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A L'Aube d'une Guerre
[Histoire Terminée] | Auteur: hecate333 | Vue: 894 |
| [Publiée le: 2007-12-08] [Mise à Jour: 2008-08-02] | ||
| 13+ | Heroic Fantasy/Action-Aventure | Commentaires: 7 |
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Description: Cette histoire se passe avant la bataille d’Asgard. Albérich a été banni du Royaume par Hilda de Polaris. Phoebus est devenu son maître, il est à la recherche de son jumeau et va intriguer pour le retour en grâce d’Albérich… | ||
| Crédits: Les personnages de Saint Seiya sont la propriété de Masami Kurumada et de Toei Animation. Par contre, les autres personnages sont ma propriété. |
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Le chemin de la destinée[3833 mots] |
Publié le: 2008-08-02 | |
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Chapitre 13 – Le chemin de la destinée
Siegfried avançait dans le long couloir du palais d’un pas lent et assuré, il cheminait doucement vers ses appartements lorsque Syd se lança à sa poursuite et ne tarda pas à le rattraper.
« Siegfried, Siegfried, attends moi ! » Interpella le jeune guerrier.
Siegfried se retourna spontanément lorsque il reconnut la voie de son ami.
« Hum ! Syd ? » Demanda le guerrier d’Alpha surpris.
« J’ai des nouvelles fort intéressantes… » Annonça Syd en tout en reprenant sa respiration.
Siegfried le toisa d’un regard qui signifiait de se taire et arriva devant la porte. Il fit signe à Syd d’entrer. Ils pénétrèrent dans la chambre et s’installèrent sur un fauteuil en face de la cheminée. Siegfried se dirigea vers l’âtre et se réchauffa les mains. Puis il vint s’asseoir à côté de son ami.
« Qu’avais-tu à m’apprendre de si important Syd ? » S’intéressa Siegfried.
« Siegfried, je peux t’affirmer que Phoebus et Albérich ne sont pas cousin ! » Affirma Syd.
« J’étais persuadé qu’il s’agissait d’un imposteur ! » S’exclama Siegfried.
« J’ai fait faire des recherches sur les registres de naissances du royaume et aucune trace d’un dénommée Phoebus né un 12 Septembre. » Reprit Syd.
« Très bien… Garde ceci pour toi pour l’instant, j’utiliserai cette information en temps utile ! » Décida Siegfried qui voyait enfin la fin de ses ennuis et le moyen de regagner le cœur d’Hilda de Polaris.
***
De leur côté, Borée, Zéphire et Nérée s’installèrent dans le palais d’Hilda de Polaris. Morgane avait fait la connaissance du cercle d’amis qui s’agrandissait progressivement. Une chambre dans le palais réservé aux invités de marque lui avait été attribuée. Elle s’y installa confortablement. Le froid qui contrastait avec la température clémente de la Grèce la transperçait et la gelait jusqu’aux os. Elle avait du mal à se réchauffer. Aussi, elle décida de rajouter une bûche dans la cheminée. Elle observa le feu qui crépitait et s’empara d’une longue pique pour agencer le bois. Puis, elle se cala confortablement dans un large fauteuil face à une petite table. Ses pensées la ramenaient vers son frère qu’elle recherchait activement. Mais, ce n’était pas sur les terres gelées d’Asgard qu’elle retrouverait sa trace. Son intuition l’avait menée vers ce royaume reculé de tout où le froid régnait en maître. Elle avait prétexté être une envoyée du sanctuaire pour justifier sa présence. Mais, lorsque elle y réfléchissait tout ceci ne rimait à rien. Pourquoi était-elle venue se perdre ici ? Elle prit la petite statuette en marbre blanc qui ne la quittait jamais et la contempla longuement. Elle représentait une divinité tricéphale.
« Ah Hécate, livres moi tes intentions, je suis perdue ! » Chuchota Morgane.
Pour se changer les idées, elle attrapa son jeu de tarots. Elle se leva et tira les rideaux pour se retrouver dans l’obscurité. Elle battit le jeu et elle choisit plusieurs cartes qu’elle posa devant elle. Elle ferma les yeux pour se concentrer silencieusement et en retourna sept. Elle rouvrit les yeux et commença à lire le message des arcanes.
