
| La Treizième Armure-Livre 2-Les cieux attendront | Auteur: Galatee | Vue: 772 |
| [Publiée le: 2008-02-06] [Mise à Jour: 2008-11-02] | ||
| AP | Action-Aventure/Drame/Supernaturel | Commentaires: 39 |
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Description: Hideaki et ses amis sont arrivés au Sanctuaire avec la statuette et la fameuse arme portant le nom de "La Treizième Armure" qui n'est autre que le médaillon "Yours Evers" censé avoir disparut lors de la guerre contre Hadès. Oleg, le père de Milan, est lui aussi arrivé au Domaine Sacré avec la petite Déesse Athéna, sans savoir que son propre fils, Milan, à découvert sa véritable identité. Ikki patiente dans les mines de Jade, ayant en sa possession le dernier fragment de la statuette, cette statuette qui détiens le véritable secret de l'arme. Un autre voyage attend Hideaki et ses amis et une autre bataille se prèpare pour la futur chevalerie de la Déesse Athéna. MAJ: Chapitre 17 en ligne. Bonne lecture! | ||
| Crédits: Les personnages Saint Seiya sont copyright Masami Kurumada. Cette fanfiction est Copyright Galatée. |
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Des escapades dans la nuit[4180 mots] |
Publié le: 2008-05-09 | |
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Chapitre 3
Des escapades dans la nuit
-Tu veux abroger le port du masque pour les femmes chevaliers ? Galec ne feinta pas son étonnement, il marchait aux cotés du Grand-Pope, les deux hommes longeaient le couloir qui menait à la nursery de la future Déesse Athéna.
-Il n’est pas nécessaire que les femmes chevaliers soient masquées, leur physique reste celui d’une femme, l’adversaire n’est pas idiot.
-C’est une loi instaurée depuis des centaines d’années.
-C’est exact, depuis la création du Sanctuaire sur Terre. Tout en marchant, Onissifor tourna son visage vers son Premier-Ministre. Ne restons pas uniforme Galec, il est temps d’avancer !
-Je comprends. Fit l’homme étonné tout de même.
-Je te laisse te charger d’écrire les textes à l’abolition de cette loi.
Le Grand-Pope disparut derrière une porte d’où sortaient des senteurs de talc et de fleurs, laissant là son Premier-Ministre.
Après-tout, Aiolos était un nouveau Pope et cet homme, venu pourtant d’un autre âge, aspirait à toujours voir vers l’avant.
Galec tourna les talons et reparti en direction de son bureau.
Habillées de longues toges blanches comme au temps de l’antique Grèce, serrée par une ceinture dorée à la taille, les deux nourrisses marchaient en direction du palais. Il faisait froid et l’une d’elles, la nourrisse principale et officielle de la petite Déesse, portait du linge frais dans ses bras.
Les deux femmes, dont la plus jeune ne dépassait pas la vingtaine d’année écoutait avec passion ce que lui racontait la jeune femme brune aux magnifiques yeux bleus.
-Tu verras, elle est adorable, elle sourit à tout le monde.
-Comment s’appelle-t-elle ?
-Opalline. Normalement, c’est au Pope de recevoir les nouvelles nourrisses, mais ces derniers mois il est moins disponible.
-Pourquoi ?
-Il doit parfaire l’éducation de la petite Déesse.
-C’est lui qui s’occupe de cela ?
-Tout du moins son éducation spirituelle, il est celui qui doit organiser l’éveil de son âme de Déesse Athéna.
-Mais ne s’est-elle pas qu’elle est une Déesse ?
-Intiment, si. Mais son âme est comme, dirons-nous, endormit et le Grand Pope est là pour lui éclairer le chemin qui la mènera à son complet réveil.
-Un genre d’initiation en sommes.
-C’est tout à fait cela.
Katarina souri à sa nouvelle recrut.
Cette jeune fille avait l’air d’avoir la tête sur les épaules.
