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Saint Seiya (Les Chevaliers du Zodiaque)



A L'Aube d'une Guerre
[Histoire Terminée]
Auteur: hecate333 Vue: 895
[Publiée le: 2007-12-08]    [Mise à Jour: 2008-08-02]
13+ Heroic Fantasy/Action-AventureCommentaires: 7
Description:
Cette histoire se passe avant la bataille d’Asgard. Albérich a été banni du Royaume par Hilda de Polaris. Phoebus est devenu son maître, il est à la recherche de son jumeau et va intriguer pour le retour en grâce d’Albérich…
Crédits:
Les personnages de Saint Seiya sont la propriété de Masami Kurumada et de Toei Animation. Par contre, les autres personnages sont ma propriété.

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Commenter: Aux confins du monde

Aux confins du monde

[3596 mots]
Publié le: 2008-07-19Format imprimable  
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Chapitre 11 – Aux confins du monde

 

En ce beau milieu d’après-midi, Albérich, Phoebus et Sélène étudiaient studieusement dans la bibliothèque du palais d’Asgard. Ils étaient à la recherche de la moindre information sur le bijou que Sélène avait vu en songe, l’anneau des Nibelungen. Ils se sentaient légers et cette douce liberté leur donnaient l’arrogance d’aller encore plus loin dans leur forfaiture, sans le moindre remord. Effectivement, les efforts de Siegfried pour faire exploser la vérité avaient étaient vains. Les deux brigands avaient emportés leurs aveux dans la tombe. Albérich, Phoebus et Sélène n’avaient plus rien à craindre, leur secret ne risquait pas d’être dévoilé. Le feu qui crépitait dans la cheminée réchauffait à peine la grande pièce dans laquelle ils se trouvaient, l’air de cette fin d’hiver était froid et sec, le temps s’était rapidement écoulé. La vaste pièce largement éclairée de torches aux murs abritait une immense étendue de livres disposés sur plusieurs niveaux. Une échelle laissée contre le meuble permettait d’accéder à la rangée la plus haute. Plusieurs tables rectangulaires en bois massif avec ses fauteuils accueillaient les visiteurs. Des larges fenêtres donnant sur l’extérieur d’où l’on pouvait apercevoir la grisaille qui dominait le paysage. Mais, les trois comparses ne s’en souciaient point, trop occupés à feuilleter des ouvrages volumineux sur la légende de l’anneau et sur l’endroit où le trouver. Puis, Albérich rompit le silence et tira ses camarades de leur concentration.

 

« Vous ne devinerez jamais ce j’ai découvert sur cet anneau ? » Annonça le jeune guerrier divin dont les yeux brillaient de stupéfaction.

 

« Mais, tu vas bientôt nous renseigner ! » Rétorqua Sélène ironique

 

« C’est un lointain aïeul qui a aidé Loki a forgé cet anneau avec de l’or céleste ! Un Albérich ! L’anneau a été maudit et celui qui le porte dispose d’une puissance sans limite. Mais, paradoxalement, il cause sa perte ! » Renseigna fièrement Albérich.

 

« Hum ! ... Je comprends mieux pourquoi la princesse Hilda se méfie de toi ! Ta lingée est la descendance directe du nain Albérich qui est à l’origine de la malédiction de l’anneau ! » Commenta Phoebus qui s’était levé tout en continuant d’un œil la lecture d’un ouvrage qui semblait attirer toute son attention.

 

« Moi, je comprends mieux pourquoi tu est petit, Albérich ! » Se moqua Sélène.

 

Mais, Albérich n’était pas le genre de garçon à se laisser ainsi humilier même par la sœur de son maître.

 

« Sélène ! Je suis peut-être court, mais sache que je ne suis pas petit ! De Plus, c’est toi qui es beaucoup trop grande ! » Insista Albérich vexé.

 

« Non ! Moi je ne trouve pas ! D’ailleurs, ça ne t’a pas dérangé la dernière fois ! » Répliqua Sélène.

 

« Chut ! Tais-toi ! » Murmura Albérich le doigt devant ses lèvres.

 

« Il faudra bien lui dire de toute façon ! » Chuchota Sélène.

