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A L'Aube d'une Guerre
[Histoire Terminée] | Auteur: hecate333 | Vue: 886 |
| [Publiée le: 2007-12-08] [Mise à Jour: 2008-08-02] | ||
| 13+ | Heroic Fantasy/Action-Aventure | Commentaires: 7 |
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Description: Cette histoire se passe avant la bataille d’Asgard. Albérich a été banni du Royaume par Hilda de Polaris. Phoebus est devenu son maître, il est à la recherche de son jumeau et va intriguer pour le retour en grâce d’Albérich… | ||
| Crédits: Les personnages de Saint Seiya sont la propriété de Masami Kurumada et de Toei Animation. Par contre, les autres personnages sont ma propriété. |
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intempestive cousine[4093 mots] |
Publié le: 2008-02-09 | |
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Chapitre 7 – Intempestive cousine
Quelques jours après les retrouvailles, Sélène prenait goût à sa nouvelle existence. Le matin, elle rejoignait Phoebus et Albérich pour l’entraînement. L’après-midi, elle aimait le consacrer à la lecture. Sélène avait eu la chance d’être élevé par une vieille femme qui lui avait appris à lire, à écrire et à se battre. Albérich trouva étrange qu’une simple fille fût initiée à l’art du combat. Aussi elle imagina une explication plausible pour ne pas trop éveiller les soupçons d’Albérich. Le mari de la vieille femme qui l’avait recueilli avait postulé pour devenir guerrier divin mais faute d’être bien né, il n’avait pas été retenu, à cette époque être de noble de naissance était nécessaire.
Cet après midi là, Sélène lisait un imposant ouvrage dans la bibliothèque, Albérich poussé par la curiosité entra dans la salle. La bibliothèque était une vaste pièce avec des étagères de bois immenses où chaque livre était rigoureusement classé de façon thématique. Une grande table et des fauteuils confortables invitait à venir se cultivait. De lourds rideaux de velours bordeaux tombaient des larges fenêtres. Deux grands chandeliers plaçaient sur la table éclairaient l’espace.
Albérich « Que lis-tu, je n’ai jamais vu ce livre ici ? »
Sélène ne leva pas les yeux de son livre « C’est que tu as mal regardé, je l’ai trouvé sur l’étagère du haut ! »
Albérich « Ca m’étonnerai, j’ai lu tous les livres qui se trouvent dans cette pièce et ce livre là je suis certain de ne l’avoir jamais vu ! » Albérich approcha la main pour voir le volume de plus prêt « D’ailleurs il a une couverture très particulière, montre le moi ! »
Sélène retira vigoureusement son bien « Certainement pas ! Tu me déranges lorsque je lis, Va donc voir ailleurs si je m’y trouve ! »
Albérich excédé « Donne le moi ! Ici, tout est à moi ! Rien ne t’appartient ! Tu es toléré ici parce que je le veux bien… Si je voulais non seulement tu me lécherais les bottes mais tu croupirais dans les écuries…»
Sélène se saisit à deux mains l’imposant manuscrit et affligea à Albérich un grand coup sur la tête. Ce qui eu pour effet immédiat de mette Albérich hors de lui.
Albérich ne supportait pas que quelqu’un lui résiste. Il décidait de tout et le moindre de ses caprices devaient être satisfaits dans la seconde. Avec Phoebus, c’était différent, il ne se permettait pas ce genre de comportement sous peine de se voir infliger une punition sévère que son maître, bien que d’un naturel fort calme pouvait fort bien lui administrer, sans que personne n’eût rien à en redire. Mais, cette Sélène à peine arrivé, elle s’accordait déjà ce genre de privilège, ça alors s’en était trop. Une fille en plus ! Pour Albérich, les filles étaient une race bien singulière. En général, lorsque elles n’étaient pas très laides, elles étaient superficielles et n’avaient rien dans le crâne. D’ailleurs, il n’y avait qu’à regarder la Princesse Hilda et la Princesse Freya pour s’en persuader.