Soudain, contre toute attente, au détour d’une haie, Onissifor fit son apparition, habillé de sa longue toge blanche et dorée, le visage seulement recouvert de son masque facial, les boucles de ses cheveux châtains entouraient son visage et retombaient dans sa nuque.
La jeune fille qui accompagnait Katarina ouvrit de grands yeux impressionnés, elle en oublia de saluer le monarque.
-Mesdemoiselles. Fit Aiolos du respect dans la voix.
-Majesté. Katarina exécuta une révérence.
Prostrée, la nouvelle jeune nourrisse ne fit plus aucun geste.
-Comment vous appelez-vous ? Demanda Aiolos en tournant son visage masqué vers la jeune fille embarrassée.
-Euh…Angélique Majesté. Fit-elle en sursautant.
Katarina regarda sa nouvelle recrut, assez amusée.
-Pardonnez-là Majesté, elle vient d’arriver, elle ne connaît pas bien les gestes de circonstances.
Aiolos posa son regard masqué sur Katarina qui senti de suite l’intensité de ses prunelles bleues.
Elle se sentit rougir, malgré elle.
-Ce n’est pas un souci Katarina, fit-il d’une voix très douce, le principal est qu’elle prenne bien soins de notre petite Déesse.
-Angélique à toutes les qualités pour cela Majesté.
Katarina voyait bien qu’il continuait de la regarder intensément.
Il les salua.
-Passé une heureuse journée mesdemoiselles.
Le Pope les dépassa et continua sa promenade.
Katarina et la jeune nourrice regardèrent le Monarque s’éloigner d’une démarche lancinante et chaloupée, sa stature haute et digne faisait penser à un bateau bercé par une mer douce et calme. Katarina était fascinée par cet homme, son charme à demi dissimulé par un masque ne la laissait pas indifférente.
Le Monarque disparut dans une allée du jardin royal.
-Katarina ?
La jeune femme fut tirée de ses rêveries et se tourna vers sa nouvelle nourrisse.
-Tu as eue de la chance de le rencontrer. Lui dit Katarina.
-Il est très impressionnant…Pardonnez-moi de ne pas avoir été à la hauteur. Fit la jeune fille un peu piteuse.
-Oh ,ne te fait pas de souci pour cela, le Grand-Pope ne t’en tiendra pas rigueur et moi non plus. Lui dit-elle dans un sourire réconfortant. Mais évite, à l’avenir, d’oublier de le saluer.
-Très bien.
Les deux nourrisses reprirent le chemin qui les menaient au Palais.
Dans son fort intérieur, Katarina songea que cette rencontre inattendue du Pope fit naître en elle des sentiments profonds à l’égard du Pope, ce qui lui fit un peu peur.
« Il y a un an, nous partions pour la Chine Milan et moi, avec en poche les journaux de nos ancêtres et des espérances. Je suis parti de France la tristesse au cœur car mon au-revoir à mon père s’est fait dans la douleur. Aujourd’hui, je ne sais pas s’il est encore vivant ou non. Je sais que mon père, Alexandre, a été manipulé par la Déesse Artémis et qu’il a fait du mal, il a assassiné la mère de Milan, Vilma, il a tenté d’attenté à la vie de la Jeune Déesse Athéna et a faillit faire mordre la poussière au père de mon ami.
Artémis a aussi (et c’est dur de l’admettre pour moi, mon cœur se serre à l’avance d’écrire ses mots tant cette idée m’attriste.) fait disparaître Milan, mon meilleur ami et confident. Pourtant quelque par au fond de moi, une petite voix ne cesse de me chuchoter que Milan est perdu dans un endroit ,à crier qu’il est encore en vie mais que de là où il est, personne ne peut l’entendre.
Hideaki posa son stylo et relut les lignes qu’il venait d’écrire.
-Qu’est ce que tu fais ? Lui demanda une voix au-dessus de lui.
-J’écris un journal, comme nos ancêtres, je tiens à laisser une trace de notre aventure.
-Tu sais, je suis certaine que les Historiens du Sanctuaire se chargent de faire ce travail. Lui dit Kara en prenant place à coté de lui croisant ses jambes.
