physique. Pourquoi ne pouvaient-ils pas avoir les deux? C’était si injuste pour eux qui s’aimaient tant. Il pouvait ressentir leur douleur le transpercer. Leurs cœurs battaient à l’unisson malgré la distance qui les séparait, malgré cette mer si immense. Les cris de leurs cœurs lui résonnaient encore dans la tête. Il les entendait très bien, ces cris déchirants, ces cris si caractéristique de quelqu'un de désespéré, de quelqu'un qui venait d’être séparé de son âme-sœur. Ces cris qu’avait déjà criés son cœur pour celle qu’il aimait de tout son cœur. Il avait vécu la même chose qu’eux après tout. Il savait ce qu’ils ressentaient. Lui aussi avait souffert de cette séparation. Lui aussi, il avait été séparé de la personne qu’il aimait le plus au monde, de tout son être, de toute son âme. Mais il ne s’était pas découragé pour autant, même si tout semblait être contre lui. Ils avaient été ensemble pendant si longtemps. Ils ne pouvaient pas finir comme cela, surtout pas après tant de temps passé ensemble. Ils se connaissaient par cœur. Ils n’avaient plus de secret l’un pour l’autre. Leur histoire était devenu trop sérieuse selon «elle», celle qui était la mère de celle qu’il aimait. Au lieu de se décourager, de pleurer de désespoir et de ruminer dans son coin, il avait su bien agir au bon moment et avec beaucoup de «discernement». Il avait continué à espérer de tout son cœur. Il s’était battu de toutes ses forces pour pouvoir être digne de cette jeune fille qu’il aimait tant, de celle qui avait été sa meilleure amie pendant si longtemps. Mais il avait réussit à gagner le respect de celle qui devint sa belle-mère et à épouser la femme de sa vie. Il souhaitait de tout cœur la même chose pour Guihu et Sasuke. Ils étaient encore si jeunes, si innocents, si insouciants. Ils ne savaient pas encore ce qu’était les véritables profondeurs de l’amour vrai et sincère qu’éprouvait deux personnes. Qui pourrait prétendre tout connaître de l’amour après tout? Personne. Ces deux adolescents ne savaient comment agir face à cette situation si difficile, tout comme lui à l’époque où il avait le même âge qu’eux, c'est-à-dire, seize ans. Quand tout échappait à son contrôle, quand tout dérapait dans tous les sens sans pouvoir y faire quelque chose. Il était si triste pour eux qui vivaient la même situation que lui autrefois. C’est pour ça qu’aujourd’hui, il s’était donné comme mission de les aider afin qu’ils puissent faire leurs propres expériences de la vie réelle, et non plus celle qui avait été dictée par quelqu'un d’autre. Ces deux jeunes amoureux inexpérimentés qui ne savaient pas encore comment affronter la vérité, la réalité qui les frappait de plein fouet. Et dire qu’ils avaient enfin réussit à se déclarer sur leur premier balcon après tout ce temps. Leurs sentiments étaient réciproques et forts alors pourquoi les séparer s’ils s’aimaient?
Huang Zenlong ne relâchait pas ses efforts. Lui aussi avait déjà souffert de cette séparation là. Il la connaissait mieux que personne cette souffrance, cette solitude. Voilà déjà un mois qu’il essaya de convaincre sa belle-mère, Yelan Li, la mère adoptive de sa sœur. Elle était habituellement très inflexible, peu importe si les sujets étaient délicats ou pas. Elle ne changeait que très rarement d’avis et seulement dans des cas où elle n’avait pas le choix sur les solutions disponible. L’exemple même de l’adoption de Guihu. Elle avait d’abord refusé de l’adopter car elle avait déjà cinq enfants dans les bras. Elle avait quatre filles et un fils, son dernier enfant conçu avant la mort de son défunt mari quelque temps après la naissance de celui-ci, le prochain héritier. Mais après beaucoup d’effort de sa part et de temps, elle n’avait pas pu rester impassible face à autant de volonté, à autant d’amour fraternel envers sa petite sœur qu’il avait perdu avant même de la rencontrer, de la connaître, avant même de la voir ne serait-ce qu’une seconde ou bien sur une photo. Rien, absolument rien de tout cela. Le vide, le néant, pas un seul regard n’avait été croisé par mégarde, rien. Il ne l’avait jamais rencontré avant qu’elle n’ait eu cinq ans. Cinq longues années avaient déjà passés sans même qu’il ne puisse la voir grandir chaque jour un peu plus. Il y avait eu tant de temps gaspillé pour rien. Sa belle-mère n’avait pas eu d’autre choix que de céder et de l’adopter afin qu’ils ne soient pas séparés pour toujours sans même se connaître, ne serait-ce que leur existence, que ce soit des villes différentes, des pays différents, des «mondes» différents ou bien encore des «univers». Ca dépendait des points de vus et des interprétations de chacun. Yelan Li avait alors commencé, même un peu tard, à rechercher sa sœur portée disparut depuis une année ou bien était-ce deux années qu’elle avait disparut? Il ne le savait plus. A ce moment là, tant de problème s’était opposé à lui. A cette époque si lointaine, il avait déjà perdu la notion du temps.
