
| La Treizième Armure-Livre 2-Les cieux attendront | Auteur: Galatee | Vue: 786 |
| [Publiée le: 2008-02-06] [Mise à Jour: 2008-11-02] | ||
| AP | Action-Aventure/Drame/Supernaturel | Commentaires: 39 |
|
Description: Hideaki et ses amis sont arrivés au Sanctuaire avec la statuette et la fameuse arme portant le nom de "La Treizième Armure" qui n'est autre que le médaillon "Yours Evers" censé avoir disparut lors de la guerre contre Hadès. Oleg, le père de Milan, est lui aussi arrivé au Domaine Sacré avec la petite Déesse Athéna, sans savoir que son propre fils, Milan, à découvert sa véritable identité. Ikki patiente dans les mines de Jade, ayant en sa possession le dernier fragment de la statuette, cette statuette qui détiens le véritable secret de l'arme. Un autre voyage attend Hideaki et ses amis et une autre bataille se prèpare pour la futur chevalerie de la Déesse Athéna. MAJ: Chapitre 17 en ligne. Bonne lecture! | ||
| Crédits: Les personnages Saint Seiya sont copyright Masami Kurumada. Cette fanfiction est Copyright Galatée. |
||
| << ( Préc ) | ( Suiv ) >> |
Un morceau de glace à la place du coeur[4443 mots] |
Publié le: 2008-07-17 | |
| Taille du Texte: (+) : (-) | ||
Chapitre 10
A la place du cœur
Voilà maintenant deux jours et une nuit que Daniel méditait assis au milieu d’une plaine agressée par une tempête de glace. Non loin de là, son maître David du Verseau, bien à l’abri sous une tente, attendait et observait. La Sibérie se trouvait plongée dans une nuit de plusieurs mois, David n’avait que sa montre pour savoir cela faisait combien de temps que son protégé méditait et luttait contre les éléments. D’ici, il pouvait apercevoir l’aura blanche immaculée du jeune garçon.
Daniel n’avait pas bougé, pas bronché, s’il avait souffert dans les premières minutes ou les premières heures, David ne s’était aperçu de rien.
Un vent coupant comme du rasoir fouettait le visage du jeune homme, ainsi que tout son corps offert aux intempéries.
Mais il luttait.
Comme le futur vaillant chevalier de bronze qu’il allait devenir.
Son cosmos le soutenait, Daniel se battait spirituellement, moralement, mentalement et physiquement, c’était le combat de sa vie, car s’il se sortait de cette épreuve, alors il serait capable de gagner les plus durs de ses combats.
Le jeune homme se devait de ne faire qu’un avec la nature, les éléments, la glace. Comprendre le froid, en faire son ami, l’apprivoiser.
Son corps était recouvert d’une neige brûlante, sa peau devenait bleue à certains endroits, mais il était toujours là.
David surveillait de loin, prêt à bondir si le jeune homme montrait la moindre faiblesse, il ne voulait pas non plus qu’il se tue ; sa mère lui en voudrait toute sa vie.
A cette pensée, David sourit, il savait le jeune homme solide et avait entière confiance en sa réussite.
L’épreuve allait bientôt prendre fin dans quelques minutes et le cosmos du jeune homme ne flanchait pas, un vrai bloc de glace. Il y eut bien des petites faiblesses durant les dernières heures, de la fatigue, de la démotivation, mais il s’était toujours repris.
Le chevalier du Verseau se leva et sortit de la tente afin de rejoindre le jeune Daniel.
Il était temps de mettre un terme à cette épreuve.
Il s’accroupit en face de lui et attendit qu’il ouvre les yeux.
Lorsqu’il le fit, ils se regardèrent tout deux, les prunelles bleues du jeune homme flamboyaient, son regard était clair et limpide, le visage de Daniel se fendit d’un grand sourire et ce fut avec une tasse de bon thé bien chaud qu’il fut accueilli par son maître David.
Ils se réfugièrent ensuite sous la tente secouée par les vents de cette tempête.
-Dors aujourd’hui, lui dit David, tu vas devoir courir une bonne partie de la nuit ensuite.
-Comment dormir après cela ? lui demanda Daniel qui semblait plus excité que fatigué.
-C’est très simple, tu t’allonges et tu fermes les yeux, tu verras, tu ne vas même pas te sentir partir.
Et il eut raison, dès que la tête de Daniel toucha son sac de voyage qui lui servait d’oreiller, le sommeil le prit en traître et il s’endormit instantanément.
