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Saint Seiya (Les Chevaliers du Zodiaque)



A L'Aube d'une Guerre
[Histoire Terminée]
Auteur: hecate333 Vue: 896
[Publiée le: 2007-12-08]    [Mise à Jour: 2008-08-02]
13+ Heroic Fantasy/Action-AventureCommentaires: 7
Description:
Cette histoire se passe avant la bataille d’Asgard. Albérich a été banni du Royaume par Hilda de Polaris. Phoebus est devenu son maître, il est à la recherche de son jumeau et va intriguer pour le retour en grâce d’Albérich…
Crédits:
Les personnages de Saint Seiya sont la propriété de Masami Kurumada et de Toei Animation. Par contre, les autres personnages sont ma propriété.

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Commenter: Chapitre 8 - Tortures

Chapitre 8 - Tortures

[3807 mots]
Publié le: 2008-03-07Format imprimable  
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Chapitre 8 – Tortures

 

Ce matin là, le vent froid et glacial annonçait les prémisses d’une fin d’automne rigoureuse. Le climat d’Asgard n’était jamais clément surtout après le solstice d’hiver où les premières neiges tombaient en abondance. Les paysans et les gens les plus pauvres d’Asgard allaient encore souffrir de la sévérité hivernale qui n’épargnait jamais les plus faibles. Hilda de Polaris le savait bien et cette perspective l’attristait, comme toutes les années à la même époque. Elle regardait mélancolique par une des larges fenêtres du palais le paysage revêtu d’une apparence plus austère, le vent soufflait dans les grands arbres de la cour et les feuilles mortes virevoltaient en tout sens. Hilda perdue dans ses pensées cherchait des solutions pour que son peuple puisse supporter au mieux les rudesses qui les attendaient ces prochains mois. Elle s’en remettrait à Odin qui lui insufflerait sa force, après tout n’était-elle pas sa digne représentante sur terre. Odin avait toujours été là pour l’éclairer. Elle se rappela le jour où elle avait prié pour la  première fois. La communion avec le dieu du nord lui avait apporté la sérénité et le courage qui lui faisait défaut. A la mort de ses parents, Hilda la sœur aînée n’avait eu le choix que de remplacer son père, elle remplissait la double fonction de souveraine et de grande prêtresse d’Odin. Hilda était l’intermédiaire entre les hommes et les dieux. Odin lui transmettait sa force et sa clairvoyance. Il pouvait l’avertir des dangers imminents ou la mettre en garde contre les agissements suspects de certains de ses sujets.

 

Ce fut le cas pour son proche conseiller Albérich de Megrez dont les manigances et sa cruauté déshonorées son titre de noblesse. Sur les conseils d’Odin, elle avait suspecté le jeune comte de conspirer pour s’emparer du pouvoir. Lorsque Albérich lui suggéra le réveil des armures divines Hilda vit la confirmation de ses doutes. Elle craignait à juste titre que l’ambition démesurée d’Albérich ne conduise Asgard à sa perte en l’entraînant dans des guerres sanglantes contre les peuples du sud. Elle suspectait même Albérich d’étendre ses idées de conquêtes jusqu’au Sanctuaire d’Athéna en Grèce, étape nécessaire à la domination du monde. Mais, quelque chose dans son comportement avait subitement changé et Albérich n’était plus le même, il faisait des efforts. Autrefois, indifférent au sort des autres, il montrait plus de compassion sans doute sous l’impulsion de son cousin Phoebus et s’investissait dans de louables actions auprès des plus démunis. Odin ne manifestait plus de mise en garde contre Albérich, il ne formulait rien sur Phoebus. Pourtant, un petit éclairage sur la personne de ce beau jeune homme aurait été le bienvenu. Aussi, elle décidait de permettre à Albérich de revenir au Palais. Cette habile manœuvre permettait à Hilda de le surveiller de plus prêt. Phoebus exerçait une bonne influence sur Albérich se disait-elle et nullement indifférente au charme de ce mystérieux seigneur, sa présence au palais promettait un rapprochement inespéré.

