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Saint Seiya (Les Chevaliers du Zodiaque)



A L'Aube d'une Guerre
[Histoire Terminée]
Auteur: hecate333 Vue: 891
[Publiée le: 2007-12-08]    [Mise à Jour: 2008-08-02]
13+ Heroic Fantasy/Action-AventureCommentaires: 7
Description:
Cette histoire se passe avant la bataille d’Asgard. Albérich a été banni du Royaume par Hilda de Polaris. Phoebus est devenu son maître, il est à la recherche de son jumeau et va intriguer pour le retour en grâce d’Albérich…
Crédits:
Les personnages de Saint Seiya sont la propriété de Masami Kurumada et de Toei Animation. Par contre, les autres personnages sont ma propriété.

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Commenter: Chapitre 9 - De la même race !

Chapitre 9 - De la même race !

[3995 mots]
Publié le: 2008-04-11Format imprimable  
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Chapitre 9 – De la Même Race !

 

Albérich ne tarda pas à apercevoir Sélène et Phoebus qui faisaient une halte sous un grand arbre. Il descendit de cheval, il s’approcha d’eux en hâte et les interpella.

 

« ETTT !!!! VOUS DEUX ! »

 

« Albérich ! Je ne pensais pas que nous te manquerions autant ! » Répondit Phoebus sur un ton ironique.

 

« Albérich ? Que nous veux tu ? » Demanda Sélène

 

« Ma mère ! » Balbutia-t-il en reprenant doucement son souffle « C’est ma mère, elle ne va pas bien ! Vous devez me suivre ! »

 

« Et pourquoi nous ferions cela, Albérich ? » Questionna Sélène calmement.

 

« Parce que vous seuls pouvez la sauver ! » Albérich les fixa, il n’avait jamais été aussi inquiet de toute sa vie, si il ne réussissait pas à les convaincre, elle était perdue. Sa voie se chargea peu à peu d’émotion « Je vous en prie, c’est une question de vie ou de mort !... Je n’ai plus qu’elle au monde… »

 

« Très bien… » Finit par dire Phoebus « Nous venons avec toi ! »

 

« Et pourquoi donc ? » Le contredit Sélène qui n’avait aucune envie de lui céder sous prétexte que la santé de sa mère le rendait malheureux.

 

Mais Phoebus ne l’entendait pas de cette oreille « La mère d’Albérich a toujours été bonne pour moi. Autant lorsque j’étais le disciple de son mari que lorsque je suis devenu le maître d’Albérich. Elle t’a accueillie toi, Sélène sans rien demander en échange, alors on y va ! » Le ton de Phoebus se voulait calme mais déterminé et Sélène avait toute confiance dans le jugement de son jumeau.

 

« Oui c’est vrai, la mère d’Albérich s’est toujours montrée accueillante alors qu’elle ne me connaissait même pas. Si je le fais Albérich, c’est pour elle et sûrement pas pour te plaire à toi ! » Rétorqua Sélène d’un ton cassant.

 

Albérich ne lui chercha pas querelle et se résigna « Comme tu voudras Sélène ! En tout cas nous n’avons pas de temps à perdre ! »

 

Ils se mirent en route et arrivèrent au domaine. Ils prient à peine le temps de descendre de cheval et se dirigèrent en hâte vers l’escalier pour accéder à la chambre de Brunehilde. Phoebus pénétra dans la pièce suivie de sa sœur et d’Albérich. Brunehilde allongée sur le lit respirait difficilement.

 

Albéric lui saisit la main et murmura doucement « Mère, je suis là, ne craignez rien, Phoebus et Sélène sont avec moi comme vous me l’avez demandé ! »

 

Brunehilde ouvrit doucement les yeux et regarda autour d’elle et dévisagea les occupant de la pièce, sans émettre le moindre son, elle n’en avait plus la force.

« Ne bougez pas, vous vous fatiguez pour rien ! » Déclara Sélène en l’aidant à se relever doucement.