 

 « Dire quoi ? » Se retourna Phoebus vers les deux jeunes gens dont le comportement lui parut des plus suspect.

 

« Ben ! euuh ! » Balbutia Albérich.

 

« Albérich et moi, nous sommes fiancé ! » Annonça Sélène sans détour.

 

« Fiancé ? …  Drôle d’idée ? Après tout pourquoi pas ? » S’étonna Phoebus avant de se rasseoir..

 

Le silence régna à nouveau sur toute la salle et tous trois reprirent leurs recherches avec acharnement. Plusieurs heures s’écoulèrent, plusieurs livres furent dévorés avant que Phoebus toujours le même ouvrage à la main sauta de son fauteuil et s’adressa joyeusement à ses compagnons.

 

« Muspelheim ! » S’écria Phoebus.

 

« Quoi Muspelheim ? » Interrogea Albérich qui releva soudain la tête de son gros manuscrit.

 

« Oui… Muspelheim, c’est là que nous trouverons l’anneau ! » Ajouta Phoebus, un large sourire aux lèvres attestant de sa soudaine trouvaille.

 

Phoebus montra son livre aux deux autres et posa son doigt sur une carte sur laquelle un petit point indiquait la contrée de Muspelheim.

 

« Et comment on va à Muspelheim ? » Demanda Sélène dubitative à l’attention de son jumeau.

 

« C’est aux confins du royaume d’Asgard, à l’extrême Nord, là où il fait toujours nuit et où l’humidité et le froid règnent en maître ! » Indiqua Albérich qui ne manquait pas une occasion d’étaler son savoir.

 

« On va aller là bas ? » Interrogea Sélène qui n’avait aucune envie de se rendre dans cette contrée si inhospitalière.

 

« Tu as peur, petite sœur ? » Taquina Phoebus.

 

« Non ! Rien ne me fait peur, on part quand vous voulez ! » Indiqua la jeune femme à la chevelure de sang.

 

***

 

C’était décidé, tous trois se rendraient à Muspelheim, le pays humide et froid à l’extrême Nord d’Asgard. Sélène décida de regagner sa chambre talonnée d’Albérich. Le jeune homme enserra sa taille avant de la soulever pour la faire virevolter dans les airs.

 

« Attends moi ! Où va-tu comme cela ? » S’amusa Albérich.

 

Il la reposa au sol et la jeune femme embrassa le guerrier divin sur les lèvres.

 

« Je vais préparer mes affaires ! » Renseigna-t-elle la main tendue vers lui.

 

« Ton frère a bien prit nos fiançailles ! A part lui personne n’est au courant ! »

 

« Oui ! Tu en doutais ? Je suis sûre qu’il t’aime bien ! » Précisa Sélène.

 

« A tout à l’heure ! » Indiqua Albérich dans un dernier baiser.

 

Sélène longea le long couloir pour se rendre à ses appartements. Elle marchait silencieusement et se sentit épiée. Elle se retourna subitement mais ne vit rien. Elle décida de rebrousser chemin et inspecta les recoins du couloir. Mais, elle ne releva rien de suspect, alors elle poursuivit sa route lorsque elle sentit une bribe de cosmos qui émanait de derrière une colonne.

 

« Syd c’est toi ? … Je sais que c’est toi, sort de ta cachette ! » S’angoissa la jeune femme.

 

 Un jeune homme aux cheveux clairs coiffés en bataille avec une longue mèche dans le dos se montra au grand jour. Il était grand et de belle prestance.

 

« Il est inutile que je reste planqué puisque tu m’as découvert ! » Avoua le jeune homme.

 

Pourtant, Syd était différent. Sélène le dévisagea et planta ses prunelles vertes dans ses yeux noisette. Elle le fixa longuement sans rien dire. Elle remarqua que son regard avait changé. Il était empreint d’agressivité et de souffrance. Son visage aussi dénoté de la dureté et de la peine.

 

« Vous n’êtes pas Syd n’es-ce pas ? » affirma Sélène.

 

 L’homme qui ressemblait trait pour trait à Syd ne répondit rien.

Alors Sélène poursuivit.

