Ne pas suivre ce lien !
Bienvenue sur Les fanfictions (fanfic ou fanfiction) de Fanfic FR

Fanfic Fr


Publiez et gérez vos fanfics en ligne

Langage SMS Interdit !
 Créer un compte. 2 décembre 2008 Accueil | FANFICTIONS | Votre Compte | Reportages | Tous les Sujets

Sommaire

 

Accueil


 

FANFICTIONS


 

Lecture


 

Entre Vous


 

Infos Perso


 

Divers


 

Internet & Liens



Partenaires


Japon Online

Bienvenue sur le site des fanfictions de Keina et isy

Mutantx-fr.net

Alice 19th

des centaines de poèmes, citations et bientôt des livres virtuelles ainsi que des biographies

Pensées de l Aube: Le Forum où Vous Avez la Parole !

Stellar Fan Fic Library

Fictions, héros et analyse

Manga Café

Visiter le site de BulleJapon (Lien externe)

Le monde d'Edenya

[ Nos Partenaires ]

ShoutBlock

Liste des connectés


Aucun connecté.

ShoutBlock

Derniers Blogs Modifiés


Evénements à venir


Derniers liens


Derniers articles


[ Tous les articles ]

Accueil des Fanfics Liste par Auteurs/Date Recherche Hasard...

Animes-Mangas

 > 

Saint Seiya (Les Chevaliers du Zodiaque)



La Treizième Armure-Livre 2-Les cieux attendront   Auteur: Galatee Vue: 785
[Publiée le: 2008-02-06]    [Mise à Jour: 2008-11-02]
AP Action-Aventure/Drame/SupernaturelCommentaires: 39
Description:
Hideaki et ses amis sont arrivés au Sanctuaire avec la statuette et la fameuse arme portant le nom de "La Treizième Armure" qui n'est autre que le médaillon "Yours Evers" censé avoir disparut lors de la guerre contre Hadès.
Oleg, le père de Milan, est lui aussi arrivé au Domaine Sacré avec la petite Déesse Athéna, sans savoir que son propre fils, Milan, à découvert sa véritable identité.
Ikki patiente dans les mines de Jade, ayant en sa possession le dernier fragment de la statuette, cette statuette qui détiens le véritable secret de l'arme.
Un autre voyage attend Hideaki et ses amis et une autre bataille se prèpare pour la futur chevalerie de la Déesse Athéna.

MAJ: Chapitre 17 en ligne.
Bonne lecture!
Crédits:
Les personnages Saint Seiya sont copyright Masami Kurumada. Cette fanfiction est Copyright Galatée.

<< ( Préc ) ( Suiv ) >>

Commenter: Il est temps de nous dire au-revoir

Il est temps de nous dire au-revoir

[4291 mots]
Publié le: 2008-07-10Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)

Chapitre 9

 

 

 

 

 

 

 

Il est temps de nous dire

au revoir

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans les ténèbres, plus rien n’existait, le temps ne comptait plus, la raison même s’effondrait, l’espoir y devenait absent. Milan savait de quoi il parlait, car les mots semblaient tout ce qu’il lui restait pour continuer d’exister et étrangement, Yserdia ne cherchait pas à étouffer Milan complètement.

Milan savait qu’il avait eu un fils, car il considérait Daniel comme tel, même si ce fut Yserdia sous ses traits qui s’accoupla avec la pauvre Diane.

L’esprit de Milan ne comptait pas en rester là, il souffrait, certes, enfermé dans ce corps perverti par un Ange atteint de folie, mais il n’était pas question qu’il reste là sans rien faire. Il savait qu’il s’était écoulé quinze années, un temps que Milan ne savait comment définir, car sa demi-existence se trouvait partagée entre des moments de longue agonie, des moments de coma douloureux entre-coupés d’instants de lucidité.

Certaines fois, l’esprit de Milan se trouvait si proche de celui d’Yserdia qu’il arrivait presque à voir au travers de ses yeux et à ressentir ce qui se passait dans l’esprit de cet Ange et ce qu’il y voyait et ressentait ne lui plaisait pas du tout.

Yserdia était malade.

Quelque chose n’allait véritablement pas dans cet être.

Dans ces brefs instants où le jeune homme pouvait entre-voir la lumière, c’était le chaos qui l’accueillait dans l’antre de cet Ange, un chaos indescriptible, un mal-être qui vous fichait une boule d’angoisse au ventre, des tremblements dans les mains qui vous empêchaient de penser avec cohésion. La folie tournoyait dans cet esprit, la haine aussi, une haine nourrie pour une unique femme : la déesse Artémis.