 

« Oui, Brunehilde, nous avons apportés votre remède… » Reprit Phoebus.

Machinalement, il fouilla son sac. Il en sortit une fiole qui contenait un liquide verdâtre et déboucha le flacon. Une odeur plutôt désagréable s’en dégagea.

Il signifia à Brunehilde de le boire d’une traite ce qu’elle fit sans tarder. Puis, Brunehilde s’endormit doucement, sa respiration semblait plus aisée. Alors, tous sortirent de la chambre et se rejoignirent dans la vaste salle du rez-de-chaussée.

 

Albérich avait pris place au coin du feu et attendait que les deux jumeaux l’imitent afin de discuter de la maladie de sa mère. Sélène et Phoebus s’installèrent de chaque côté du guerrier divin. Un silence lourd envahit toute la pièce. Personne n’osait formuler la moindre parole. Albérich avait un regard chargé d’inquiétude et de crainte, il croisait les bras comme pour se protéger contre toute éventuelle mauvaise nouvelle. Pourtant, il se décida à rompre ce mutisme.

 

« Est que ma mère va mourir ? » Questionna-t-il avec angoisse.

 

Mais personne ne lui répondit trop surpris par cette interrogation si brutale.

 

« Je peux tout entendre, mais dites moi la vérité pour une fois ! » Renchérit Albérich sur un ton autoritaire.

 

« Non ! » Lui répondit Phoebus « Non, elle ne va pas mourir. Mais je ne peux pas te cacher qu’elle est très malade ! »

 

Albérich se décrispa un peu à la réponse de Phoebus mais il n’était pas rassuré pour autant.

« De quoi souffre-t-elle au juste ? »

 

« Des poumons ! » Le renseigna Sélène

 

« Et le climat d’Asgard n’arrange rien son état de santé » Ajouta Phoebus

 

« Il serait préférable qu’elle quitte Asgard pour des terres plus clémentes où elle pourrait bénéficier des bienfaits du soleil ! » Proposa Sélène.

 

« Et sinon ? » Osa demander Albérich

 

« Sinon, il y a fort à parier que sa santé va s’aggraver et qu’elle va s’éteindre peu à peu ! » Affirma Phoebus avec lassitude « Elle a besoin de soins plus importants que seul une grande métropole est en mesure de lui apporter ! »

 

Albérich « Elle a des chances de guérir ? »

 

Sélène « Comme mon frère te l’a expliqué il faut qu’elle se fasse soigner dans un centre de soins d’une grande ville. »

 

Albérich « De combien de temps disposons nous ? »

 

« D’environ six mois, après mon traitement de substitution deviendra inefficace ! » Eclaira Phoebus.

 

« Très bien, je dois trouver un moyen de me débarrasser d’Hilda de Polaris pour gouverner le Royaume à sa place. Après, j’étendrai ma domination sur le Sanctuaire d’Athéna où j’amènerai ma mère avec moi ! Mais, pour l’instant, je n’ai pas encore de plan en tête et je ne sais par où commencer ! »

 

Sélène « L’autre nuit, j’ai fait un étrange songe, j’ai rêvé d’un anneau… Un anneau magnifique et magique gardé par des puissances maléfiques ! »

 

Phoebus « C’est probablement l’anneau maudit de la légende, l’anneau des Nibelungen ! » Puis il tourna la tête vers Albérich « Je pense que cet anneau est peut-être la clé qui te permettra de contrôler le Royaume d’Asgard ! »

 

Albérich « Comment peut tu en être aussi sûr, Maître, ce n’est qu’un rêve après tout ! »

 

Sélène lui apporta la confirmation qu’il attendait « Albérich, depuis mon enfance, je fais des rêves qui se réalisent et Pheobus peut prévoir l’avenir de quelqu’un par simple contact. »

 

Albérich « Alors c’est donc vrai… Vous êtes vraiment des sorciers ? »

 

« Devin, enchanteur, guérisseur ou magicien mais évite le terme de sorcier, je te prie, il ne me convient pas ! » le reprit vertement Phoebus.