Cette fois-ci, ce sera la même chose, il réussirait quoi qu’il arrive. Il ne se laisserait pas faire comme ça. Il ne lâcherait pas cette affaire aussi facilement, pas après autant d’effort et de bonne volonté, pour sa chère petite sœur. Il devait bien cela à sa sœur après tout ce qu’elle avait sacrifié pour lui et son bonheur si égoïste et confortable. Il s’était bien voilé la face pendant si longtemps. Il aurait dû se réveiller bien avant. Il aurait dû, c’est vrai. Mais il était temps de se reprendre en main et d’enfin prendre son rôle de grand frère au sérieux. Jusqu’à présent, il n’avait jamais vraiment fait ça mais ça allait changer. Il sentait sa belle-mère fébrile depuis déjà quelques jours. Allait-elle enfin finir par céder à sa requête? Il l’espérait de tout son cœur en tout cas. Il ne devait absolument pas faiblir face à elle. Non… Il ne devait pas faiblir face à lui et à sa propre faiblesse, à sa lâcheté qui l’avait si longtemps rendu si incapable face à la détresse de Guihu. C’était le bonheur, la liberté et l’avenir de sa petite sœur qui étaient en jeu aujourd’hui. Il se devait de lui rendre ce bonheur et cette liberté qu’il lui devait depuis si longtemps. C’était si injuste, de la part de Yelan Li, de lui priver de bonheur et de liberté alors qu’elle l’avait mordu à pleine dent pendant sept à huit mois à «l’extérieur» du domaine, de découverte, d’amitié profonde et d’amour sur un simple balcon. Ce balcon qui représentait son nouveau monde. Guihu serait bientôt libérée, libérée du poids qu’il lui avait imposé sans le savoir, et lui, il aura enfin la conscience plus tranquille pour s’occuper de son fils, Yanguan [1]. Il était encore si petit. Il ne devait pas reproduire la même erreur qu’avec sa sœur. Il ne le devait pas.
Au même moment, dans un autre pays séparé par la mer vaste et bleu, une bande de garçon était tranquillement assis sur le toit et mangeait leur repas. Seul l’un d’entre eux n’avait pas le moral et n’avait presque pas touché à son déjeuné.
Un jeune homme blond du nom de Naruto Uzumaki soupira bruyamment et reposa ses baguettes pour fixer son ami. Voilà déjà un mois que son meilleur ami Sasuke était dans cet état. Il allait se rendre malade si ça continuait comme ça.
Naruto: Tu vas nous dire ce qui se passe Sasuke? Tu manges presque rien ces derniers temps.
Sasuke: Rien. Je vais très bien.
Sasuke s’empressa d’engloutir son bento sous le regard de son meilleur ami pour lui prouver que tout allait bien. Mais après tout, ce n’était qu’une simple façade qu’il adoptait avec tout le monde, même avec son frère. En réalité, il n’allait pas bien du tout depuis sa séparation forcée avec celle qu’il aimait. Pourquoi avait-il fallut qu’il tombe amoureux d’une fille aussi belle et vide qu’elle? Une fille aussi peu expressive et ignorante des sentiments et des expériences de la vraie vie? Pourquoi avait-il fallut qu’ils se séparent de manière aussi brusque et définitive sur leur balcon, il y a déjà un mois de cela? Pourquoi n’était-elle pas aussi libre que lui? Tant de question le rongeait de l’intérieur sans qu’aucune réponse ne vienne à lui. Et dire qu’il était si impassible habituellement, le voilà plongé dans une intense réflexion à cause d’une fille. Une fois le bento finit, Sasuke repartit dans ses pensées uniquement dirigé vers une jeune fille au regard vide. Il y avait vu des larmes…des larmes de joie immense. Et c’était lui qui avait fait cela et personne d’autre. Il avait réussit un exploit que seul son frère Zenlong avait réussit jusqu’à présent.
Gaara: C’est à cause de ce qui s’est passé il y a un mois?
Sasuke s’étouffa en avalant de travers sa dernière bouchée. Il frappa avec son poing son torse et bu de l’eau pour faire passer la nourriture qui était resté coincé dans sa gorge. C’était donc si voyant que cela? Il était si expressif que même Gaara avait deviné sa pensée? Il avait pourtant fait attention à ne rien montrer. Mais il était vrai que Gaara était présent lors de sa dernière rencontre. Il avait tout vu après tout.