Mais elle, elle était vraiment différente et insupportable à la fois. Oui, Albérich affectionnait sa longue chevelure couleur vermeille, son teint d’une extrême pâleur, sa bouche ourlée…
Mais, pour l’heure, Albérich se préparer à riposter avec violence.
« Tu n’aurais jamais du faire cela ! » cria t-il
Il agrippa sauvagement la jeune femme et les deux jeunes gens tombèrent au sol et roulèrent sur le plancher. Albérich lui maintenait les bras en croix, furibond, il approcha son visage du sien, leva sa main avec fureur… Quant Sélène lui balança un coup de pied mal placé qui eu pour conséquence les hurlements du guerrier divin. Ce vacarme ne tarda pas à alerter toutes les personnes aux alentours.
« Albérich ! Sélène ! Que se passe-t-il ? C’était quoi ce bruit assourdissant ? » Questionna Brunehilde qui était entrée précipitamment dans la bibliothèque accompagnée d’une domestique.
Sélène mentit avec aplomb « C’est rien ! Ce n’est pas grave, c’est Albérich qui a glissé et je me suis baisée pour le ramasser ! »
Brunehilde et la servante regardèrent dans la direction d’Albérich qui ne répondait rien tant il continuait à se tordre de douleurs.
Brunehilde paniquée « Oh ! Mon dieu mon fils… ! »
La servante « Madame La Comtesse doit-je faire prévenir le médecin ? »
Sélène retenait son hilarité « Ne vous inquiétez pas cela va finir par aller mieux, rassurez vous il ne va pas mourir ! »
Brunehilde « Tout de même, c’est étrange ! En à peine deux jours Albérich est tombé trois fois. Hier, le chat lui a sauté au visage alors que ce brave Midgard n’a pourtant n’a pas une once d’agressivité… ! »
La servante absorbait par le spectacle avait presque oubliée de tendre le plateau sur lequel un billet était posé « Oh ! Madame La Comtesse, un message est arrivé pour vous ! »
Brunehilde « Merci, vous pouvez disposer ! » Brunehilde prit la correspondance et détacha le sceau qui l’entourait.
« C’est un message d’Asgard, vous êtes invités à séjourner au palais tous les trois ! »
Albérich qui avait repris ses esprits déclara en direction de la sœur de Phoebus « Elle aussi ? »
Brunehilde le repris « Oui, mon fils, Ta Cousine aussi… »
Albérich « Mais ? Mère… Elle n’a aucune manière, elle va me faire honte, à moi et à toute la lignée de mes ancêtres ! »
Brunehilde « Et bien, nous allons y remédier… »
Sélène targua Albérich d’un regard satisfait et moqueur lui signifiant qu’à présent il lui fallait compter avec elle. Albérich vexé monta s’enfermer dans sa chambre. Il s’allongea sur le lit et se mit à réfléchir. Les doutes l’assaillaient, Phoebus, Sélène, ils étaient tellement étranges tous les deux. Si pour son jeune âge, Albérich était déjà un fin psychologue, Phoebus arrivait toujours à deviner par anticipation ce qui allait arriver. Sélène aussi l’intriguait, un incendie dont elle seule ressort vivante, c’était tiré par les cheveux. Une paysanne qui sait lire, écrire et sait se battre, ça aussi ce n’était pas banal. Il fallait qu’il en ait le cœur net. C’était décidé, il attendrait le moment opportun et irait fouiller leurs affaires peut-être trouverait il des réponses…
Pendant ce temps, Brunehilde fit préparer une tenue adéquate pour le palais et sur les insistances des deux jumeaux, ils décidèrent de la couleur. Cette robe de sirène en velours noir mettait en valeur son corps long et svelte, une large ceinture avec une boucle ronde en métal argenté soulignait sa taille. De longues manches vaporeuses s’achevaient aux avants bras pour laisser apparaître des manches plus étroites se terminant en pointe sur le majeur. Le décolleté de forme carré ne cachait rien de sa plantureuse poitrine. Elle ne voulait porter aucun bijou, elle n’aimait pas cela. Une servante amena un grand miroir afin que Sélène puisse s’admirer et juger du résultat.