 

Albérich tendit son bras vers Phoebus « Et me voyez vous devenir le Maître d’Asgard ? » questionna-t-il avec des étoiles dans les yeux.

 

Phoebus « Difficile à dire sur un si  long terme, les obstacles sont nombreux et l’avenir est en perpétuel mouvement. Mais, je reste certain que le destin n’est pas complètement écrit à l’avance et qu’il est possible de se forger sa propre destinée ! »

 

La conversation tourna court lorsque un domestique fit irruption dans la pièce en expliquant qu’un messager de la Princesse Hilda était sur les lieux pour délivrer un courrier important au Seigneur Albérich. On introduisit un très jeune homme aux cheveux clairs dans le salon. Ce dernier intimidé par la réputation d’Albérich n’osait délivrer le contenu de son message.

 

« Et bien parles, je t’écoute ! » s’amusa Albérich d’un ton autoritaire.

 

« La Princesse Hilda vous réclame, Seigneur Albérich ! Votre présence est vivement souhaitée au Palais…» Dit timidement le jeune homme.

 

 

Albérich « Impossible ! Allez dire à la Princesse Hilda que je ne peux pas accepter son invitation pour le moment, mas mère est souffrante ! »

 

Le messager « Mais Seigneur Albérich ? C’est le souhait de son altesse ! »

 

Albérich « Sachez que je me moque des caprices d’Hilda de Polaris, je me moque également d’être banni du Royaume si la santé de ma mère requiert ma présence ! »

 

« Mais seigneur ! Je ne peux repartir sans vous !!! » Repris le jeune garçon.

 

Alertés par les éclats de voies, une silhouette frêle et longiligne drapée dans une longue chemise de nuit immaculée fit son apparition en haut de l’escalier. Ses longs cheveux roux ondulaient gracieusement dans son dos. Elle s’agrippa à la rampe et commença doucement à descendre les marches qui menaient à la grande salle. Un large sourire éclairait son visage au teint laiteux.

 

« Albérich ! Mon fils ! Va rejoindre la Princesse Hilda et ne t’inquiète pas pour moi ! Vois je suis levé et je vais mieux, le remède de Phoebus et Sélène a fait de nouveau des miracles ! »

 

« Oui, Albérich, ne t’inquiète pas, il est inutile de vexer son altesse Hilda de Polaris ! » Déclara Brunehilde..

 

Le messager salua la belle dame avec respect. Albérich convaincu de l’amélioration de l’état de sa mère se retourna vers le petit émissaire « Très bien je fais préparer quelques affaires et je vous suis ! »

 

« Seigneur Albérich ? » s’aventura à répéter le jeune coursier.

 

« Quoi encore ? » Marmonna Albérich agacé.

 

« Votre cousin et votre cousine sont aussi sollicités par la Princesse Hilda ! » Ajouta le jeune homme.

 

Albérich se tourna vers Sélène et Phoebus « Mais qui veillera sur ma mère en mon absence ? »

 

Brunehilde « Ne t’inquiète donc pas autant, je ne suis pas seule ici ! Tout le monde se soucie de moi ! Partez sans crainte ! »

 

Albérich « Très bien ! Au plus on est de fous… »

 

***

 