Gaara: A en voir ta réaction, ça veut dire oui.
Naruto curieux: Qu’est-ce qui s’est passé?
Gaara: J’ai dansé avec une fille. C’était la fille du balcon de Sasuke.
Sasuke irrité: Ne raconte pas ma vie non plus! Oui, c’est cette fille, et alors?
Kiba curieux: Elle t’a plaquée? C’est pour ça? Tu peux t’en retrouver une autre, non? Ce n’est pas des filles qui manquent autour de toi.
Sasuke: Et si je te disais d’aller voir ailleurs au lieu de rester auprès d’Hinata?
Kiba en criant: Ca ne va pas non! Je lui resterai fidèle même si elle m’a complètement oublié!
Sasuke calmement: Tu as ta réponse.
Le calme retomba de nouveau sur le toit. Qui aurait cru que le grand Sasuke Uchiwa, le grand tombeur de ces dames, tomberait amoureux un jour? C’était plus qu’incroyable. Lui! Sasuke Uchiwa! Avec une fille! Qui l’aurait cru! Lui qui changeait de fille pratiquement tous les soirs, dès que l’occasion se présentait, comme il pouvait changer de chemise. Il a su rester fidèle à une seule d’entre elle? Vraiment? A vrai dire depuis déjà quelques mois, il n’avait rencontré aucune fille, ni fréquenté les bars, mais quand même, un tel changement en si peu de temps.
Lee: Depuis combien de temps tu la connais cette fille?
Sasuke: huit mois.
Sai: Tu es resté avec qu’elle pendant combien de temps?
Sasuke: Resté? Bah, huit mois.
Kankuro: Tu es sorti avec elle combien de temps, c’est ça qu’il veut dire Sai. (A Sai) Je t’ai déjà dis d’arrêter avec ces livres débiles d’ailleurs. Lâche ça immédiatement.
Sasuke: C’est bon, j’avais compris… (En soupirant) Même pas dix minutes.
Shikamaru: Attend! Tu veux dire que tu la connais depuis plus de huit mois et que tu es sorti avec elle pendant dix petites minutes? T’es sûr que tu vas bien? D’habitude, il te faut dix minutes pour faire connaissance et tu restes au moins une nuit avec elle.
Sasuke énervé: Mais vous allez arrêter de fouiller dans ma vie privée et me laisser tranquille à la fin? Vous n’avez pas besoin de connaître les détails à ce que je sache! Vous n’avez vraiment rien d’autre à faire que de vous occupez de moi?
Tout le monde: Rien!
Sasuke en soupirant: Allez! Déballez toutes vos questions débiles qu’on en finisse une bonne fois pour toute avec ça. Après lâchez-moi.
Les garçons se regardèrent un par un. Qui allait commencer? Ce fut Choji qui se lança d’abord.
Choji: Pourquoi tu ne la vois pas après les cours?
Shino remonta ses lunettes noires sur son nez, avec un doigt, pas plus, faisant ainsi un reflet partant d’un côté pour finir de l’autre. Il montra ainsi sa connaissance sur cette question là.
Shino en remontant ses lunettes: Elle est dans un autre pays. L’avion n’est pas gratuit.
Naruto venait enfin de comprendre la situation. Il se rappela enfin de ce qui s’était passé il y a déjà plusieurs mois de ça. Cette conversation là avec tout le monde. Ils avaient parlé de cette fille là s’il s’en souvenait bien.
Naruto: Ah oui… C’est vrai… La fille de Hong-Kong qui ne ressent rien, c’est ça? Celle que…
Sasuke en se levant: J’en ai assez entendu. Laissez-moi tranquille maintenant.
Ils regardèrent tous Sasuke partir du toit, les mains dans les poches, la tête baissée vers le sol. Il ouvrit la porte pour sortir. Une fois la porte fermée, tout le monde se retourna et lança des regards noirs à Naruto qui ne comprenait pas ce qui se passait.
Neji: Imbécile.
Naruto: Quoi? J’ai dis quoi?
Dans un bureau avec une magnifique vue sur la ville de Konoha entièrement en béton et sur la mer qui s’étendait sur l’horizon, dans un des immeubles les plus grands de cette ville, un jeune homme avec une queue de cheval était entrain de parler au téléphone au lieu de travailler, comme d’habitude. Ce jeune homme était en fait, Itachi Uchiwa, PDG de la grande société Uchiwa, allié quelque temps déjà avec celle de Hong-Kong, la plus grande des sociétés, celle des Li, de redoutable concurrent. Il était ce moment même en pleine discussion avec Huang Zenlong qui était de l’autre côté de la mer. Ils discutaient d’un sujet très délicat, vraiment très important.