-Les Historiens du Sanctuaire ne savent pas tout, ils ne savent pas ce que j’ai ressenti quand Milan s’est jeté dans l’eau glacé de la cascade de Rozan, seulement attaché par une corde. Ils ne peuvent pas décrire ce que Milan et moi avons ressenti lorsque nous avons découvert le second journal dans le manteau de la cheminée, ils ne peuvent pas raconter les larmes de Milan à ce moment là. Ils ne sont pas capables d’exprimer l’horreur de cette scène que nous avons vécue dans le champ de roses sauvages lorsque cet homme s’est fait dévorer par ces fleurs (Kara frissonna à la remémoration de ce souvenir encore trop vivace). Ils leur aient impossible de narrer la douleur qu’à put ressentir Milan lors de la nouvelle de la mort de sa mère et le conflit dans lequel il était plongé.
Kara hocha la tête, elle comprenait très bien où voulait en venir son ami.
-J’ai besoins de l’écrire Kara, tu comprends ?
-Je comprends très bien Hidy. Lui dit-elle en caressant sa joue où venait de glisser une unique larme.
A ce moment là, Itsuya entra dans la villa précipitamment, ses yeux bleu-marines brillaient d’excitation et de joie. Hidy se leva de sa chaise, le cœur battant.
-Alors ? Demanda-t-il d’une voix fébrile.
Itsuya se tenait devant la porte d’entrée, les mains jointes devant sa poitrine.
-Oui. Fit-elle simplement ne pouvant retenir sa joie.
Kara regardait le couple, interloqué.
-Ca y est ??! Hidy tremblait de tous ces membres.
-Je suis enceinte !!!!! S’écria la jeune fille ivre de joie allant se jeter dans les bras de son compagnon.
Kara fit également éclater sa joie, tous les trois se mirent à rire et à s’exclamer bruyamment.
Alerté par le remue ménage, Tom sorti de la salle qui servait de bureau aux jeunes gens.
-On peut savoir ce qui vous arrivent ?
Kara alla le rejoindre.
-Itsuya est enceinte !
-Vraiment ? De combien de temps ?
-Un mois !!
Le soir même, les cinq jeunes gens firent la fête dans leur villa, Diane appris la nouvelle en début de soirée lorsqu’elle rentra de sa promenade quotidienne.
La nouvelle arriva très vite au Palais, Galec courait dans le couloir blanc immaculé qui menait à la salle du trône, il reprit son souffle devant la lourde porte où postaient des gardes et entra.
Il marcha très vite sur le tapis rouge.
-Aiolos !
-Que me vaut cette visite impromptue de mon Premier-Ministre ? Demanda Aiolos plongé dans la lecture d’un parchemin assez long.
-La jeune Itsuya est enceinte Aiolos !
Le Grand-Pope releva doucement son visage nu de tout masque du parchemin qu’il était en train de lire, son regard bleu se mit à pétiller.
-En es-tu sûre Galec ?
-Certain ! Je tiens la nouvelle du père lui-même !
-Hideaki ?
-Oui !
-Alors ça y est, ils arrivent, les chevaliers sacrés de bronze arrivent enfin…
-Itsuya est enceinte depuis un mois, l’enfant devrait naître début septembre.
-Alors il sera vierge, tout comme le chevalier Andromède…L’Histoire est en train de s’écrire Galec, les autres enfants ne devront pas tarder à arriver, il se peut que le Sanctuaire accueille de nouveaux venus dans les semaines à venir, il faut préparer leur arrivée Galec.
-Très bien.
Alors que le ventre d’Itsuya s’arrondissait, ce fut Kara qui tomba à son tour enceinte fin avril deux mille trois cent quatre vingt sept et ce sont des jumeaux qu’elle mettrait au monde au mois de décembre. Itsuya allait accoucher d’un garçon début septembre de cette même année.
Parallèlement, des bébés naissaient aux quatre coins du Sanctuaire. Les nourrisses du sanctuaire furent soudain débordées par cet arrivage de nourrissons.