Milan savait qu’Yserdia haïssait sa propre mère Artémis et qu’il cherchait à la détruire et que c’était pour cela qu’il devait absolument récupérer l’arme et la statuette alors en possession de ses amis.

« Je pourrais me servir de cela… »   

-Que fais-tu, Milan ?

Mais l’esprit de Milan se retira vite fait et resta silencieux.

-Il y a longtemps que je ne t’entends plus geindre mon pauvre Milan, perdrais-tu l'espoir de revenir ?

Mais Milan ne dit rien.

-Oui, je vois… Sais-tu que ton fils…Enfin, je veux dire que mon fils part pour la Sibérie la semaine prochaine ? Je vais pouvoir avoir une petite discussion avec lui.

« Ne le touche pas, ou… »

-Ou quoi, Milan ?

Silence.

Et Yserdia se lança dans un rire violent rempli de joie où suintait cette folie destructrice.

 

En cette fin de semaine de juin, un messager du Palais se présenta à la porte de la villa. Il tendit une enveloppe à Tom, qui vit qu’elle était cachetée du sceau de la déesse Athéna.

Le messager s’en retourna après l’avoir salué.

Tom referma la porte derrière lui, posant un regard grave sur cette enveloppe.

Ses amis étaient tous là, sauf Hideaki qui se trouvait au Palais à cette heure-ci.

Ce fut en silence que tous se regardèrent et Tom vit la même chose dans chaque regard. Thomas tenait le message entre ses mains, il ne tremblait pas, mais eut la sensation de revenir quinze années en arrière.

Kara, Itsuya, Diane et lui-même se trouvaient dans la salle à manger.

Tom sentait ses amis et sa femme l’épauler, il sentait leurs encouragements.

-Bien…Je crois qu’on y est, fit-il simplement.

-Ouvre-la, Tom, lui ordonna Itsuya.

Thomas décacheta l’enveloppe.

Kara retenait son souffle.

Diane serrait les lèvres.

Itsuya posa une main réconfortante sur l’épaule de cette dernière.

Tom sortit un parchemin de l’enveloppe et le déplia.

Il le lut.

Ses yeux parcoururent les quelques phrases qui s’y trouvaient, inscrites d’une écriture féminine et légère.

Un message court.

-Alors ?

-Cela vient d’Athéna elle-même.

Les filles se regardèrent.

-Nous sommes convoqués au Palais cet après-midi à seize heures, tous les quatre.

-C’est tout ? questionna Itsuya.

Tom hocha la tête.

-Oui.

-Nous attendons cette lettre depuis quinze ans, fit Kara.

-Ce n’est peut-être pas ce que nous attendons ? hasarda Diane.

-Si, c’est notre départ pour les mines de Jade, c’est certain ! s’exclama Tom d’un ton brut.

 

L’après-midi même, ils se rendirent donc au Palais du Pope, tous les quatre.

Lorsqu’ils arrivèrent dans la Salle du Trône, le Pope les attendait debout. Opalline qui, à cet instant, était devenue Athéna, se trouvait avec lui, elle portait une sublime robe blanche qui soulignait harmonieusement les courbes de son corps. Ses cheveux noirs étaient relevés en un délicieux chignon bouclé où des mèches s’en échappaient. La jeune fille, encore adolescente, faisait bien plus que son âge actuel. Elle tenait son sceptre de la main gauche.

A l’arrivée de Tom et ses amis, elle leur sourit doucement.

Dans la Salle du Trône, il y avait aussi Hideaki, qui se trouvait sur une des marches qui menait au trône, ainsi que deux autres personnes, des chevaliers, comme le constata Kara en voyant les armures qu’ils portaient sur le dos.

Entre les deux groupes se dressait une table en bois où étaient posés les journaux de Hyoga et de Camus, la statuette à demi-reconstituée et cette fameuse arme qui portait l’étrange nom de treizième armure et qui avait pris l’apparence du médaillon de l’ancêtre de Hidy, le Chevalier Sacré Shun d’Andromède.

-Je suis heureuse que vous ayez répondu à mon appel, leur dit Athéna en ouvrant les bras en signe d’accueil.

Tom et les filles la saluèrent avec respect, ainsi que le Pope qui se trouvait un peu en retrait derrière elle.