 

Depuis la déception qu’elle avait éprouvé en voyant Siegfried se laisser embrasser cette blonde inconnue, ses sentiments avaient changés. Elle n’éprouvait plus les mêmes émois pour lui. D’ailleurs, Siegfried brillait par son absence. Hilda s’arrangeait bien de ce fait. Auparavant, elle se serait sentie perdue sans la présence rassurante du guerrier d’Alpha, il savait la conseiller et l’épauler, à ses côtés sa charge de souveraine et de prêtresse lui paraissait moins lourde. Même si ils ne s’étaient jamais rien avouer, Hilda était très attachée à Siegfried, pas seulement pour la confiance qu’elle lui accordait mais parce qu’elle éprouvait de réels sentiments à son égard. Il était beau, intelligent loyal et fiable et elle se serait volontiers imaginée régner sur Asgard avec lui. Mais ce qui s’était passé au tournoi avait changé la donne. Ce qu’Hilda ne supportait pas par-dessus tout c’était la trahison et elle s’était sentie bafouée dans ses sentiments. Elle se remémora les paroles de Phoebus : lui et Syd disputaient une compétition sur le nombre de leurs aventures féminines. Elle songea avec horreur que tous les courtisans du palais devaient être au courant sauf elle. Si Hilda s’était laissé séduire, elle figurerait certainement en tête de la liste de ses trophées. Comment avait-elle pu être aussi stupide ? L’idée de lui envoyer à la figure l’étendu de son ressentiment la réconfortait un peu, mais ne dit-on pas que l’indifférence est le plus grand des mépris et  c’était bien là sa plus grande force. Hilda s’adresserait à lui avec courtoisie et élégance et ignorerait superbement ses regards langoureux et ses sourires qui en disaient long…

 

Elle allait pouvoir se réjouir puisque Siegfried demandait une audience à sa souveraine. Elle se dirigea dans la salle, s’assied sur le trône et attendit patiemment l’arrivée de Siegfried. Il pénétra dans la vaste salle éclairée par de grandes torches et s’agenouilla en signe de respect. Il resta ainsi un petit moment et Hilda descendit quelques marches et avança à sa hauteur sans le regarder.

« Qu’avait-tu à me dire Siegfried qui nécessite une entrevue ? »

 

« Votre altesse des hommes ont retrouvés des brigands aux confins du Royaume, il se peut que se soit ceux qui sont à l’origine de l’enlèvement de la Princesse Freya ! »

 

La nouvelle était des plus surprenante, Hilda resta figé sur place un instant et repris la parole « Quoi ? Tu en es sûr ? »

 

Siegfried « Votre altesse la seule façon d’en être certain c’est que la princesse Freya les identifient ! »

 

Hilda « Très bien, je vais voir si ma sœur est disposée à traverser cette épreuve ! »

 

On alla chercher la Princesse Freya qui arriva accompagnée comme à son habitude d’Hagen, son fidèle confident. Tous les quatre prirent les escaliers qui menaient aux cachots. Les brigands enfermés dans les geôles du palais, leurs poignets enserrés dans des bracelets de fer rattachés à une chaîne attendaient inquiets le sort qui leur seraient réservés. La cellule froide et humide ne comportait qu’une porte lourde en métal avec pour seule vue sur l’extérieur une petite ouverture dans le mur qui laissait enter un peu de lumière pendant la journée. Siegfried ouvrit la porte et se dirigea vers celui qu’il considérait comme le chef, lui attrapa le visage par le menton et le tourna sauvagement vers la princesse Freya.

 

Siegfried « Votre altesse reconnaissez vous cet homme ? »

 

Freya dévisagea un long moment l’homme qui baissa les yeux.

 

Freya acquiesça « Oui, ce sont bien eux ! Les homme qui m’ont enlevés et séquestrés ! »

 

Freya sentit les larmes lui monter, se remémorant les instants douloureux qu’elle avait vécus et la peur qu’elle avait éprouvée. Elle se tourna vers Hagen qui la serra dans ses bras pour la réconforter et tous deux sortirent sans attendre de la cellule.

 

Hagen « A présent c’est fini votre altesse plus jamais il ne vous feront de mal ! »

 

Hagen était doux et apaisant, il caressait doucement sa longue chevelure blonde bouclée, Freya versait des larmes en silence. Peu à peu, elle se calmait. La présence rassurante d’Hagen lui donnait la force de faire face à nouveau à ses ravisseurs.