Itachi: Alors? Comment ça se passe de ton côté?
Zenlong en soupirant: Toujours rien. Elle est tenace mais elle commence à perdre du terrain. Ca sera pour bientôt.
Itachi: Très bien. C’est parfait.
Zenlong: Pour les papiers, il n’y a pas de problème?
Itachi: Non, tout est réglé. Tout ce qu’il faut, c’est détrôner la reine des abeilles et le tour est joué.
Zenlong anxieux: Dis-moi que je ne me trompe pas cette fois. Dit-moi que j’ai choisi la bonne voie.
Itachi: Pourquoi tu te tromperais? J’ai eu cette idée après tout. Non, cette fois, c’est pour la bonne cause. C’est très bien pour nous deux.
Zenlong en soupirant: Si tu le dis. Je veux bien te croire…
Itachi: Mais oui. Allez, je te laisse, j’ai encore du travail devant moi.
Zenlong amusé: Une montagne de paperasse qui n’attend que ta signature, c’est ça? Je te laisse. La reine m’appelle. Ca doit être important.
Zenlong raccrocha le téléphone devant un Itachi qui avec une goutte derrière la tête. Comment diable avait-il deviné qu’il avait effectivement une montagne de paperasse étalé devant lui? Il pouvait même concurrencer le bureau de la vieille Hokage, Tsunade.
Itachi: Allez, un multi-clonage et ça sera vite terminé. Moi, au moins, j’ai de bonne idée contrairement à cette vieille peau.
Zenlong soupirait. Que lui voulait-elle encore? Elle avait été clair tout à l’heure, non? Elle avait dis qu’elle ne voulait plus le voir avant la semaine prochaine. Il se dirigea d’un pas rapide vers le quartier principal et faisait tout pour avoir bonne figure, sinon, il perdrait à coup sûr. Il ne pouvait pas se le permettre. Il ne devait pas montrer une seule faiblesse face à elle. Il devait être fort. Il arriva devant la demeure principale et pénétra à l’intérieur après avoir eu l’autorisation. Il s’inclina devant une femme assez sévère puis se redressa.
Zenlong: Vous m’avez demandé mère?
Yelan: J’ai bien réfléchit à ta requête. Et j’ai ta réponse.
Zenlong avec un peu d’espoir: Mais alors…
Yelan: Tu penses bien que je ne peux pas…
Le silence avait fait place dans la voiture de luxe avec chauffeur, qui roulait dans la nuit noire, éclairée seulement par quelque lampadaire. Itachi, avec à ses côtés son frère cadet Sasuke, étaient en route pour une destination inconnue pour le plus jeune bien sûr. Il ne savait pas du tout ce que manigançait son grand frère et il n’avait pas du tout l’intention de le savoir.
Depuis le début du voyage, forcé par le plus âgé des deux Uchiwa, bien entendus. Itachi n’avait pas prononcé un seul mot et le petit frère soupirait bruyamment, se déconnectant totalement à la réalité, regardant le paysage défiler sous ses yeux. Il repense à sa dernière soirée en compagnie de Huang Guihu. Il était encore entrain de ressasser le passé, encore et encore.
Aujourd’hui encore, après tout ce temps passé sans elle, après plus d’un mois de douloureuse séparation avec sa bien-aimée, son âme-sœur, Sasuke accompagnait toujours son grand frère, Itachi, à ces soirées mondaines et hypocrites plus qu’ennuyantes. Ces salles gigantesques, ces balcons vides et froids étaient bien trop décorés et trop luxueux à son goût. Il fallait que les organisateurs fassent leurs intéressants, comme toujours. Ils voulaient toujours faire encore mieux que le précédent. Ce n’était que du gaspillage, de l’argent jeté par la fenêtre comme le disait certain. Ca ne servait à rien de faire tout cela. Pourtant, malgré tout ce qu’il pouvait énumérer encore et encore, les défauts les plus grands comme des plus petits, ces endroits là étaient tout de même, aussi monstrueux qu’ils pouvaient y paraître, imprégnés de souvenir si doux, si chaleureux et si heureux. Mais en même temps, ces souvenirs s’étaient aussi douloureux et amer. Soirée après soirée, il retournait sur son balcon…non, leur balcon à eux, attendant une venue inespérée de celle qu’il aimait. Chaque soir, il attendait là, assit, tout seul, à ruminer ses souvenirs, avec son verre non-alcoolisé à la main. Mais rien. Personne ne venait à lui, il restait là, seul sous la douce brise qui soufflait, toute la soirée, à l’attendre désespérément sa venue. Il savait que tout cela ne mènerait à rien, que cela ne servait à rien d’attendre ainsi, mais il le faisait quand même. C’était plus fort que lui. Même si tous ses espoirs étaient perdus à jamais, il attendrait quand même là-bas. C’était la première fois qu’il était amoureux. C’était la première fois qu’il était aussi heureux. Il ne voulait pas que tout cela parte comme si de rien n’était. Il n’avait pas d’autre choix que d’attendre encore et encore.