Phoebus « Je la trouve très réussie, qu’en pense tu ? »
Sélène observait l’ouvrage sous toutes les coutures « Parfait ! Sur moi, c’est vraiment une arme redoutable ! »
Finalement calmé, Albérich descendit de ses appartements, curieux de voir à quoi cette grande godiche d’une tête de plus que lui pouvait ressembler dans sa nouvelle tenue. Il entra dans sa chambre sans y être invité et s’approcha tout en lorgnant sans aucune gêne en direction du corsage de la jeune fille.
Albérich « Hum ! On ne voit que cela ! Le comble qui puisse t’arriver, c’est que tu attrapes un rhume de poitrine ! »
Brunehilde « Voyons mon fils ! Cette robe lui donne du pouvoir c’est vrai, mais Sélène n’est en aucun cas vulgaire ! Elle est magnifique ! »
Les jours qui suivirent obligèrent, Sélène à se soumettre à l’apprentissage de la danse. Elle jugeait cet art affligeant et ne présentait aucune aptitude malgré les démonstrations de son frère qui lui servait aussi de partenaire sous le regard railleur d’Albérich. L’enseignement laborieux de Phoebus porta finalement ses fruits, deux grands pas à gauche, un petit à droite sur trois temps, Sélène parvenait à danser sans trop de maladresse.
Toutefois, son éducation ne s’arrêta pas à de simples cours de danse, bien qu’instruite, la jeune fille reçue pour recommandation de surveiller son langage jugé trop familier et de contrôler ses manières.
Sur les exigences de Phoebus fatigué de ses petites querelles infantiles, il était entendu qu’aucun des deux ne devaient provoquer l’autre. Sélène devait faire des efforts pour se montrer aimable avec le maître des lieux. Bien évidemment, il lui était interdit de se moquer d’Albérich, en l’affublant de noms d’animaux…
« Même pas La grenouille ? » demanda Sélène dégoûtée à son frère.
« Non ! » répliqua sèchement Phoebus.
Phoebus lui avait également interdit de se battre avec Albérich, hormis lors des exercices quotidiens et de lui porter des coups aux endroits sensibles.
Mais, ce matin là, dans la cours du domaine réservée à l’entraînement Albérich débuta sa préparation à l’épée avec son maître. Phoebus se plaisait à manier cette arme blanche magnifique et redoutable. Il avait communiqué sa passion à son jeune apprenti. Les deux protagonistes s’affrontaient dans un combat amical. Phoebus montrait à Albérich comment tirer profit de ses faiblesses et lui expliquait comment s’améliorer. Toujours attentif, Albérich suivait scrupuleusement ses préceptes.
Phoebus « Ta garde Albérich, surveille ta garde, si tu ne veux pas te faire embrocher ! »
Albérich « Oui Maître, mais je n’ai pas dit mon dernier mot ! »
D’un coup d’œil aiguisé, Albérich repéra une faille dans la défense de Phoebus, il pointa son arme sur le point que Phoebus ne protégeait pas et bondit de toutes ses forces pour le toucher. Phoebus se déplaça à la vitesse de la lumière et évita l’attaque d’Albérich presque avec facilité, il tendit son pied et Albérich s’embroncha dedans et s’étala au sol de tout son long.
Phoebus « Bien essayé mais trop lent Albérich ! Sert toi de toi septième sens pour augmenter ta vitesse ! »
Albérich se releva promptement humilié et déçu d’avoir échoué ne perdit pourtant pas courage.