 

« Je déteste Syd et je me ferai bientôt une joie de l’envoyer au royaume de Hel ! »

 

Mais l’homme ne releva pas la provocation et resta les yeux dans le vague. Alors, Sélène ne discuta pas davantage et reprit son chemin. Soudain, une main forte et vigoureuse lui attrapa le bras. Surprise, elle se retourna vivement pour se libérer.

 

« Attendez ! C’est à moi que revient l’honneur de tuer Syd ! » Rectifia l’homme.

 

« Qui êtes vous ? N’ayez crainte avec moi votre secret sera bien gardé ! » Confia Sélène.

 

« Mon nom est Bud… Bud d’Arcal ! » Admit-il.

 

***

 

Les trois compagnons avec une immense discrétion sortirent du palais, sans éveiller personne. Mais, malgré leur prudence, une silhouette les talonna de prêt se faufila au travers des arbres sans être vue. Sans attendre plus longtemps, ils sellèrent leurs chevaux et enfourchèrent leur monture.

 

« Si nous ne perdons pas de temps, nous pouvons être à Muspelheim avant la nuit ! » Annonça Phoebus.

 

« Oui, nous allons retrouver l’anneau légendaire des Nibelungen forgé par mon illustre ancêtre ! » Informa Albérich.

 

« J’ai cru entendre un bruit ! » Avertit Pheobus qui se retourna instinctivement. Le jeune homme crut percevoir des bribes de cosmos pendant un instant. Mais après un bref aperçu ne remarqua rien de suspect aux alentours.

 

« Non, je crois que ce n’est que le grincement de la porte des écuries ! » Se rétracta le magicien.

 

Ils chevauchèrent pendant des heures vers le nord avant qu’un vent ne se lève et les obligent à descendrent de leur monture. L’air se fit plus froid, le vent souffla de plus belle et quelques flocons de neige commencèrent à tomber. Un climat aussi rude attestait qu’il ne devait pas être très loin des terres de Muspelheim.

 

Puis, ils firent une halte bien méritée dans une petite grotte pour s’abriter un peu et se passèrent des vêtements plus chauds. Phoebus enfila un manteau de couleur sombre et en rabattit la capuche d’où quelques mèches de cheveux blonds s’en échappaient. A l’image de son maître, Albérich opta pour un long manteau de couleur bleu qui le recouvrait entièrement. Sélène enfila un sombre manteau en fourrure qui faisait ressortir son teint blafard. Soudain un craquement de pas dans la neige se fit entendre. Les trois amis sur le qui vivre se jetèrent un regard complice, le genre d’œillade qui signifiait de se préparer à une riposte imminente. Mais, le cosmos qui émanait de la personne qui se dirigeait vers eux ne leur était pas inconnu.

 

« Frigg ! Tu nous as suivi ! » S’écria Sélène.

 

« En effet, je suis au courant de l’endroit où vous allez, j’ai entendu votre conversation à l’extérieur du palais ! » Attesta la jeune femme.

 

« Et tu va avertir la Princesse Hilda, bien sûr ! » S’inquiéta Albérich

 

« Non ! Je veux en être, c’est tout ! » Assura Frigg.

 

« Hein ? Et pourquoi vouloir à ce point nous accompagner ? » S’enquit Sélène.

 

« On est pareils, on veut la même chose ! Voir dégager cette maudite Princesse Hilda avec sa stupide sœur ! J’ai trop souffert de ne pouvoir exister au grand jour ! De n’être qu’une femme à qui l’on ne peut pas confier le rôle de guerrier d’Alpha, toujours confié à des hommes. Des guerriers divins que je suis en mesure de battre, je l’ai prouvé ! » Argumenta Frigg.

 

Albérich s’approcha de la jeune femme, enflamma son cosmos et sortit un poignard qu’il passa sous la gorge de Frigg qui resta étrangement calme.

 

« Et qui m’assure que tu ne te joue pas de nous ? » Demanda Albérich perplexe.

 

« Moi ! » Affirma Sélène.

 

D’un geste prompt, elle fit voler l’arme qu’Albérich tenait à la main.

 

« Comment cela ? » Interrogea le guerrier divin.

 

« Frigg m’a aidé à éliminer les deux brigands qui sous la torture étaient sur le point de tout révéler ! D’ailleurs le poison que tu m’as remis était très efficace ! » Attesta Sélène.