 

Freya « Oui je suis formelle, c’est bien eux ! En les revoyant, j’ai l’impression de revivre ce cauchemar ! »

 

Siegfried poursuivit à l’encontre des deux hommes avec une agressivité que personne ne lui connaissait jusqu’à présent.

 

« La Princesse Freya vous a reconnus, on vous a retrouvés avec un coffre remplis de pièces d’or, inutile de nier l’évidence ! Qui vous a payé pour cela ? Répondez ! » Hurla t-il

 

Mais les deux acolytes restèrent silencieux.

 

Siegfried « Je vous le demande encore une fois, qui est derrière tout cela ? »

 

Siegfried perdait patience

« Parlez et je vous promets une mort rapide et sans souffrance ! »

 

La patience de Siegfried atteignait ses limites. Il se dirigea vers l’un des deux hommes et lui asséna un coup dans l’abdomen. L’homme hurla sous la douleur. Mais, aucun mot ne sortit de sa bouche. Les yeux de Siegfried lançaient des éclairs et son visage rougissait de colère. Il commença à le marteler de coups. Mais, rien n’y faisait.

 

Siegfried « Dis moi le nom de celui que vous protégez ! Nous pouvons vous contraindre à parler ! »

 

Hagen lui aussi, trépignait sur place, la patience n’avait jamais été son fort. Il voulait connaître la vérité, l’envie de molester les deux compères responsables de l’enlèvement de sa bien aimée Princesse le démangeait au plus haut point. Laissez passer cette occasion était au-dessus de ces forces, il ne supportai pas que l’on puisse s’en prendre à elle. Cette douce princesse qui représentait tellement et pour qui il aurait donné sa vie volontiers. Il entra rageusement dans la cellule et balança un coup de poing sans le plexus du second bandit et l’envoya rebondir contre le mur du fond. Il retomba lourdement au sol. Le bruit des chaînes fit un vacarme fracassant dans la petite prison. Hagen se rapprocha de nouveau et lui infligea plusieurs coups de pied à répétition. L’homme cria à plusieurs reprises. Mais, Hagen n’avait pas l’intention de s’en tenir à si bon compte. Hilda observait le visage fermé ce spectacle violent qui la mettait mal à l’aise et ne disait mot.

 

« Assez ! Assez ! » Eclata soudain Freya « cela suffit Siegfried Hagen, je vous en prie arrêtez cela ! » Freya se bouchait les oreilles pour ne plus entendre les cris des deux hommes.

 

Freya se précipita dans les bras de sa sœur et se serra contre elle. Ses grands yeux verts d’eau s’étaient remis à pleurer chaudement.

 

Freya « Je t’en prie Hilda, dis leur d’arrêter, je n’en supporterai pas davantage ! »

 

Elle prit sa jeune cadette dans ses bras protecteurs et fit signe aux deux guerriers divins de repartir.

 

Le premier homme s’assit sur le sol le regard hagard et le second se releva doucement et essuya avec difficulté le filet de sang qui perlait de sa bouche.

 

« On se reverra bientôt et on finira par vous faire avouer le fin mot de l’histoire ! » Murmura Siegfried à leur encontre.

 

Tous remontèrent les longues marches en colimaçon et rejoignirent des lieux plus accueillants. Freya avait finit de pleurer et demanda à se retirer dans sa chambre pour se reposer.

 

Siegfried et Hagen restaient seuls avec la Princesse Hilda dans la seule du trône. Siegfried persuadait qu’Albérich était la cause de l’enlèvement de Freya essayait avec l’aide d’Hagen de la persuader de le faire venir au palais.

 

Siegfried « Princesse Hilda, je suis prêt à parier qu’Albérich et son cousin savent des choses que nous ignorons ! »

 

Hilda « Comment Vous permettez vous de dire cela ? C’est ridicule, aucun des deux n’avez de preuve de ce que vous affirmez ! »

 

Hagen « Cela ne me surprendrais vraiment pas, votre Altesse ! L’enlèvement de la Princesse Freya et son retour dans la même soirée, c’est tout de même étrange. Peu après, on attrape ces deux hommes avec un coffre remplis de pièces d’or… ! »

 

Hilda « Je vous l’ai dit ! On accuse pas sans preuves messieurs ! »

 