« Maître ! Vous trouvez ça drôle, je présume ? Même vous êtes d’une rapidité surprenante, vous me payerez ce nouvel affront ! »
Phoebus aimait jouer avec Albérich et l’idée de mettre ce gamin trop gâté en rogne l’amusait beaucoup.
« Bien sûr Albérich, cela fait bien longtemps que j’attends que tu me mettes au tapis pour une fois ! »
Amusé du spectacle Sélène les observait de loin cachait derrière un grand arbre. Elle se disait que l’occasion était trop belle de rendre à Albérich la monnaie de sa pièce, sans que son frère ne lui fasse de reproches puisque il s’agissait de son apprentissage. Au plus, elle côtoyait le jeune guerrier divin au plus l’envie de le maltraiter la divertissait. Elle décida de sortir de l’ombre et de se joindre à eux. Elle s’avança et demanda à participer elle aussi. Phoebus ne refusa pas l’intervention de son jumeau, ce disant qu’un nouvel adversaire pour Albérich mettrait un peu de piquant. Albérich peu réjoui à l’idée de cette intrusion garda pour lui ses sombres pensées. Toujours perspicace, il ne manqua pas de remarquer qu’il émanait de la jeune fille une puissance considérable.
Albérich « Tu est animé d’une cosmo énergie, c’est incroyable pour une roturière élevée au fin fond d’Asgard dans une cabane ! »
Comme à son habitude, Albérich balança une réflexion acerbe à son attention. La remarque eut pour effet de faire réagir Sélène instantanément, sans dire un mot, elle lui lança un regard mauvais et comme le lui avait enseigné sa grand-mère, elle enflamma un cosmos de couleur rouge vif. Son aura prit la forme d’un dragon noir effrayant, d’un mouvement rapide elle écarta les bras et joignit ses poignets pour libérer un vaste assaut de flammes en direction d’Albérich.
Par les maléfices d’Ajatar ! Cria-t-elle
Albérich absorbait par la bête fantastique qui prenait forme ne para pas l’offensive et reçu l’attaque de plein fouet. Il virevolta quelques mètres plus bas avant de retomber lourdement au sol. Doucement, Il se releva, il s’épousseta et vexé de s’être laissé surprendre aussi facilement, contre attaqua.
Albérich « Rira bien qui rira le dernier » ricana-t-il
Promptement, il attrapa son épée, brandit l’arme et se dirigea vers Sélène. Il leva l’arme au-dessus de lui et comptait bien donner une sévère correction à cette arrogante. Il rabaissa l’épée avec agressivité mais fut surpris du résultat, la belle l’avait saisie entre les paumes de ses deux mains et immobilisait tout mouvement.
Albérich de rage, lança son instrument de combat au loin. Ses yeux d’un vert profond brillèrent de malice, il enflamma sa cosmo énergie, leva son bras droit pour en appeler aux esprits de la nature.
« Que les esprits de la nature se déchaîne » lança t il furibond
Le sol se lézarda, les branches des arbres s’animèrent, des racines subitement énormes sortirent du sol et se dirigèrent vers Sélène pour l’encercler. Mais, la jeune femme resta immobile comme si aucune source de vie ne l’habitait. Branches et racines s’arrêtèrent à quelques centimètres de son visage. L’attaque du guerrier divin fut sans effet, Albérich resta interdit sur place. C’était bien la première fois qu’un adversaire comprenait aussi vite comment contrer les esprits de la nature.
Albérich « Comment ? Comment as-tu réussi ? »
Sélène « je t’ai déjà vu faire hier Albérich et une fois que j’ai observé, ton attaque n’a plus aucun secret pour moi ! C’est pathétique. Entraîne-toi avec mon frère à ton stade on ne peut que s’améliorer, il me faut un adversaire à ma mesure ! »
Albérich enragea et jura de lui faire regretter bientôt ses paroles, il finirait bien par dénicher des informations intéressantes la concernant. Malgré cela, il suivit le conseil de Sélène et poursuivit avec assiduité son entraînement le reste de la matinée.
