
| Toi et Moi | Auteur: Chibiusa | Vue: 2584 |
| [Publiée le: 2005-02-17] [Mise à Jour: 2008-08-14] | ||
| G | Général | Commentaires: 16 |
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Description: Une jeune fille entre par effraction dans le bureau d'un homme influent, elle se retrouve arrêtée et elle va rencontrer son avocat commis d'office | ||
| Crédits: Tous les personnages sont de moi pas touche |
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Chapitre 3[1338 mots] |
Publié le: 2005-03-17 | |
| Taille du Texte: (+) : (-) | ||
Titre : Toi et Moi
Petite Lady
Chapitre 3
La jeune fille était assise à une table, son regard était mi-triste mi-colérique. Elle se demandait ce qu’elle faisait ici. Elle savait qu’elle méritait ce qui lui arrivait, car elle s’était introduite dans le bureau de cet homme en vue de tout casser, et elle avait réussit.
Pourtant cet homme n’avait pour ainsi dire, aucune importance à ses yeux, alors pourquoi l’avoir fait ? Il est vrai qu’elle rêvait de le lui faire payer, mais cela n’avait été plus loin que des pensées ou des écrits.
Elle soupira, le mal était fait de toute façon, et elle devrait assumer tôt ou tard, la conséquence de ses actes.
La porte s’ouvra et laissa apparaître un jeune homme, elle ne leva pas la tête, elle resta perdue dans ses pensées chaotiques, essayant vainement de remettre en ordre les souvenirs de la veille, car elle le connaissait ce jeune homme, il s’agit de son avocat Danny Mattews si elle se souvenait bien.
Perdue dans ses pensées elle ne l’entendit pas l’appeler doucement. Elle sursauta au moment ou il posa une main rassurante sur son bras avant. Ce simple contact la força a revenir à la réalité et elle leva vers lui un regard perdu, comme si elle n’était qu’une coquille vide. Elle ne réalisait pas réellement sa présence, et pourtant cette chaleur sur son avant bras, lui disait qu’il y avait bel et bien quelqu’un devant elle.
Trois jours auparavant on avait téléphonais à Danny pour lui dire qu’on lui qu’il venait d’être désigné avocat d’office pour une jeune délinquante, à ce moment là, son regard pétillait de bonheur quand il apprit la nouvelle mais très vite il se rattrapa en se disant que si pour lui c’était sa première affaire et qu’il exaltait déjà en s’imaginant devant le jury, pour la personne à qui il prodiguerait sa présence, pour cette personne là, sa prestation était presque déterminante.
Il n’avait pas revu sa cliente depuis ce jour-là, bien qu’il ait fait en sorte qu’elle soit libérée sous caution, mais aujourd’hui c’était le jour ou il devait absolument obtenir des réponses pour connaître le pourquoi du comment !
Bien sure il avait mené sa petite enquête, Stellia Morgan était âgée de tout juste seize ans (il s’en était voulu en apprenant çà de sa réaction à l’hôpital, finalement ce n’était qu’une petite jeune fille) adoptée alors qu’elle avait moins d’un an par Roger et Alice Morgan. Il n’avait pas eu le temps de fouiller les antécédents des parents de Stellia. En fait son nom entier était Stellia K. Morgan. A quoi pouvait correspondre le K ? il n’avait trouvé nulle part une explication à cette étrangeté. Quand il avait vérifié comment ses parents était mort, il avait été étonné de découvrir qu’ils étaient mort dans l’incendie de leur appartement à Londres, la petite fille alors âgée de 6 ans avait miraculeusement survécue, elle s’était cachée dans la salle cachée, si bien cachée qu’ils avaient mis environ trois jours pour la trouver et une journée entière pour pouvoir sortir l’enfant de ce lieu. D’après le rapport de l’enquête, ils soupçonnaient que le feu ne soit pas la raison de la mort des parents de Stellia, la supposition du double homicide et du feu pour cacher leur acte avait été prononcé, mais la politique aidant, il semblerait que l’affaire fut mise en sourdine. Stellia fut placée dans la famille paternelle puis maternelle, alternant l’un ou l’autre comme si elle était un paquet de linge sal dont on pouvait se débarrasser au grès de ses envies. Finalement, deux ans plus tard, elle fut envoyé en pensionnat, et à 11 ans elle fut envoyé dans une école qui servait accessoirement de pensionnat également, elle y restait presque toute l’année à l’exception des mois d’été.