« Cela ne présage rien de bon… Ce n’est pas possible j’ai du me tromper, je vais recommencer mon tirage ! » S’exclama-t-elle.
Mais Morgane n’en fit rien car quelqu’un toqua à sa porte. Morgane surprise sursauta et finalement alla ouvrir. Sélène et Frigg se tenaient dans l’embrasure et toisaient la belle jeune femme avec suspicion. Morgane était vêtue d’une robe de couleur sombre aux larges manches et au décolleté plus que provocant, sa longue chevelure noire au reflet bleuté lui tombait jusqu’au bas du dos et un large collier ornait son cou.
« Que puis-je pour vous ? » S’inquiéta-t-elle.
« Désolé de te déranger… Mais tu es invité a boire le thé avec la princesse Freya » Entrepris Frigg.
« Tu faisais quoi dans la pénombre ? » Se risqua Sélène.
« Je tirais les cartes pour lire l’avenir ! » Enchaîna Morgane sans détour.
Sélène écarquilla les yeux, elle entra dans la pièce et remarqua les cartes sur la table avec la petite statuette. Puis, elle s’approcha de Morgane et lui prit vigoureusement le bras.
« Quoi ? Evite de faire ça dans le palais… Il vaut mieux que l’on ne connaisse pas des dons… Si toutefois tu en as ! Je n’imagine même pas les conséquences si l’un des guerriers divins t’avaient surprise ! Avec en plus cette statuette d’Hécate ! » Gronda Sélène en désignant l’objet.
« Mais pourquoi ? Je ne fais rien de mal… Et puis, les cartes m’envoient des messages que je décrypte depuis que je suis toute petite ! Et Hécate m’a toujours protégée ! » Reprit Morgane qui ne comprenait pas la réaction exagérée de Sélène.
« Pour ta sécurité et surtout la notre, tu n’as aucun don ! Tu n’es qu’une émissaire envoyée par le Sanctuaire pour rapporter que des conflits internes sont à l’origine d’une guerre qui a fait de nombreuses victimes parmi les chevaliers d’or ! Au moins Hilda en sait, au mieux elle se prote ! Et surtout, surtout, tu ne prononces pas le nom de la déesse, Compris ? »
« Comme tu voudras ! » Se résigna Morgane.
« A présent suis nous, nous sommes conviés à prendre le thé avec la princesse Freya ! » Répliqua Frigg.
« Au fait que disais les cartes ? » Aborda Sélène plus calmement.
« Q’une seconde bataille effroyable va avoir lieu, à cause d’un anneau… Mais c’est improbable, j’ai du oublier quelque chose quelque part, … » Se reprit Morgane.
Les trois femmes arrivèrent dans une vaste salle et s’installèrent dans l’immense salon en compagnie de la princesse Freya qui restait silencieuse. Elle n’était pas enjouée comme d’habitude et son visage était fermé. Freya avait un mauvais pressentiment, comme si quelque chose de terrible allait se produire sans qu’elle ne puisse rien faire pour l’empêcher. Les domestiques débutèrent le service mais Freya restait absente.
« Quelque chose ne va pas votre altesse ? » Demanda Morgane qui avait remarqué le regard perdu de la jeune fille en reposant sa tasse de thé sur la grande table.
« Je me demande ce que fait Hilda en ce moment ? Ca commence à devenir inquiétant, elle n’est toujours pas rentrée ! » Lâcha Freya qui se sentait en confiance avec la jeune femme.
« Ne vous inquiétez pas, je suis sûre qu’elle va revenir ! » Tenta de la rassurer Morgane.
« Et puis… Elle est toujours revenue que je sache ! » Clama Frigg dont les élucubrations de Freya commençait à l’agacer.
« Une seconde nuit sous cette température et elle finira congeler… Elle n’est pas stupide, croyez moi ! » Renchérit Sélène.
La princesse Freya se dérida sous la remarque ironique de Sélène et esquissa un sourire de réconfort.
« Oui vous avez raison de me reprendre, je me fais trop de soucis pour Hilda, ce n’est pas la première fois qu’elle s’absente ! »
***
Ce matin là, Albérich qui n’avait pas renoncé à ses projets se rendit dans la bibliothèque. Les questions affluaient dans son esprit, il lui fallait des réponses précises. Il tira le rideau pour regarder le paysage triste par la grande ouverture qui donnait sur la cour. Phoebus entra dans la salle et trouva Albérich perdu dans ses pensées le visage collé contre la vitre froide.