Sasuke fut soudainement réveillé par la voiture qui s’arrêtait brusquement et Itachi qui lui criait de sortir du véhicule. Il ne savait toujours pas pourquoi il avait suivit son frère, ni pourquoi il l’avait emmené de force d’ailleurs. Il se décida à réagir et sortit lentement de l’automobile tout en soupirant bruyamment. Il retourna dans son mutisme quand il fut de nouveau totalement réveillé en voyant le chauffeur rentrer des valises dans une maison totalement inconnue. Pourquoi le chauffeur avait apporté des valises ici? Pour y faire quoi? Qui emménageait dedans? Son frère? Il voulait vivre dans une maison maintenant? Il ne se posa pas plus de question et se replongea dans sa léthargie émotionnelle. Après tout, il n’était plus rien sans elle. Il était de nouveau plongé dans son monde, sans trop écouter son frère. Mais vu qu’il parlait, parlait, et parlait encore, il se décida de le couper afin d’avoir la paix. Depuis quand son frère était aussi bavard? Il ne le savait pas.
Sasuke: C’est quoi ça?
Itachi avec un sourire: Voilà ta nouvelle maison!
Sasuke en levant un sourcil: Et pourquoi j’aurai une maison et toi un appartement?
Itachi: Parce que cette maison, tu vas la partager avec ta fiancée.
Sasuke: Ah…
Sasuke se réveilla brusquement au son du mot de «fiancée». Ca résonnait dans sa tête, comme un disque rayé. Il avait été fiancé? Il avait bien entendu? Ce n’était pas une blague? Mais avec qui? Il ne voulait pas. Pourquoi n’était-il pas au courant de quelque chose d’aussi grand, d’aussi énorme? Et puis surtout, pourquoi son frère Itachi ne lui en avait-il pas parlé plus tôt? Ca le concernait après tout. Pourquoi attendre le dernier moment pour le lui dire. Lui, il aimait Guihu et personne d’autre, son frère le savait mieux que personne alors pourquoi lui choisir une fiancée? Il était si hors de lui, si énervé par cette nouvelle qui le frappait.
Sasuke: Hors de question! Moi…
Mais Itachi ne se laissa pas faire face à la colère de son jeune frère. Il se devait de montrer une fois pour tout qui était le grand frère entre les deux. Et bien sûr, c’était à lui que revenait cette lourde tâche.
Itachi: Je ne te laisse pas le choix, Sasuke. J’ai déjà tout arrangé par téléphone avec cette famille. Tu devrais épouser la fille d’une riche et puissante famille, un peu comme les Hyuga, afin d’entretenir des liens solides avec cette société qui devient de plus en plus dangereuse chaque jour. Si tu veux, c’est un peu comme si c’était un mariage entre village pour les alliances, sauf que là, c’est entre société. Il vaut mieux s’en faire un ami plutôt qu’un ennemi.
Sasuke en criant: Je ne veux pas!
Ce Sasuke était impossible. Mais après tout, c’était un Uchiwa comme lui. C’était dans leur gène. Oui, mais il devait trouver quelque chose, sinon, la société Uchiwa ne s’élèvera jamais vers le sommet sans ce mariage arrangé.
Itachi: Il serait temps de tourner la page Sasuke! Ca fait déjà un mois! Ca ne sert à rien d’attendre! Continue ta vie sans elle! Elle aussi a tourné la page, et bien plus facilement que toi vu son état actuel. J’ai contacté son frère hier, elle aussi est fiancée à quelqu'un depuis peu. Elle n’a rien dit, elle n’a pas refusé non plus. D’après Zenlong, Guihu aurait, parait-il, accepté de suite sans même se poser de question sur l’identité de cet homme. De plus, il parait aussi que cet homme serait l’un des plus riches et des plus beaux dans le monde magique. Ca l’a vite décidé. Vos sentiments ne devaient pas être si profonds que ça. Si?