-Tu peux rejoindre tes amis, Hideaki, fit Aiolos en se tournant vers lui.

Hidy alla prendre Itsuya dans ses bras et l’embrassa.

Tom posa un regard curieux sur les deux chevaliers qui se trouvaient sur les marches menant au trône, tous deux ne devaient pas avoir plus de vingt ans. Ce n’étaient pas des chevaliers de bronze, ni d’or, vu l’aspect de leurs armures colorées.

Les deux jeunes chevaliers restaient silencieux et dignes.

-Je pense que vous avez compris pourquoi vous êtes ici ? leur demanda Aiolos en rejoignant Athéna.

-Nous allons partir pour les mines de Jade ? N’est-ce pas ? fit Tom.

-C’est exact.

-Dans combien de temps ? s’enquit Diane.

-Dans une semaine, lui répondit gentiment Athéna. Vous prendrez avec vous les journaux de vos ancêtres, la statuette et le médaillon.

-Mais nous n’avons pas le dernier segment de la statuette ! s’exclama Kara.

Athéna sourit.

A ce moment-là, elle avait tout de son frère Hideaki.

-Le dernier segment de la statuette vous attend dans les mines de Jade, ainsi que l’homme qui la possède.

-Notre ancêtre Ikki… N’est-ce pas ? C’est lui qui nous attend dans cette mine ? fit Tom.

-Il attend votre venue avec impatience, leur dit Aiolos.

Tom prit une grande inspiration, il avait du mal à imaginer qu’il allait rencontrer son ancêtre Ikki, un homme qui aurait dû être mort depuis plus de deux siècles.

Athéna prit soudain un air sérieux et grave.

-Vous allez partir par vos propres moyens, avec l’argent que vous avez à l’heure actuelle. Ce voyage sera pour vous une expérience, une mission qui vous est donnée par le Destin.

-Mais nous risquons nos vies à partir comme cela, avec ces objets sur nous. Artémis ne manquera pas de tenter de nous attaquer pendant notre voyage, avança Itsuya.

Aiolos fit signe aux deux chevaliers qui demeuraient en retrait d’approcher.

-C’est pour cela que vous ne partirez pas seuls, pas sans une protection. Vous n’êtes pas des chevaliers et si Artémis s’en prend à vous, vous avez besoin d’une garde solide, leur dit Aiolos. Je vous présente Aqualys, chevalier d’argent du Lézard, et Nathaniel, chevalier d’argent du Paon.

Les deux chevaliers d’argent saluèrent les cinq amis.

Aqualys était blond aux cheveux courts et bouclés, ses yeux étaient bleus, son armure, blanche et rouge, il portait un genre de diadème avec quatre  pointes dans les cheveux.

Nathaniel avait les cheveux bruns mi-longs, ses yeux marrons regardaient Tom et ses amis avec franchise. Son armure partait sur des teintes bleues-vertes avec de larges épaulettes. Une tête d’oiseau dépassait de sa tignasse en bataille.

-Ces deux chevaliers d’argent vous accompagneront tout au long de votre périple, leur dit Aiolos. Dès l’instant où vous passerez les frontières du domaine, vous ne serez plus sous la protection du Sanctuaire et Artémis ou ses Anges seront tout à fait capables de vous attaquer.

-Prenez soin de votre héritage, leur dit Athéna en s’adressant directement à Hidy et ses amis, ce que vous ont légué vos ancêtres, ils l’ont payé de leur vie, il ne tient qu’à vous de bien accomplir cette mission.

-Que va-t-il se passer une fois là-bas ? demanda Tom.

-C’est bien là une question à laquelle je suis dans l’impossibilité de répondre, Tom.

-Et nos enfants ? s’enquit Diane. Ce ne sont encore que des adolescents.

-Vos enfants sont des adultes aujourd’hui, Diane, lui dit sagement Athéna. Ils n’ont plus besoin de votre aide, ils auront toujours besoin de votre amour et c’est cela le plus important.

-Reviendrons-nous ? demanda Kara.

Encore une question à laquelle le Pope et Athéna ne pouvaient répondre… Bien malgré eux.

Le Pope s’adressa ensuite à Hidy.

-Hideaki, je ne te cache pas que t’avoir à mes côtés en ce qui concerne les affaires internes du Sanctuaire m’allège d’un poids, mais je comprendrais très bien que tu veuilles accompagner tes amis et ta femme dans ce voyage. Je te laisse alors le choix de rester ou de partir avec eux, tu as huit jours pour te décider.