***
Dans l’après-midi, pour détendre un peu l’atmosphère, Phoebus emmena sa sœur faire une promenade à cheval afin de discuter tous les deux tranquillement des évènements récents.
Ils galopèrent à vivre allure, sautaient par-dessus les obstacles, branches et petits ruisseaux, rien ne les arrêtait. Ils arrivèrent aux confins des terres des Albérich. Ils descendirent de cheval et se reposèrent sous un grand arbre. Phoebus se laissa tomber mollement au sol et Sélène s’assit à son tour à ses côtés.
Phoebus « Nous voilà enfin réunis, cela fait 13 ans que j’attends cela ! »
Sélène « Oui… Moi aussi, j’ai rêvé de nos retrouvailles ! »
Phoebus « Moi aussi il y quelques jours… J’en conclu que tu fais toujours des rêves prémonitoires ? »
Sélène « Plus que jamais ! Il me suffit de me concentrer sur quelqu’un ou quelque chose avant de m’endormir et je rêve de la personne ou de ce qui va se passer ! Et toi tu devines toujours les évènements par simple contact comme lorsque nous étions petits ? »
Phoebus « Oui, cela a même évolué en grandissant. Je vois des choses qui se sont produits dans le passé, mais aussi ce qui se produira dans un futur proche ! Mais au fait comment est-tu arrivé chez cet homme l’autre jour ? »
Sélène « Tout ce que je me souviens c’est la colère et la rage qui m’habitaient, des frissons ont parcourus tout mon corps, je me suis raidie et j’ai remarqué des sillons se former sous ma peau et grossir de plus en plus, mes doigts se sont allongés, des douleurs atroces ont parcourus tout mon corps, particulièrement dans le dos, j’avais l’impression que tout ce déchirait, j’ai compris que des ailes m’avaient poussé et je me suis sentie changer d’apparence. Après, c’est le néant pendant quelques instants. Puis, tout était différent, j’ai éprouvé une sensation de puissance que je n’avais jamais ressentie auparavant, comme si rien ne pouvait me résister, je me suis envolée dans les airs à la recherche de Syd. J’avais faim de chair humaine, surtout de la sienne. Mais, il a eu la chance de s’abriter dans une caverne. Au bout d’un moment les effets de cette métamorphose se sont peu à peu estomper et avant que je ne redevienne moi-même, j’ai abandonné Syd pour une fois prochaine et je suis rentrée à la cabane retrouver grand-mère très affaiblie. »
Phoebus « Sélène ! Ce que tu as fait est interdit ! Tu as outrepassé les lois de la magie ! Ne refais plus jamais cela, les effets pourraient en être désastreux pour toi ! Imagine que tu ne redeviennes jamais toi-même ! »
Sélène pâlit « Oui, j’éviterai, c’est plus prudent, bien que cela soit très grisant ! Cela dit te transformer en animal, toi tu connais… »
Phoebus « Oui ! Et c’est pour cela que je sais de quoi je parle ! »
Sélène « Et cette fille dont tu m’as parlé qui est intervenu lors du tournoi, Frigg du Lycanthrope, j’ai rêvé d’elle, enfin d’un loup plus exactement, ce qui peut signifier qu’elle est comme nous ? »
Phoebus « Je ne la connais pas personnellement, j’étais trop loin pour pouvoir la toucher et me rendre compte. Nous en saurons plus bientôt. En tout cas, son intervention est venue à point nommé faisant passer Siegfried pour un coureur de jupons ! »
Sélène changea de conversation, autre chose l’inquiétait « Tu as des nouvelles de grand-mère ? Je l’ai emmené loin dans la forêt ensuite elle m’a ordonnée de partir. Je crois qu’elle a succombée à ses blessures, je ne sens plus sa cosmo énergie. »
Phoebus regarda sa sœur visiblement ennuyait, il se devait de lui dire.