Durant cette même année, Diane vécue des moments étranges qu’elle se garda de raconter à ses amis, car, ce qu’elle cachait dans son inconscient, ce qu’elle vivait durant ses promenades de fin de journée ne devait en aucun cas venir aux oreilles de quiconque.
La jeune fille, pourtant très heureuse de ce que vivaient ses amis, partait de plus en plus tard le soir, elle estimait vivre son histoire car elle voyait quelqu’un, la nuit, en catimini.
La jeune fille sortait de la villa sans un bruit et se rendait à la frontière du Sanctuaire la plus éloignée, là, se trouvait un chemin caché dans les broussailles, il fallait se baisser pour y accéder, les gardes postés en faction à cet endroit ne pouvaient la voir car de hauts oliviers se tenait entre elle et eux.
Diane devait presque ramper, les genoux pliés, le dos baissé, tout le long de ce chemin, une fois au bout, le chemin aboutissait sur un champ vierge, derrière elle, la frontière, passée en douce.
De là, elle pouvait voir, tout en haut de ce champ en pente, une vieille bergerie abandonnée, c’était là qu’elle se rendait régulièrement ces dernières semaines, là qu’elle rencontrait cette personne, là qu’elle passait une partie de la nuit avec lui.
Alors que ses amis dormaient paisiblement dans la villa, Itsuya dans les bras de Hidy, une main protectrice sur le ventre gonflé de sa belle, Kara blottit contre Tom, Diane tout à fait consciente qu’elle venait, comme chaque soir ces derniers temps, de franchir sans autorisation la frontière du Sanctuaire, entrepris de traverser le champ en pente pour se rendre dans la vieille bergerie abandonnée.
Son cœur battait à tout rompre à l’approche du moment où elle pourrait, une fois de plus, tenir ce corps contre elle, il était peut-être déjà là.
D’une main fébrile, comme à chaque fois dans cet instant, Diane prit une inspiration et ouvrit la porte en bois branlante de la petite bergerie. Il y faisait noir, ça sentait la paille, le vieux bois un peu pourris et la poussière, Diane y entra, l’odeur ne la gênait pas, elle avait prit l’habitude depuis le temps.
Elle ne voyait rien, son cœur bondissait dans sa poitrine.
-Tu es là ? Chuchota-t-elle.
Il y eut un bruit de paille que l’on remue puis un son aigu, comme une petite molette que l’on faisait tourner. Une lampe à huile s’alluma dans un coin de la bergerie, Diane tourna son regard vers cette lumière et son cœur chavira à la vue du visage qui apparut de cette lumière.
La jeune fille referma derrière elle et alla se blottir dans les bras du jeune homme, celui-ci serra la jeune Diane très fort contre lui.
-Oh…Milan…
Le jeune homme releva le menton de sa bien aimé et l’embrassa doucement, Diane alla enfouire ses mains dans la blondeur des cheveux mi-long du jeune slave.
-Viens…Lui dit-il ensuite de sa voix chaude et suave en la prenant par la main pour l’emmener vers l’endroit où brillait la lampe à huile.
Le couple s’allongea dans la paille, Diane dévorait Milan du regard, elle se noyait dans ses yeux bleus.
-Je n’ai pas arrêté de penser à toi toute la journée Milan.
Pour toute réponse il l’embrassa de nouveau sensuellement.
Nous étions fin mai deux mille trois cent quatre vingt sept, Itsuya était enceinte depuis cinq mois et Kara depuis un peu plus d’un mois et Diane voyait Milan en secret depuis le mois de janvier de la même année.
Cela avait commencé un soir d’hiver, Diane se trouvait sur le chemin du retour à la villa quand une étrange sensation s’empara d’elle, elle ressentit comme un appel, quelque chose qui lui demandait de venir à la frontière Nord du Sanctuaire. Ce soir là, elle n’en était pas loin de cette frontière, elle ne mit donc pas longtemps pour s’y rendre, elle avait jeté un regard à la grande horloge du Domaine, dix-huit heures passé de quelques minutes, ses amis n’allaient pas s’inquiéter de son absence, même Tom avait pris l’habitude qu’elle parte se promener longtemps après la nuit tomber, depuis sa conversation avec le chevalier d’or du Bélier, il avait beaucoup changé et faisait plus confiance à sa sœur.