« Albérich ! » Appela Phoebus.
« Maître ? C’est vous… Je ne vous avais pas entendu entrer ! » Précisa Albérich en se retournant machinalement vers lui.
« Tu as l’air bien soucieux ! » Remarqua Phoebus.
« Maître je peux vous poser une question ? » S’enquit Albérich.
« Cela fait deux questions, Albérich ! Que veux-tu savoir ? » S’étonna Phoebus.
« Mon père ? J’aimerai que vous me parliez de ce héros si loyal et si brave car vous éludez toujours le sujet ! » Insista Albérich.
« Ton père ? Ah oui je vois ?... » Phoebus blêmit un instant et se reprit « Albérich, il est peut-être temps que tu connaisses la vérité sur les véritables motivations de ton père, mon maître ! Pour qui j’ai toujours eu le plus grand respect ! »
« Qu’est ce que je dois savoir ? Parlez je vous en prie, j’en ai assez que tout le monde me cache la vérité, je sais que quelque chose cloche dans le récit que l’on m’a rapporté sur lui ! » Remarqua Albérich.
« Et bien, en effet, je crois que le moment est venu pour toi de savoir ! » Phoebus se perdit un instant dans ses souvenirs.
« De savoir quoi ? » Renchérit Albérich.
« Ton père et moi avions pour projet de renverser le pouvoir en place en s’octroyant les pouvoirs du Dieu Loki ! » Renseigna Phoebus.
« Quoi ? Loki ? Que m’apprenez vous là, Maître ? » Reprit Albérich.
« La stricte vérité ! Pour faire court, Ton père et moi, son jeune élève, nous avons rendu sa liberté à ce dieu maléfique. »
« Mais c’est impossible ! » Articula Albérich tant sa stupéfaction était grande.
Alors Phoebus commença à lui raconter.
« Nous nous avons trouvés un passage vers Helheim et sommes arrivés à la prison aux trois rochers. Le corps de Loki y était enchaîné et retenu par un sceau vieux de cent cinquante ans. Il nous a été difficile d’approcher à cause du gigantesque serpent qui le gardait. Nous avons combattu et finalement vaincu le reptile qui protégeait le sceau. Nous avons détaché le corps de Loki, en brisant le sceau nous avons laissé s’échapper son âme qui a regagnée son corps des temps mythologiques. Il n’a pas tardé à reconstituer son armée de ténèbres. Ils sont ensuite tous repartis pour Asgard. Son intention était simple, s’emparer de la terre. Mais pour cela, il lui fallait venir à bout du souverain d’Asgard, grand prêtre d’Odin et de tous les anciens guerriers divins qui se dressaient sur sa route… »
« Et après que c’est-il passé ! » S’intéressa Albérich qui écoutait religieusement l’histoire de Phoebus.
« Les choses ne se sont pas déroulées exactement comme prévu, nos projets ont été découverts par l’un des guerriers divins, le père de Siegfried, plus exactement. Ton père a réussi à l’éliminer en le touchant avec l’épée flamboyante au seul endroit où le sang du dragon Fafner ne l’avait pas recouvert, son seul point vulnérable, le coeur. Pendant ce temps, Loki et le grand prêtre d’Odin se sont livrés un combat sans merci. Le grand prêtre savait sciemment qu’il n’en sortirait pas vainqueur. Ton père a tenté de tirer parti de la situation en attaquant le grand prêtre avec la technique empruntée au dieu Loki lui-même, le cercueil d’Améthyste. Mais, il a échoué et il a été tué. Le représentant d’Odin était sérieusement affaibli par son combat contre ton père. Mais, avant de mourir, dans un dernier souffle de vie, le grand prêtre a réussit à renfermer l’âme de Loki dans une urne avant de la renvoyer à Helheim pour 150 ans. Je me suis débrouillé pour raconter que ton père était un héros, pour ne pas que sa mémoire puisse être salie et je suis repartie pour la Grèce au Sanctuaire d’Athéna ! » Relata Phoebus.