-Très bien, répondit celui-ci.

Le petit groupe quitta la Salle du Trône avec les deux journaux, la statuette et le médaillon enfermé dans un écrin.

 

Le lendemain, Diane pénétra dans la chambre de son fils Daniel. Celui-ci faisait ses bagages, un simple sac de voyage avec le strict nécessaire, car il devait partir pour la Sibérie le lundi suivant au petit matin. Ce fut en silence qu’elle le regarda mettre des affaires en vrac dans son sac, n’osant lui dire un mot. Elle le sentait encore très fâché contre elle.

Le jeune homme ne lui jetait pas même un regard.

Diane s’empara doucement d’un sweat posé sur le lit et entreprit de le plier et de le mettre délicatement dans le sac de voyage de son fils.

Daniel ne desserrait pas les dents, le regard fuyant, complètement renfermé sur lui-même.

Lorsque Diane mit un autre sweat dans le sac, leurs mains se rencontrèrent et la jeune femme saisit l’opportunité en serrant tendrement les doigts de son fils.

Daniel voulut les retirer, mais ce fut leurs yeux ensuite qui se rencontrèrent.

-Ne me rejette pas, mon fils.

Les yeux bleus de son fils se plantèrent dans les siens, elle y lut une telle amertume, un tel ressentiment que son cœur en chavira de tristesse.

-Pourquoi tu m’as fait ça ?! Pourquoi m’avoir giflé devant tous mes amis ?!

-Je…

-Arrête ! Laisse-moi vivre ! Tu m’étouffes, tu comprends ? Tu veux tout contrôler pour moi ! Tu me dis ce que je dois manger, comment dormir, où m’asseoir à table, quoi dire dans certaines situations, comment me laver ! Laisse-moi vivre, maman !!

Le jeune adolescent avait les larmes aux yeux, tant l’émotion le submergeait comme un raz-de-marée.

Diane ne savait que dire, elle aussi avait les larmes aux yeux.

Elle mima un geste vers lui, mais il la rejeta et le cœur de Diane se fendit en deux.

-Ton amour m’étouffe ! Tu es encore venue interrompre mon entraînement l’autre jour, comment crois-tu que je me sente dans ces cas-là ?

Diane n’avait aucun mot pour se défendre, son regard était baissé sur le sac de voyage de son fils.

Daniel fourra un pull dans son sac avec colère, passa à côté de sa mère qui ne broncha pas et quitta la pièce.

Diane entendit la porte claquer derrière elle.

Des larmes d’un effroyable chagrin coulèrent sur ses joues.

-J’étais venue te demander pardon et… Te dire aussi que je partais, fit Diane à la pièce vide avant de s’écrouler en pleurs sur le sol de la chambre de son fils Daniel...

 

Paladin, chevalier d’or du Lion, sortit de son temple, les pierres de l’édifice cuisaient sous un soleil de plomb. Le jeune homme ne portait pas son armure d’or aujourd’hui, cela n’était pas nécessaire. Il trouva son fils assis sur la première marche de l’escalier qui descendait vers la maison du Cancer.

-Tu ne profites donc pas de ton jour de congé, Samson ?

L’adolescent se retourna et sourit à la vue de son père qui approchait de lui.

Paladin s’assit à ses côtés.

-J’en profite actuellement (Paladin entoura les épaules de son fils et le serra contre lui). Je viens voir mon père.

-Et tu fais bien. Comment vont ton frère et Diane ?

Paladin avait prononcé le nom de la jeune femme avec une certaine petite pointe de mélancolie dans la voix, Samson le remarquait à chaque fois.

-Daniel et maman se sont disputés. Maman l’a giflé.

-Vraiment ? s’étonna le chevalier d’or.

-Je crois qu’elle supporte très mal l’idée de le laisser partir.

-Diane a beaucoup trop couvé ton frère.

Samson hocha la tête devant l’évidence de cette affirmation.

-Ce garçon m’inquiète en fait.

-Moi, c’est maman qui me fait du souci. Pourquoi n’irais-tu pas lui parler ? demanda Samson à son père.

-Tu sais, je ne parle plus beaucoup avec ta mère depuis notre séparation il y a deux ans.