« Il marchait dans ce qu’il lui semblait une galerie où étaient exposées des œuvres étranges, des cubes de glace l’entouraient, le cernaient, puis la galerie se transforma en forêt, une forêt figée où les arbres étaient gelés, mais les cubes de glace l’entouraient toujours. Daniel s’approcha de l’un d’eux, plissant son regard pour regarder ce qu’il y avait de prisonnier à l’intérieur et il prit peur.
Samson !
Samson se trouvait prisonnier de ce cube de glace, il avait le visage figé à tout jamais par la peur.
Puis Daniel se retourna dans tous les sens, angoissé. D’autres cercueils de glace emprisonnaient ses amis, sa mère, tous avec la même peur imprimée sur leurs visages. Il vit un jeune homme qu’il ne connaissait pas dans un de ces horribles cercueils de froid. Il était blond, avait les yeux bleus et, lui par contre, ne semblait aucunement terrorisé par ce qui lui était arrivé.
Daniel s’approcha de ce cube de glace.
C’est ton père, Daniel…
Cette voix douce.
C’est ton père, il t’a abandonné avant ta naissance, il a abandonné ta mère comme un lâche !
Et ce fut avec une rage sans retenue qu’il voulut fendre cette prison de glace et tordre le coup de cet homme sans cœur… Mais tout s’évapora avant qu’il ne fasse quoi que ce soit.
Je pourrais tous les libérer, tu sais… Si tu savais m’écouter…
Quel rêve étrange, vraiment.
Est-ce que cette voix avait vraiment dit vrai ?
Ce jeune homme (dont il n’arrivait déjà plus à se souvenir du visage) était son père ?
Daniel se frotta le visage avec des gestes vifs, histoire de se réveiller et mit ce rêve sur le compte de la pression que lui procurait sa semaine d’épreuve en Sibérie.
David du Verseau réapparut dans la tente.
-Bien dormi, gamin ?
-Ne m’appelez pas comme ça… C’est franchement dégradant.
-Oh ! Excusez-moi, Votre Seigneurissime ! Mais je vous signale que vous avez trente kilomètres de course à partir de maintenant !
Daniel le regarda interdit.
Et il courut.
Longtemps, difficilement, avec un sac de pierres sur le dos, une torture.
Il revint épuisé à la tente.
David l’attendait avec un bol de riz qu’il dévora en un rien de temps.
Il dormit ensuite le reste de la nuit où il fit encore un rêve étrange où vint lui parler encore cette voix douce, elle lui parla de son père en lui disant que celui-ci l’avait haï bien avant qu’il naisse et que c’était pour cela qu’il avait fui. Cette voix lui dit aussi qu’elle était prête à lui montrer des choses inouïes, des choses qu’il n’imaginait pas, elle lui promit de regagner l’amour de sa mère et Daniel crut cette voix.
Puis David le réveilla à l’aube… Enfin, disons plutôt qu’il le leva aux premières heures du matin et l’incita à le suivre sur un site spécial.
Arrivé à destination, Daniel ne vit rien de bien changé entre l’endroit où était plantée la tente et cette plaine.
-Tu vas nager, lui annonça David.
-Où ça ?
-Là ! lui montra d’un geste de la tête son maître. Nous sommes sur une banquise et il y a de l’eau quinze mètres en-dessous. A toi de briser cette glace et de plonger.
-Combien de temps dois-je nager ?
-Sous cette glace, il y a un bateau.
-Un bateau ?
-C’est un cadeau que je te fais aujourd’hui, tu verras, tu comprendras lorsque tu le rencontreras.
-C’est une épreuve ? Comment vais-je respirer là-dessous ?
-Sers-toi de ton cosmos.
Puis David le laissa seul.
Daniel posa un regard incertain sur cette glace si épaisse.
Puis il leva son poing et une aura rayonna autour de lui.
Le jeune adolescent dut s’y reprendre à plusieurs reprises, faisant appel à sa constellation protectrice au plus profond de lui-même. Ses premiers essais ne firent que creuser un cratère d’un mètre.
Enfin, dans un ultime sursaut de puissance, il pulvérisa les quinze mètres d’épaisseur de la glace qui le séparaient de l’eau. Les morceaux de la banquise qu’il explosa s’envolèrent dans les airs et retombèrent autour de lui dans un fracas assourdissant. Lorsque le silence revint, Daniel entendit le clapotement de l’eau contre la paroi de la banquise qu’il avait creusée dans un cercle parfait et ce fut tout habillé qu’il plongea sans hésiter.