Elle arriva donc à cette frontière, gardée par un seul soldat assis sur un rocher, une couverture le recouvrant et une tasse fumante à la main. Ne sachant que faire, emmitouflée dans son épais manteau, les mains gantées dans les poches, Diane attendit, regardant autour d’elle, elle se trouvait au-milieu de hauts oliviers qui la cachait du garde qu’elle voyait de dos. Puis ses yeux tombèrent sur l’entrée d’un chemin enfoui dans un méli-mélo de broussailles. La lune, pleine ce soir là, éclairait les alentours, discrètement, Diane se baissa et passa la tête à l’intérieur de cet étrange couloir végétal. Curieuse de nature, la jeune fille jeta un autre regard vers le soldat toujours assis sur son rocher à boire son thé fumant, puis elle pénétra sur ce petit chemin. Elle dût se plier en deux tout du long, sur plusieurs mètres, enfin de l’autre coté, elle ressortit, se redressa et se retourna, telle ne fut pas sa surprise de voir qu’elle venait de franchir la frontière du Domaine.
Devant elle, un champ immense, complètement vierge, éclairé par une lune pleine et blanche, Diane aperçut la petite bergerie au loin et une faible lumière se diffusait aux travers des planches de bois de cette maisonnette.
Elle s’y dirigea sans hésitation, ne se demanda même pas ce qui la poussait à faire cela, la curiosité était une raison, mais autre chose le lui disait.
Arrivée devant cette bergerie, la porte s’ouvrit et Diane ouvrit de grands yeux abasourdis puis s’évanouie. Lorsqu’elle repris connaissance, ce fut le visage de Milan qui l’accueillit, dans les premières secondes, ni l’un ni l’autre ne dit mots, se regardant, s’observant. Diane dut se faire violence pour ne pas crier son bonheur. Milan lui souriait. Il était là, le même, son visage d’ange, ses cheveux blonds mi-longs, ses magnifiques yeux bleus-clairs.
En cet instant, un déluge de questions assaillit la jeune fille, mais Milan lui mit un doigt sur la bouche.
-Ne dis rien mon amour.
Puis l’embrassa.
Incapable de penser à quoi que ce soit d’autre, Diane se laissa glisser dans son bonheur, même si c’était un rêve et qu’il allait prendre fin au levé du jour, elle voulait vivre pleinement ce moment. Ils s’aimèrent dans la paille de cette bergerie, ce fut une première nuit d’une longue série. Le froid pinçant de cette nuit glaciale ne sut pas éteindre la fièvre de leur corps.
Diane voulut crier le retour de Milan, mais celui-ci lui fit promettre de ne le dire à personne pour le moment, il tût les raisons pour lesquelles il ne voulait pas se montrer maintenant mais il lui promis à son tour qu’il reviendrait vers ses amis un jour. Diane respecta leurs promesses. Au milieu de cette première nuit, lorsqu’elle dut le quitter (difficilement), Milan la regarda retourner au Domaine Sacré, quand elle disparut au milieu des broussailles, derrière la porte entrebaîllée de la bergerie, les yeux bleus de Milan brillèrent d’un éclat malsain et dans son dos se dessinèrent deux ailes blanches immaculées et une aura blanchâtre entoura le jeune homme.
-Comment as-tu put…
Yserdia émit un rire de gorge contenu.
-Il y a toujours eu une brebis galeuse dans les rangs de la chevalerie d’Athéna, cette génération là n’échappera pas à la règle. Fit le jeune androgyne d’une voix cassante.
-Tu payeras pour ce que tu lui as fait !