Albérich venait de comprendre bien des choses. Il resta muet et ne posa plus de questions. Il se referma sur lui-même, comme dans les moments difficiles. Phoebus n’essaya pas de lui parler ou de le consoler, il préféra le laisser seul.
Alors, Albérich sortit du palais et marcha droit devant lui, il longea la côte, le vent soufflait et la mer était agitée. Il se mit à réfléchir, ses pensées étaient tournées vers son père et de comment mettre ses plans à exécution, la rage lu rongeait le cœur, le rongeait tout entier. Il réussirait là où tous les Albérich avaient échoué et il serait le maître incontesté d’Asgard. Il marchait, égaré dans les méandre de son esprit torturé quant il perçut une aura peu singulière. Ce cosmos incommensurable n’avait rien de pacifique, il dépassait de très loin tout ce qu’il avait pu ressentir. Une formidable rafale d’énergie se déplaça sur la mer entre les blocs de glaces à vive allure. Le phénomène était extraordinaire au point que le ciel et la mer s’étaient colorés d’une lumière vive tirant presque sur le rose. Intrigué par cette manifestation, il s’approcha davantage, il s’engagea dans les roches lorsque il s’arrêta net. Albérich avait reconnu la voie d’Hilda de Polaris. Elle conversait avec un interlocuteur invisible, la voie provenait de la mer. Cette voie l’invitait à prendre le contrôle du Sanctuaire affaibli par les conflits internes. Albérich se disait que sa souveraine courait un grave danger. Il allait s’approcher et manifester sa présence, lorsque il hésita, réfléchit et se fit violence pour finalement rester dissimulé derrière les abords de la falaise. Il continua à écouter la Princesse Hilda qui se refusait à mener son peuple vers la guerre et souhaitée maintenir la paix. La mer rugit de nouveau et Hilda se trouva projetée dans les airs, des flots s’abattirent sur la malheureuse. Hilda de Polaris fut rejetée par la mer pour se retrouver sur l’autel où elle était venue prier. Albérich ne bougea pas, pétrifié, il la crut morte un instant… Mais, d’un rapide coup d’œil il s’aperçut qu’Hilda commençait à bouger. Elle se releva lentement, porta sa main à sa bouche pour tousser et évacuer l’eau qu’elle avait involontairement ingurgitée. Albérich remarqua qu’à son doigt brillait l’anneau des Nibelungen. Hilda perdit de nouveau connaissance. Alors, Albérich en profita pour sortir de sa cachette et porter enfin secours à sa princesse.
Albérich rentra au palais et déposa la Princesse Hilda encore trempée dans sa chambre sur le grand lit. Il resta quelques minutes à son chevet comme rongé par l’inquiétude, il était allé trop loin… Mais c’était trop tard, Hilda reprit doucement connaissance et se tourna vers Albérich. Une lueur de haine et de folie habitait ce regard jadis si serein.
« Tout va bien votre majesté ? » S’inquiéta le guerrier divin agenouillé au pied du lit.
« Ca te regarde comment je vais ! J’ai… Je ne me souviens de rien… » Indiqua Hilda en portant sa main à son front pour signifier qu’un mal de tête l’incommodait. Albérich ne bougea pas et resta agenouillé. L’anneau avait subitement modifié sa personnalité. Hilda sauta du lit comme une furie sans lâcher des yeux le guerrier divin.
« Ordonne que l’on réunisse tous les guerriers divins dans la grande salle du conseil pour cet après-midi car j’ai une grande nouvelle à annoncer ! » Commanda Hilda surexcitée.
Sans en attendre davantage, Albérich sortit de la salle et enjoignit que l’on recherche tous les autres guerriers pour une réunion imminente dans la salle du grand conseil.
***
Pendant ce temps, Hilda entra silencieusement dans la salle du trône, comme si s’était la première fois qu’elle investissait ce lieu. Elle observa le décor avec ses vastes colonnes, les torches qui éclairaient la salle et qui se reflétaient sur les dalles au sol. Elle avait revêtue une armure de couleur sombre avec une longue jupe rouge et un casque représentant des ailes de corbeaux. Elle s’assit majestueusement sur le trône lorsque Freya prévenue de son arrivée se précipita pour se rendre compte de l’état de santé de sa sœur.
« Hilda, Hilda… On m’a dit que tu étais revenue, tout va bien ? » S’enquit Freya surexcitée en se dirigeant vers son aîné.