Au palais, Hilda et sa sœur Freya s’activaient aux préparatifs d’une fête où la noblesse du royaume était conviée. Comme toutes les années à la même époque, Hilda organisait un bal en l’honneur du vainqueur du tournoi. Cette année, le gagnant s’appelait Frigg du Lycanthrope. L’idée de recroiser les yeux bleus perçants de Frigg ne l’enchantaient guère. Mais cette jeune femme avait remporté la victoire de façon intègre. A la demande de Siegfried une enquête avait été ouverte pour tromperie et empoisonnement, mais en fin de compte aucune supercherie n’avait pu être prouvée. Alors Frigg était le vainqueur incontesté de cette rencontre au grand dam de Siegfried. La grande salle du Palais était décorée de façon somptueuse et de grands chandeliers étaient posés sur d’immenses tables. De grandes torches éclairées la vaste salle. Hilda siégerait pour l’occasion sur un beau fauteuil de bois sculpté de deux corbeaux, avec sa jeune sœur à ses côtés.  Les festivités permettraient à Freya d’oublier l’interrogatoire de la veille et de s’amuser un peu. Des musiciens prendraient place dans le coin droit de la salle. D’immenses tables proposaient de la nourriture à perte de vue. Tout était fin prêt pour la soirée.

 

« Voilà Hilda, la fête n’a plus qu’à débuter ! »

 

Hilda regardait la vaste table d’un air désabusé « Oui, Freya, la soirée n’a plus qu’à commencer ! Quand je pense à toute cette nourriture et au reste de mon peuple qui souffre de la faim… ! »

 

Mais Freya se doutait que son inquiétude ne se limitait pas seulement au gaspillage de victuaille « Oui, c’est vrai, je sais que tu trouves cela inutile. Mais, je pense également que tu es nerveuse de revoir cette fille ! »

 

Hilda « Si je te dis que cela m’indiffère, tu me crois ? »

 

Freya savait qu’elle avait touché un point sensible « Non… C’est vrai… ! Mais je serai là pour te soutenir ! »

 

Hilda pouvait toujours compter sur le soutien de sa cadette, c’était pour l’une de ces raisons que Freya était si importante à ses yeux « Je sais petite sœur ! Merci ! »

 

L’arrivée d’Albérich, Sélène et surtout de Phoebus dérida un peu la souveraine d’Asgard. Elle se dirigea d’un pas léger vers le salon des invités. Un petit cabinet intime où Hilda recevait ses sujets et discutait de choses généralement confidentielles. Elle prit place derrière un grand bureau de bois et ses trois convives s’installèrent en face d’elle sur des fauteuils moelleux.

 

« Je suis heureuse de vous revoir après ces quelques semaines… J’organise une réception en l’honneur du vainqueur du tournoi, Frigg du Lycanthrope, aussi il me paraissait évident de ce solliciter votre présence. De plus, je souhaiterai que vous séjourniez au palais. J’espère qu’à cette occasion j’aurai le plaisir de revoir ta mère Albérich ! »

 

Albérich regarda Hilda et une lueur de rage passa un instant dans ses yeux. Comme il la détestait en ce moment même, il avait dû laisser sa mère pour céder au caprice de sa souveraine « Je ne crois pas votre altesse, ma mère est encore souffrante ! »

 

Hilda regarda Albérich avec un certain désarroi « Ta mère est fatiguée Albérich ? Je ne savais pas…»

 

Albérich feignit de ne pas montrer sa faiblesse « Oui, votre altesse, je n’ai pas cru bon de vous en informer pour ne pas vous indisposer ! »

 

Hilda se sentit presque en faute. Décidemment, elle ne comprendrait jamais son jeune guerrier divin « Si cela peut te rassurer, tu pourras lui rendre visite à ta guise, très régulièrement ! Et lorsque tu verras ta comtesse, dis lui que je luis souhaite un bon rétablissement et que j’espère la voir au bal de l’année prochaine ! »

 

Mais de quoi se mêlé-t-elle à la fin ? Pourtant, Albérich resta courtois comme Phoebus le lui avait conseillé « Merci de votre sollicitude votre altesse ! »

 

« J’espère que vos appartements, vous conviendront je les ai fait préparer pour vous, dans l’aile ouest du palais. Un de mes domestiques vous montrera le chemin… »

 

***

La soirée tant attendue arriva… Hilda s’installa sur le trône, Freya prit place à côté d’elle et un son de harpe se mit à envahir la pièce pour enchanter les personnes déjà sur place. Le domestique poursuivit l’annonce de  l’arrivée de chaque prestigieux invité. Hilda attendait avec une certaine appréhension la venue de la belle Frigg. Non loin de là, Siegfried et Syd se tenaient debout prés d’une colonne, un peu en retrait et entamaient une discrète conversation.