Sasuke fut choqué par ce que son frère lui avait dit. La nouvelle venait de le frapper de plein fouet. Guihu… Sa Guihu avait accepté des fiançailles avec un autre que lui? Comment était-ce possible? C’était Guihu! Elle ne pouvait pas faire ça! Pas elle! Elle s’était…fiancée? A un autre homme que lui? Sans même dire un mot en retour? Comme ça? Comme s’il n’avait pas existé? Il se sentit trahit encore une fois. Comment pouvait-elle lui faire ça? Alors qu’il avait été sincère avec elle. Il ne pouvait pas croire qu’elle était une fille comme ça, qui ne pensait à rien d’autre qu’à la fortune. Non, on l’avait sans doute obligé à répondre positivement de suite, oui, c’était sûrement ça, sinon, ce n’était pas possible. Alors que…alors qu’il y a un mois auparavant...ils s’aimaient tellement… Pas…possible… Comment était-ce possible? Elle!
Itachi voyait bien que son petit frère était perturbé par la nouvelle qu’il venait de lui dire en face, aussi durement mais il n’avait pas le choix s’il voulait réussir son plan. Il devait absolument convaincre Sasuke d’accepté ce mariage, quitte à mentir pour cela.
Itachi: Maintenant que tu connais la vérité sur Guihu, rentre dans cette maison sans faire d’histoire. On est tous fatigué. On en ait qu’au début de l’année, en mai, et c’est tant mieux pour ta future fiancée. Elle devrait arriver au pays dans un ou deux semaines d’après sa famille. Elle sera bientôt au Japon. Et puis, tu verras, c’est une très gentille fille, très bien élevé, pas du tout capricieuse. Je l’ai déjà rencontré, pendant que tu bavardais, ne t’en fais pas. Elle viendra habiter ici, avec toi, alors soit gentil avec elle. Et si ça peut te rassurer, elle sera dans une chambre séparée de la tienne. Alors ne fait plus cette tête là, d’accord?
Itachi voyait bien que Sasuke ne réagissait pas. C’est sûr qu’avec tout ce qu’il avait dis, ça pouvait paraître inhumain mais il n’avait pas le choix. Il voulait réussir dans ce domaine quoi qu’il arrive. Il était tant de rajouter la touche finale.
Itachi: Ah, j’allais oublier de te le dire, il y a encore autre chose que tu devrais savoir sur ce sujet délicat. Je sais que ça sera très dur pour toi mais tu dois absolument le savoir avant que tu ne dises que je ne t’avais pas prévenu. Si jamais tu revois Guihu dans le coin, au Japon, à Konoha. Car oui, elle viendra sûrement ici. Souviens-toi qu’elle est déjà fiancée. Son fiancée est aussi dans cette ville de béton. Est-ce que tu as compris Sasuke? Elle n’est plus libre du tout, et toi non plus dès à présent. Inutile de vous faire souffrir inutilement. Vous êtes promis à d’autre personne. Elle devrait arriver en même temps que ta fiancée à toi. Je te souhaite déjà bonne chance pour la suite. Il faudra que tu sois fort. Bon, je te laisse. Tu dois être très secoué par toute ces nouvelles brusques mais moi aussi je viens de l’apprendre ce matin. Bonne nuit. Tu n’as plus que deux semaines de liberté avant que tu ne sois pris dans toutes ces responsabilités qui te tombent dessus en ce moment mais c’est là qu’est le vrai monde des affaires. Tu y es plongé pour de bon, petit frère.
Itachi remonta dans la voiture, non sans lancer un dernier regard vers son frère. Il laissa Sasuke seul devant la maison de torture… Non…maintenant, c’était sa maison avec sa…future fiancée. Il n’en voulait pas de fiancée. Ces deux mots là, «future fiancée», lui restaient en travers de la gorge. La seule qu’il voulait vraiment été Guihu, sa Guihu et personne d’autre qu’elle. Oui, mais à quoi bon l’attendre pour rien? Elle…elle avait choisit un autre homme que lui… Comment devait-il réagir face à cela? Comment réagira-t-il quand il la reverra ici? Au bras de son fiancé? Et puis, lui aussi il était fiancé maintenant. Fiancé… Il ne voulait pas la connaître! Elle restera à jamais une inconnue, rien de plus. Il ne voulait que Guihu.