Siegfried « Si Albérich et son cousin n’a rien à se reprocher, faisons le venir au Palais d’Asgard et confrontons-le avec ces deux hommes, Princesse Hilda ! Cela ne coûte rien d’essayer ! »

 

Hilda se disait qu’Albérich ne devait pas être tout à fait clair, comme à son habitude. Elle espérait seulement que son cousin Phoebus n’y soit pas mêlé « Soit, je vais faire quérir Albérich et son cousin mais si vous avez colporté des inepties, vous vous en repentirez, croyez moi ! »

 

***

 

Sélène et Phoebus sortis se promener, Albérich pénétrait en cachette dans la chambre de son maître. Ils avaient pris soins de donner congés au domestique afin de ne pas être dérangé. C’était la première fois qu’il rentrait dans ses appartements. Il observa rapidement la salle où Phobus se reposait, un ordre drastique y régnait. Une vaste cheminée chauffait la pièce. Un grand lit en bois recouvert de fourrure chaude et douce, au pied du lit une malle qu’il ne se gênât pas d’ouvrir pour y découvrir des effets personnels soigneusement rangés. De lourds rideaux opaques qui ne laissaient pas passer la lumière. Quelques étagères où des livres s’entreposés. Quelque chose d’atypique distinguait la pièce, une baignoire où le maître devait se laver tous les jours. Il chercha sur les étagères et prit un gros ouvrage. Il feuilleta le livre et s’aperçut que des signes faisaient office de lettres probablement une langue que lui-même ignorait, tant est si bien que qu’il puisse ignorer quelque chose. Il remarqua une petite statuette grecque avec trois têtes, il inspecta dubitativement la petite statue sous tous les angles et la reposa à sa place. Albérich recherchait activement des indices mais des indices de quoi, lui-même ne le savait pas.

Il décida d’aller inspecter la chambre de Sélène, peut-être la chance lui sourirait-elle ? Il sortit de la pièce où Phoebus résidait habituellement pour passer la porte des appartements de la belle. Le mobilier était décoré à l’identique jusqu’à la baignoire mais avec une touche un peu plus féminine. Les rideaux étaient plus clairs et laissaient entrer une peu plus de lumière. Il observa à côté du lit deux coffres. L’un deux non verrouillés ne contenaient que du linge. L’autre plus petit était fermé à clé. Il se disait que ce dernier devait contenir des informations intéressantes. Il se demandait où pouvait se trouver la clé de ce petit cube. Il espérait secrètement que Sélène ne l’ai pas sur elle. Il souleva une pile de livres sur l’étagère mais ne découvrit rien. Il démonta même le couchage pour voir si l’objet s’y trouvait, toujours rien. Après une heure de recherches infructueuses, il se laissa choir sur un fauteuil.  A cet instant ses yeux se portèrent sur un imposant ouvrage à la couverture particulière qu’il reconnut immédiatement. Le livre que Sélène lisait à la bibliothèque. Il ouvrit le manuscrit, feuilleta quelques pages et compris qu’il s’agissait en fait d’un grimoire où différents pentagrammes y étaient dessinés et était répertoriés toutes sortes de formules pour concocter philtres, potions et même poison. Intéressant ce disait-il, seul une sorcière possède un tel livre. Albérich le referma et quelque chose tomba sur le sol. Machinalement, Albérich se baissa et ramassa l’objet. « La clé du coffre ! » s’exalta-t-il. Il se saisit du passe et l’inséra dans la serrure de la cassette qui n’offrit aucune résistance. Il souleva doucement le couvercle et regarda à l’intérieur. Toutes sortes de bocaux contenant des herbes variées étaient rangées et étiquetés, dans certains des choses inexpliquées, probablement des restes d’animaux à supposer qu’il s’agisse d’animaux. Albérich eut la mauvaise idée de déboucher le couvercle de l’un d’entre eux. L’odeur qui s’en échappa lu retourna l’estomac, Il ouvrit la fenêtre pour laisser entrer l’air froid, puis sans attendre il referma le couvercle. Il trouva également divers objets plutôt étranges comme un calice en or, un poignard, un miroir et un petit cendrier. Au fond du coffre, il découvrit un papier soigneusement plié. Il se saisit du billet et le déplia. Rapidement, il compris qu’il s’agissait d’un extrait de registre des naissances. Il lut attentivement le document. Ce qu’il lisait le laissa anéanti. Le document indiquait que Sélène et Phoebus étaient nés le même jour.