 

« J’ai des nouvelles pour toi ! » Murmura Syd

 

Siegfried « Tu as trouvé des information sur cette fille ! » Questionna Siegfried

 

Syd « Oui, mes informateurs l’on localisées, elle habite dans un comté voisin. Ses parents faisaient partie de la noblesse du royaume. Mais, sa mère est morte alors qu’elle n’était encore qu’une enfant. C’est sa nourrice qui s’est occupé d’elle. »

 

Siegfried « Mais, qu’as-tu appris d’autre ? »

 

Syd « Pas grand-chose, en réalité. Si ce n’est que sur les terres où vit Frigg, il court des rumeurs étranges sur et qui pourront te paraître assez invraisemblables.

 

« Raconte toujours, on verra bien ! » conseilla Siegfried curieux.

 

« Il semblerait que certains villageois aient attendus des bruits de hurlements dans la nuit, suite à cela trois personnes ont déjà été retrouvées mortes, massacrées par un loup ! » Narra Syd d’un ton inquiétant.

 

Siegfried était déçu de ce qu’il venait d’apprendre « Tout ce que tu as appris ce résume à des rumeurs ! »

 

Syd « Siegfried, les rumeurs ont souvent une part de vérité. Je n’ai pas rêvé lorsque j’ai combattu la sorcière qui m’a échappée et un dragon qui a tenté de me carboniser. J’avais toute ma raison ce jour là et heureusement ! »

 

Siegfried ennuyé d’avoir blessé son ami se reprit « Voyons Syd, jamais je ne douterai jamais de toi, mais avoue que c’est effrayant de se dire que de pauvres gens sont à la merci de ces prédateurs sanguinaires ! »

 

Syd « Mais le plus étrange c’est qu’il s’agirait que d’un seul loup ! »

 

Siegfried « Un seul ? D’habitude les loups attaquent en meute ! »

 

 « Oui un seul loup au pelage aussi blanc que la neige et aux yeux aussi perçants que la lune en pleine nuit ! » Ajouta Syd.

 

Siegfried émis un soupir « Tiens ! Quand on parle du loup ! Regarde qui nous voilà… »

 

Frigg arriva finalement avec un peu de retard, comme pour supplicié davantage la souveraine d’Asgard. Elle portait une longue robe aux manches interminables composée d’un bustier rehaussé de fourrure. Ses longs cheveux blonds platine lui descendaient jusqu’aux hanches et virevoltaient avec désinvolture à chaque mouvement. Frigg fut introduite dans la vaste salle, Freya passa machinalement la main sur celle de sa sœur pour la réconforter un peu et lui faire part de sa présence rassurante. Frigg fixa sans faiblir Hilda de Polaris de son regard froid et magnétique, comme pour la provoquer. Finalement, elle se baissa les yeux lentement et s’agenouilla en signe de respect. La musique s’arrêta et tout le monde observa la jeune femme avec intérêt.

 

« Je suis heureuse de revoir vos altesses ! » Formula-t-elle simplement

 

« Sois la bienvenue Frigg du Lycanthrope… Nous attendions avec impatience le vainqueur du tournoi ! » Déclara Hilda qui ne comptait pas se laisser impressionner.

 

« Je remercie votre altesse pour la fête qui a été préparé en l’honneur de ma victoire !  » Précisa Frigg le sourire aux lèvres.