« Je dois t’avouer une chose désagréable, je ne sais pas trop comment te l’annoncer alors je vais faire court, ta grand-mère est morte… Je suis désolé ! »
L’annonce tomba comme un couperet, Sélène s’en doutait mais la confirmation de sa mort la chagrina car elle était très attachée à la vieille femme. Même si cela l’attristait, Sélène ne pleurerait pas. Verser des larmes était signe de faiblesse et Sélène ne supportait pas les pleurnichards. Elle s’appelait Astéria, Sélène ne savait pas grand-chose sur elle, seulement qu’elle l’avait recueillie très jeune et que pour cela Sélène l’appelait affectueusement grand-mère. Sélène grandit en apprenant à éveiller son cosmos au 7e puis au 8e sens et fut très vite initiée à la magie. Elle lui devait d’être devenue la jeune femme qu’elle était. Sélène faisait fi des actes répréhensibles de sa grand-mère, pour tout dire, cela l’indifférait…
Phoebus s’inquiétait d’un autre détail « Mais, qu’as-tu fais de son armure ? »
Sélène « L’armure est restée dans la cabane où nous vivions. »
« Tu l’as abandonnée là-bas ? » interrogea t-il inquiet « Il faut la récupérer ! A présent cette armure est désormais tienne ! ».
Phoebus donnait l’impression de se soucier davantage de l’armure que des sentiments de son jumeau. Même si il la savait triste, s’épancher sur ses états d’âme, le mettait mal à l’aise. Tout simplement, il ignorait comment s’y prendre. Phoebus avait un caractère froid et réservé.
Sélène savait que s’apitoyer sur son sort ne ramènerait pas sa grand-mère à la vie. Non, ce qui lui importait à présent c’était de la venger en tuant ce Syd de malheur, mais elle ne le tuerait pas tout de suite, elle le ferait souffrir avant…
Phoebus « Sélène, tu m’écoutes ? »
« Tu parles d’un héritage, après le combat de grand-mère contre ce guerrier divin nommé Syd, son armure est presque en miette ! » repris Sélène revenue subitement à la réalité.
Phoebus « Il n’empêche que tu dois la retrouver très vite ! »
Sélène « Très bien, si tu y tiens tant que cela, allons y ! »
Ils remontèrent à cheval et arrivèrent bientôt à l’endroit en question. Tout avait brûlé… Dans ce cas précis, il était difficile de reconnaître les lieux, tant les dégâts importants noircissaient le paysage. Sélène avait placée l’armure d’Ajatar en lieu sûr. On y accédait par une trappe, Sélène se dirigea vers ce qui restait de la cabane et contourna l’édifice calciné. Phoebus lui emboîta le pas. Elle ôta le feuillage qui recouvrait l’accès, Tout deux soulevèrent un lourd battant de bois retenus par une grosse chaîne. Un passage s’offrait à eux. Ils empruntèrent les escaliers de pierre et arrivèrent à une petite cellule où grand-mère retenait les jeunes gens avant de les sacrifier. L’armure s’y trouvait à l’abri dans sa boîte. Sélène sortit de sa poche une lourde clé et l’inséra dans la serrure. Ils entrèrent dans le cachot, se dirigèrent vers le précieux reliquaire. Sélène tira sur le chaînon pour laisser apparaître la cuirasse de couleur noire. Machinalement, elle tendit les bras et l’enveloppe métallique se plaqua sur l’ensemble de son corps, l’armure avait une nouvelle propriétaire.