Il tourna la tête et regarda sur la boite aux lettres. Il ne vit rien d’écrit dessus. Il n’y avait même pas son nom d’inscrit dessus. Par pure déduction, il pensait que les fiancés ne devaient même pas connaître le nom de leurs partenaires avant de l’avoir rencontré en personne, et bien sûr, sans avoir fait des présentations corrects comme l’exigeait le protocole. Il était déjà fatigué d’avance. Il y aura donc encore des formalités à remplir. Il soupira pour la énième fois aujourd’hui et se retourna pour rentrer dans son nouveau chez lui. Qu’est-ce qu’il allait faire de cette fiancée? Ce n’était même pas la peine d’y réfléchir, il connaissait déjà la réponse. C’était très simple. Il ne ferait rien, il ne la toucherait même pas. Il ne toucherait plus jamais une seule fille à part Guihu. Elle était et restera pour toujours la seule fille qu’il ne pourra jamais toucher, car elle est prise pas quelqu'un d’autre que lui. Il avait trop trainé. Il le regrettait sincèrement. Et rien que le fait de penser que ce sera un autre que lui qui la…il était en colère. Mais après tout, de quel droit avait-il de penser comme ça? Itachi le lui avait dit pour qu’il ne souffre pas trop en la voyant. Mais en réalité, au fond de lui, il ne pouvait pas lui en vouloir d’en choisir un autre. En fait, il se détestait encore plus de n’avoir rien pu faire pour la garder auprès de lui à jamais. Elle était maintenant elle-même fiancée, tout comme lui alors…ça revenait au même. Chacun était prisonnier à sa façon. Mais ça ne le ferait pas changer d’avis. Il ne toucherait plus jamais à personne. Finit sa période de playboy. Il arrêtait tout. Il reprendra sa vie d’avant, quand il évitait les femmes le plus possible.
Zenlong avait du mal à croire ce qu’il venait d’entendre à l’instant. Sa belle-mère…avait vraiment fait ça? Sans même le consulter? Alors que cela concernait sa petite sœur? Bon, d’accord, elle était tout de même devenu sa mère adoptive mais quand même! Elle qui avait rendu sa sœur dans cet état, aujourd’hui, elle avait vraiment… Elle avait tout réglé ce matin et elle ne le prévenait que maintenant? Elle qui…c’était…impossible… Pourtant…le bonheur de Guihu était…
Yelan: Je compte sur toi, Zenlong, pour suivre mes ordres à la lettre. Je veux m’assurer que tu ais bien fait ce que je t’ai demandé. Elle partira dans une semaine. Je ne veux aucun retard. Je me suis bien fait comprendre?
Zenlong: Je le ferai, ne vous en faite pas mère…
Zenlong s’inclina devant Yelan et repartit la tête légèrement baissée. C’était…impossible ce qui venait de se passer… Ca ne pouvait pas arriver. C’était si…invraisemblable. Comment une telle chose pouvait arriver maintenant? Etait-ce à cause de ce qui s’était passé il y a un mois? Sa petite sœur qui avait toujours fermement refusé cette voie là, quitte à se faire battre et à craindre cette personne toute sa vie. Elle empruntait cette voie qui ne l’enchantait guère, aujourd’hui, il le savait. Guihu avait fait comme si de rien n’était, ou alors, elle avait été manipulé pour avoir accepté. Oui, sans doute. Ce n’était pas possible autrement. C’était la seule explication à cette nouvelle altitude. Elle avait accepté sans rechigner aujourd’hui alors qu’hier encore, elle refusait fermement, déversant toutes les larmes de peur de son corps pour ne pas se fiancer à un inconnu. C’était incroyable, non, c’était plutôt inimaginable. Pourquoi ça arrivait maintenant? Pourquoi aujourd’hui?
Il se dirigea d’un pas pressé vers le quartier résidentiel de sa petite sœur. Il voulait avoir des réponses à ses questions. Il les voulait absolument. Il était encore choqué par la nouvelle que sa belle-mère venait de lui dire, bien sûr, il n’avait plus toute sa tête après cela. Il ne devait pas cacher la vérité. Non, ce n’était pas lui qui avait caché la vérité mais plutôt elle. Et dire qu’il s’était imaginé qu’il était devenu plus proche d’elle, plus proche que jamais, qu’elle se confirait à lui après l’avoir fait sortir du domaine pendant plus de sept mois pour aller rencontrer d’autre personne. Mais peut-être que le coup de la dernière soirée avait été plus fatal pour lui et sa relation avec sa sœur qu’il ne le pensait. Il aurait pourtant dû y penser plus tôt. Elle allait encore s’éloigner de lui, encore une fois, il ne pouvait rien y faire. Ca sera la troisième fois qu’il la perdrait… Non, l’avait-il seulement récupéré une deuxième fois? Non plus, cette fois, il allait la perdre pour de bon, pour toujours, sans rien pouvoir y faire une nouvelle fois. Il commençait à regretter ces gestes. Il n’aurait peut-être pas du