-Ah oui ? Et comment comptes-tu t’y prendre ? En revenant au devant de la scène ? Ton temps est terminé Milan, ton âme est faible, je suis ta vraie nature Milan et rien ne pourra changer cet état de faite !
Et ce fut dans un éclat de lumière blanche qu’Yserdia disparut de la petite bergerie.
C’est alors de cette manière que Diane se rendit à la petite bergerie abandonnée tous les soirs afin de ce blottir dans les bras d’un Milan qu’elle croyait encore en vie. Certains soirs, Milan n’était pas là et Diane trouvait un mot sur la paille expliquant les raisons de son absence. Yserdia faisait disparaître Milan plusieurs jours durant certaines fois, l’Ange dosait l’attente de la jeune fille, exacerbait son amour pour le jeune slave, quand Yserdia voyait que la jeune fille s’apprêtait à lâcher le morceau, il faisait revenir Milan par surprise et la jeune fille se laissait aller dans ses bras oubliant ses craintes.
En cette nuit de mai, Diane, dans les bras de son amour, repensait à ces dernières semaines passées en la compagnie de Milan et chaque jour la jeune fille se mordait les lèvres pour ne pas annoncer la nouvelle à Hidy que son ami était en vie.
-Après cette nuit je vais repartir Diane. Lui dit Milan d’une voix presque éteinte.
-Comment ? ! Elle se redressa pour le regarder dans les yeux.
-Je dois repartir.
-Mais pourquoi ? Tu m’avais dit…Tu m’avais promis de revenir vers nous ! Je n’en ai parlé à personne Milan, je te le jure !
-Ce n’est pas cela le problème ma chérie. Artémis me court après, elle en veut à ma famille.
-Alors viens au Sanctuaire, le Pope te protègera.
-Ce n’est pas aussi simple ma belle, je suis maudit, je suis touché par un sceau qui risque de faire de moi un paria si je vais au Sanctuaire.
-Pourquoi dis-tu cela ? Tu sais bien que c’est faux Milan.
-Je te demanderais de ne plus chercher à me revoir après cette nuit, d’accord ?
-Que vas-tu faire ?
-Partir, courir le monde.
Diane sentie les larmes lui venir, un sanglot restait coincé dans sa gorge.
-Je t’aime Milan. Lui dit-elle dans un élan d’amour sans fin blottissant son corps nu contre le sien.
-Je le sais ma douce Diane.
Une dernière fois, il lui fit l’amour jusqu’au petit matin.
La séparation fut bien plus difficile que les autres fois et Diane savait qu’elle aurait beaucoup de mal à ne pas revenir ici pour espérer le revoir mais elle réitéra quand même la promesse de ne dire à personne qu’il était encore vivant.
La regardant s’éloigner pour la dernière fois, Yserdia se dit comme il était facile d’arriver à ses fins par l’amour.
En ce début d’année deux mille trois cent quatre vingt sept, Tom n’avait jamais vu sa sœur aussi épanouie et heureuse et puis du jour au lendemain, son sourire s’effaça et elle redevint triste, surprenant quelques fois une larme au coin d’un œil. Bien sûre, il s’enquit de son état et la jeune fille lui raconta simplement qu’elle venait de connaître sa première déception amoureuse, rien de bien grave en sommes.
Ce qui était plus grave par contre, c’est lorsque Diane leur annonça, trois mois plus tard qu’elle était enceinte. Ses amis restèrent là, sans rien dire, Tom, les deux bras ballants, regardait sa sœur.
-Enceinte ? Répéta Itsuya qui se tenait les reins.
-De combien de temps ? Lui demanda Hidy.
-Trois mois.
-C’est qui le père ? Kara avait posé cette question alors que Tom s’apprêtait à le faire.
-Euh et bien…Diane savait très bien qui était le père, mais elle avait fait une promesse.
-C’est ce mec qui t’a laissé tombée au mois d’avril ? S’exclama un Tom pas loin de l’énervement. Si c’est ce mec qui t’a mise enceinte et qui t’a laissée tombée à cause de ça, il va passer un mauvais quart d’heure !
