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Saint Seiya (Les Chevaliers du Zodiaque)



A L'Aube d'une Guerre
[Histoire Terminée]
Auteur: hecate333 Vue: 889
[Publiée le: 2007-12-08]    [Mise à Jour: 2008-08-02]
13+ Heroic Fantasy/Action-AventureCommentaires: 7
Description:
Cette histoire se passe avant la bataille d’Asgard. Albérich a été banni du Royaume par Hilda de Polaris. Phoebus est devenu son maître, il est à la recherche de son jumeau et va intriguer pour le retour en grâce d’Albérich…
Crédits:
Les personnages de Saint Seiya sont la propriété de Masami Kurumada et de Toei Animation. Par contre, les autres personnages sont ma propriété.

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Commenter: Des Hurlements dans la nuit

Des Hurlements dans la nuit

[3210 mots]
Publié le: 2008-05-30Format imprimable  
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Chapitre 10 – Des hurlements dans la nuit

 

Les festivités continuaient et la soirée était loin d’arriver à son apogée. Hilda observait de loin les groupes qui se formaient, les gens qui s’amusaient, mangeaient et buvaient joyeusement. Elle se disait que le temps de la paix était revenu et que l’heure de la guerre n’était pas prête de sonner. Son regard balaya la vaste salle et s’arrêta un instant sur le petit groupe formé de Siegfried, Syd, Hagen et Thor qui conversaient bruyamment une coupe à la main. Thor, probablement un peu trop expansif à cause du vin, s’amusait à bousculer Syd qui tentait avec grande difficulté de ne pas trop y prêter trop attention. Mais, Thor assez éméché se trouva une nouvelle victime.

 

« Et Siegfried ! T’as caché à tout le monde qu’elle était aussi belle Frigg ! Parce que sinon, on t’aurais envoyé tous promener avec tes lamentations incessantes ! »

 

Siegfried prenait sur lui. Il savait que Thor n’était pas un mauvais bougre mais que l’alcool ne lui réussissait pas. Il se força un sourire et se contenta de regarder le verre qui tenait à la main sans dire un mot. Mais, cela ne suffit pas à arrêter l’impétueux Thor qui enchaîna de plus belle.

 

« Parce que moi si elle m’avait embrassé, j’aurai pas fait tant d’histoires ! »

 

Mais, Siegfried décida de ne plus rester muet et de mettre en avant son point de vue vertueux.

« Oui, mais lorsque on est amoureux de quelqu’un d’autre, on ne peut accepter cet état de fait ! »

 

« Et alors dit moi qui ne se serait pas laisser faire ? Pas vrai Haggen ? » Interpella Thor à l’intention du pauvre garçon.

 

Le jeune homme fut très vite embarrassé par ce que Thor venait de lui demander. Il ne s’était pas interrogé ce qu’il aurait fait à la place de Siegfried et prétexta une veille connaissance à saluer pour élucider la question.

 

Hilda continuait à observer ses convives, elle chercha Fenril parmi les invités mais ne le trouva pas. Pourtant, elle s’était évertuée à le faire venir pour qu’il tienne son rang parmi les guerriers divins, mais le jeune homme était un éternel asocial. Puis, Hilda regarda dans la direction de Mîme en grande conversation avec Albérich au coin de la salle, ces deux là semblaient bien s’entendre à première vue. Puis, Hilda ne put s’empêcher de jeter un long coup d’oeil vers le trio qui venait de se former et ce qu’elle aperçut ne fut pas du tout à son goût. Frigg ! Encore elle ! Elle discutait avec Phoebus et Sélène. Elle se pressait près de Phoebus et se rapprochement déplaisait de plus en plus à Hilda. Le spectacle n’échappa pas à Freya qui se retourna vers son aîné.

 

« Tiens, on dirait que ces trois là ont liés connaissance ! »

 

Hilda se renfrogna le visage fermé « Oui, on dirait… »

 

« Ne t’inquiète pas, à mon avis ils ne font que discuter ! » Déclara Freya qui se voulait rassurante.

 

« Bien sûr, ils ne font que discuter… Et comme par hasard, Frigg discute avec un homme fort séduisant, comme si Siegfried ne lui suffisait pas ! » Lâcha Hilda

 

« Serait-ce une pointe de jalousie que je perçois là ? » Demanda Freya à sa sœur

 

« C’est ridicule… Tu as raison Freya ! » Admit Hilda quelque peu ennuyé de son comportement de l’instant.