L’eau lui cingla la peau comme une centaine de coups de lames effilées, cela lui coupa le souffle et il manqua de s’étouffer en buvant la tasse. L’envie de remonter le prit tout entier, mais il se reprit très vite et se concentra, tentant de ne faire qu’un avec l’eau qui l’entourait, laissant son cosmos émettre une protection et une résistance au froid et au manque d’air qu’il subissait.
Puis Daniel se mit à nager, s’enfonça dans les profondeurs de cette eau glacée.
Il nagea un certain moment et il le vit, ce fameux bateau.
Daniel vit un genre de bateau de plaisance couché sur le flanc, l’avant de sa coque éventrée, il vit des mâts nus, leurs cordages flottant au gré des courants environnants.
S’approchant plus, il atteignit le bastingage et s’y accrocha pour se donner de l’élan. D’un battement de pieds, il entra dans une cabine. Ici flottaient diverses choses, des objets qui avaient vécu, à moitié désagrégés par le temps et l’eau. Daniel ne comprenant pas bien pourquoi David avait souhaité qu’il vienne ici, il décida donc de rebrousser chemin. Ce fut au moment où il se retourna pour ressortir qu’il vit un cadre flotter vers lui.
Il le prit avec ces gestes lents qu’a l’eau pour nous faire bouger. L’objet était cassé, il en manquait la moitié, la photo qui se trouvait dedans également, mais les visages qui se trouvaient encore derrière le verre intact lui souriaient gentiment et il les reconnut… Sans peine.
Daniel remonta à la surface, essoufflé.
Une échelle de corde se déroula devant lui, David apparut quinze mètres plus haut.
-Je ne vais pas te demander de remonter par toi-même, ce ne serait pas honnête.
Une fois de retour sur la banquise, David lui mit une couverture autour des épaules.
-Alors ? Qu’as-tu vu ?
Assis sur la glace, les genoux ramenés contre son torse, Daniel reprenait son souffle.
-C’est le bateau qui a sombré en emportant avec lui la mère de Hyoga… Pourquoi avez-vous cherché à me montrer cette tombe ?
-Cela t’a-t-il ému ?
-C’est triste, bien sûr, mais c’est du passé, il n’y a plus rien là en bas qui vaille qu'on s'y arrête plus longtemps.
-Bien ! Rentrons alors !
Daniel se releva en suivant David qui s’éloignait vers la tente.
-C’est tout ?!
-C’est toi-même qui viens de le dire ! ça n’a pas sujet à ce qu’on s’y arrête plus longtemps.
Et ils rentrèrent à la tente.
Au repos suivant, Daniel continua de rêver de cette voix, il vit deux ailes dorées l’entourer pour le protéger… Mais il n’en toucha jamais un seul mot à David qui ne s’apercevait pas que le jeune homme faisait des rêves étranges.
Les trois jours suivants, le chevalier du Verseau obligea le jeune homme à voir au-delà des apparences et lui montra l’effet du zéro absolu sur la végétation. Daniel en fut véritablement impressionné.
Pendant ce temps-là, au Sanctuaire, Hidy s’apprêtait à prendre sa décision en ce qui concernait son départ pour le Mexique. Tom avait inviter les deux chevaliers d’argent qui allaient les accompagner à la villa pour qu’ils puissent voir ensemble l’itinéraire à prendre.
Ils étaient tous autour d’une table, une carte étalée dessus.
-Bien, la traversée de l’Atlantique devrait se faire en quelques semaines, fit Tom.
-Athéna ne nous a-t-elle pas dit de nous y rendre par nos propre moyens ? avança Kara.
-Kara, je suis d’accord, mais tu veux y aller à la nage ?
-Y’en a qui l’ont déjà fait, fit Itsuya.
Aqualys partit d’un rire franc.
-Je vous signale qu’on ne tente pas de battre un record ! objecta Tom.
-Vas-y, continue, lui intima Hidy.
-Donc, je pense que nous devrions naviguer jusqu’au Golfe du Mexique pour ensuite enchaîner sur le Rio Grande, fit-il en posant le doigt sur un minuscule filet bleu qui serpentait au travers des plaines du Mexique et des Rocheuses.
-Le yacht de la Fondation Kido est toujours à l’ancrage au port d’Athènes, signala Kara.
-Bien.
Nathaniel prit la parole :
-Vous cherchez donc à ce qu’on fasse le moins de chemin possible à pied ?
Tom le regarda.
-C’est exact.
-A ce moment-là, longeons le Rio Grande jusqu’à la ville de Ciudad Juàrez, nous jetterons l’ancre là-bas et de là, rejoignons le Désert de Gilas à pied.
-Comment s’appelle la ville où vous devez vous rendre ? demanda Aqualys.