« Arrête de crier comme ça Freya ! J’ai mal à la tête ! » Lâcha Hilda pour toute réponse.
Face à la froideur de sa sœur, la princesse Freya décida de stopper sa course et de ne pas monter les dernières marches. Mais elle voulait des explications sur sa récente disparition.
« Il parait qu’Albérich t’a ramené au palais alors que tu étais évanouie ? » Demanda Freya.
« Et alors ! Tu vois bien que ça va ! » La rabroua Hilda de Polaris.
« Oui… J’en suis heureuse, je m’inquiétais…. » Repris Freya surprise de la réaction inattendue de sa sœur.
Puis Freya remarqua un anneau étrange au doigt d’Hilda. Il semblait scintillait comme de l’or.
« C’est quoi cet anneau que tu portes à ton doigt ? » Demanda Freya
Hilda regarda sa main avec un sourire satisfait « Il me va bien ? N’est-ce pas ? »
« Je croyais que tu n’aimais pas ce genre d’ornement ? » S’intrigua Freya
« Il faut croire que j’ai changé ! » Indiqua Hilda avant de se mettre à rire.
***
Albérich poursuivit sa mission lorsque il aperçut Sélène. Son cœur se mit à battre, il arrêta sa course et avança lentement vers elle. La jeune femme regardait par la fenêtre du couloir, le regard dans le vague. Lorsque, elle reconnut les pas d’Albérich qui se dirigeait vers elle, elle se retourna lentement vers le jeune homme et se mit à sourire.
« Sélène ! C’est Hilda… Elle porte l’anneau… » Murmura Albérich.
« Je sais ! Morgane l’a lu dans les cartes et j’ai rêvé d’une bataille effroyable où vous allez tous mourir ! » Annonça sélène froidement.
Albérich s’approcha de la jeune femme, il enserra sa taille et déposa un baiser sur ses lèvres sensuelles.
« Je t’aime ! Mais rien ne m’empêchera d’accomplir ma destinée ! » Se contenta-t-il d’avouer.
Mais Sélène retint sa main et sortit de l’autre une petite fiole qui contenait un liquide verdâtre qu’elle tendit à son fiancé.
« Tiens ! C’est un acide puissant, il peut aveugler ton ennemi… Il te sera utile ! » Indiqua Sélène.
Albérich s’éloigna dans le couloir et dissimula la petite bouteille, il se dépêcha de réunir tout le monde dans la grande salle du conseil. Tous les guerriers divins prirent place comme Albérich l’avait suggéré et s’installèrent en hâte autour d’une vaste table de bois rectangulaire. Freya hésitante et intriguée prit place à son tour. Puis, Hilda fit irruption dans la pièce. Elle s’installa à la place d’honneur et s’apprêta à présider.
« Messieurs, j’ai une grande nouvelle… On va quitter d’Asgard pour des terres plus clémentes ! » Annonça Hilda de Polaris. Puis, sans explication, elle lâcha un rire cynique qui retentit dans toute la pièce.
« Mais… Hilda ! Tu es devenue folle ! On ne va pas rentrer en guerre contre le Sanctuaire ! Tu as toujours prôné la paix… Tu… » S’insurgea Freya pour la première fois de va vie.
« Je ne permets à personne de discuter mes décisions ! » La coupa sèchement Hilda de Polaris.
« Je m’en vais de ce pas réveiller les armures divines et ceux qui ne m’obéiront pas le payeront de leur vie ! J’espère que c’est très clair pour tout le monde ? » Tonna la nouvelle Hilda qui ne supportait pas la moindre contradiction.
Après ce bref entretien, Albérich prit rapidement congé et se dirigea en hâte vers les appartements de son maître Phoebus. Sans même prendre le temps de frapper, le guerrier de Delta entra dans la pièce.
« Alberich ! Que t’arrives-t-il ? » S’étonna Phoebus
« C’est la princesse Hilda, je l’ai ramené à sa chambre… »
« Et alors, elle est souffrante ? » S’inquiéta Phoebus.
« Mieux que ça, elle porte l’anneau des Nibelungen à son doigt et elle a émit le souhait de réveiller les armures divines, d’ailleurs tous les guerriers divins sont sur le pied de guerre ! »
Annonça Albérich.