 

« Si cela peut te rassurer il suffit d’aller les rejoindre pour en avoir le cœur net ! » Proposa Freya.

 

Hilda poussée par sa jeune sœur Freya se leva pour se mêler aux invités. Sans surprise, Freya se dirigea vers son confident favori, Hagen toujours en compagnie des trois autres. Quant à Hilda elle faussa gentiment compagnie à sa cadette pour se diriger vers Phoebus.

 

« Je suis heureuse de voir que son altesse daigne nous honorer de sa présence ! » Déclara Frigg d’un ton presque désinvolte.

 

Hilda esquissa un sourie et ne prêta aucune attention à cette remarque. Elle ignora presque la belle et se tourna vers Phoebus et Sélène « Oui… Je suis venue voir si tout se déroulait bien pour vous ? »

 

« N’ayez crainte, j’ai déjà liée pas mal de connaissance et nous nous sommes découvert, pleins de choses en commun ! » Répondit Frigg en se plaçant face à Hilda pour qu’elle ne puisse l’ignorer.

 

« Vraiment ? » Questionna Hilda d’un ton à la limite de l’ironie.

 

Sur ces quelques mots échangés, Albérich accompagné de Mîme se joignit au petit groupe.

 

« Votre altesse ! » Salua Mîme d’un ton presque détaché.

 

Votre Altesse, c’est une très belle soirée, n’est ce pas ? Demanda Albérich à l’attention de sa souveraine pour tenter de se montrer aimable.

 

« Oui, je pense que tout le monde s’amuse ! »

 

Sélène s’empressa de faire les présentations « Oh Frigg ! Je te présente mon cousin Albérich ! »

 

« Albérich, voici Frigg le vainqueur du tournoi ! »

 

« Enchanté, Frigg ! Oui, si j’ai bon souvenir, c’est à vous que Siegfried doit sa défaite ! » Ironisa Albérich qui ne put s’empêcher de lancer une remarque blessante à souveraine. Mais, à sa grande surprise, cette dernière joua l’indifférente.

 

« Oui, on peut dire cela comme cela, Siegfried fut un adversaire de taille ! » Admit volontiers Frigg, je suis ravie de vous connaître aussi, Albérich ! »

 

« Mîme, ne soit pas timide, Approche, je te présente mon cousin, Phoebus et ma cousine Sélène ! » Intervint Albérich en faisant signe à Mîme d’approcher.

 

Sélène remarque un jeune garçon à peine plus âgé qu’Albérich de taille moyenne avec une chevelure blonde aux reflets dorés, son visage aux traits fins et magnifiques dégageait une extrême douceur. Le jeune homme semblait sortit tout droit d’un tableau et tout chez lui sembler mentionner un tempérament artistique inné. Seuls ses yeux dénotaient avec cet ensemble si harmonieux. Une lueur étrange habitait ce regard comme pour dissimuler un lourd secret à porter. La couleur surtout était particulière, Mîme avait les yeux marons qui tiraient presque sur le rouge.

 

« Bonjour, je suis heureux de faire votre connaissance ! » Les Salua t-il très poliment.

 

« Enchanté Mîme ! » Répondit Phoebus à son tour  « Albérich a souvent mentionné votre nom parmi les guerriers divins. Il m’a aussi parlé de votre illustre père Volken ! »

 

Une lueur de mécontentement passa dans son regard et il rétorqua d’un ton presque agressif « Volken, n’était pas mon père, il m’a juste élevé ! »  Reprit-il.

 

Hilda stupéfaite et quelque peu embarrassée par une attitude qu’elle ne lui connaissait pas, essaya de changer de sujet. « Mîme est un artiste, il joue magnifiquement de la lyre. Nous avons souvent l’occasion d’écouter des morceaux de sa composition pour nous distraire au palais ! »

 

« Votre altesse me fait trop d’honneur ! » Répondit Mîme presque rougissant

 

Puis, Hilda se tourna vers Frigg pour la présenter à Mîme comme la bienséance le voulait

 

« Mîme, laisse moi te présenter le vainqueur du tournoi, Frigg du Lycanthrope ! » Annonça Hilda.

 

« Oui je suis heureuse de vous connaître enfin ! » Répondit-il le plus aimablement du monde dans un sincère sourire.