 

«  Oui, cette potion toxique a été concocté par une jeune femme que j’ai rencontré lors de mes voyages en Afrique. Une magicienne passé maître dans l’art des poisons qui ne laissent pas de traces ! » Expliqua Frigg d’un air satisfait.

 

« Et bien Frigg, bienvenue parmi mous ! » Articula Phoebus.

 

« Frigg, je te promets que lorsque je serais le nouveau souverain d’Asgard, tu seras à la tête de mes nouveaux guerriers divins ! » Certifia Albérich.

 

Frigg ne répondit rien et afficha un sourire victorieux et satisfait.

 

« Et quels projets as-tu pour mon frère et moi ? » Se troubla Sélène.

 

Albérich se dirigea vers Sélène et pris sa main dans la sienne.

« Tu régneras sur Asgard avec moi car il me faut une reine ! Quant à Pheobus, mon maître…»

 

« Ne t’en fait  pas pour moi mon jeune élève, j’ai des idées plus au sud, au sanctuaire… » Avança Phoebus d’un ton mystérieux en posant sa main sur l’épaule de son élève.

 

« Je ne te demanderai qu’une chose ? » Enchaîna-t-il.

 

« Laquelle ? Je vous suis reconnaissant de ce que je suis devenu ! Et puis on va être de la même famille ! Dites moi ce que vous souhaitez ! » Avança Albérich.

 

« Ne tue pas la princesse Hilda, laisse moi régler cette affaire ! » Proposa Phoebus.

 

« Vous êtes trop romantique, Maître ! Je verrai ce que je peux faire… » Ironisa-t-il en guise d’acceptation.

 

Puis tous les quatre se remirent en route. La neige tombait à gros flocons, ils ne pouvaient pas utiliser les chevaux, ils trouvèrent un abri et les laissèrent jusqu’à leur retour. Ils reprirent de nouveau le chemin vers Muspelheim. Ils marchèrent péniblement encore quelques heures avant d’apercevoir sur une immense étendue désertique et blanche. Ils étaient finalement arrivés à destination, l’air humide et froid n’avait rien d’engageant, le vent leur fouettait le visage. Cet endroit ressemblait à un enfer glacé où aucune trace de vie ne se subsistait. D’ailleurs il  fallait être fou pour vivre ici. Ils se mirent à la recherche de l’anneau. Mais, comment trouver ce qu’ils cherchaient dans un tel lieu. Phoebus scruta l’horizon à la recherche d’un recoin ou d’un endroit susceptible d’abriter l’anneau. Mais, rien ! Seulement une étendue de glace à perte de vue et le bruit de la mer qui se déchaînait, ils étaient vraiment arrivés aux confins du monde.

 

« Vous croyez qu’on va trouver quelque chose ici ! » S’alarma Frigg.

 

« Le manuscrit de la bibliothèque ne peut nous tromper, l’anneau se trouve à Muspelheim ! » Affirma Albérich très sûr de lui.

 

« D’accord ! Mais on cherche où ? » Revendiqua Sélène qui perdait patience.

 

« Albérich a raison l’anneau maudit se trouve ici ! Il faut réfléchir où le trouver ! » Souligna Phoebus.

 

« Dans le ciel parmi les nuages ? » Ironisa Frigg en levant la tête.

 

Soudain, Phoebus regarda Frigg d’un air interrogateur et une lueur étrange passa dans ses yeux.

 

« Dans le ciel, non ! Mais dans la l’eau peut-être ! L’anneau doit se trouver dans l’eau ! » Insista Phoebus, certain de son intuition.

 

« D’accord ! Qui s’y colle ? » Lança Frigg.

 

« Comme c’est mon idée alors je vais plonger ! » Proposa Phoebus

 

« Mais tu vas mourir de froid ! » Avertit sa sœur.

 

« J’ai mon idée sur la question soeurette, je vais brûler mon cosmos qui me réchauffera et lorsque je sortirai de l’eau j’enfilerai mes vêtements en vitesse ! » Déclara Phoebus.