 

Puis, Frigg se dirigea vers le balcon pour prendre l’air et se dégager de cette formalité obligatoire et au combien oppressante. Frigg aurait aimé éviter de se retrouver face à toute cette foule et à tous ses yeux braqués sur elle. Pourtant, le balcon avait déjà quelques occupants qui recherchaient probablement la même solitude. Effectivement, elle y rencontra un jeune homme de taille moyenne aux cheveux longs gris et plutôt mal discipliné avec des yeux de couleur rouge qui trahissait le regard d’une bête sauvage prête à bondir sur tout ce qui bouge. Trois loups accompagnaient l’homme un peu en retrait sur le balcon. Les animaux alertés par la venue de cette intruse pointèrent leurs museaux dans sa direction. Frigg ne bougea pas d’un iota et fixa les trois bêtes qui s’approchaient d’elle. Le premier loup qui semblait être le meneur renifla la jeune femme avant de s’asseoir à ses pieds imités par les deux autres.

 

« Djin ! Reviens ici ! Ne bougez surtout pas ! Ils n’obéissent qu’à moi ! » Cria le jeune homme à son attention.

 

Mais, Frigg passa outre et avança doucement sa main pour amadouer le loup. L’animal se laissa faire avec une facilité déconcertante et se roula sur les dos comme l’aurait fait un chien pour recevoir plus de caresses. L’homme fut vivement surpris, presque vexé de voir pour la première fois son compagnon aussi familier avec une étrangère. L’animal avait complètement abandonné son instinct de tueur et se laisser aller à se comporter comme un vulgaire toutou de salon.

 

« Il est trop beau ! » Puis s’approchant des deux autres, « Oh mais vous deux aussi, ne soyez pas jaloux, je vous cajole aussi ! »

 

Là ça en était trop, le jeune homme aux cheveux gris s’approcha sans quitter son attitude agressive et s’adressa à Frigg.

 

« Je suis Fenril d’Alioth, guerrier divin d’Epsilon ! Je ne sais pas qui vous êtes mais c’est la première fois que mes loups réagissent ainsi ! Ils sont pourtant aussi sauvages que ce que je le suis ! Vous devriez être dévorée à l’heure qu’il est ! Que leur avaient vous fait ? »

 

Il croisa le regard de Frigg un instant comme pour attendre ses explications « Je me nomme Frigg… Frigg du lycanthrope et je ne leur ai fait aucun mal, croyez moi ! »

 

Fenril « Mais… Oui, je me souviens de vous… Vous êtes le vainqueur du tournoi, n’est ce pas ? »

 

Frigg « Oui, c’est exact… Désolé d’avoir volé la victoire à votre ami Siegfried de Dhôle ! »

 

Fenril « Siegfried est le plus puissant de tous les guerriers divins mais ce n’est pas mon ami car je n’ai pas d’amis hormis mes loups ! »

 

Frigg « On m’accorde la victoire, mais au fond je sais bien qu’ils croient tous que j’ai triché pour gagner et je suppose que c’est aussi votre avis ? » 

 

Fenril « Je me moque de savoir si vous avez gagné en trichant ou pas ! Ces histoires là m’indiffèrent ! Mais c’est la première fois que mes loups se laissent ainsi abuser, cela ne peut signifier qu’une seule chose ! »

 

« Et dites moi laquelle ? » Se renseigna Frigg

 

Fenrir « Vous et moi sommes de la même race ! »

 

Frigg ne répondit rien et entra à nouveau dans la salle, laissant Fenril à ses sombres pensées.

 

Tout le monde voulait connaître la farouche guerrière qui pour la soirée, s’était muée en une très belle jeune femme. Les conversations fusaient en tout sens et Frigg était le point de mire de la soirée. Seul, un petit groupe composé de quatre guerriers divins s’amusaient et rigolaient joyeusement et ne prêtaient aucune attention à Frigg. Mais, cette dernière ne comptait pas être ignoré de la sorte. Alors, elle décida de s’approcher d’eux, histoire de lier davantage connaissance. Mais, elle reçu un accueil des plus glacial.