 

« Moi de même, Mîme! » Répondit Frigg satisfaite de faire la connaissance d’un guerrier divin qui lui témoignait enfin de la sympathie.

 

Puis Mîme se tourna vers Sélène « M’accorderez vous cette danse Sélène, vous me feriez grand honneur ? »

 

« Oui… Si vous voulez ! » Répondit-elle un peu surprise.

 

Mîme attrapa majestueusement Sélène par la main et tous deux se rapprochèrent des autres invités qui dansaient déjà au milieu de la salle.

Albérich se remémora les laborieuses leçons de danse et se disait qu’il ne serait pas obliger de danser avec sa cousine pour cette fois-ci. Il eu un sourire satisfait, il souhaitait bien du courage à Mîme…

Albérich croisa le regard de Phoebus qui lui signifiait « et si tu allais plus loin, pour nous laisser seul… ». Alors Albérich emmena Frigg vers le buffet pour laisser Phoebus et Hilda en tête à tête. Il resta en compagnie de Frigg et se délecta du spectacle.

 

Mîme et Sélène évoluaient au milieu des invités. Le jeune homme, aérien et léger la faisait tournoyer avec grâce. Sélène si maladroite ne commit aucune bévue, comme si le jeune homme la rendait talentueuse. Ils se souriaient mutuellement et entamèrent une conversation de convenance. Puis, Mîme toucha vraiment l’intérêt de Sélène.

 

« Alors comme ça, Albérich est votre cousin ? »

 

« Oui, nous avons eu la chance d’être réuni ! Mon frère, mon cousin et moi ! »

 

« Vous avez de la chance… » Une lueur mélancolique passa dans les yeux de Mîme. Puis, il se reprit et changea de sujet « Le palais est en grand émoi en ce moment ? » Raconta Mîme.

 

« Et pourquoi donc ? » S’enquit Sélène

 

Mîme « Vous n’êtes pas au courant ? les brigands qui ont enlevés la princesse Freya ont été retrouvés ! »

 

A ces mots, Sélène devint blême un instant, se reprit rapidement pour cacher son désarroi et fit un effort pour recueillir davantage d’informations.

 

« Vous voulez dire que ces hommes ont été retrouvés ? »

 

« Tout à fait, ils sont retenus dans les cachots du palais d’Asgard » Déclara Mîme.

 

« Ils ont indiqué quelque chose qui pourrait mener à une piste ? »

 

« Non absolument rien ! Malgré les efforts conjugués de Siegfried, Syd et Hagen pour leur soutirer des informations ! »

 

Tout en simulant l’indifférence, Sélène continua de virevolter emporté par la légèreté de son cavalier.

 

Frigg « On dirait qu’ils s’entendent bien, tu ne trouves pas ? »

 

La question ennuya Albérich, comme si quelque chose le chiffonnait, sans qu’il ne puisse définir clairement son malaise.

« Non je ne trouve pas, ils sont mal assortis, elle a besoin de quelqu’un qui soit à sa mesure ! »

 

« De quelqu’un comme toi ? » Le taquina Frigg.

 

Albérich se sentir rougir et ne releva pas. Il se contenta de sourire un peu bêtement.

 

Puis Sélène remercia Mîme pour cette danse et revint sagement aux côtés de Frigg et d’Albérich. Mais, elle n’était plus aussi insouciante, quelque chose la tracassait. Elle demanda à se retirer dans ses appartements prétextant une fatigue passagère. Elle sortit de la salle et disparut dans le long couloir éclairé par des torches. Elle emprunta les escaliers qui menaient aux oubliettes du palais. Frigg quitta la fête à son tour en saluant ses nouveaux amis. De son côté, Sélène prêta l’oreille et entendit des bruits de pas légers, elle comprit qu’elle n’était pas seule. Une silhouette vêtue de noir la suivait de près, elle se sentie épiée et ne fit plus aucun geste. Elle se cacha derrière un pan de mur et attendit patiemment que l’espion arrive à sa hauteur. La silhouette passa devant Sélène et s’arrêta net. Sélène reconnue Frigg. Les deux femmes se toisaient du regard avant que Sélène ne prenne la parole.

 

« Que fais tu ici, Frigg ? »

 

Pour seule réponse, la jeune femme sortit une petite fiole de son manteau.