-Attend Tom ! Il est parti et il ne sait pas que je suis enceinte.
-Ma pauvre chérie. Lui dit Kara qui vain la prendre dans ses bras.
-Ca va aller, ne vous inquiétez pas.
Intérieurement, Diane jubilait. Elle était enceinte de Milan, son grand amour. Elle portait son enfant et cela, rien ne pourrait l’altérer.
En début de cette même année, ce fut quatre apprentis chevaliers d’or qui partirent gagner leur armure : David du Verseau, Irénée des Poissons, Juan du Taureau ainsi que Dédalos des Gémeaux. Tous les quatre revinrent victorieux. Fin juin deux mille trois cent quatre-vingt sept, c’était alors huit chevaliers d’or près à défendre le Sanctuaire et le chemin qui menait au Palais du Pope.
La petite Opalline avait un an et trois mois et s’épanouissait comme une fleur au printemps, ses yeux verts pétillaient de vie et d’intelligence, elle jouait avec ses nourrisses, se tenait déjà debout et adorait se glisser dans les plis de la toge blanche du Grand-Pope lorsqu’il venait la voir.
La nursery du Palais se remplissait chaque jour de nouveaux bambins trouvés aux quatre coins du Domaine, aucune explication n’était donnée à cet étrange événement, même Aiolos séchait sur la question, il lui semblait seulement que certains Dieux étaient de leur coté, que parmi eux, Athéna n’était pas la seule à aimer cette Terre.
La nouvelle que Diane était enceinte d’un père inconnu parvint aux oreilles du Pope.
-Tu signifie qu’elle ne veut pas le dire ?
-Oui, Diane cache volontairement l’identité du père. S’exclama Galec.
Le regard du Pope s’assombris d’inquiétude, debout devant son trône, il commença à faire les cent pas. Galec l’observa faire, apparemment, son ami n’aimait pas du tout cette nouvelle.
-Ca n’a pas l’air de te réjouir plus que cela ? Glissa Galec avec précaution.
Aiolos cessa son va et vient et stationna devant son trône, une main posée sur un des accoudoirs, le visage profondément plongé dans ses pensées.
-Tu sais qu’il est primordial pour moi que le Sanctuaire vive dans un total respect de la vérité, de discernement. Diane refuse de donner l’identité du père de cet enfant, elle nous cache donc quelque chose.
-Aiolos, excuse-moi, je suis ton ami, mais tu me parle de respect de la vérité alors que tu cache toi-même ton identité aux chevaliers et aux habitants de ce Domaine.
-Tu as tout à fait raison Galec et c’est une chose que j’avais l’intention de rétablir prochainement…Mais ici, c’est de ce bébé que nous parlons, je ne peux hélas pas exclure que cet enfant ne soit pas naturel.
Galec ouvrit de grands yeux.
-Que veux-tu dire ?
-Le faite que Diane cache l’identité du père ne présage rien de bon, son enfant peu naître avec une âme souillée. J’extrapole peut-être la situation, mais je me méfie énormément d’Artémis et je sais qu’elle est capable d’inventer des subterfuges très ingénieux pour arriver à entrer au Sanctuaire. Rappel-toi ce que je t’ai dit à propos du prénom de la jeune Diane.
-Je comprends.
Aiolos resta un long moment silencieux, les yeux dans le vague.
Galec regardait son profile, le Premier-Ministre comprit que la naissance d’un tel enfant dans l’enceinte même du Sanctuaire serait terriblement dangereuse pour leur sécurité et celle de la jeune Athéna.
-Galec ! Aiolos se tourna directement vers son Premier-Ministre. Tente de savoir qui est le père, mène une enquête !
-Bien !
-Mais discrètement !
-Fais-moi confiance.
Galec salua son ami est sorti de la salle du trône.
Mener une enquête ?
Pour Galec, les propos du Grand-Pope étaient clairement compréhensibles : l’enfant de Diane ne devait en aucun cas venir au monde et le Premier-Ministre allait accomplir cette mission rapidement.
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