Il y eut quelques secondes d’un silence léger, puis Samson reprit la parole :

-Tu ne m’as jamais vraiment dit pourquoi toi et maman, vous vous étiez séparés.

Paladin eut un sourire mi-amusé mi-gêné par la question franche de son fils.

-Tu changes de jour en jour, Samson, il y a un mois, tu n’aurais jamais osé poser une telle question à ton maître.

-Mais à cet instant, je parle à mon père, pas à mon maître d'entraînement.

Le père et le fils se regardèrent, sourire en coin et ce fut tel un reflet dans un miroir.

-Quand je pense que tu n’as que treize ans...

-Bientôt quatorze… Tu ne veux peut-être pas répondre à ma question ?

-Je vais y répondre : je n’ai jamais approuvé la manière dont Diane éduque ton frère Daniel.

-C’est la seule raison ?

-Non… Ta mère est toujours amoureuse du père de Daniel, elle ne l’a jamais oublié et je ne pense pas qu’elle l’oubliera un jour. Je suis quasiment certain qu’elle attend toujours le retour de cet homme, quel qu’il soit.

-Tu sais donc qui est le père de Daniel ?

-Hélas non. C’est un secret qu’elle garde très profondément en elle.

Samson réfléchit un instant.

-N’y a-t-il jamais eu de l’amour entre vous ?

Paladin sourit une fois de plus, toujours de ce sourire mi-gêné mi-enjôleur.

-Tu as été conçu dans l’amour, si c’est cela qui te fait du souci.

Samson rougit subitement.

-Ne rougit pas comme ça, gamin, c’est toi qui as voulu savoir, fit Paladin dans un rire en lui ébouriffant ses cheveux couleur prune.

Une autre question lui brûlait les lèvres, il voulait savoir s’il aimait toujours sa mère. Mais Samson savait que cette demande-là, il ne devrait pas la poser. De toute façon, il n’avait pas besoin de la poser.

Samson savait que Paladin aimait encore sa mère.

-Tu lui parleras ?

-A ta mère (Samson hocha la tête)? Non. Ses amis ont déjà dû tenter de la ramener à la raison, je ne vais pas en plus y mettre mon grain de sel. Par contre, c’est avec ton frère que je vais un peu discuter avant qu’il parte pour la Sibérie, et toi, va réconforter ta mère, elle t’aime beaucoup malgré son inconscient désintéressement de ta personne.

Paladin vit Samson tiquer sous cette dernière affirmation.

-Je ne suis pas idiot, mon fils, tu as la force de caractère d’un vrai chevalier, mais tu es aussi un être humain et je vois très bien que tu souffres de l’absence d’amour de Diane, quand bien même tu ne le fais pas voir.

En Samson, il y eut comme un craquement, telle la coque trop tendre d’une noix qu’on aurait fendu et le jeune homme vit sa vision se brouiller.

Paladin s’en aperçut et le prit par les épaules.

-Tu as le droit de verser des larmes pour ça, surtout si cela fait longtemps que tu les retiens.

-Maman m’ignore, fit Samson en laissant ses larmes de chagrin mouiller ses joues...

-Non, ta mère ne t’ignore pas. Elle est juste accaparée, aveuglée par cet amour qu’elle a pour son premier fils. Une partie de cet amour devrait être pour le père, mais il n’est pas là, alors elle donne tout à Daniel et cela les fait souffrir tous les deux, ainsi que toi par la même occasion. 

Paladin regarda son fils, le jeune homme essuyait ses joues humides.

Le chevalier étreignit un peu plus le jeune adolescent contre lui.

-Je sais que tu prends soin de Daniel… C’est lui qui devrait prendre soin de toi, il est ton aîné.

-Il n’est déjà pas capable de prendre soin de lui.

-J’irai lui parler et toi, fais ce que je t’ai dit, va voir ta mère, dis-lui que tu l’aimes, prends-la dans tes bras, tu verras, rien ne lui fera plus de bien que cela.

Samson reçut le sourire enjôleur de son père, un sourire qui maquillait ses yeux bleus-verts et adoucissait son visage anguleux. L’adolescent adorait son père et était véritablement fier d’avoir hérité des gènes du chevalier d’or du Lion.

 

Après la visite à son père, Samson se rendit directement à la petite falaise qui surplombait la plage privée du Sanctuaire. Samson savait que sa mère aimait s’y rendre de temps en temps et il ne se trompa pas lorsqu’il la vit de loin, debout au bord.