Sélène étonnée par ce qu’il venait de se produire « Ca alors ? J’ai tendu les bras et elle m’a recouverte ! »
Phoebus « Oui, l’armure t’as reconnue comme son nouveau porteur ! »
Cependant, elle présentait de nombreuses fissures apparentes. Phoebus scruta l’armature et nota les nombreux stigmates visibles « Ne crains rien, il existe une race d’homme capable de réparer les armures ! »
« Qui sont-ils ? » questionna Sélène
« Les Atlantes… ils sont dotés de facultés psychiques étonnantes et réparent toutes les armures ! »
***
Pendant ce temps, au palais d’Hilda de Polaris, Siegfried arpentait lentement le long couloir qui menait à la salle du trône. Il se disait que rester prostré entre quatre murs ne résoudrait rien et qu’une explication franche avec sa souveraine dénouerait peut-être un peu la situation. De grandes torches suspendues au mur éclairées ce large corridor, une immense arcade formait une allée rectiligne qui s’acheminait vers deux larges portes de bois gardées par deux sentinelles toujours en faction. Siegfried s’apprêtait à rentrer dans la salle lorsque un homme cachait sous un porche, interpella le guerrier divin d’Alpha.
L’homme « Seigneur Siegfried, j’ai des informations sur les hommes que vous recherchez dans tout le Royaume ! »
Siegfried « Allons dans mes appartements nous y seront tranquilles pour converser. » Il tira l’homme par le bras « Venez ! Ici les murs ont des oreilles ! »
Ils pénétrèrent dans les appartements réservés à Siegfried. Le guerrier divin se laissa tomber dans un fauteuil moelleux près de la cheminée. Les flammes crépitaient derrière une large grille en fer forgé et l’homme à son service s’installa face à lui.
L’homme « Seigneur Siegfried, j’ai de bonnes nouvelles… »
Siegfried impatient ne lui laissa pas terminer sa phrase « Vous les avez retrouvé ? »
L’homme raconta ce qu’il savait « Seigneur Siegfried, nous avons localisés deux hommes répondant à leur description. Trois de mes hommes les ont interceptés dans un comté voisin. Ils fuyaient avec un coffre rempli de pièce d’or, pour de simples manants s’était suspect. Nous les avons questionnés longuement et finalement ils ont avoués avoir enlevé la Princesse freya. »
Siegfried « Et qu’ont-ils avoués d’autre ? »
L’homme « Ils devaient retenir la Princesse Freya contre sa volonté jusqu’à la tombée de la nuit en lui faisant peur. Ils leur étaient interdits de lui faire le moindre mal. Plus tard deux seigneurs sont arrivés au bon endroit et au bon moment pour la délivrer. Les deux brigands ont pris leur dus et se sont enfuis sans être inquiétés. »
Siegfried « Et pour ce qui des deux hommes qui les ont rétribués ? »
L’homme « Les deux hors-la-loi ne veulent pas nous avouer le nom des deux seigneurs pour qui ils travaillaient... » Puis l’homme regarda Siegfried avec une interrogation sur le visage « Seigneur Siegfried, Que devons nous en faire ? »
Siegfried « Emmenez les dans les cachots du palais, j’aviserai plus tard ! »
L’homme « Je peux disposer Seigneur Siegfried ? »
Siegfried « Oui ! Je vous remercie pour votre efficacité ! »
L’homme sortit. Siegfried resta seul, satisfait, un sourire se lisait sur son visage cela faisait longtemps qu’il ne s’était pas senti aussi bien. Il avait les moyens de faire avouer aux deux brigands leur forfaiture, ce n’était plus qu’une question de temps. Ils les tenaient enfin, Albérich et son soit disant cousin. Ses soupçons s’étaient toujours portés sur les Albérich qu’ils voyaient comme une lignée de traîtres prêts à tout pour s’emparer du Royaume d’Asgard. Il ne lui manquait que des aveux. Il n’avait jamais accordé sa confiance à ce jouvenceau d’Albérich. Ce guerrier pourtant si jeune était de loin le plus cruel de tous. Les deux hommes se détestaient cordialement. Siegfried était bon, loyal et magnanime, sauf envers les Albérich. Son souhait le plus cher était de voir, Albérich et Phoebus jugés pour haute trahison et se balancer au bout d’une corde.
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