 

Le jeune homme à la chevelure d’or retira sans attendre ses vêtements et plongea dans la mer.  Il intensifia son cosmos et une lueur dorée éclaira le fond de l’eau. Phoebus scruta le contenu sous-marin et nagea longtemps. Mais, les vagues le poussèrent contre les rochers et il fut obligé de sortir la tête de l’eau pour reprendre sa respiration et éviter de se blesser contre la roche. Il replongea dans l’espoir d’un éventuel indice. Les autres restés sur la falaise manifestèrent leur inquiétude, rester aussi longtemps sous l’eau avec cette température était dangereux. Mais, Phoebus était déterminé, l’anneau ne pouvait être retourné que dans la mer comme la légende le racontait. Puis, il nagea et aperçut l’entrée d’une grotte souterraine. Il s’apprêtait à pénétrer à l’intérieur mais il se cogna contre la roche ce qui l’envoya par le fond.

 

Soudain, la mer se déchaîna encore plus férocement, des vagues gigantesques se formèrent pour s’écraser sur les rochers et sur la berge. Bien que le temps ne pouvait pas être pire, le vent ne soufflait pas plus fort ; pourtant la mer grondait davantage. Puis, des quantités impressionnantes d’eau formèrent un tourbillon qui s’éleva étrangement dans les airs. L’eau semblait une matière vivante qui érigerait une bête terrifiante à plusieurs têtes. Une cosmo énergie de couleur bleu se manifesta et un homme d’une vingtaine d’année fit son apparition en équilibre sur l’eau. La couleur foncée de sa longue chevelure bouclée démontrait qu’il devait être étranger à Asgard. Il observait de ses yeux gris les trois personnes restées sur la falaise. Il tendit les bras et une armure avec des têtes de serpent aux épaulettes, poignets et genoux le recouvra presque entièrement. Il enfila son heaume en forme de tête de dragon. Il se baissa, joignit ses deux mains et les attaqua sans aucune explication.

 

« Par les neufs têtes de l’hydre » Cria-t-il.

 

Ils eurent juste le temps de s’écarter pour éviter les trombes d’eau qui se déversèrent sur eux que  le mystérieux inconnu se prépara à une nouvelle offensive. Mais, un long couloir d’eau jaillit des profondeurs, Phoebus bondit hors de l’eau et enflamma son cosmos, il appela son armure et ne laissa pas à son adversaire le temps de réagir.

 

« Que le venin sacré du Python te paralyse » Hurla Phoebus.

 

C’était une la première fois qu’Albérich voyait son maître se battre en situation réelle vêtue de son armure. Il resta pétrifié de la puissance que son cosmos froid dégageait. Son aura dessina un long serpent  qui enroula l’hydre d’eau pour se dirigea à grande vitesse vers la tête du jeune homme et un éclair doré lui arracha son heaume.

 

« Qui est-tu et pourquoi, nous attaques-tu ? Est-tu le gardien de l’anneau ? » Se renseigna Phoebus.

 

« Le gardien de l’anneau ? Tu délires ! Va plutôt dire à ton maître Poséidon que je garde cette armure qui me va comme un gant ! » Répliqua le jeune homme.

 

« Je n’obéis pas à Poséidon ! » Avertit Phoebus.

 

Soudain l’air se réchauffa, la tempête glaciale et la neige laissèrent place à un vent agréable et chaud qui caressait les visages frigorifiés. Puis, l’eau se mit à bouillonner et la mer s’ouvrit en deux laissant apparaître un homme aux cheveux clairs accompagné d’un adolescent à la chevelure foncée en bataille. Le premier enfila une armure de couleur bleu et argent et le plus jeune s’habilla d’une armure aux couleurs chaudes et dorées. Ils bondirent rapidement sur la falaise et l’adolescent lança une première attaque à l’attention d’Albérich qui l’a pris de plein fouet.

« Que la tempête destructrice te balaie » Invectiva-t-il.

 

Un tourbillon d’eau arriva sur le petit groupe à grande vitesse, il semblait dessiner la forme d’un monstre mythique et terrifiant.

 

Surpris, Albérich n’eut pas le temps de réagir et vacilla pour  trébucher au sol. Frigg fut elle aussi trempée jusqu’aux os. Seule Sélène, prudente avait vue venir le coup et s’était mise en retrait.