Le jeune adolescent prit son courage à deux mains et rejoignit sa mère qui regardait au loin.

Il s’approcha d’elle et l’appela.

Diane se retourna, son regard triste s’illumina un peu à la vue de Samson.

Et le jeune homme fit ce que lui avait suggéré son père, il alla prendre sa mère dans ses bras et la serra très fort contre lui.

Samson dépassait sa mère d’une tête et Diane, d’abord surprise, puis heureuse et enfin soulagée, posa sa joue contre le torse de son fils cadet.

Samson ferma ses yeux bleu-marine et se laissa aller.

-Je t’aime maman, je t’aime très fort…

Alors Diane réalisa qu’elle avait un second fils, un jeune homme fort, gentil et tolérant, qui avait fait son chemin presque seul et qui n’avait jamais émis la moindre plainte, jamais le moindre reproche, ni envers son existence ni envers elle… Elle, qui l’avait négligé.

Ils restèrent là, sur cette falaise, à s’étreindre un long moment.

 

Daniel abattait violemment son poing contre le tronc d’un arbre, son cosmos irradiait autour de lui, mais ce cosmos-là n’était pas bon, car il explosait de colère, d’amertume, de tristesse et de rébellion.

A force de cogner contre cet arbre, des marques apparurent et le poing du jeune homme se mit à saigner.

-Si tu cherches à te briser les os de la main, tu n’as pas trouvé meilleure solution !

Daniel se retourna brusquement vers la voix derrière lui.

Paladin se tenait immobile à quelques mètres de lui, l’observant depuis plusieurs minutes.

L’adolescent avait le souffle court et le visage ruisselant de sueur, le poing toujours fermé, des gouttes de sang d’un rouge profond tombèrent au sol. Il regarda Paladin du Lion s’approcher de l’arbre et toucher les traces laissées par les coups du jeune homme.

-Cet arbre est marqué à jamais par ta colère.

Paladin baissa ensuite son regard sur le poing de Daniel.

Le chevalier d’or défit une des bandelettes qu’il portait autour de ses biceps, s’empara fermement du poing du jeune homme et entreprit de panser les plaies de sa main avec le tissu.

Daniel n’eut pas le courage de l’empêcher de faire cela, sa colère s’effondra comme un château de cartes face à ce chevalier si charismatique. Ses gestes étaient doux, francs, sans brutalité aucune.

-Que va penser le chevalier du Verseau quand il va voir l’état de ta main lundi matin au moment de partir ?

Paladin et Daniel se regardèrent intensément.

L’adolescent bredouilla un merci presque inaudible.

-Je viens d’avoir une petite conversation avec ton frère, il m’a dit ce qu'il s'était passé avec ta mère.

-Il n’aurait pas dû.

-Je ne suis pas d’accord, je trouve qu’il a eu raison… Est-ce que tu as envie d’en parler ?

Daniel ne répondit rien, ses yeux observant le bandage de fortune de son beau-père.

-J’avais l’intention de me rendre au village aujourd’hui, tu veux m’accompagner ? Nous irons boire un rafraîchissement sur le chemin !

Le jeune adolescent hocha imperceptiblement la tête et les deux hommes partirent en direction du village.

 

Lauryn s’était installé sur la terrasse de la villa afin d’un peu travailler sa géographie. Il aimait cette matière et avait adoré les cours se portant sur la géopolitique, les fonctionnements des cultures céréalières entre les peuples et les pays.

Itsuya vint s’asseoir en face de lui.

-Alors, tu t’en sors dans tes cours ? lui demanda-t-elle.

-Je suis en train d’étudier la crise du riz qui s’est déroulée en deux mille dix. Le carburant avait effroyablement augmenté à cette époque et le baril de pétrole était devenu terriblement cher, alors les gouvernements des pays européens avaient décidé de produire plus d’huile végétale pour favoriser le carburant "bio", ce qui a eu des conséquences désastreuses sur les pays asiatiques qui se sont retrouvés sans culture de riz. Les gouvernements ont donc décidé de nourrir les peuples défavorisés de ces pays avec du riz brisé, le riz dont les Occidentaux ne voulaient pas. Et il y en avait très peu.

-C’est horrible ce que tu me racontes là !

-A cette époque, la société était complètement tributaire du pétrole, il fallait trouver une solution.

-Tu veux dire que pour que certains puissent vivre aisément, il fallait que d’autres souffrent ?