 

« Tiens ! Je crois que ceci te sera utile ! » Insista Frigg en mettant le flacon dans la main de Sélène qu’elle referma. Puis, Frigg s’enfuit en remontant les escaliers…

 

***

 

De son côté, Hilda se disait que le moment était opportun de discuter enfin seul à seul avec ce mystérieux jeune homme à la beauté si troublante. Mais, elle n’avait aucune envie d’être la cible de racontars en tout genre et préféra un endroit plus discret.

 

« Phoebus, ses festivités m’épuisent, vous voulez bien m’accompagner faire quelques pas dans la cour ? Nous y serons plus tranquille pour parler ! »

 

« Comme vous voudrez votre altesse ! » Répondit le jeune homme avec une lueur de satisfaction dans les yeux.

 

Les deux jeunes gens se retrouvèrent enfin seuls, cela ne s’était jamais produit. Etrangement, le cœur d’Hilda de Polaris battait plus vite, la présence de ce jeune seigneur l’intimidait et l’attirait au plus haut point. Lors de ses longues prières avec Odin, il n’avait jamais manifesté le moindre indice ou la moindre information à son sujet, comme sur les agissements douteux d’Albérich. Cela signifiait sans doute qu’elle devait se sonder par elle-même des intentions du cousin d’Albérich.

 

Phoebus « Votre Altesse, qui a-t-il, vous semblez perdue dans vos pensées ? »

 

Hilda « Oh excusez-moi… Ces festivités m’ennuient à la longue, mais c’est l’une des obligations qu’exige ma fonction. Si cela ne tenait qu’à moi, je ne m’entourerai que de personnes en qui je peux avoir totale confiance ! »

 

Phoebus « Et serait-ce déplacé de ma part de vous demander si je ferai partie des élus ? »

 

La question de Phoebus était claire. Jamais auparavant, il n’avait été aussi direct. Il fallait qu’elle réponde franchement et sans détour.

 

Hilda « Pour ne rien vous cacher, c’est un peu ce que j’essaye de savoir en me retrouvant en tête-à-tête avec vous ! »

 

Phoebus « Et que dois-je faire pour gagner votre confiance ? »

 

Hilda « Je ne sais pas ? »

 

Hilda frissonna, l’air était aussi froid que sec. Alors, Phoebus détacha sa cape et enveloppa Hilda pour qu’elle ne prenne pas froid. Elle se réchauffa dans ce vêtement qui respirait le parfum enivrent de son propriétaire. Elle le regarda tendrement avec un sourire radieux, elle était heureuse. Alors Phoebus approcha plus prêt d’Hilda de Polaris et l’attrapa doucement par la taille. Hilda ne bougea pas, son cœur battait à tout rompre. Leurs lèvres s’effleurèrent et le baiser timide se transforma en quelque chose de plus intense. Leurs langues se rencontrèrent pour la première fois et se mêlèrent avec passion. Ils restèrent ainsi pendant quelques minutes, aucun des deux ne voulaient rompre le contact. Finalement, Phoebus se dégagea doucement et s’adressa à la princesse Hilda.

 

Phoebus « Vous ai-je convaincu, votre altesse ? »

Hilda « Après ceci tu utilises encore le terme protocolaire ? »

Phoebus « Tu ne réponds pas à ma question ? »

 

Pour la première fois, il l’appela par son prénom sans la vouvoyer.  Hida se rapprocha de nouveau de lui et l’embrassa à nouveau avec frénésie.

« Cela répond-t-il à ta question ? »

 

« Je m’en contenterai ! » Répondit-il dans un sourire.

 

Tous deux rentrèrent dans le palais pour ne pas éveiller les soupçons, elle lui rendit son vêtement et ils se mêlèrent aux invités comme si de rien était.

 