 

« Et dire que tu t’inquiétais mon frère… Regarde ! Les célères marinas, ils ne sont même pas fichu d’éviter la moindre petite attaque ! » Ricana le jeune homme.

 

Puis, Sélène s’avança, se plaça devant Albérich et Frigg et tendit les bras en signe de protection avant de s’adresser aux deux hommes en position d’attaque.

 

« Nous ne sommes pas des marinas ! Mais je vous conseille de ne plus faire un geste ou vous le regretterez ! » Avertit-elle.

 

Mais le jeune homme fougueux ne l’entendit pas de cette oreille et enflamma de nouveau son cosmos pour répéter son attaque. Un vent chaud se leva et un tourbillon naissant de la mer pour atteindre le ciel se forma pour se déplacer à toute vitesse vers Sélène. Mais la jeune femme agile enflamma son cosmos, se déplaça à vive allure et la tornade n’atteignit pas son but.

 

« Ton frère ne t’as pas avertit qu’une attaque ne marche jamais deux fois ? »

 

Sélène réussit à s’agripper à un morceau de rocher pour laisser passer la tempête et elle se repositionna en attaque. Elle enflamma un cosmos brûlant et une multitude de flammes se mirent à danser autour du jeune homme.

 

« Par les maléfices d’Ajatar ! » Cria-t-elle.

 

Elle s’approcha du jeune inconnu avec la ferme intention d’en finir rapidement avec lui. Mais, une main se posa sur son épaule, une main qu’elle connaissait bien.

 

« Arrêtes ! Quelque chose me dit que nous n’avons aucune raison de nous battre ! » Ordonna Phoebus.

 

« Non ! Je vais en finir avec ce jeune avorton ! » Tonna-t-elle.

 

Mais Phoebus toisa son jumeau avec insistance.

 

« Je te rappelle que ton armure est inutilisable ! » Avertit son jumeau.

 

La jeune femme stoppa son geste et revint à des sentiments meilleurs.

 

« Merci… Merci d’avoir épargné mon frère Zéphire de Charybde ! » Remercia l’homme aux cheveux clairs attachés qui avança vers Phoebus.

 

« Mon nom est Borée de Scylla ! Et voici Nérée de l’Hydre !» Continua-t-il.

 

« Je suis Phoebus du Python Sacré et voici ma sœur Sélène du dragon Ajatar, Albérich de Megrez guerrier divin de Delta et Frigg du Lycanthrope ! » Annonça le jeune magicien.

 

« Je ne pense pas que vous soyez les gardiennes de l’anneau ! » Ajouta Albérich en observant les trois hommes un sourire aux lèvres.

 

 « On n’a pas des têtes d’ondines que je sache ! Mais puisque l’on en est aux confidences que recherchez-vous exactement dans ses contrées si reculées ? » Questionna Nérée.

 

« Nous sommes à la recherche de l’anneau des Nibelungen ! »

 

« L’anneau forgé par Loki lui-même ! » Répéta Borée.

 

« Avec l’aide de mon ancêtre ! » Souligna Albérich.

 

« Si jamais vous l’avez vu faîtes nous signe ! » S’amusa Frigg qui prit enfin la parole.

 

Phoebus enfila enfin ses vêtements et s’emmitoufla dans son manteau pour se réchauffer. Il secoua sa lourde chevelure dorée pour essayer de la sécher.

 

« Juste avant que vous nous attaquiez, j’ai repéré une grotte sous marine ! Si l’anneau est sur ces terres, il ne peut que se trouver dans la caverne ! » Souligna Phoebus.

 

« Cette cavité est un lien entre le monde sous marin de Poséidon et la terre des hommes… On s’est échappé avec les armures par là, mais nous étions trop pressé pour remarquer quoi que se soit, trop occupé à se débarrasser de la petite armée de gardes à nos trousses ! D’ailleurs on a cru que vous étiez des marinas aux ordres du dieu des profondeurs ! Le réveil de Poséidon est tout proche, le sceau qui le retenait a été rompu et son armée est déjà prête à l’attaque !» Informa Borée.

 

Frigg regarda les trois hommes un sourire aux lèvres, l’anneau des Nibelungen n’était plus très loin, elle aussi le sentait intuitivement.

 


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