« Des jumeaux » S’entendit-il parler à haute voie.

Albérich sentit la colère lui monter. Sélène et Phoebus, jumeaux, ils lui avaient mentis, ils avaient mentis à tout le monde…

Albérich sortit furieux de la chambre. Il s’installa dans le fauteuil du salon et attendit patiemment le retour de Sélène et Phoebus pour une vive explication.

 

 

Les deux jumeaux ne tardèrent pas à arriver. Ils remontaient dans leur chambre en empruntant le vaste escalier du salon quand Albérich les interpella.

 

« Maître Phoebus, Sélène, je vous attendais ! »

 

« Que se passe-t-il Albérich ? » Questionna Phoebus.

 

Albérich lança le papier au sol et s’écria « Je crois que l’un de vous deux a égaré ceci ! »

 

Sélène ramassa le document et lut rapidement ce qu’il contenait, elle blêmit un instant et passa la missive à son frère. Phoebus venait de comprendre l’accueil glacial d’Albérich.

« Albérich, Attends je peux tout t’expliquer ! »

 

Albérich « J’y compte bien ! »

 

Phoebus « Et bien, Sélène et moi, sommes jumeaux. Mais si je te l’avais dit, tu n’aurais jamais accepté qu’Hilda la fasse chercher. »

 

Albérich « C’est certain ! Je suis trahi ! Déçu ! Tellement déçu surtout par vous maître. Un homme qui j’avais le plus grand respect ! Vous venez de perdre le crédit que je vous accordé ! »

 

Sélène « Albérich ! Je suis désolé, Phoebus et moi ont voulez t’en parler lorsque nous te sentirions prêt. Nous attendions juste le bon moment. »

 

Albérich « Le bon moment pour me dire que vous vous êtes bien moqué de moi ! Intéressant… Effectivement ! Lorsque Hilda apprendra que vous êtes tous deux jumeaux et coupables de sorcellerie de surcroît, elle vous fera pendre haut et court ! Et toi Maître, tu pourras toujours essayé de lui faire les yeux doux lorsque tu te balanceras au bout d’une corde ! » Albérich leur désigna la porte ! « A présent, sortez ! Hors de ma vue ! »

 

Sélène perdit patience « ALBERICH ! Ecoute moi bien, si l’on tombe, tu tombes aussi. Parce que si mon frère et moi on est arrêté et jugé pour sorcellerie, on sera bien obligé de lui raconter l’enlèvement de la Princesse Freya et notre soudain lien de parenté ! »

 

Mais sans aucune raison logique, Phoebus changea d’attitude « Cela sera inutile, viens Sélène, nous partons !

 

Sélène se demandait pourquoi son frère réagissait ainsi « Mais ???? »

 

Phoebus ne chercha pas à discuter « Inutile, si Albérich ne veut plus nous voir, c’est son droit le plus absolu ! » Puis, il se tourna vers son disciple « Ne t’inquiètes pas, Albérich, nous ne dirons mot sur notre petit secret ! » Il regarda à nouveau sa sœur d’un air déterminé

« Sélène, prépare tes affaires ! »

 

Bien qu’étrangement surprise, Sélène décida tout de même de faire confiance à son frère « comme tu voudras ! »

 

Albérich regarda Sélène et Phoebus qui montaient le grand escalier pour se rendre dans leurs appartements. Peut-être pour la dernière fois. Mais, Albérich était trop enragé pour faire machine arrière et laissa son Maître plier bagage.

Albérich fut surpris de l’arrivée de la femme de chambre alarmée et paniquée.

 

« Seigneur Albérich ! Seigneur Albérich ! Venait vite, c’est madame la Comtesse, elle a eu un malaise, elle ne reviens pas à elle ! »

 

Albérich inquiet grimpa les marches et se dirigea dans la chambre de sa mère. Il entra doucement et trouva Brunehilde étendue sur le plancher, sa longue chevelure rousse se déversait sur le sol. Il souleva sa mère et la déposa sur le lit. Il secoua la pauvre femme pour lui faire reprendre connaissance.

 

« Mère ! Mère ! Réveillez vous, je vous en prie ! » Hurla presque Albérich

 

Brunehilde reprit peu à peu connaissance. Très affaiblie, elle respirait avec peine.