Firgg sortit du palais en hâte et traversa la cour s’en se retourner. L’air était froid et sec et les quelques nuages qui recouvraient la lune se dissipèrent peu à peu pour laisser place à l’astre dans toute sa splendeur. Du haut du balcon Siegfried aperçue la jeune femme qui partait. Siegfried ne comprenait pas le départ soudain de Frigg qui semblait prendre plaisir à cette soirée. Alors, il fronça les sourcils, prit l’initiative de la suivre, se dépêcha de descendre les escaliers du palais et de traverser la cour. Il se posta derrière un arbre afin de mieux observer Frigg qui semblait prendre la direction de la forêt, seule et à pied. Il réussit à la pister jusqu’à l’entrée du bois où après quelques minutes, il perdit subitement sa trace. Il regarda aux alentours, chercha dans les fouillis, à droite à gauche, mais rien. Pourtant le seul chemin probable menait au prochain village et il fallait traverser la forêt. Mais aucun signe de  Frigg, elle s’était comme volatilisée. Soudain, il entendit des hurlements dans le lointain, il se disait que des loups devaient être tout proche et qu’il valait mieux rebrousser chemin. Mais, il songea à Frigg et il se dit que c’était indigne pour toute sa lignée de l’abandonner aux griffes de ces animaux. Il entendit encore les hurlements, cette fois encore plus distinctement. Alors, il poursuivit son chemin à travers la forêt. Les cris se firent de plus en plus audibles. Siegfried devait rester sur ses gardes, les loups étaient  proches. Soudain, Siegfried n’eut pas le temps de réagir qu’un loup avait surgit de derrière un fourré et lui avait sauté dessus le déstabilisant et le plaquant au sol. Ce n’était pas un loup comme les autres, son pelage était blanc comme la neige et ses yeux étaient d’un bleu perçant. Il hurlait et il avait faim de chair humaine. Siegfried retenait la tête de la bête du mieux qu’il le pouvait. Mais cet animal avait une force hors du commun. Ses babines retroussaient laissaient voir des dents aussi tranchantes que des rasoirs et il grognait laissant échapper un filet de bave enragé. Le loup s’approchait dangereusement de la gorge de Siegfried qui luttait avec toute son énergie. Mais, il se disait qu’il allait bientôt céder… Alors, il décida d’enflammer son cosmos pour faire lâcher prise à cette salle bête. Mais, ce qu’il vit et ce qu’il comprit lui glaça les sangs. Une lumière argentée auréola la bête dont les yeux perdirent toute expression, devirent blancs et qui redoubla encore sa force phénoménale.

 

« Par Odin, se disait-il, une telle chose ne se peut ! »

 

Avec une de ses pattes, il s’acharna à lacérer le bras de Siegfried avec fureur.  Siegfried savait que si il cédait à la panique, il était perdu. Il regroupa ses esprits et tenta de garder son sang froid et il continua à lutter pour  tenir malgré la vigueur de l’animal. Puis, sorti de nulle part, un homme d’une stature hors norme avec des cheveux presque blancs coupés au carré et une barbe claire surgit pour de ruer sur l’animal et dégager Siegfried.

 

« Thor que fait-tu là ? » S’enquit Siegfried plutôt content de le revoir croyant sa dernière heure arrivée.

 

« Il faut croire que j’arrive au bon moment ! »

 

Thor enflamma rapidement son cosmos et envoya plusieurs coups de poings en direction de la bête, tout en retenant ses coups pour ne pas blesser Siegfried. L’animal hurlait sous les assauts de Thor. Il ne put retenir son étreint plus longtemps et comme animé d’une intelligence autre qu’animale prit l’initiative de se dégager pour s’enfuir dans le bois.

Siegfried se releva et se secoua, il regarda son bras ensanglanté. Alors, Thor déchira une partie de sa cape et lui banda le bras avec le morceau de tissus.

Puis, ils rentrèrent vers le palais. Cependant, le bal tourna court lorsque un serviteur se rendit auprès de la princesse Hilda et lui chuchota quelques mots. Le visage d’Hilda se durcit, elle se tourna vers Freya et murmura à son tour les mots qu’elle avait entendus. Freya blêmit et des larmes coulèrent sur ses joues. Hilda invita les invités à se retirer. Les événements se passèrent très vite sans que personne ne comprennent vraiment le pourquoi du comment. Alors, Pheobus imita les convives d’Hilda et s’éclipsa discrètement.

 

Siegfried perçu le tourment de son altesse, se rapprocha d’Hilda de Polaris et de la Freya, les autres guerriers divins firent de même. Ils se regroupèrent bientôt autour des deux personnes. Personne ne prit la parole entendant un geste de l’une des deux. Freya regarda sa sœur, les yeux humides. Hilda les fixa tous un instant et leur annonça d’un ton presque monocorde comme si elle n’était plus maître de ses propres paroles :

 

« On ne sera jamais qui a commandité l’enlèvement de Freya ! Les prisonniers ont été retrouvés morts dans leur cellule ! »

 


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