Ce fut Hidy qui répondit :
-Lucas. Une ville minière qui a été abandonnée au début du siècle dernier. C’est là-bas que se trouve la mine où se cache Ikki.
Itsuya suivit le chemin depuis la Grèce jusqu’à cette ville minière.
-Cela fait une sacré trotte.
-J’ai calculé, nous en avons pour six mois, leur dit Nathaniel.
-Une sacrée trotte, répéta Itsuya.
Plus tard, lorsque les deux chevaliers d’argents prirent congé, Hidy annonça sa décision à ses amis :
-Quoi que tu aies décidé, Hidy, nous respecterons ton choix, lui dit sobrement Tom.
Hideaki les regarda tous.
Itsuya se tordait les doigts devant lui, anxieuse.
-Je reste.
Un silence de marbre accueillit cette parole.
Hidy avait des tas de choses à dire sur sa décision, mais pourquoi se justifierait-il puisque Tom venait de dire qu’ils respecteraient sa décision ?
Il vit du soulagement dans les yeux d’Itsuya et il se demanda pourquoi elle se sentait si soulagée ?
Avait-elle décidé, elle aussi, de ne pas partir ?
-Très bien, fit simplement Tom en se levant de sa chaise.
Dans leur chambre, Itsuya conforta Hidy dans ce qu’il avait ressenti à son propos, elle lui annonça à son tour qu’elle restait ici.
-Nous savons tous pourquoi tu désires ne pas suivre ce voyage, lui dit-elle assise sur leur lit conjugal, tu attends toujours le retour de Milan.
Hidy poussa un long soupir.
-Il est encore en vie, je le sais. Comment je le sais ? Je n’en sais rien. C’est ici (fit-il en tapotant l’endroit où battait son cœur), quelque chose me le dit ! Et puis, je veux rester pour Oleg et pour nos enfants.
Itsuya alla caresser une de ses mains, elle se voulait réconfortante.
-Cette quête n’est pas la mienne, ni la tienne, Itsuya. Cette quête a toujours été celle de Diane et Thomas.
Sur ces mots, Hidy ouvrit son livre et se plongea dedans.
Itsuya, de son côté, trouva très étrange les propos de Hidy.
Kara faisait les cent pas dans la chambre devant un Tom limite exaspéré, la jeune femme tapait son poing contre sa paume.
-Tu vas t’arrêter, oui ?!
Elle l’ignora et continua son va-et-vient, il la vit très absorbée par ses pensées.
-Qu’est-ce qui te met dans cet état ? lui demanda-t-il.
-Itsuya ne partira jamais sans Hidy, tu peux en être sûr.
-Tu penses qu’elle va le suivre et rester ?
-J’en suis certaine !
-Et toi ?
Kara cessa subitement ses cent pas et observa un long moment son aimé.
-Si elle reste ? Que vas-tu faire ?
Elle vit un espèce de défi dans le regard de Tom.
Nous étions dimanche, une lune grandiose éclairait les plaines de la Sibérie, les étoiles scintillaient comme un million de paillettes. David conduisit Daniel à l’endroit où reposait l’armure du Cygne, prisonnière d’un glacier indestructible. A sa vue, un de ses rêves lui revint en mémoire, celui où ses amis et sa mère se trouvaient figés dans des cercueils de glace.
-Reviens sur Terre, mon garçon, ce n’est pas le moment de t’égarer ! lui dit David d’un ton dur.
Le maître et l’apprenti se regardèrent.
-Je pense que tu es prêt… Si tu ne l’es pas, on le saura tout de suite !
Daniel avait jusqu’à minuit, d’ici là, s’il n’avait pas libéré l’armure du Cygne, soit il abandonnait, soit il rallongeait son apprentissage d’une semaine en Sibérie.
Le caisson où était enfermé l’énergie pure de l’armure de bronze du Cygne se trouvait coincé dans un glacier de six mètres de hauteur. Daniel laissa le glacier le jauger de toute sa masse, le poing serré, une aura blanche l’entourait.
De là où il était, le chevalier d’or du Verseau vit les essais infructueux de son apprenti. Il vit les éclairs de lumière que provoquaient ses coups contre le glacier, chaque attaque montait en intensité. Il savait que le jeune homme n’abandonnerait pas. Et puis à un moment donné, il y eut un coup certain, une attaque ultime où le cosmos du jeune adolescent triompha du glacier. David entendit les cris poussés par Daniel, il entendit le craquement brutal que produisit le glacier lorsqu’il se fendit sur toute sa hauteur. Le glacier explosa en plusieurs gros rochers de glace acérés.