 

Albérich « Mère que c’est-il passé ? »

 

Mais personne ne lui répondit, Brunehilde était trop épuisée pour répondre, son visage était toujours aussi blafard et ses yeux regardaient dans le vide. La femme de chambre entra à son tour dans la pièce et apporta un semblant d’explication au jeune guerrier divin apeuré.

 

« Seigneur Albérich, je l’ai trouvé là, allongé dans par terre, je n’ai pas réussi à la ranimer et je n’ai pas pu la mettre sur son lit. Pourtant ce matin encore, tout allait bien ! »

 

Albérich toisa la servante d’un air réprobateur « Vous n’avez pas réussi à faire grand-chose à ce que je vois ! »

 

La servante baissa humblement la tête « Seigneur Albérich, vous souhaitez que j’aille prévenir le médecin ? »

 

« Oui, c’est une bonne idée ! » Admit-il

 

La servante sortit de la demeure à la recherche du médecin. Albérich approcha un fauteuil à côté du lit et décida de rester seul avec sa mère jusqu’à l’arrivée du docteur. Il n’avait pas eu le temps de connaître son père, mort trop jeune. Pourtant, toujours très belle, Brunehilde fidèle à son amour ne s’était jamais remariée. La gestion du domaine familial occupait la majeure partie de son temps, l’éducation d’Albérich avait été trop succincte. Aussi, à l’adolescence, le manque d’autorité paternelle se fit ressentir. Albérich, intelligent et habile rencontrait de nombreux succès dont celui d’avoir été choisi par Hilda de Polaris pour devenir guerrier divin et proche conseiller, le plus jeune de l’histoire d’Asgard. Albérich, certain d’être l’homme le plus intelligent du Royaume ne reculait devant rien pour satisfaire ses hautes ambitions. L’arrivée de Phoebus, le jeune disciple de son mari permis à Brunehilde de respirer un peu. Phoebus avait su imposer son autorité avec intelligence et discernement. Albérich respectait son maître et lui accordait sa confiance. Il ne comprenait pas pourquoi tant de secrets, de mensonges. Albérich aimait sa mère, elle était sa seule famille et la savoir malade l’attristait énormément. Le jeune comte fut tiré de ses réflexions par l’arrivée du médecin. Albérich se leva pour l’accueillir.

 

Albérich « Entrez, je veux que vous trouviez de quoi elle souffre ! »

 

Le médecin « Bien ! Seigneur, mais je vous demanderai de sortir, je dois voir votre mère ! »

 

Le médecin ausculta Brunehilde sous toutes les coutures mais ne réussit pas à diagnostiquer le mal qui la rongeait. Elle devait se reposer et éviter les efforts, c’est tout ce qu’il avait préconisé. Albérich à proximité de la chambre fut interpellé par sa mère.

 

Brunehilde « Albérich, approche s’il te plaît ! »

 

Albérich « Oui ! Mère ! »

 

Brunehilde « Où sont Phoebus et Sélène ? » Questionna-t-elle

 

Albérich « Ils sont partis Mère ! »

 

Brunehilde se leva d’un bond et essaya de sortir du lit.

 

Albérich se précipita sur elle pour l’immobiliser « Mère, ne bougeait pas vous êtes beaucoup trop faible ! »

 

Brunehilde « Albérich ! Ecoute moi, tu dois les rattraper au plus vite, eux seuls connaissent le remède qui permet de me soulager ! »

 

Albérich comprenait pourquoi Phoebus n’omettait pas la moindre objection pour quitter la maison. Lui et Sélène étaient les seules personnes à pouvoir venir en aide à sa mère. Même si ce geste lui en coûtait il fallait les retrouver et les ramener au domaine. Il devait mettre son orgueil de côté pour sauver sa mère. Il demanda à la servante dévouée de se tenir aux chevets de la malade, il ne serait pas long, du moins l’espérait-il. Il ordonna que l’on prépare son cheval. Il sortit de la demeure pour se diriger vers les écuries, il monta en scelle, se saisit des rennes avec violence et galopa jusqu’à l’entrée de la forêt. Rien ne lui résistait, il sautait par-dessus les haies et ruisseaux et chevauchait à perdre haleine, le temps était compté…

 


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