« Alors, le destin est en marche ! » Précisa Phoebus.
« Maître… Juste une chose ! » Emit Albérich
« Oui je t’écoute ! » Invita Phoebus.
« Si je devais ne pas m’en sortir… Enfin c’est une hypothèse car je compte bien sortir vainqueur de cette bataille et prendre enfin le pouvoir à Asgard ! Enfin si les choses tournaient… disons mal… Vous prendriez soins de ma mère ? » Requit Albérich.
« Tu peux partir sans crainte Albérich je veillerai sur elle ! » Rassura Phoebus.
Puis, Albérich aperçut sa souveraine se diriger vers lui. Grande, imposante et implacable.
« Albérich ! Tu traînes, dépêche toi ! Je ne le répéterai pas ! » Avertit Hilda de Polaris.
Albérich s’éloigna sans demander son reste. Alors, Hilda enfin seule, prit la direction de la chambre de Phoebus qui s’était agenouillé à la venue de la prêtresse d’Odin. Elle lui fit signe de se relever et caressa sa longue chevelure dorée. Phoebus ne bougea pas, observant scrupuleusement les gestes d’Hilda qui se voulaient de plus en plus aventureux. Puis elle lui releva le menton et plongea ses pupilles violettes dans ses yeux verts.
« Toi ! Mon mignon tu restes ici jusqu’à mon retour et interdiction de te battre ! Tu me seras beaucoup plus utile dans ma couche ! » Ironisa Hilda avant de le plaquer contre le mur et de poser rageusement ses lèvres sur les siennes. Elle l’embrassa en forçant le passage vers sa langue. Puis, elle le repoussa comme une vulgaire marchandise.
« La domination du monde m’attends ! » Lâcha-t-elle dans un sourire étrange.
Phoebus regarda Hilda s’éloigner. Il resta interdit sur place, il ne reconnaissait plus celle qui ne lui avait jamais été indifférente et pour qui son cœur avait battu, bien malgré lui. Phoebus, jeune roturier ambitieux et opportuniste n’avait pas hésiter à mentir, jouer la comédie et évincé son rival Siegfried à l’aide de nombreux mensonges et duperies. Mais, aujourd’hui, tous ses efforts ne servaient à rien, Hilda était devenue agressive et l’avait traité comme un simple objet. Il se laissa glisser le long du mur, lentement, jamais, il ne s’était sentit aussi humilié.
« Tu peux bien la tuer Albérich ! Pensa-t-il, le sort de cette inconnue m’indiffère ! »
***
La bataille ne laissa aucun guerrier divin en vie et se fut une victoire au goût amer pour les chevaliers d’Athéna. Le froid était retombé sur les terres d’Asgard. Plus aucun bruit, le pays était comme endormi pour porter le deuil des héros d’Asgard en route vers le Walhalla. Les chevaliers d’Athéna étaient partis libérer leur princesse prisonnière de Poséidon. Hilda et Freya leur avaient montré le passage. Hilda épuisée par tant d’épreuve, rentra dans le palais, renvoya toute le monde y compris Freya pour rester seule. Elle monta les quelques marches qui l’éloignaient de son trône et se laissa tomber lourdement. Elle s’en voulait tellement… Elle prit son visage dans ses mains et ses larmes se mirent à couler silencieusement.
La nouvelle était finalement tombée, Albérich était mort, ainsi que tous les autres guerriers divins ! Phoebus avait échoué dans la promesse qu’il avait fait à son maître. Il avait échoué si lamentablement que son élève était mort, il n’y avait plus aucun espoir…
Lorsque Sélène apprit la nouvelle, elle courut vers le lieu où Albérich avait livré son dernier combat. Elle découvrit l’adolescent recouvert par la neige. Elle s’approcha de son corps positionné sur le ventre et dégagea la neige de sa main. Elle retourna le corps complètement gelé. Elle rapprocha son visage et posa ses lèvres sur celles inanimées de son fiancé pour un dernier adieu. Ses larmes coulèrent doucement et elle regarda vers le ciel gris et lourd. Une lueur de rage remplaça ses larmes.
« Je te vengerai Albérich ! Je te le jure ! Je retrouverai ce Shiryu chevalier du Dragon et le tuerai de mes propres mains ! »
FIN
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