Il sortit de ses pensées quand il sentit le regard de Stellia sur lui. Il finit par lui demander :
- Comment allez-vous ?
- Pourquoi ?
- Comment çà pourquoi ? répliqua t’il déconcerté.
- En fait j’ai deux pourquoi dit-elle amusée. Pour simplifier mes interrogation je vais tout unir dans une seule phrase. Pourquoi me demandez vous comment je vais, alors que vous êtes pas venu me voir depuis trois jours à l’hôpital. Il me semblait que vous étiez mon avocat ?
- C’est exact répondit l’avocat déstabilisé.
- Alors cela m’amène à une autre question, comment se fait-il que vous n’étiez pas là lorsque les flics m’ont interrogés ?
Soudain, il comprit, elle lui faisait juste remarquer qu’il avait agit dangereusement, mettant sa cliente éventuellement dans une désagréable position par son manque de professionnalisme. Il n’avait qu’une seule chose à faire :
- Je reconnais que j’ai fait une erreur, j’espère que vous me pardonnerez.
- De toute façon je ne leur ai rien dit… il n’y a pas eu de mal enfin je pense…
- Vous avez bien fait.
- Bon passons. Qu’est ce qu’on fait au poste ?
- J’avais des questions à vous poser et la police aussi.
- Quels questions ?
- Votre lien avec Monsieur William Therryana.
- …
- Si vous voulez avoir des circonstances atténuantes il vaudrait mieux…
- Je ne vous dirais rien à ce sujet ! vous êtes mon avocat et je vous laisse donc le soin de mener votre petite enquête.
- Si je mets du temps, cela ne peut que vous être préjudiciable. De plus, on pourrait voir si on peut s’arranger avec Monsieur Therryana.
- Je ne veux pas d’arrangement. Je ne veux lui être redevable de rien !
- Bien…
Le jeune homme ne pu s’empêcher de se demander pourquoi cette jeune fille en voulait autant à cet homme quel est leur lien ?
- Quels sont les souvenirs de la mort de vos parents ?
Stellia blêmit et le regarda comme s’il avait rompu l’interdit tacite sur cet événement. Elle fronça les sourcils et dit :
- Je ne m’en souviens pas…
Ses propos étaient a demi-faux et a demi-vrais, elle le savait et lui le devinait mais la tristesse et la souffrance dans son regard, il demanda alors :
- Est-ce que votre irruption dans le bureau de William Therryana a un rapport avec leur mort ?
- Quoi ? répliqua-t-elle en écarquillant les yeux à la fois étonnée par la question et par la suggestion.
Un silence s’installa et c’est avec un regard étrange qu’elle dit :
- Je peux lui reprocher plein de choses, mais je suis certaine qu’il a rien à voir avec la mort de mes parents adoptifs. Je voudrais que l’on évite le sujet s’il vous plait.
Voyant la souffrance émaner de Stellia il finit par dire :
- Vous avez raison je n’aurais pas du aborder ce sujet. D’un autre côté ! c’est de votre faute.
Elle écarquilla alors les yeux et lui dit :
- Et en quoi c’est ma faute ?
- Vous ne m’avez pas dit ce qui vous a prit de faire une telle chose alors moi j’essai de trouver tout seul.
- Et le tact vous connaissez ? répondit-elle amusée.
En fait, même si la situation n’était pas des plus fameuse (c’est le cas de le dire…), elle devait avouer que ce jeune homme l’amusait beaucoup et en d’autres circonstances…
Danny allait pour répliquer quand il vit dans les yeux Stellia une lueur pétillante de malice.
L’interrogatoire des policiers ne fit rien de plus, Stellia resta campé sur ses positions qu’en a sa motivation. Elle s’en voulait d’avoir fait une telle chose, mais avouer la raison de son geste lui donnerait à coup sur une impression de s’humilier d’avantages.
Ils sortaient du poste de police, quand cette dernière pensa à un détail. Elle fronça les sourcils sous le coup d’une grande concentration puis elle décida de jouer au culot. Elle dit :
- Au fait, monsieur l’avocat.
- Oui ?
- Vu la discrétion dont on fait preuve les flics, la vieille dame chez qui je logeais m’a dit de trouver autre part ou aller pendant les vacances d’été.
- Et ? sentant que quelque chose n’allait pas aller du tout dans son sens.
- J’ai décidé de venir m’installer chez vous.
- Et qui a décidé çà ?
- Moi.
- Il en est hors de question !
- Vous voyez une autre solution ?
Fin du chapitre 3
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