Suspendue dans les airs, la boîte de bronze contenant son armure du Cygne descendit doucement jusqu’au pied du jeune homme. David le rejoignit.
Accroupi devant le caisson de bronze, Daniel n’osait toucher ce qu’il venait de libérer, n’arrivant pas à y croire.
-J’ai réussi, maître ! s’exclama-t-il sans se retourner.
-Tu peux être fier de toi, Daniel. Vas-y, ouvre-la.
Ce fut avec des doigts tremblants que Daniel s’empara de la poignée sortant du bec du Cygne sculpté dans le bronze.
-Nous allons voir si l’armure te reconnaît comme son digne porteur.
Daniel tira sur la chaîne et il se produisit un phénomène magique, les quatre faces du caisson s’ouvrirent comme une corolle et un fluide fait de feu et de glace en surgit dans un bruit de tonnerre.
Impressionné, Daniel recula et se sentit appelé par cette lumière divine.
Un Cygne blanc majestueux déploya ses ailes au-dessus de lui et s’envola dans le ciel de la Sibérie pour aller s'y exploser dans une myriade d’étoiles, et là apparut l’armure du Cygne.
Le jeune homme ouvrit ses bras pour l’accueillir, les yeux clos, le visage serein.
L’homme et l’armure fusionnèrent dans une éclatante lumière blanche et tout redevint calme.
Les bras croisés, David s’approcha de son apprenti.
Daniel regardait ses mains, ses bras, toucha ses cheveux où se trouvait le diadème du Cygne.
-Je suis chevalier de Bronze ?
-L’armure t’a reconnu comme tel et moi aussi, lui dit avec reconnaissance le chevalier du Verseau.
Il sentait l’armure vibrer contre lui, il la sentait vivre, presque respirer, il sentait qu’elle ne lui voulait que du bien, qu’elle était son amie.
Mais soudain, les choses tournèrent mal, un vent étrange et tournoyant passa entre David et Daniel. Le chevalier du Verseau se mit en garde, il ne ressentait aucun cosmos ennemi, pourtant, quelque chose n’allait pas, ce vent n’était pas ordinaire.
-Qu’est-ce qui se passe, maître ? s’écria Daniel.
Ce vent faisait des zigzags entre eux, serpentait sur la plaine, puis revenait vers eux. Enfin, ce vent se transforma en une petite tornade, et là, David commença à ressentir un cosmos malfaisant.
-Daniel, cette chose ne nous veut pas du bien !! s’écria le chevalier du Verseau.
Yserdia apparut entre David et Daniel et avant que le chevalier du Verseau n'abatte son attaque sur l’Ange, celui-ci l’immobilisa d’un seul doigt.
David fut arrêté dans son élan dans une posture plus que grotesque, le chevalier d’or sentit son corps comme prisonnier d’un étau.
-Ne t’avise pas de bouger le petit doigt, lui dit tranquillement Yserdia. Un chevalier d’or ne peut rien contre un Ange de l’Olympe, tu devrais le savoir.
David voyait très bien et il vit Yserdia se retourner vers Daniel qui tenta une attaque contre l’Ange, mais le froid du chevalier du Cygne ne fit rien d’autre que chatouiller Yserdia.
-Daniel, fit Yserdia sur un ton de faux reproche, je te croyais plus intelligent que ça ?
L’Ange se pencha sur Daniel qui n’arrivait plus à avoir les idées cohérentes, tant il était subjugué par la beauté de cet Ange.
-Dieu que tu es beau, mon fils,fit Yserdia en entourant le visage du jeune homme de ses mains...
Et là, Daniel vit une chose fort troublante, un autre visage se superposa sur celui de cet Ange.
-Que tu es beau…
Puis deux voix.
Derrière, le chevalier du Verseau faisait appel à toute sa force, tout son cosmos pour se libérer, mais la puissance de l’Ange était telle qu’il n’arrivait même pas à déclencher son froid.
Daniel sentit ses forces l’abandonner, plongé dans les troublants yeux de cet Ange androgyne.
-Je l’emmène avec moi ! fit Yserdia en se retournant vers le chevalier d’or du Verseau dans l’impossibilité de bouger. J’espère que cela ne te dérange pas ?
David tenta d’exprimer sa colère par ses yeux.
-Bonjour à cette bonne vieille Athéna !
Et Yserdia s’évapora dans les airs en emportant avec lui le jeune Daniel.
David fut libéré de son emprise, son corps tomba sur la glace et ce fut dans un cri de rage qu’il abattit son poing, creusant un large cratère à son emplacement.
| << ( Préc ) | ( Suiv ) >> |