Lauryn secoua la tête, fier que sa mère suive son raisonnement.

-C’est le poisson qui se mord la queue.

-Et c’est ton maître Talhma qui t’as appris tout ça ?

-Le chevalier d’or de la Vierge est vraiment très calé en géopolitique, lui dit Lauryn en lui souriant.

-Je suis très contente de toi, Lauryn.

Le jeune homme s’étonna :

-Tu n’es pas en colère contre moi, après que je sois monté dans cet arbre l’autre jour ?

Itsuya haussa les épaules.

-Que puis-je y faire ? Tu es grand maintenant, tu vas voler de tes propres ailes. Je n’ai pas envie de faire comme Diane et de t’étouffer pour qu’ensuite tu me détestes.

Le regard tendre de Lauryn devint un peu grave.

-C’est ce qui est en train de se passer pour Daniel et sa mère ?

-J’en ai bien peur… Il y a autre chose aussi. Ce soir après dîner, on aura quelque chose à vous dire, à tous les cinq.

Lauryn regarda sa mère sans comprendre.

 

Le dimanche soir, comme l’avait dit Itsuya, Thomas et les autres annoncèrent à leurs enfants leur départ pour le Mexique le lundi dans huit jours. Durant tout le discours de Tom, Diane avait gardé les yeux baissés vers le sol, se battant contre l’envie de regarder son fils dans les yeux.

Féristice s’était levé après que Tom eût fini de parler.

-Vous nous en aviez déjà parlé il y a quelques mois, je m’en souviens. Vous nous aviez prévenus de ce départ et nous comprenons.

Samson s’était à son tour levé :

- Sachez seulement que nous croyons en votre réussite et votre retour.

Les cinq jeunes adolescents avaient encouragé leurs parents à l’unisson, même Daniel s’était joint à eux en espérant que sa mère lèverait les yeux vers lui.

-Il y a juste une chose, le Grand Pope a laissé le choix à Hidy de partir ou pas.

-A l’heure actuelle, je n’ai pas encore pris ma décision, fit celui-ci.

 

Le lendemain matin à cinq heures, Daniel se rendit au petit avion posé à l’entrée du Sanctuaire où l’attendait David, le chevalier d’or du Verseau.

Un sac de voyage balancé sur l’épaule, David le vit arriver seul, le regard déterminé.

-Diane ne vient pas te dire au revoir ?

-Je crois qu’elle dort encore, fit simplement le jeune garçon avant de monter dans l’avion.

Mais David ne manqua pas de noter la tristesse qui se trouvait dans les yeux bleus si expressifs de l’adolescent. Le chevalier d’or du Verseau jeta un dernier regard vers l’entrée du Sanctuaire puis grimpa à son tour dans le bi-moteur.

Le petit avion s’envola vers le nord alors que les dernières étoiles s’éteignaient et qu’un soleil tout neuf se levait à l’est. Diane, perchée sur sa falaise, suivit le petit avion des yeux, bouleversée, elle entendit les moteurs du petit appareil s’éloigner doucement ; son garçon s’en allait, son cœur lui disait qu’elle ne le reverrait peut-être jamais plus, mais elle ne voulait pas écouter cette voix.

De son côté, Daniel tourna la tête vers son hublot et regarda par-dessus son épaule, il vit une silhouette debout sur la falaise, une toute petite femme qui semblait regarder vers eux.

Maman !  

Le jeune homme détourna son regard et se força à fermer les yeux et à ne plus se retourner, serrant les accoudoirs de son siège.

L’avion devint un point noir et finit par ne plus être distinguable, mais Diane resta là encore un moment, les yeux toujours dans la direction où l’avion avait disparu, jusqu’à ce que le soleil finisse de se lever, puis elle finit par redescendre de la falaise, le cœur déchiré.

 

 

 

  

 

 


Commenter: Il est temps de nous dire au-revoir
<< ( Préc ) ( Suiv ) >>


CrawlTrack: free crawlers and spiders tracking script for webmaster- SEO script -script gratuit de statistiques des visites des robots pour webmaster
Vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données vous concernant (loi « Informatique et Libertés » du 6 janvier 1978). Pour toute demande, adressez-vous à: webmaster de fanfic FR
Déclaration CNIL N°1043245
Tous les Logos et Marques de ce site sont la propriété de leurs auteurs respectifs. Les commentaires sont la propriété de leurs auteurs.

Page Générée en: 0.077 Seconds