 

« Je pensais que ce soir nous resterions entre hommes ! » Déclara Thor avec un air goguenard.

 

« Je crains que non car voilà notre tricheuse de l’année »  Renchérit Syd.

 

« Malheureusement, rien n’a été prouvé et Frigg a gagné ! » Indiqua Siegfried

 

Frigg « Bonjour messieurs, je ne savais pas que ma présence vous avez à ce point manqué ! »

 

« Votre présence est le fruit du souhait d’Hilda de Polaris et non le mien ! » Balança Siegfried d’un ton acerbe.

 

« Je ne pensais pas vous indisposer de la sorte, parce que la fois dernière vous ne sembliez pas gêné du tout ! » Répliqua Frigg.

 

Sur ces quelques mots, Phoebus et Sélène s’avancèrent vers le petit groupe pour s’amuser eux aussi. Frigg observa les deux jumeaux qui s’avançaient vers elle d’un pas aérien. Elle envia la fille aux cheveux rouges avec sa taille si élancée, ses formes si avantageuses et son visage si parfait. Le garçon à la chevelure couleur de l’or ressemblait à un ange sortit tout droit du paradis et échoué sur terre.

 

« Bonjour, Je suis Phoebus et voici, ma sœur, Sélène… Et je suppose que vous devez être Frigg, le vainqueur du tournoi ! » Annonça Phoebus en effleurant la jeune femme.

 

Frigg sentit une légère décharge parcourir son épaule et y porta la main « Oui, je vois que les nouvelles vont vite ! Vous aussi vous êtes venus me féliciter d’avoir battu l’illustre Siegfried ? » Ironisa-t-elle.

 

« Bien sûr ! Il s’agit là d’un exploit auquel j’ai pu assister avec délectation en compagnie de son altesse Hilda de Polaris ! » Avoua Phoebus dans un rictus sarcastique en se tournant vers les quatre guerriers divins.

 

 « Je vais te faire ravaler tes paroles ! » Hurla Hagen à l’attention de Phoebus.

 

Mais un bras se porta sur l’épaule du jeune homme pour arrêter son geste.

 

« Je t’en prie Hagen, Arrête ! La princesse Hilda ne le permettait pas, elle donne cette soirée en l’honneur du vainqueur ! » Avertit Siegfried.

 

« Et comme tout le monde le sait, le vainqueur c’est Frigg du Lycanthrope qui a remporté la victoire sans aucune duperie ! » Affirma Phoebus avec emphase.

 

 « Et le baiser que vous avez donné à Siegfried a fait grand bruit dans tout le royaume ! » Compléta Sélène dans un sourire plein de malice.

 

Siegfried ignora les dernières paroles de Sélène, il contenait sa colère avec difficulté « On se retrouvera, Phoebus, toi et ton cousin vous ne tarderez pas à rendre compte de certains de vos agissements des plus douteux ! » Sur ces quelques mots, il tourna les talons, les trois autres guerriers firent de même et partirent se positionner plus loin.

 

« Alors, les guerriers divins ne sont pas de vos amis ? » Demanda Frigg finalement soulagée.

 

« Je n’ai pas d’amis chez les guerriers divins !... Sauf mon disciple, Albérich de Megrez, qui a reçue l’armure de Delta ! » Certifia Phoebus

 

« Le jeune comte à la chevelure flamboyante dont tout le monde se méfie et qui n’a pas si longtemps a été banni du Royaume ? » S’inquiéta Frigg.

 

« Oui, notre cher cousin ! » Précisa Sélène.

 

« Vous êtes cousin ? » Insista Frigg

 

« En quelque sorte ! » S’amusa Phoebus.

 

« J’adore la couleur de votre robe ! » Assura Sélène.

 

« Il semblerait que nous ayons tous les trois une passion pour le noir ! » Répondit Frigg à l’attention des jumeaux.

 

 


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