lui faire vivre tout ça, toutes ces choses qu’ils l’ont éloigné l’un de l’autre. Soudainement, il secoua vivement sa tête de droite à gauche pour faire partir cette idée complètement absurde. Comment avait-il fait pour penser cela? Non, il ne devait pas penser comme ça. Il n’en avait absolument pas le droit. Il n’était que son frère. Il n’avait pas le droit de penser comme cela, de manière aussi égoïste alors que sa petite sœur a déjà tant souffert à cause de lui. Il se dégoutait lui-même. Le retour de Guihu à «l’extérieur», ses premiers pas vers ses sentiments perdus, avait été l’une des meilleure des choses qui lui soit arrivé depuis qu’ils étaient dans cette famille. Même si le prix à payer était très cher: les éloigner l’un de l’autre une fois de plus. Il soupira de lassitude tout en ralentissant peu à peu ses pas, s’immobilisant presque sur place. Il s’appuya contre le mur le plus proche, posant sa tête sur son bras. Il essaya de reposer un peu son esprit torturé dans tous les sens. Il se sentait si fatigué d’un coup. Il frappa violemment le mur tout en retenant ses larmes de rage et lâcha un gémissement de souffrance, proche d’un grognement sauvage, trop longtemps gardé en lui-même. Alors qu’il croyait qu’il était enfin devenu proche avec elle, raccourcissant un peu plus la distance chaque jour, un peu comme un grand frère et sa petite sœur qui se découvraient chaque jour…comme une relation tout à fait normale. Voilà qu’en fait, à son grand désespoir, il découvrait enfin, que…qu’un nouveau cratère vient se mettre entre eux. Pourquoi sa sœur avait fait ça? Pourquoi ne lui avait-elle rien dit à ce sujet? Il frappa une nouvelle fois le mur, plus violemment que tout à l’heure, sa main commençait à rougir à cause du choc. C’était pourtant un sujet si important. Il était concerné lui aussi, non? Ce n’était pas ça? Pourquoi l’avoir mis à l’écart si longtemps? Sa sœur avait déjà répondu il y a une semaine. Pourquoi ne l’apprenait-il que maintenant? Pourquoi? Il fallait que ça sorte, il était sous pression depuis bien trop longtemps. Il cria de toutes ses forces au moment où le ciel gronda au dessus de lui.
Zenlong: Pourquoi? Pourquoi Guihu? Pourquoi?
Il ne devait pas être mis à l’écart de quelque chose de si important, alors pourquoi? Il se sentait de nouveau si faible, si inutile, si désemparé, si perdu comme autrefois, comme il y a un an, comme ces dix dernières années en fait. Il se mit à rire, à rire de manière si triste et douloureux. Il l’avait vraiment pensé. Il avait vraiment pensé avoir dépassé ce stade là. Il le pensait! Mais la pensée était différente de la réalité. Il avait vraiment pensé avoir évolué pendant ces derniers mois, mais en fait non. Il se trompait si lourdement depuis tout ce temps. Il s’écroula par terre. Ses jambes ne le supportaient plus du tout. Il était si faible en réalité, si faible, si misérable. Lui qui se croyait si fort, il était en fait si faible. Il avait été si aveugle. Une larme coula de son œil bientôt suivit par d’autre avec la pluie qui commençait à tomber de plus en plus fort. Il souffrait tant de cette situation. Tout échappait à son contrôle, absolument tout. Il souffrait tant. Il avait si mal. Il se sentait si lourd, si fatigué. Il voulait tout arrêter, tout. Il voulait se reposer. Il ne voulait plus avoir autant de pression sur les épaules. Il voulait tout arrêter. Soudain, il ne sentit plus la pluie lui tomber dessus. Il rouvrit ses yeux et entendit une voix. C’était sa voix. Sa voix à elle qu’il n’avait plus entendu depuis un mois.
Guihu: Parce que comme ça, tu n’auras plus le poids si lourd qui t’écrase tant.
Le poids qui l’écrasait tant? Oui, ça l’écrasait mais il l’acceptait. Pourquoi fallait-il qu’elle se sacrifie pour lui encore une fois?
Guihu: Tu vas attraper froids grand frère.
Zenlong faiblement: Idiote. Tu n’avais pas besoin de faire ça pour moi. Je m’en sortirai, comme toujours. Tu aurais du m’en parler avant… (En criant) Tu aurais dû!
Guihu lâcha son parapluie et Zenlong la prit dans ses bras en répétant des «Tu aurais dû!» alors qu’elle, elle ne savait plus quoi dire devant cette nouvelle altitude. Comment faire? Il était déjà trop tard pour reculer devant son choix.
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Alors? C’était comment? Envoyez-moi des coms afin d’avoir la suite!
Voilà la petite note de chinois ^^
[1] Yanguan signifie, il me semble, le couché du soleil… Je n’en suis plus si sûr mais le Yan signifie soleil ^^ Quant à l’orthographe, j’espère que c’est bien ça…
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